C'est ça, être un grand frère (chap 3):
Résumé: Que se passerait-il si Itachi ne mourrait pas? Si il était sauvé par une inconnue? Si Sasuke apprenait toute la vérité? Si les deux frères se retrouvaient face à face? Pour le savoir, il faut lire cette fic...
Disclaimer: A part l'étrangère aux cheveux bleus, tous les personnages appartiennent à Kishimoto-sama!
Réponse aux review anonymes:
Tsukiyo la tarée: Je suis contente que ma fic te plaise, Onesan. Je vais faire en sorte de publier la suite le plus vite possible!
Akatsuki Akisa: Je ne vois pas du tout de qui tu veux parler, Ochijo. J'y ai pas mal réfléchi, et j'ai fini par me dire que tu pensais à Sonia. Si c'est le cas, détrompe-toi. Ce n'est pas parce que c'est son personnage favori qu'elle a tous les droits sur lui. Moi aussi, j'ai le droit de m'amuser un peu^^! C'est moi la fanficeuse de notre groupe, je fais ce que je veux avec mes personnages! (pardon, les personnages de Kishimoto-sama!) Non mais!
Itachi fut incapable de savoir si Seyna plaisantait ou pas. Son visage restait impassible.
Il préféra passer cette question et continuer:
-Pourquoi tiens-tu tant à m'aider à revoir Sasuke?
Seyna se mit à regarder dans le vide, une lueur de tristesse dans les yeux.
-Il y a très longtemps de cela, j'avais une sœur. Elle se nommait Tomita. Il est ironique de voir que je me souviens sans peine de son nom, et pas du mien. Elle était un petit peu plus âgée que moi. On s'aimait de tout notre cœur. Mais un jour, on se baladait dans les rues de notre village, et on s'est mises à se disputer. Le motif n'avait pas d'importance, mais ce qu'elle m'a dit m'avait fait vraiment très mal.
« De toute façon, je n'ai jamais voulue de sœur! Si cela ne tenait qu'à moi, tu aurais été adoptée à la naissance! Je te déteste, et je ne comprends pas pourquoi tu me suis partout! »
Alors je me suis enfuie. Je suis partie me réfugier chez ma meilleure amie, qui habitait dans un village tout proche.
Une bonne partie de la nuit, j'ai retourné ces paroles dans tous les sens. Et plus le temps passait, et moins je comprenais pourquoi ma Tomita m'avait fait ça. Mais j'avais un mauvais pressentiment. Alors, vers deux heures du matin, je suis repartie à pied vers ma maison.
Dans le salon, j'ai aperçu mon père, ma mère et Tomita. Ils ne m'avaient pas encore vu.
Ils avaient les yeux fixés sur le samouraï qui les menaçait de son sabre. Il disait:
-Voilà ce qui arrive quand on est incapable de payer ses dettes envers les samouraï! C'est toute la famille qui en paye le prix!
Le guerrier se retourna un instant pour parler à l'un de ses subordonnés. A ce moment, j'ai entendu ma mère demander à Tomita:
-Tu es sûre d'avoir bien éloignée ta sœur?
-Oui oui, Okâsan. Elle va probablement m'en vouloir jusqu'à la fin de ses jours, mais elle ne risque rien. Je suis presque sûre qu'elle est chez sa copine, celle qui habite le village voisin.
-Alors, tout va bien, dit mon père. C'est une chance que les samouraï n'ai pas connaissance de son existence. Cela lui aura sauvée la vie! Elle n'est pas au courant, au moins?
-Non. Elle ne sait rien.
Tu as compris, Itachi-san? Ma sœur avait accepté de se faire détester par moi, si cela me sauvait la vie. Cela ne te rappelle rien?
En tout cas, j'étais décidé à ne pas les laisser faire. Comme je connaissais bien la maison, je me suis débrouillée pour me retrouver derrière le samouraï. Il levait son épée en direction de mon père. Mais moi, je me suis accrochée à son sabre pour l'en empêcher et le faire lâcher prise. Mais j'étais bien trop légère, et il m'a projetée sur le sol. Il a levé à nouveau son épée en disant:
-Toi, gamine, je ne sais pas qui tu es, mais ne compte pas t'en sortir vivante après ça!
J'ai fermé les yeux, attendant le choc. Mais il n'est jamais venu.
Quand j'ai rouvert les yeux, c'était ma Tomita qui s'était pris le coup. Elle se tenait devant moi, me tenant de toutes ses forces dans ses bras. Elle s'est effondrée, touchée à mort. Avant de mourir, elle m'as juste murmuré:
-Je t'ai menti. Tu es ma petite sœur, et je t'aime.
Sois heureuse.
A cause de la pénombre, le samouraï ne s'en est pas rendu compte. En une seconde, il a décapité ma mère et mon père. Puis il a demandé:
-Vous avez pris tout ce qui était à prendre?
-Il ne reste plus rien de valeur dans cette maison.
Mais le butin n'était pas suffisant. Alors, il a hurlé:
-Pillez tout le village! Je ne veux pas qu'il reste une pièce d'or dans une seule maison! Tuez tout le monde, s'il le faut!
Dès qu'il a quitté ma maison, je me suis enfuie.
Et tout le village a brûlé.
Itachi resta un long moment silencieux. Cet événement lui rappelait quelque chose, séquelle d'un cours d'histoire à l'académie.
-Comment se nommait ce village?
-Le village de Hashikari.
« Je m'en souviens. Je l'avais étudié à l'académie. Le massacre de Hashikari. Mais, cela a eu lieu il a deux cents ans! »
-Je comprends mieux maintenant, pourquoi tu veux me venir en aide. Tu veux éviter que ce genre de haine et de sacrifice fraternel ne se reproduise.
-Tu as tout compris.
-Mais comment se faisait-il que tu étais au courant avec quinze ans d'avance de ce qui allait se passer?
-Je ne sais pas vraiment. Depuis toute petite, j'ai des pressentiments. Comme celui qui m'a fait revenir à Hashikari cette nuit-là. Et, après ma fuite du village, j'ai décidé de tout faire pour être utile aux autres.
Comme je me savais toute seule, je me suis lancée dans un grand tour du monde. Mais je ne l'ai jamais fini. Car quand je suis arrivée ici, j'ai rencontré une guérisseuse, qui vivait dans cette maison. Pendant des années, je suis restée à ses côtés, et elle m'a tout appris. L'art de la médecine, celui du combat, et celui de décrypter les visions. J'ai pris sa place quand elle est décédée. Et je ne suis jamais partie.
Mais je cherchais un moyen de rembourser ma dette envers Tomita. Et j'ai trouvé, quand une nuit, une vision m'a réveillée. J'avais vu un homme ensanglanté s'effondrer à côté d'un adolescent qui portait une ligne de sang sur le visage.
Et voilà. Tu sais tout.
Itachi, absorbé par les paroles de Seyna, n'avait pas remarqué les larmes qui coulaient sur ses joues. Il s'approcha d'elle, et d'un délicat revers de manche, les essuya. Puis, il s'agenouilla, mit les mains à terre, et dit:
-Arigato-gozaimasu, Seyna-san.
C'est grâce à toi que je vais pouvoir revoir mon petit frère. Je t'en serai redevable toute ma vie. Demande-moi ce que tu veux. Tu l'auras.
-Relève-toi, Itachi-san. Tu n'as pas à te prosterner ainsi. Tu es...un Uchiha, après tout!
A travers les larmes, un sourire brillait.
La nuit était tombée depuis longtemps sur la hutte de Seyna. Mais deux autres soleils s'étaient mis à scintiller dans la nuit.
Le sourire d'une certaine guérisseuse aux cheveux, et la gratitude d'un renégat de renommée internationale.
Fin du troisième chapitre...
Et voilà, à présent, le voile est levé sur Seyna!
Mais l'histoire n'est pas finie pour autant! Je compte faire encore quelques chapitres!!
Et désolée si ce chapitre est un peu court par rapport aux autres. Je me suis dis que j'allais juste finir les aveux de Seyna avant de continuer l'histoire!
Aller, Kenavo, et à bientôt pour de nouvelles aventures^^!!
N'oubliez par l'auteur, laissez, un petit review, cela fait toujours très plaisir!
Namida.
