Bravo à Guemini no Vanou, qui a trouvé la signification de "Brixta"; c'est en effet le terme gaulois qui signifie "magie" ou enchantement.

Voila donc la suite de l'histoire et un flash-back qui éclaire (en partie) les raisons qui ont fait de Samia une femme avide de vengeance.

Bonne lecture!

3. Brixta

Greenspich courut presque le long des couloirs en suivant le fil d'Ariane qu'il avait placé et arriva rapidement à la fin du labyrinthe. Des élèves verts et argent qui rentraient dans leurs dortoirs furent assez surpris de voir leur directeur sortir de ce couloir que personne n'empruntait jamais. Chaque année d'ailleurs, quelques anciens élèves terrorisaient les premières années à Halloween en leur racontant qu'on fond de ce couloir dont personne n'était revenu saint d'esprit, se cachait un monstre qui se nourrissait de la peur de ses victimes jusqu'à les rendre fous.

McDrick, Duncan, Surton, Dunlot vous tombez à point ! Allez me chercher les professeurs Hinch, Septimus, Phelma et O'Connell immédiatement et amener les ici. Dites leur de se dépêcher!

Tandis que les quatre élèves commençaient à remonter les escaliers qu'ils venaient tout juste de descendre et donnaient l'impression de se dépêcher – après tout, le repas venait tout juste de se terminer et ils ne sentaient pas des envies de courir dans toute l'école – Greenspich commença à faire les cents pas.

Qui avait bien pu parvenir jusqu'à la porte sans se perdre ? Qui avait réussi trouvé les runes et su y répondre ? Qui ? Cela lui rappela désagréablement la visite de l'intrus de la veille au soir. Sans aucun doute était-ce la même personne qui avait commis les deux méfaits. Mais comment cela était-il possible ? D'un naturel un petit peu paranoïaque – on le devenait rapidement lorsqu'on faisait de la politique – le Directeur commença à se demander s'il n'y avait pas de la magie noire la dessous.

Devait-il suspecter un des élèves ? Plutôt à Serpentard alors, s'il y avait de la magie noire ? Il ne voyait pas où cela le conduirait. Quant à ses recherches au Ministère, elles n'avaient rien donnés et il avait du biaiser pour ne pas expliquer les vraies raisons de sa visite. Il n'existait actuellement aucun animagus qui aurait pu voler en Grande-Bretagne. Deux d'entre eux pouvaient se transformer en chat, un en renard et encore deux ou trois autres sorciers en un quelconque animal, mais aucun n'aurait pu survivre à une chute d'une trentaine de mètres de haut.
Mais s'il s'agissait d'une personne extérieure au château, peut-être ferait-il mieux d'alerter les Aurors ? Il lui serait reproché ultérieurement de ne pas avoir alerté les autorités compétentes si un accident se produisait et que la presse venait à apprendre qu'il n'avait rien fait lors des signes avant coureurs. Surtout avec l'événement qui devait se produire cette année à Poudlard ! La Coupe de Feu n'avait pas eu lieu depuis qu'Harry Potter avait été élève et qu'il avait remporté le célèbre trophée. Mais la mort d'un élève de l'école avait mis fin pendant plus de cinq cents ans à cet événement. Bien malheureusement d'ailleurs, car l'école – ainsi que son Directeur bien naturellement - remportant le trophée récoltaient une indéniable gloire et voyait son nom inscrit plus surement encore dans les livres d'histoire. Sans compter le déblocage de fonds particuliers.
Bref, il ne fallait pas qu'un élève ou quiconque puisse venir troubler cet évènement.
Surtout que Greenspich savait en gros ce qu'impliquait l'ouverture de la porte de la grotte. Cette personne était désormais la seule personne qui pourrait y entrer de nouveau. Et il croyait se souvenir que cette même personne pouvait acquérir un certain contrôle sur Poudlard si elle répondait à certains critères. Et cela, Greenspich devait par tout les moyens l'empêcher ! Il n'y a qu'un maître à bord d'un bateau, il en allait de même dans son école ! Vingt années passées en politique lui avaient appris à savoir comment obtenir ce qu'on désirait.

Des pas le prévinrent de l'arrivée de plusieurs personnes. Les professeurs Hinch et O'Connell furent les premiers présents. Contrairement à ses prédécesseurs, la maitre des potions n'avait vu aucun intérêt à avoir sa chambre dans les cachots. Même si elle était une ancienne verte et argent, elle préférait largement une chambre avec une fenêtre aux cachots du château.

Les deux élèves qui les avaient cherchés se rendirent sans un mot dans leur salle commune après que le Directeur leur eut lancé un regard qui les invita cordialement tous les deux à bien vouloir oublier ce qui venait de se passer.

- Que se passe-t-il Mario ? demanda le professeur Septimus. Il était très inhabituel que le Directeur les fasse quérir en pleine nuit, et c'était déjà la deuxième fois en deux jours !

- J'attends que les professeurs Hinch et Phelma soient là pour vous expliquez.

Les deux professeurs se regardèrent un court instant dans les yeux. Chacun n'avait pas manqué de remarquer que le Directeur avait fait appel aux quatre Directeurs de Maison. Cela ne pouvait signifier que deux choses : un, quelque chose d'important, de grave peut-être, se tramait; deux, cela concernait les secrets de Poudlard sans quoi, il aurait sans aucun doute également fait appeler le professeur Smith. Celui-ci avait prouvé par le passé et pas plus tard qu'hier soir qu'il savait se saisir du moindre indice. Sans lui, l'incident de la veille serait à l'heure actuelle encore plus mystérieux.

Ils attendirent tous les quatre dans un silence juste entrecoupé par le bruit des pas et les soupirs du Directeur.

Enfin, les deux autres professeurs arrivèrent. Dès que les deux autres élèves eurent regagné leur dortoir, Greenspich leur fit signe de le suivre. Les quatre sorciers se regardèrent une seconde, s'interrogeant sur ce que leur voulait le Directeur. D'un léger signe de tête, Septimus et O'Connell avouèrent à leurs collègues leur ignorance. Alors ils suivirent le Directeur dans la pénombre du couloir.

N'y voyant rien, ils sortirent tous, excepté la professeure de potion, leur baguette et voulurent éclairer leurs pas d'un lumos. Sans succès.

- C'est inutile, ce couloir ne peut pas être éclairé, les informa Hélène.

- Comment cela ? interrogea le professeur Hinch. Une serdaigle demeure toujours une serdaigle.

- Ce couloir ne peut pas être éclairé. Ne me demande pas pourquoi, je ne sais pas. Mais peut-être Mario consentira bientôt à nous dire pourquoi nous sommes ici ? sa voix était devenu un brin sarcastique lors de sa dernière phrase. La maître des potions n'appréciait pas, mais alors pas du tout qu'on la dérange le soir sans une bonne raison, surtout si elle était en train de préparer une potion qui requérait tous ses soins et qu'un seul faux mouvement pouvait gâcher des heures de travail. Mais essayer de faire comprendre cela à Mario Greenspich mondialement connu pour ses lacunes en potion !

- Mario ? demanda le professeur de métamorphose qui n'aimait pas l'idée de se balader dans des couloirs sombres, et de dépendre d'un simple fil pour retrouver son chemin.

- Nous sommes dans un labyrinthe créé par Salazar Serpentard. Il l'a enchanté afin qu'aucune source lumineuse ne puisse l'éclairer.

- Le bruit d'un déglutissement lui appris que cette information ne semblait pas rassurer le directeur de la maison de Godric Griffondor plus que cela. Vraiment, les gens s'inquiètent d'un rien.

- Et qu'y faisons nous ? demanda O'Connell que l'information intéressait beaucoup. Ses trois autres collègues voulurent lui lancer un regard reconnaissant, mais dans l'obscurité totale où ils étaient, cela fut perdu.

- Lorsque nous dinions, commença à expliquer le Directeur sans se retourner, ses quatre employés marchant derrière lui en file indienne, j'ai senti un changement dans la magie du château. J'ai senti que cela venait de la grotte.

- Quelle grotte ? firent les deux voix des professeurs Phelma et Septimus.

- D'après la légende, commença la professeure Hinch, l'école, comme son emblème le rappel, serait reliée à un dragon. Celui-ci aurait, paraît-il, sauvé l'école lors de grand périples. Personne n'a jamais su où est-ce qu'il vivait. D'après certains, une grotte serait aménagée au fond du lac, car, toujours d'après la légende, lorsque l'école courait un grand danger, il en serait sorti, crachant des gerbes de flammes, avant de défendre avec une puissance inimaginable, même pour un dragon, cette école. Ce serait Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle qui aurait trouvé ce dragon et l'aurait convaincu de protéger leur école.

- Mario ? demanda Phelma pour confirmation.

- Tout ce qu'a dit votre collègue est juste, à deux points prêts : il existe une entrée de la grotte où dort le dragon au bout de ce labyrinthe, et c'est tout, sauf une légende. Plus deux trois choses encore, mais vous allez bientôt le voir par vous même.

oOoOoOoOoOoOoOoO

Rose se tenait face au dragon. Celui-ci ne la quittait pas des yeux. Elle venait de lui expliquer ses deux requêtes et le dragon semblait réfléchir.

- Une question cependant encore, dit Rose. Le dragon la comprenait lorsqu'elle parlait, mais ne parlant pas lui même, il utilisait une magie très ancienne qui lui permettait de parler par télépathie.

- Je t'écoute.

D'après la légende, chaque fondateur aurait mis au point une protection pour empêcher les élèves ou toute personne mal intentionnée de venir jusqu'à toi. Salazar a bâti le labyrinthe obscur, Rowena a protégé la porte par un complexe système de Runes et Helga a placé un charme testant les bonnes intentions de celui ou celle qui arriverait à ouvrir la porte. Il reste donc Godric. Je ne pense pas avoir passé sa protection sans même m'en rendre compte ?

- Tu as raison, fit la voix du dragon dans sa tête. Cependant je ne vais pas te répondre tout de suite.

Rose le regarda, un sourcil levé, mais ne dit rien.

- Concernant tes deux requêtes, fit le dragon, je les accepte toutes les deux à une condition.

Rose regarda attentivement le dragon. Elle se doutait qu'elle n'obtiendrait pas ce qu'elle désirait sans une contrepartie. Mais elle ne comptait pas se laisser manipuler, quand bien même ce serait par un dragon plusieurs fois centenaire.

- Je t'écoute.

- Autrefois, il existait une personne qui avait pour charge de protéger Poudlard. Ce protecteur avait pour mission de veillez à ce que l'école soit protégée et que l'esprit avec lequel elle avait été bâtie ne se perde pas.
Pendant plusieurs siècles, les Chevaliers de Poudlard ont veillé sur ce lieu. Tandis que le Directeur s'occupait des aspects administratifs, le Chevalier de Poudlard avait en charge la sécurité et la transmission de son savoir à un ou une élève.
Cependant, lorsque Rodolphus Sunteur devint Directeur en 1786, la tradition cessa. Il était en effet lui même le Chevalier de Poudlard. Aussi, pensant bien faire, il décida de réunir les fonctions de Directeur et de Chevalier en une seule et même fonction.

Un court silence suivi la fin de sa phrase. Ils se regardèrent quelques instants sans ciller des yeux. Rose voyait très bien où il voulait en venir, mais ne voulait pas en obtenir confirmation.

- Je veux que tu deviennes le nouveau Chevalier de Poudlard.

La phrase tomba comme un couperet pour la jeune femme.

- Non. Je ne peux pas.

- Alors tu n'obtiendras pas ce que tu m'as demandé.

oOoOoOoOoOoOoOoOo

- Nous y voilà. C'est la porte qui permet d'accéder à la grotte. Greenspich désactiva le sort qu'il avait placé lorsqu'ils arrivèrent à la porte.

Les quatre professeurs regardèrent devant eux, sans distinguer une quelconque porte. Ils étaient plongés dans un noir complet et étaient comme aveugles.

- Mario, nous te croyons volontiers, mais je ne vois nulle trace de porte. Je vois juste … du noir !

- Attendez, regardez !

Le Directeur passa sa main sur la paroi. Les runes apparurent. L'intensité lumineuse qui s'en dégageait aveugla les cinq humains habitués depuis plusieurs minutes à l'obscurité.

- Ah ! Mes yeux !

- Lionel, vous êtes le spécialiste en Runes. Que pouvez-vous nous dire ?

- Et bien et bien. Attendez, il faut que je me concentre.

Plusieurs minutes passèrent. Les autres personnes commencèrent à s'impatienter.

-La première rune est une rune forte ancienne de sommeil. La seconde, et bien ma foi … . J'avoue que je ne sais pas. Je ne l'ai encore jamais rencontré et elle par plusieurs aspects particulière.

- Qu'entendez-vous par là ? demanda la professeur de botanique.

- Et bien, voyez-vous, commença le professeur de Runes sur un ton totalement scolaire, cette rune, ou devrais-je dire ces runes, car elle sont en fait, comme bien souvent, plusieurs formant un tout, est … comment dire ? multiculturelle. Elle mélange des runes gaélique, celtiques, celle-ci, fit-il en désignant une arabesque complexe, est arabe et celle –ci, que j'avoue ne pas connaître, me semble provenir de la culture asiatique. Ce qui est plus que surprenant ! Normalement, les runes ne sont mélangées, car elles deviennent alors très instables. Or celle-ci me semble plus que stable !

- Bon ! Et que voulez-vous que nous fassions à présent, Mario ? demanda la professeurs de potion.

- Que vous m'aidiez à neutraliser la personne qui est parvenue à ouvrir la porte.

Un court silence, suivit d'un sifflement du professeur de métamorphose :

- Et bien, j'espère que votre intrus n'est pas aussi doué en combat qu'en Runes, parce que sinon, je crois que nous allons raviver la légende qui entoure ce labyrinthe !

oOoOoOoOoOoOoOo

- Plusieurs personnes sont à l'extérieur, l'informa le dragon.

- Mmh. Je m'y attendais.

Cependant, cela lui rappela un souvenir, d'une autre fois où elle s'était retrouvée coincée dans un cul de sac sous terre…

Flash-back

Dans la nuit qui suivit le départ du garçon pour Saint-Mangouste, sa mère fut appelée d'urgence en tant qu'auror. Elle partie en pleine nuit, non sans prévenir son mari.

Lorsqu'elle descendit petit-déjeuner le lendemain matin, Samia trouva son père attablé en train de boire son café. Elle s'assit et se fit une tartine avec de la confiture avant de se servir du lait chaud. Lorsqu'elle se rassit, la chouette apportant le journal arriva et son père ouvrit le journal après avoir payé la chouette.

Samia n'aurait pas fait attention au journal du jour si son père n'avait pas recraché sa gorgée lorsqu'il eut lu la première page. Il devint tout pâle. Profitant que son père lise l'article, Samia lu le titre : Carnage à Saint-Mangouste .

Qu'est-ce qui s'est passé papa ?

Mais son père ne lui répondit pas, il lu l'article sans même respirer.

Après cela, il attrapa Samia et l'emmena chez sa grand-mère sans même attendre qu'elle ait fini de manger ou qu'elle se soit lavée les dents.

Samia attendit toute la journée pour demander à ses parents ce qui s'était passé, mais il refusèrent de lui dire quoi que ce soit, prétextant soit que ça relevait du secret professionnel, soit qu'elle étai trop jeune.

Plusieurs jours plus tard, on était le vingt-deux août, sa mère avait réussi à obtenir son samedi de libre et elle l'accompagnait sur le Chemin de Traverse pour acheter sa baguette. Cependant, avant, elle voulait montrer quelque chose à sa fille. Toutes les deux se rendirent à Gringrott où Samia regarda avec curiosité les gobelins qui gardaient la porte et affichaient l'air le plus effrayant possible. Ils y arrivaient très bien, se dit-elle, en refrénant un frisson qui descendit le long de sa moelle épinière. Les gobelins portaient des armures éclatantes et avaient des lances ainsi que des épées. Après avoir attendu quelques minutes, le gobelin du guichet leur demanda ce qu'elles voulaient.

- Je voudrais accéder au coffre des Potter.

- Vous avez la clé ?

- La voici.

Sa mère tendit une clé imposante au gobelin qui l'analysa quelques instants. Puis, il la lui rendit.

- Vrosbak va vous y conduire.

S'ensuivit une partie de wagon-gobelin, comme Samia s'amusait à les appeler, puis ils s'arrêtèrent devant une porte qui semblait assez banale. Les deux femmes en sortir.

- Pourquoi on n'est pas au coffre habituel, maman ?

- Parce que je voulais te montrer quelque chose de très spécial.

- C'est quoi ? fit la fille d'une voix innocente et remplie d'impatience. Elle adorait quand sa mère lui montrait des choses fantastiques qui avaient un lien avec la magie.

- Comme tu le sais, je suis la descendante d'Harry Potter. Il était lui même le descendant de Godric Griffondor, ce qui fait de toutes les deux …

- Ses descendantes ! Samia avait presque criée ces derniers mots ? Elle ? Elle était la descendante du grand et célèbre Godric Griffondor ?

- Oui ma chérie. Mais je te demanderai de ne jamais le révéler, pas même à tes plus proches amis. Seulement à la personne que tu épouseras.

- Pourquoi ? Ce n'est pas bien ? demanda t-elle naïvement.

- Non, non, c'est très bien. Mais vois-tu, je voudrais que tu retiennes ce que je vais te dire très précisément: parfois, dans la vie, il arrive qu'on ait des problèmes, notamment à cause de préjugés qu'on les gens sur certaines … mmh … capacités . C'est plus ou moins grave, mais il faut en retenir deux choses : la première, soit toujours prête à tout ! Plusieurs fois déjà, j'ai du ma vie au fait que j'avais un plan B. Ai toujours un plan B! tu m'entends, toujours ! un plan de rechange. Et cela passe par le fait de garder notre ascendance secrète. La deuxième chose, c'est que tu ne dois pas te laisser abattre, quoique qu'il arrive. Tu es ce que tu es et tu n'as aucune honte à avoir de cela.

- De quoi tu parles maman ?

- Viens, rentrons dans le coffre et je vais te montrer.

Les deux femmes s'avancèrent jusqu'à l'entrée du coffre. Le gobelin arriva derrière elles, inséra la clé dans la serrure et la tourna dans le sens inverse de celui qu'on aurait pu attendre : vers la gauche. La petite porte fit entendre plusieurs rouages avant de s'ouvrir. Le gobelin se recula et laissa les deux femmes entrer. Sa mère referma la porte qui était dotée d'une poignée à l'intérieur. Lorsqu'elle se retourna, elle vit sa fille regarder d'un air assez blasé les tas de gallions qui s'entassaient. Sans être insignifiants, ils ne payaient pas de mine face à la montagne de gallions qui se trouvaient dans l'autre coffre.

- Qu'en dis-tu, Samia ?

- Je … je ne vois pas la différence avec l'autre coffre. sauf qu'iil y a moins de pièces.

- Sa mère lui sourit.

- Deuxième leçon du jour que je te demanderai également de toujours garder en tête : ne jamais , comme disait mon père, juger un livre à sa couverture. La première impression est souvent la bonne, car c'est celle de ton instinct et de ta magie, mais ce que tes yeux voient ou croient voir est rarement la réalité !

- La petite Samia acquiesçât, impressionée du ton sérieux que prenait sa mère.

- C'est promis maman, je ne jugerai plus les choses sur leur aspect, murmura-t-elle.

- Bien. Sa mère lui sourit.
Maintenant, retiens bien ce que je vais dire.

Sa mère se tourna vers l'allée centrale et prononça les quelques paroles que Samia fut amenée à prononcé à son tour, à peine quelques jours plus tard, alors qu'elle pleurait encore le meurtre de sa mère :

« Je suis arrivée, Godric Griffondor. Ouvres-toi pour les enfants de tes enfants »

Samia poussa un petit cri lorsque des escaliers apparurent sur le sol, jusque là lisse, de l'allée. Il s'enfonçait profondément dans le sous-sol, droit devant elles. Les marches formaient un escalier large et à l'allure noble.

- Viens, Samia, je vais te montrer ce que ce coffre contient et qui t'appartiendra un jour.

L'heure qu'elles passèrent dans le coffre fut utilisée à montrer à Samia tout ce que la pièce cachée contenait : une vraie bibliothèque familiale avec des livres plus rares et anciens les uns que les autres, une armurerie et sur un des murs, figuraient les baguettes de ses ancêtres, chacune portant le nom de son propriétaire. Tout à droite, il y avait trois places vides : les noms de ses parents et le siens était déjà affichés.

- C'est là que certaines personnes de notre famille voulaient que leur baguette repose. D'autres préfèreraient être enterrés avec, car ils la considèrent comme une partie d'eux. Si lorsque tu arriveras à la fin de ta vie, tel est ton souhait, ce porte baguette disparaîtra.

Puis sa mère lui dévoila deux secrets.

- Samia, ce coffre, ton père ne peut pas y entrer. Il est protégé par une magie du sang que Godric lui même a mis en place.

- Mais, je croyais que c'était une mauvaise magie ! s'exclama Samia.

- C'est en effet ainsi qu'elle est perçue de nos jours. Mais ça n'a pas toujours été le cas. Autrefois, c'était une magie très utilisée pour guérir des maladies très grave ou pour placer des protections très puissantes. Beaucoup de sorts qui sont classés inoffensifs peuvent se révéler mortels. Il n'y a pas, comme tend à le faire croire la doxa, une frontière clairement définie entre la magie blanche et la magie noire. Utiliser de sorts offensifs lorsque ta vie ou celle de d'autre personne est en danger n'est pas moralement condamnable. Ce qui compte, c'est l'intention. Il est vrai qu'il existe des sorts qui sont purement des sorts de magie noire. Ceux-ci n'ont pour seul but que la souffrance. Mais ce n'est pas le cas de tous.
Enfin, tout cela pour te dire que quiconque n'étant pas un descendant de Godric Griffondor qui passerait la première marche disparaîtrait un très long moment de ce monde. Mon père m'a un jour raconté qu'il serait envoyé quelque part où aucun homme ne vit et où il y a des créatures que les moldus nomment dinosaures. Mon père m'a dit que cet endroit s'appelait Jurassic Parc.

Samia fit un oui de la tête avant d'écouter sa mère continuer.

- La dernière que je voulais te dire et te montrer, c'est cela :

Sa mère ouvrit la paume de sa main. Samia n'y vit rien. Mais en suivant le regard de sa mère, elle vit le feu de la bougie la plus proche se diriger rapidement vers la main de sa mère et venir y former une boule de feu. Samia ouvrit des grands yeux. Puis regarda sa mère dans les yeux. Celle-ci lui sourit.

- Tu n'as pas mal, maman ?

- Non, rassure-toi ma puce, je n'ai pas mal.

- Tu as fait ça avec ta baguette ?

- Non.

- Comment alors ?

- Et bien vois-tu, j'ai hérité de notre aïeule Sylvia Potter ce don. Comme elle, et comme toi quand tu sauras plus grande, je peux contrôler cet élément. Je n'ai pas besoin de baguette. C'est une forme très ancienne de magie qui est malheureusement uniquement héréditaire.

- Pourquoi malheureusement ?

- Parce que cela a valu aux personnes possédant ce don une hargne et une discrimination presque sans bornes de la part des sorciers et de d'autres peuples magiques, dont les gobelins. Ils ont presque réussi à nous exterminer. Sur les quatre familles d'Elémentaires, ainsi s'appelle notre pouvoir, il ne reste plus que nous les Élémentaires feu.

- Et les autres ? demanda Samia, connaissant déjà la réponse.

- Ils ont tous été tués. Ton ancêtre Harry Potter fut le dernier Élémentaire Air. Mais les enfants qu'il a eut avec Sylvia ayant tous hérité du don du feu, il fut le dernier. Ton père a fait des recherches, secrètement, pour savoir pourquoi aucun de ses enfants n'avait reçu son don. Il hésite entre deux hypothèses. L'une d'elle est une raison génétique que je te réexpliquerai quand tu seras plus grande, avec des histoires de gênes dominants et récessifs. L'autre…

- L'autre ?

- L'autre, c'est que ce serait simplement la faute à pas de chance.

- Mais maman, pourquoi ils sont si méchants les autres ? Pourquoi nous avoir presque tous tués ?

- Ca, ma grande, c'est une très bonne question.

Et sa mère lui expliqua comment son monde était composé de personnes qui croyaient à une suprématie de certaines personnes sur les autres et comment leur peuple avait presque disparu. Samia prit sa plus importante, mais aussi malheureusement sa dernière, leçon de tolérance.

- Viens, je vais te montrer une dernière chose avant de partir.

Sa mère l'emmena de nouveau à la bibliothèque et prit un livre à la couverture en cuir brun.

- Lorsque tu auras atteint ta maturité magique, tu pourras à ton tour développer ton don d'Elémentaire. Ne t'inquiète pas, je t'y aiderai. Mais à ce moment là, tu devras fabriquer ta propre baguette.

- Pourquoi ? L'autre ne marchera plus ?

- Non, pas exactement. Mais elle ne permettra pas à ta magie élémentaire de s'exprimer. Si tu utilises ta baguette courante, tu ne pourras pas faire de magie élémentaire pendant plusieurs jours. Les deux magies se retrouvent en compétition et comme une baguette habituelle canalise ta magie normale, pas la magie élémentaire, tu n'arriveras pas à utiliser ton autre pouvoir. Ce livre t'expliquera comment fabriquer ta propre baguette, qui elle, te permettra d'utiliser tes pouvoirs simultanément

Sur ce, les deux femmes sortirent de la pièce secrète, la refermèrent et s'apprêtèrent à sortir du coffre. Mais lorsqu'elles ouvrirent la porte, une vingtaine d'hommes menaçants, portant tous des vêtements du Ministère pointaient leur baguette sur elles.

Fin du flash-back

Rose regarda le dragon quelques secondes encore, yeux verts dans yeux noirs, avant de déclarer :

- J'accepte.

Si les dragons pouvaient sourire, alors sans doute celui-ci l'aurait-il fait.

- As-tu tout ce qu'il faut pour deux rites, Chevalier de Poudlard ?

Un sourire de la jeune femme vint lui apporter la réponse.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Derrière la porte, les heures s'écoulaient et rien ne se passait.

- Il est quatre heures du matin Mario, bailla le professeur Hinch. Tu es sûr que quiconque est à l'intérieur ?

Mario ne répondit pas, mais lança un regard énervé qui fut perdu dans ce noir total.

- Il devra tôt ou tard sortir, dit O'Connell. A moins que …

- Que ? demanda le professeur Phelma.

- Mario, demanda-t-elle en fixant l'endroit où elle supposait qu'il se trouvait, sa voix devenant soudain acide, n'y a-t-il pas d'autres sorties ?

- Aussitôt, tous les sorciers furent totalement réveillés.

- Et bien, commença le Directeur soudain mal à l'aise, je ne crois pas. Sauf une peut-être, mais elle est invraisemblable.

- Et peut-on savoir laquelle est-ce demanda la directrice des Serpentard, de manière assez brusque.

- Le dragon peut sortit du lac, répondit Hinch à la place du Directeur.

- Mais je ne pense pas qu'un sorcier en serait capable, ajouta précipitamment Greenspich. Cependant son ton affirmait le contraire.

- Un simple sorcier peut-être pas, dit Septimus, mais un sorcier capable d'ouvrir la grotte en moins d'un quart d'heure ?

oOoOoOoOoOoOoOo

Dans le parc, désert pas cette nuit sans lune, les étoiles brillaient. Sans un bruit, une forme massive émergea de l'eau. Une ombre sauta du dessus de cette forme et nagea jusqu'au bord. Une silhouette féminine sortit de l'eau. Elle fit un signe du bras à la forme restée dans l'eau avant de tourner le dos au lac et de se diriger vers une des serres de Poudlard, tout en se faisant la réflexion que Godric Griffondor avait un esprit très serpentard quand il voulait. Vraiment, qui aurait cru que son épreuve consisterait à lui donner le choix pour devenir Chevalier de Poudlard ?

oOoOoOoOoOoOo

Le lendemain matin, au petit déjeuner, les élèves virent quatre de leurs professeurs ainsi que le Directeur afficher des têtes fatiguées, comme s'il n'avaient pas dormi de la nuit. Ils semblaient aussi de très mauvaise humeur.

Lorsque le courrier arriva, une chouette de clocher vint apporter à Rose, assise ce matin à la table des griffondors, un paquet fin et assez long.

Rose détacha le paquet de la patte de la chouette, lui donna quelques morceaux de bacon à manger, puis ouvrit devant tout le monde son paquet. A l'intérieur se trouvait une boite. Toute la table regarda dans sa direction. Doucement, Rose souleva le couvercle. Sur un lit de plume reposait une baguette. Délicatement, Rose tendit la main.

Autour d'elle, sa magie commença à tournoyer. Ses cheveux se mirent à flotter légèrement autour de sa tête et une sensation agréable emplit toute la salle. Lorsque Rose toucha l'objet, elle émit une onde magique assez forte pour faire relever la tête à tous les occupants de la Grande Salle. Rose, baguette en main, émettait des étincelles dorées, les yeux fermés. Les mouvements de ses cheveux donnait l'impression qu'elle était le centre d'un maelström magique.

Elle murmura alors un mot, un seul. Mais si bas, que personne ne l'entendit :

- Brixta !

Voila! J'espère que ce chapitre vous a plus!

Le prochain chapitre s'intitule Seconde répartition.

N'hésitez pas à laisser une review, elles permettent de savoir ce qui pourraient être amélioré et donnent envie de continuer!