Bonsoir,

Alors, j'ai du retard je sais. J'avais seulement la flemme de poster en rentrant vendredi soir. Veuillez accepter mes plus plates excuses. :D C'est absolument sincère, je vous l'assure.

Donc voyons ce troisième OS. Encore une scène réveil matin, il faut croire qu'elles m'inspirent avec ces deux là. J'espère que ça ne vous ennuie pas en tout cas, sinon le prochain portera sur un autre thème. Bref, je ne me rappelle plus du plan des chambres sur le Sunny, d'où le fait de la chambre personnelle encore une fois. (J'ai l'impression d'avoir encore un truc à me faire pardonner... enfin j'ai fais une gaffe ?) Je vais me taire, je traîne en longueur et je vais finir par vous faire fuir.

Bonne lecture !


Fragments de vie quotidienne : entre cigarettes et sabres

Sanji se secoua, passa une main sur son visage engourdi, essaya de gagner en lucidité. Il devait s'habiller et se lever pour aller préparer le petit-déjeuner, cuisiner neuf parts plus les dix autres que s'enfilaient le capitaine pour patienter jusqu'à son deuxième repas (environ onze heures dans ses bons jours). Ensuite, il devrait se mettre aux fourneaux pour le repas du midi, qui devait être en quantité faramineuses. Il lui resterait alors le quatre-heures (s'ajoutant les quatre rations de Luffy) et le dîner. Il nettoierait la cuisine et irait se coucher.

Sans omettre que sa journée compterait aussi ses attentions envers ses déesses, les collations, cocktails, cafés… il aurait le loisir de chercher Zoro pour le pousser à bout de nerf, se battre avec lui avant d'aller retrouver la compagnie de ses ustensiles. Puis malgré, la fierté et le mauvais caractère, le bretteur viendrait lui concéder quelques tendresses en cachette. Au détour d'un couloir, d'une cuisine, d'une bouteille de rhum.

Sanji soupira et se laissa retomber lourdement sur la couche. Il venait malgré lui de se décourager, en énumérant ainsi sa journée. Le corps assoupi à côté de lui, ronchonna avant de lui tourner le dos.

Bon, il faisait ça depuis gosse, la cuisine était sa vie mais après la nuit qu'il venait de passer, il aurait seulement voulu quelques heures de sommeil en plus. C'était injuste. Tout le reste de l'équipage dormait.

Sans volonté aucune, il esquissa une ébauche de mouvement avant d'être attrapé par les hanches et coincé sous un corps.

- Encore… un… peu.

Il sentit Zoro grommeler contre sa peau. La voix semblait sortir directement des limbes du sommeil. D'avantage rauque, lente.

- Je dois me lever idiot de marimo, il y a un petit-déjeuner à préparer.

Le bretteur remua et le colla un peu plus à lui. Sanji sentit son nez puis ses lèvres remonter le long de sa nuque jusqu'à ses cheveux blonds. Les bras sur sa taille se resserrèrent. Il se laissa prendre dans l'étreinte et se tourna à son tour vers Zoro, lovant son visage sous son menton, dans le creux entre le cou et l'épaule.

- Reste.

Ses barrières se brisèrent, il allait se laisser faire quand Nami et Robin apparurent dans son esprit.

- Non, je dois me lever, fit-il.

Il se défit des bras de l'épéiste avant de n'avoir plus aucune raison de le faire et se mit à la recherche d'un costume. Seulement au moment où il s'apprêtait à enfiler une chemise, il fut jeté sur une épaule puis de nouveau sur le matelas.

- Puisque tu ne sembles pas m'écouter, j'emploie les grands moyens, grogna Zoro, plus capricieux que réveillé, en se couchant sur Sanji.

- Tu vas m'étouffer abruti !

- Tais-toi et dors. Tu vas rameuter tout le monde.

Le cuistot mâchonna une insulte avant de gigoter, cherchant un peu d'air. Il finit par trouver une position correcte et alors qu'il ramenait ses mains sur les omoplates musclées, ferma les yeux. Il pouvait bien grappiller dix petites minutes.

Juste dix petites minutes…


Une heure dix plus tard…


Sanji dégagea son visage du joug d'un rayon de soleil vicieux avant de buter contre un morceau de peau. Zoro dormait sur lui… de tout son poids. Il sentit d'abord son corps engourdi avant de distinguer du bruit dans le couloir.

- Qui peut être levé à une heure pareille ? bailla-t-il, en essayant de bouger un bras sans réveiller marimo.

Puis ses neurones firent la connexion.

- Bordel de merde !

Il éjecta son compagnon violement avant de s'agiter dans la chambre à la recherche de vêtements.

- Putain qu'est ce qui te prends ! Pourquoi tu m'as poussé comme ça ?

Zoro ne pût que regarder Sanji filer à toutes vitesses dans le couloir, gémissant des « pauvres méllorines ».


Quand Nami pénétra dans la cuisine ce matin-là, il n'y avait aucune odeur. Pas celle du café, ni du pain grillé ou des viennoiseries encore au four, pas plus que celles des plats japonais (le plus souvent) destinés aux garçons. Rien. Seulement un cuistot, semblant être devenu fou, s'agitant dans tous les sens et jurant méchamment.

- Tout va bien ? demanda-t-elle en prenant place sur une chaise, en masquant un bâillement.

- Oh Nami chérie, oui, je vais merveilleusement bien.

Sanji s'approcha d'elle, fendant l'air d'une tornade de cœurs avant de déposer un petit-déjeuner complet devant elle. La jeune femme allait le remercier quand elle remarqua sa tenue dans laquelle il flottait.

- Euh Sanji…

Le reste de sa question fut avalé dans le brouhaha que firent le reste de l'équipage en entrant. Elle haussa les épaules et passa à autre chose alors que Robin la saluait. Il s'en rendrait bien compte par lui-même. Ce n'était après tout pas de sa faute s'ils n'étaient pas plus discrets.


- Saaaaaaaaannnnnnnnji, j'ai faim !

Luffy esquiva la louche alors qu'il tapait avec ses couverts sur la table. Tout le monde avait eu sa portion sauf lui. Enfin, il en était persuadé…

- Tu viens déjà de manger, tu veux bien attendre idiot !

- Non, j'ai…

Monkey D Luffy s'interrompit subitement, s'attirant les regards surpris et inquiets de son équipage.

- Qu'est ce qui t'arrive imbécile de capitaine ? lança le cuistot depuis ses fourneaux.

Il y eut plusieurs secondes de silence avant que l'on entendît le chapeau de paille articuler de nouveau.

- Dis Sanji, pourquoi tu portes un t-shirt à Zoro ?

Le blond en renversa la casserole qu'il manipulait. Le bretteur s'étrangla avec sa soupe.

Ils avaient parlé de quoi la veille déjà, alors qu'ils sortaient débraillés de la vigie... ? Ah oui bien sûr ! Sanji avait insisté pour qu'ils mettent l'équipage au courant un peu plus tard, une fois totalement fixés. Zoro n'avait pût qu'accepté, pas tellement à l'aise avec l'idée de devoir former un couple (officiellement) avec le blondinet devant tout l'équipage.

Je mérite un coucou ? ou même un avis, tiens !

Avec affection, Charlie.

Au fait, un grand merci pour les reviews que vous me laissez,

je suis comblée que les deux premières aient plût.