En dépit de leur réconciliation et de leur complicité revenue, la journée fut éprouvante pour les deux jeunes nains. Le terrain était difficile, suivre la direction qu'ils s'étaient fixée l'était encore davantage. Leurs vêtements avaient fini par sécher mais ils étaient imprégnés de la boue du torrent et donc lourds et rêches contre la peau. Surtout, la faim à présent devenait vraiment pénible à supporter. Ils avaient pu trouver de l'eau ici et là mais absolument rien à manger. Les quelques baies grappillées chemin faisant n'avaient pas changé grand-chose.
Kili avait raison, hélas, pensait Fili. A moins d'une chance incroyable, ils ne pourraient pas chasser avec des branches épointées... autrement dit des jouets d'enfants !
Pour regagner leur cité, plusieurs jours de marche seraient certainement nécessaires. Comment allaient-ils faire ? Par ailleurs, les nuits d'automne devenaient fraîches. Sans feu elles promettaient d'être pénibles. Ils n'avaient pas même une couverture ! Aussi les deux garçons étaient-ils passablement déprimés et anxieux lorsque le soir arriva.
Certes, le spectacle était beau. Le ciel s'était dégagé et au couchant les nuages se coloraient de pourpre et d'orange, avec cette transparence particulière à l'automne et au début de l'hiver. Ici et là, les rochers et les pins se découpaient en ombres noires sur les couleurs du ciel. C'était magnifique, oui. A ceci près que ni Fili ni Kili n'avait vraiment la tête à admirer le paysage.
Autour d'eux, des pentes raides couvertes d'herbes rases et parsemées de rochers, sur lesquelles soufflait un vent aigre, se déroulant à perte de vue. Aucun abri en perspective.
Souvent dans la journée qui venait de s'écouler, les deux frères avaient entendu les sifflements d'alerte des marmottes, mais jamais ils n'avaient pu en approcher une seule. Dommage. Ils étaient si affamés que même la perspective de la viande crue ne suffisait plus à les rebuter. A ceci près bien sûr qu'ils n'avaient pas de viande crue à se mettre sous la dent. Ni viande ni rien d'autre d'ailleurs.
Les nains sont robustes, Fili et Kili savaient qu'ils ne mourraient ni de faim ni de froid aussi facilement, mais les choses n'en étaient pas moins pénibles et ne pourraient que s'aggraver avec le temps. Ils étaient en train de s'interroger sur l'éventualité de rechercher les plus gros rochers alentours pour se mettre un peu à l'abri du vent pour la nuit quand Kili saisit brusquement le coude de son frère :
- Hé ! Regarde là-bas. On dirait la lumière d'un feu.
- Où ça ?
- Là-bas.
- Tu as raison. Ça ne peut être qu'un feu de camp. Nous ne sommes pas seuls ici.
Durant quelques instants, les garçons regardèrent ce point orangé qui trouait l'obscurité grandissante.
- Qu'est-ce que tu penses ? demanda enfin Kili, indécis.
Il y avait de l'hésitation dans sa voix mais Fili le connaissait suffisamment bien pour savoir que Kili mourait d'envie d'aller voir. S'il posait la question, c'était surtout pour ne pas ranimer leur querelle et s'entendre à nouveau accusé de n'en faire qu'à sa tête.
- Qui que ce soit, réfléchit Fili à voix haute, il doit y avoir quelqu'un qui monte la garde.
- Tu crois que ce pourrait être des nains ?
- Je n'y crois pas trop.
Ils se turent encore quelques instants. Fili sentait son frère tressaillir d'impatience à ses côtés. Et après tout ils avaient vraiment besoin d'aide, pas vrai ?
- Allons-y, décida-t-il enfin. Mais prudence. Tâchons déjà de voir à qui nous avons affaire.
Kili opina en silence. Il n'était pas assez inconscient pour aller se jeter à l'étourdie dans un campement inconnu sans avoir pris quelques précautions auparavant.
Ils se rapprochèrent donc en silence, en s'efforçant d'étouffer le bruit de leurs pas et de se dissimuler derrière les accidents du terrain. Une odeur de viande en train de griller s'éleva dans la nuit, leur mettant l'eau à la bouche et faisant gronder leurs estomacs vides. Puis un murmure de voix parvint à leurs oreilles. Des voix qui parlaient la langue commune. Fili et Kili s'approchèrent encore.
- Ce sont des hommes, murmura le cadet, dont la vue était perçante.
- Sans doute des chasseurs.
Les nains sont méfiants par nature et peu enclins à frayer avec les autres races. Par ailleurs, ils n'aiment pas solliciter l'aide de qui que ce soit. Mais la situation de Fili et Kili était trop précaire pour qu'ils puissent se permettre de faire de la ségrégation. Ils savaient qu'il y avait des villages d'hommes dans les Montagnes Bleues et leur clan n'avait aucun litige avec eux. Du reste, même ceux qui vivaient loin du royaume des nains traversaient parfois les montagnes pour venir leur acheter des armes et des outils. Avec un peu de chance, ceux-là avaient déjà eu l'occasion de traiter avec les leurs.
- Soyons prudents, dit Fili. Personne n'aime voir des inconnus surgir de la nuit sans crier gare. Approchons-nous sans nous cacher, mais restons sur nos gardes.
Ils avancèrent donc encore et, dès qu'ils se furent rapprochés, Fili lança dans la nuit :
- Ohé !
L'effet fut immédiat. Les six hommes qui se tenaient près du feu se saisirent de leurs armes, ceux qui étaient assis se levèrent d'un bon, tous scrutant la nuit avec méfiance.
- Ça commence bien, marmonna Kili.
- Qui va là ? cria l'un des hommes en serrant son épée dans sa main.
- Nous venons en paix, assura Fili en continuant à avancer. Nous sommes des nains. Nous ne sommes que deux et nous ne sommes pas armés.
Les hommes continuaient à fouiller les ténèbres du regard mais les deux frères n'étaient pas encore suffisamment proches pour qu'ils puisse les voir.
- Personne ne voyage sans être armé ! cria encore celui qui avait déjà parlé.
Fili et Kili atteignaient la zone éclairée par les flammes. Le premier leva le morceau de bois épointé qu'il tenait à la main :
- C'est tout ce que nous avons et l'on ne peut décemment pas appeler ça une arme.
Bon, il avait bien encore sur lui un couteau, une dague et une très courte lame susceptible de se cacher au creux d'une main mais il ne jugea pas utile d'en parler. Contre des arcs et des épées, de toute manière, elles seraient aussi inutiles que leurs épieux de bois.
- Ne bougez plus ! cria encore l'homme. N'approchez pas ! Que voulez-vous ?
- Nous nous sommes égarés. Nous avons perdu nos armes, nos chevaux et tous nos bagages. Nous demandons l'hospitalité pour la nuit.
Les hommes chuchotèrent entre eux, sans pour autant perdre de vue les deux visiteurs.
- Nous ne sommes assurément pas les bienvenus, murmura Kili à son frère.
- Mets-toi à leur place. Ce pourrait être un piège.
- D'où venez-vous ? demanda encore l'homme qui avait déjà parlé, en s'adressant aux deux frères qui n'avaient garde de bouger.
- De la cité de Thorin Ecu de Chêne, les mines situées à l'ouest du Mont Dolmed.
Nouveau conciliabule.
- Approchez lentement, fut-il enfin ordonné aux deux nains. Et gardez vos mains bien en vue.
- Fili, je ne sais pas si c'est une bonne idée, finalement, chuchota Kili.
- Nous n'avons pas le choix, répondit Fili sur le même ton. Nous avons vraiment besoin d'aide.
- Jamais je n'oserai raconter à personne chez nous que nous avons mendié l'aide des hommes !
Fili opina en silence, le regard sombre. Les deux garçons arrivèrent près du feu. Sans lâcher leurs armes, les hommes firent cercle autour d'eux et les détaillèrent de haut en bas. Le bras en écharpe de Fili parut leur inspirer quelques suspicions, comme s'il avait caché quelque chose de dangereux contre sa poitrine, et le jeune nain dut ouvrir largement sa main, vide, et écarter son bras blessé de sa poitrine pour leur prouver qu'il n'en était rien.
- Qu'est-ce que vous faites par ici, qu'est-ce que vous voulez ? grogna enfin celui qui paraissait être le chef du groupe.
- Nous avons été attaqués par un ours, nous sommes tombés à l'eau, nous avons perdus toutes nos affaires, répéta Fili. Et maintenant nous ne savons pas où nous sommes, nous essayons de rentrer chez nous. Nous voudrions profiter de votre feu cette nuit et si possible de quelque chose à manger.
Cela lui coûtait, oh oui, de "mendier l'aide des hommes" ainsi que le disait Kili. Lui non plus ne raconterait pas volontiers cet épisode plus tard ! Mais leur position était trop précaire pour qu'ils puissent se permettre de laisser leur fierté l'emporter.
Il fallut encore que les deux garçons déclinent leur identité, répètent le nom de leur cité et racontent leurs mésaventures par le menu avant que les hommes paraissent enfin baisser leur garde et les autorisent à s'asseoir parmi eux. Mieux encore, les deux naufragés se virent donner du pain et de la viande grillée -il s'agissait effectivement d'un groupe de chasseur- qui leur firent l'effet d'un merveilleux festin après plus de vingt-quatre heures de diète forcée.
A mesure que la soirée s'écoula, l'ambiance devint plus cordiale.
- Faut pas nous en vouloir si on a paru méfiants, fit l'un des hommes, en resservant les deux garçons en nourriture. On peut jamais savoir à qui on a affaire. C'est rare qu'on rencontre des nains dans cette partie des Montagnes Bleues.
- Ça c'est vrai, approuva un autre. Vous êtes très loin de chez vous ?
- Je ne sais pas trop, répondit Fili. Il est difficile de se faire une idée de la distance qu'on a parcouru dans ce torrent. Nous pensions surtout à ne pas nous noyer. Mais rien par ici ne nous rappelle les lieux que nous connaissons. Et avec ce temps gris, les sommets disparaissent dans les nuages. Je n'ai pas pu repérer le mont Dolmed, qu'on voit pourtant de loin, normalement.
- Je ne suis jamais allé jusqu'à la cité des nains, fit le chef un peu plus tard, ni personne parmi nous, mais le Dolmed se trouve au sud-est d'ici. Il est bien à cinq jours de marche. A peu près. Je n'y suis jamais allé, alors je ne sais pas avec exactitude.
- Ça fait loin, sans vivre et sans arme, nota un autre chasseur. Vous croyez que vous allez y arriver ?
- Il faudra bien, répondit Fili. Si par exemple vous pouviez nous dépanner en nous donnant des allumettes, cela nous aiderait déjà beaucoup.
Il n'osait demander ni nourriture, ni arme. Les unes et les autres sont trop précieuses et ils n'avaient rien à donner en échange. Des allumettes par contre, cela n'a de valeur que quand on en est totalement dépourvu. Si Kili et lui-même pouvaient au moins faire du feu le soir pour se réchauffer, ils seraient déjà moins démunis. Et quitte à perdre du temps, ils pourraient consacrer une journée à tenter de trouver de la nourriture. Non, mettons une demi-journée. Pas plus. Car s'ils échouaient, cela ne ferait qu'augmenter le temps durant lequel ils devraient se serrer la ceinture.
Bien qu'à présent il ait l'estomac plein, Fili se prit à rêver aux délicieux ragoûts cuisinés par Bombur ou à la soupe, non moins délicieuse, préparée par sa mère. Puis il se hâta de repousser ces pensées. D'abord parce que ce n'était pas le moment de céder à la nostalgie, ensuite parce que penser à Dis était douloureux : la pauvre devait être folle d'inquiétude au sujet de ses enfants. Fili soupira.
Pour finir, lorsque tout le monde fut rassasié (les chasseurs avaient été chanceux et ramenaient assez de gibier pour nourrir leurs familles durant un moment), chacun s'étendit près du feu pour dormir. Fili et Kili, épuisés par toutes leurs aventures, s'endormirent presque aussitôt et s'enfoncèrent dans un sommeil sans rêve.
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- Debout !
L'injonction, lancée d'une voix dure, fut accompagnée d'un léger coup de pied dans l'épaule. Pas assez fort pour être douloureux mais suffisant pour faire comprendre à Fili qu'il se passait quelque chose d'anormal. Le visage fermé, les chasseurs faisaient cercle autour d'eux. Tous tenaient leurs armes à la main.
- Assez dormi ! Debout, tous les deux.
En l'absence de couverture, Fili et son frère avaient dormi dos à dos pour se communiquer leur chaleur. L'aîné sentit que son frère s'éveillait à son tour et aussitôt il demanda :
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Il se passe qu'il est temps de se mettre en route, fainéant !
- Quoi ?
Bien éveillés à présent, les deux garçons se levèrent lentement. Les hommes les surveillaient de près.
- En route. Vous nous suivez. Et pas de discussion.
- Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Où est-ce que...
- Tu la fermes, le nain ! Et tu obéis. Ou ça va mal finir.
Les protestations des deux frères n'eurent en effet d'autre résultat que de rendre l'attitude des hommes encore plus hostile. Sous la menace des armes, les garçons n'eurent pas d'autre choix qu'obéir, en effet. Aucune de leur question ne reçut de réponse. Tous deux se perdaient en vaines conjectures. Que signifiait donc tout cela ? Sans être de proches amis, ni même à proprement parler des alliés, les nains étaient en paix avec les hommes. Après un premier temps d'incertitude, la soirée la veille s'était plutôt bien déroulée. A aucun moment le ton n'était monté, à aucun moment ni Fili ni Kili n'avaient eu l'impression de commettre un impair quelconque. Alors non, ils ne parvenaient pas à comprendre ce revirement.
Leur inquiétude augmenta lorsqu'ils réalisèrent que leurs geôliers les entraînaient à travers la montagne, de plus en plus loin du torrent qui leur avait servi de seul repère pour retrouver le chemin de chez eux. Cela ne manquait pas de les inquiéter presque plus que le reste.
Le temps était toujours gris et les vallées ressemblaient à des cuvettes dans lesquelles stagnait ou tournoyait lentement la brume. On les voyait d'autant mieux que le chemin suivi par les chasseurs et leurs prisonniers grimpait de plus en plus vers les hauteurs. L'air était de plus en vif, le temps de plus en plus gris à mesure qu'ils montaient.
- Ça sent la neige, pensa Fili.
Il ne savait pas où on les emmenait mais il espérait qu'il ne neigerait pas trop tôt : si tel était le cas, le chemin du retour leur serait certainement coupé. En supposant que retour il y ait.
Toujours sous bonne garde, on fit emprunter aux deux nains des sentiers de chèvres de plus en plus escarpés.
En milieu de matinée, le groupe fit halte pour se reposer un peu et se sustenter. Fili et Kili n'avaient plus desserré les dents depuis des heures, depuis qu'ils avaient compris qu'on ne répondait pas à leurs questions. Ils ne demandèrent donc rien. Toutefois, les chasseurs leur donnèrent une part de nourriture qu'ils avalèrent sans entrain. Ils auraient bien été tenté de refuser mais il leur fallait garder leurs forces : qui pouvait savoir ce qui les attendait ? Dans le courant de l'après-midi, les nuages se déchirèrent et un timide rayon de soleil apparut. Le groupe des hommes et des nains redescendait à présent des hauteurs, sur le versant opposé à celui qu'ils avaient gravi le matin. Sans avoir eu besoin de se concerter, Fili et Kili s'efforçaient de prendre des points de repère. Dans l'espoir bien sûr de pouvoir s'échapper et revenir sur leurs pas. Si seulement ils avaient su ce que ces hommes leur voulaient ! Leur attitude même était étrange. Ils ne les avaient nullement brutalisés, leur avaient à nouveau offert de la nourriture, pourtant, ils entendaient à l'évidence les emmener avec eux, de gré ou de force. Pourquoi ? Que comprendre à tout cela ?
Deux heures plus tard, le sentier à peine tracé longeait un à-pic qui s'avançait comme un éperon à l'entrée d'une sorte de cirque naturel, presque circulaire. Tout au fond, contre une falaise à la hauteur écrasante, on distinguait une étrange structure. Fili et Kili eurent le pressentiment d'arriver à destination.
On continua à les pousser en avant. Et comme ils l'avaient supposé, bientôt le petit groupe entreprit de descendre. A mesure qu'ils avançaient, les prisonniers pouvaient mieux détailler les lieux. Au fond du "cirque", la falaise était creusée de plusieurs grottes à sa base. Et jusqu'à une hauteur de trente mètres environ, elle était couverte de ponts suspendus reliant entre elles des constructions de bois allant du simple toit posé sur quelques piliers à deux bâtiments évoquant vaguement des tours, plus larges que hautes. Comment diable tout ce fatras pouvait-il tenir ainsi sur une paroi de roche ? se demandaient les captifs.
Ils virent mieux en approchant. Hormis les passerelles de planches, les "bâtiments" reposaient sur des piliers de bois. Les premiers formaient une sorte de forêt sur le sol, devant les ouvertures creusées dans le roc. Ils soutenaient des plate-forme de bois sur lesquelles d'autres piliers avaient été érigés pour soutenir l'étage suivant. Fili et Kili s'aperçurent en outre qu'en fait, la falaise était percée de niches, de trous et d'ouvertures de toutes tailles, un peu partout.
Des madriers étaient enfoncés dans ceux d'entre eux dont le diamètre le permettait et passaient sous les constructions afin d'assurer leur équilibre et d'assurer un semblant de stabilité à l'édifice. Du moins en théorie. Malgré tout, l'ensemble donnait une impression de fragilité et de provisoire peu engageante. Il semblait que le premier grand vent d'hiver puisse emporter le tout. Mais bien sûr, étant donnée la hauteur des falaises on devait ici être très à l'abri du vent. N'empêche que c'était singulièrement étrange. Rien que ces trous disséminés ici et là, certains larges et profonds, d'autres à peine ébauchés... aucune logique ne ressortait de tout cela. Par ailleurs, sans être des spécialistes, Fili et Kili, issus du peuple de la pierre, virent au premier regard que cette falaise de roche poreuse et friable constituait un choix déplorable pour qui voulait, ou aurait voulu, y creuser quelque chose.
A quelques distances sur la droite s'élevait un semblant de village. Un semblant, oui. Là encore on avait la sensation que tout ceci n'était que provisoire. Des huttes grossières et mal équarries, disposées un peu n'importe comment, comme une sorte de campement en dur auquel personne n'aurait apporté grand soin. Le terme même de village était exagéré. Il n'y avait là aucune rue et les habitations, puisqu'il semblait bien que ce soit ça, étaient si rudimentaires qu'on ne pouvait guère leur donner le nom de maison.
Les chasseurs paraissaient soudain pressés d'en finir. Ils poussèrent leurs prisonniers vers un escalier branlant et les entraînèrent vers les hauteurs de la structure de bois qui oscillait à chaque souffle d'air et à chaque pas.
Fili et Kili échangèrent un regard. Tout cela était de plus en plus bizarre.
