Bonjour :)

Voilà, comme j'ai une petite avance, je me permet donc de poster avec une petit avance (bien que je n'ai pas de délais imposé...) J'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture!


Part III.

La nuit maintenant écoulée, la tension était montée d'un cran, voir de dix. C'était tout à fait palpable, du rez de chaussé aux étages, dans toutes les salles, même dehors. Shun, Hyoga et Ikki ne pouvaient faire un geste, bouger un petit doigt sans que les regards de tout le monde se braquent sur eux. En fait, personne ne savait vraiment comment ça allait commencer. Est-ce qu'ils avaient peur de Shun (ouais bon, non, en fait personne n'avait peur de Shun..), de la réaction de Hyoga qui allait peut-être on sait pas quoi, violer Shun par provocation, frapper Ikki, hurler, recouvrir la maison de givre ? Ou alors de Ikki qui .. était capable d'un peut tout et n'importe quoi. Finalement la conclusion à laquelle arrivait les autres chevaliers c'était du meurtre de sang froid du Cygne au cas ou il s'approche un peu trop de son petit frère adoré qu'il avait élevé, dorloté et chéri. Ikki était à la fois la mère protectrice, le père menaçant, le grand frère violent et surtout un chevalier dangereux et colérique. Tous se demandaient quand est-ce que ça allait exploser. Ne manquait que l'étincelle pour déclencher la 3ème guerre mondiale.

La seule chose qui permettait à toute cette situation précaire de ne pas basculer c'était l'infinie patience du chevalier Andromède qui savait comment prendre son frère, et l'éloigner le plus possible de Hyoga et des autres. Physiquement tout du moins. Ils savaient que la nuit c'était plutôt bien déroulée vu qu'il n'y avait pas eu un seul cri dans le manoir mais la tension ne faisait que monter. Et à bien y regarder, il semblait que se soit Hyoga et son cosmos glacial qui altérait la conscience de tous les autres. Le chevalier semblait tellement terrorisé par le frère de son amoureux qu'il était totalement coincé et transmettait son malaise aux autres. On avait vu plus facile à supporter.

Depuis quelques secondes Shun se sentait prit au piège. La raison était toute simple, son frère avait réussi à venir dans sa chambre, profitant d'un moment d'absence de Hyoga pour le prendre entre 4 yeux. Et là, il le sentait particulièrement mal. Ikki venait se s'asseoir sur le lit de son petit frère et regardait Shun, débout, paralysé.

« Je vais pas te manger tu sais., fit Ikki, avec un petit sourire.

- J'espère bien.

Le sourire de son frère le détendit quelque peu et lui permit d'avoir suffisamment de courage pour aller s'asseoir au bureau derrière lui. Retournant la chaise face à Ikki.

- Alors. Tu vas me raconter tout ça. Que je comprenne un peu ce qui t'as fait te jeter dans les bras du canard boiteux ?

- Arrête de l'appeler comme ça... Je me doutais que la conversation devait bien arriver mais ça arrive quand même à me couper l'herbe sous le pied., avoua Shun.

- C'est quand même pas le mieux faut l'avouer, en plus avec un œil en moins !

- Qu'est-ce que ça peut bien faire... C'était un très beau sacrifice ce qu'il a fait. Je trouve que ça lui donne encore plus de charme. Mais bon..., Shun rougit, avouant ces mots.

- Bon, soit. Mais vas y raconte moi. Je t'écoute et j'ai tout mon temps.

Shun avant de se lancer entra en contact rapide avec le cosmos de son amoureux pour lui dire de en pas remonter dans la chambre et qu'il était en discussion avec son frère, et qu'il valait mieux pour lui ne pas venir pour le moment. Hyoga ne se fit pas prié et alla rejoindre Seiya dehors.

- Bon.. par ou commencer..., souffla Shun. Euh... Bah c'est Hyoga quoi... il m'a toujours plu... J'avais jamais trop trop eu le temps de prendre le temps de réfléchir avec les guerres qui se sont enchaînées. Mais depuis que tout va mieux, la résurrection des Chevaliers d'Or et la paix, on s'ennuie et voilà. On a beaucoup parlé, on a apprit à mieux se connaître. Et très naturellement on passait beaucoup de temps tous les deux, …

- Faudra que tu m'explique malgré tout comment tu es passé de June, une fille, à Hyoga, un garçon.

- Euh... Je me pose encore la question moi aussi, alors tu sais c'est pas moi qui te donnera une réponse à cette question grand frère. Et je n'ai jamais été amoureux de June.

- D'accord, je peux comprendre. Bref, Hyoga... tu es finalement comme notre bon Milo, attiré par un bloc de glace. Même si Hyoga dans son genre est moins froid, hautain et tout ce que tu voudras. Le cosmos froid a peut-être quelque chose plus attirant, va savoir !, philosopha Ikki tentant de se convaincre lui-même.

- Oui, on dirait bien. C'est sûrement le coté prince charmant comme tu as dit hier. Blond, les yeux bleus, .. Et aussi que c'est quelqu'un d'intelligent, il a été élevé par Camus, c'est pas rien. Ça fait de lui autant un bon chevalier qu'un ami intéressant à côtoyer.

- Je comprends... Quelqu'un de bien alors j'imagine ?

- Oh oui... Vraiment, très bien. Il a été tellement gentil avec moi au début, j'étais plus glacial que lui encore tant j'étais terrorisé. Mais avec de la patience et plusieurs semaines à dormir tous les deux en toute amitié, il a fini par m'embrasser .. C'était juste avant que tu ne parte. »

Shun se souvenait parfaitement de ce moment. Un baiser d'une chaleur presque inconcevable pour un chevalier des glaces, sous la couette après avoir joués comme des enfants pas sages pour se taquiner. Tendre le baiser, naturel. Même si Shun ne s'y attendait pas sur le coup. Il avait littéralement fondu entre les bras de Hyoga qui pourtant ne l'avait pas tant tenté que ça. Hyoga lui avait même dit plus tard qu'il avait eu très peur à ce moment, que sur le coup, il n'avait pas comprit comment il avait pu se décider à l'embrasser. Alors que ça faisait des jours et des jours qu'il ne faisait que le regarder avec amour toute la journée, chose en soit platonique qu'ils partageaient en fait. Shun avait beau adorer d'amitié Hyoga, toutes ces nuits passées avec lui pour à la base un soucis de fièvre (que Hyoga, en bon chevalier des glaces avait pu faire descendre avec son cosmos froid) s'était retrouvées indispensables. Et si une fois ils avaient essayés de s'endormir l'un sans l'autre, vers 3h du matin, Shun avait quitté son lit pour traverser le couloir et rejoindre Hyoga qui avait fait semblant de dormir mais sentit son cœur faire un bond quand le corps léger du chevalier Andromède s'était glissé près de lui. Cette proximité entre eux avait créé une nouvelle complicité qui laissait tout le monde dans l'expectative des événements à venir. Il semblait bien que à ce moment seulement les autres n'avaient vu ce qui se tramait vraiment entre les deux. Tout les deux n'avaient conscience de rien, l'innocence de Shun finissait très certainement par envahir Hyoga.

Mais oui, cette nuit où une simple (tendancieuse) chamaillerie dans le lit avait tournée en un baiser pulsionnel, Hyoga n'avait du penser à ce qui allait se passer que quelques secondes auparavant. Rien de prémédité, ç'avait été plus fort que lui, la bouche riante et tendre de Shun l'avait attiré et il avait foncé. Penché vers lui. Ses lèvres contre les siennes. Sucré, doux, chaud, …

Dans le manoir les autres chevaliers pas encore endormi sentir une explosion de cosmos absolument fabuleuse et à la fois gênante. Un cosmos glacial et un autre de l'air qui fusionnaient ensembles, c'était pas difficile à ressentir, mais alors venant de la puissance naturelle de Shun et de celle, pourtant maîtrisée, de Hyoga, ça faisait des étincelles. Comme le matin où Milo et Camus s'étaient retrouvés après la guerre, comme ce moment pudique et retenu entre Mu et Shaka une fin d'après midi très chaude, ou encore pendant la bataille au sanctuaire au retour de Shion face à Dokho... Le sanctuaire entier avait ressenti ces explosions de cosmos, totalement incontrôlables pourtant pour des chevaliers aussi expérimenté et puissant. L'amour ne pouvait difficilement resté caché pour cette unique raison.

« Et donc depuis vous avez jamais eu de soucis ?, demanda Ikki, sortant Shun de sa rêverie.

- Non jamais. Sur rien du tout, Hyoga n'est pas parfait, moi non plus, mais comme des gens civilisés, il suffit de parler pour que tout aille mieux.

- C'est bien, c'est agréable de t'entendre parler comme ça, je ne pensais pas que tu serais si sage dans les sentiments.

- Moi non plus, mais je ne comprend pas comment les gens peuvent dire que l'amour est compliqué, avec lui. Il n'y a rien de plus simple. Je t'assure.

Shun rosissait avec ravissement, pas de doute sur ses sentiments et sa sincérité (de toute façon, il n'était même pas capable de mensonge...)

- J'ai confiance en toi. En lui, non. Mais ça viendra.

- Ikki, c'est un chevalier, c'est quand même pas rien. Il ne pourrait pas être méchant lui non plus, surtout pas avec moi. Tu te rend vraiment pas compte de son attitude avec moi. Je suis sur qu'il s'inquiète pour moi parce que je suis avec toi.

- Ça c'est le comble !, rit Ikki. Ça devrait être l'inverse !

Et bas pas avec lui !

Ikki tourna la tête vers la porte et à nouveau se mit à rire.

- En plus tu as raison. Il est derrière la porte ton canard boiteux. On sent son cosmos à des kilomètres. Hé si tu veux espionner et écouter aux portes mon grand va falloir te planter mieux que ça !, dit Ikki plus fort.

La porte en bois s'ouvrit doucement et Hyoga, rouge, glissa sa tête à l'intérieur.

-Pardon.. J'ai oublié... »

Shun souriait sans rien dire. Il était presque fière de son copain, ça montrait à Ikki que Hyoga s'inquiétait vraiment pour lui après tout. Une bonne chose. Dans le futur il serait sûrement moins angoissé à l'idée de laisser son petit frère chéri seul avec les autres (sous la surveillance au sanctuaire de Shaka car il était le seul en lequel Ikki avait vraiment confiance et en plus adorait Shun.)

Ikki fit signe à Hyoga de rentrer, le jeune chevalier s'installa à coté de Shun, sans le toucher.

« Tu es pas resté avec Seiya ? J'tai senti avec lui tout à l'heure.

Non, il partait courir, et sous cette chaleur...

- Il fait à peine 17 !, rit Shun.

- Ouais bah c'est chaud ça en Sibérie !, rétorqua le russe.

Ikki eu un petit sourire et comprit un peu mieux tout ça, c'était comme si, dès l'entrée de Hyoga dans la pièce il avait disparu de la pièce et que les deux êtres se retrouvaient seul au monde.

- Bon c'est bien, j'ai entendu ce que j'avais envie d'entendre. Mais je te garde à l'oeil le canard. Les deux, yeux., appuya Ikki.

Hyoga souleva son seul sourcil blond visible en guise de remarque désobligeante. Le phénix sorti en fermant la porte derrière lui.

- Il est méchant avec mon oeiiiil !

- C'est normal, laisse le t'embêter. Et ils sont parfait tes yeux mon glaçon !

- Aaahh, je t'aime. », sourit Hyoga avant de l'embrasser.

A Suivre...