Merci à yotma pour sa review ! La toute première ! Ravi que mon histoire te plaise, j'espère que tu aimeras la suite !
Chapitre 3 : Retrouvailles
Ginny et Drago se trouvaient au pied du grand immeuble de Dament. Des hommes en costumes entraient et sortaient sans même les regarder, d'un air pressé et concentré.
Les deux collègue se cachèrent dans une ruelle et sortirent la cape.
-Bon, fit Drago, il faudra être prudent. J'ai vu trois détecteurs prés de l'entrée mais il est possible qu'il y en ait plus. Si nous sommes détectés, il faudra fuir.
-Je déteste cette idée … Bougonna la jeune femme.
- On n'a pas vraiment le choix. Bon on y va.
Drago se faufila sous la cape avec Ginny. Comme ils étaient deux ils durent se serrer l'un contre l'autre pour ne pas faire dépasser leurs pieds ou leurs bras. Ginny sentait le souffle chaud de Malfoy dans son cou. Elle frissonna. Puis ils avancèrent jusqu'à l'entrée, passant en même temps qu'un homme sérieux et pincé. Drago désactiva les détecteurs d'un geste de baguette et ils se dirigèrent vers les escaliers. D'après ce qu'ils avaient vu, Harry se trouvait au 3ème étage. Le hall fut tout à coup pris d'assaut par les travailleurs qui rentraient chez eux et Drago et Ginny eurent du mal à tous les éviter. Enfin ils arrivèrent devant les escaliers, moins dangereux que l'ascenseur. Ils les montèrent le plus discrètement possible pour arriver enfin au troisième étage. Devant eux, un long et large couloir blanc et modern s'étendait. De nombreuses portes se trouvaient à gauche comme à droite sans aucunes indications.
-Où est Harry ? Murmura Ginny.
Un cri se fit entendre dans l'une des pièces puis un bruit de chute.
-Mon instinct me dit qu'il est par là. Fit Drago en avançant.
Soudain la porte s'ouvrit et Ginny étouffa une exclamation.
Les cheveux longs, ramenés en catogan, une mèche cachant son front, les yeux d'émeraudes désormais libres de leurs barrières de verre habituelles. Harry Potter venait de débouler de la pièce, ses vêtements de moldu, jean et chemise, déchirés par endroits, laissant percevoir des blessures encore sanguinolentes. Il se crispa en tenant son ventre d'une main. Laborieusement, il commença à courir vers Ginny et Drago sans les voir, d'une démarche trébuchante. Lorsqu'il passa à coté d'eux le Serpentard eu le reflex de lui attraper le bras pour l'arrêter. Harry se retourna et, violement, lui lança soin poing dans la figure. Drago fut propulsé par terre. La cape tomba révélant Ginny encore abasourdie par la vision de cet étrange Harry et un peu paniqué par son état. Celui-ci, qui avait auparavant une expression concentrée, écarquilla les yeux de surprise en là voyant elle, et Malfoy étendu par terre. Il s'apprêta à parler mais soudain il poussa la jeune fille contre le mur, levant la main devant lui et lançant une onde magique puissante contre les hommes qui arrivaient derrière Ginny pour les rattraper.
La jeune rousse encore déboussolé se releva et aida Drago qui se massait la mâchoire avec douleur.
-Nous aussi on est très heureux de te voir Potter … Marmonna-t-il.
Harry voulu dire quelque chose mais il eu un spasme et soudain cracha du sang par terre. Ginny se précipita sur lui alors qu'il glissait le long du mur, y laissant une trainé de sang. La jeune femme prit sa baguette et murmura quelques sorts de guérison d'urgence. Les plus grosses blessures du brun se refermèrent.
-Harry ! Fit Ginny. D'autres arrivent, il faut partir maintenant !
En effet au fond du couloir six hommes vêtus de noir s'apprêtaient à leur lancer des sorts. Harry se redressa, attrapa la baguette de Ginny et eu un geste souple en murmurant d'une voix de basse qui fit frissonner la jeune rousse:
-Trop lent.
Les hommes allèrent heurter le fond du couloir.
-Maintenant on s'casse ! S'exclama-t-il en se relevant.
Ils passèrent devant une porte semblable aux autres mais Harry s'arrêta devant et, d'un coup de pied qui lui arracha un petit cri de douleur, il la défonça.
Il rentra dans la pièce alors que Ginny et Drago faisaient le gué.
La pièce était un grand bureau sombre. En son centre, face à une baie vitrée, un plan de travail se dressait. Harry s'en approcha et attrapa quelque chose posée dessus. Sa baguette.
Ensuite il fit demi-tour et s'exclama.
-Pas un instant à perdre maintenant. Mon intrusion dans ce bureau à du déclencher l'alarme.
Ils se précipitèrent de nouveau dans le couloir et atteignirent les escaliers. Ils commençaient à descendre les premières marches lorsque Drago s'exclama :
-Il vaut mieux que tu te cache sous la cape Potter. Et moi aussi, avec la droite que tu m'as filé je ne passerais pas inaperçu.
Harry acquiesça et se tourna vers Ginny.
-Désolé. Fit-il. Il n'y a pas assez de place pour trois. Surtout ne cour pas dans le hall, marche normalement vers la sortie.
La jeune femme lui lança un regard flamboyant.
-Je sais, ne t'en fait pas. Maintenant dépêchons nous.
Les deux garçons se faufilèrent sous la cape et Ginny marcha devant eux. Arrivé en bas des escaliers ils commencèrent la traversé du hall. La jeune femme gardant parfaitement son sang froid. Soudain une voix l'interpella et, tentant au mieux de cacher son empressement et sa panique, elle se retourna calmement.
-Mademoiselle !
-Oui ? Fit-elle en souriant d'un air entendu. Un homme en costume s'approcha d'une démarche de séducteur.
-Il est rare de voir une si belle personne dans nos locaux. Puis-je vous offrir un verre ?
Sous la cape les deux hommes se retinrent de grogner.
-Je suis navré, fit Ginny, mais je suis déjà en retard à un rendez vous.
-Je vois, mais peut être demain. Nous pourrions même diner ensemble ? Insista l'homme en lui bloquant le passage vers la sortie.
Une troupe d'hommes en noir débarqua soudain par les escaliers se déployant dans le hall. Il n'y avait plus une seconde à perdre.
-Qu'en dites vous ?
-Je suis lesbienne! S'exclama Ginny, en désespoir de cause, sous le regard complètement abasourdi et déçu de l'homme qui lui laissa immédiatement le champ libre. Elle lui tourna le dos et sortit suivit de Harry et Drago. Une fois dehors les deux hommes explosèrent de rire en retirant la cape.
Ginny rougit et fit :
-Ce n'est pas le moment de rire, il faut partir.
Les trois amis s'enfuirent dans la foule et rentrèrent à l'hôtel en faisant attention de ne pas être suivi. Là Drago se laissa tomber sur le fauteuil de la chambre de Ginny tandis que celle-ci s'effondrait sur une chaise.
Harry se laissa tomber lourdement sur le lit.
Après avoir repris leur souffle Ginny se redressa et l'observa.
-Harry …
Elle se leva et s'approcha de lui, elle leva doucement la main … et le gifla de toutes ses forces. Le brun ne tressaillit même pas et sourit en essuyant, d'un revers de manche, le sang de ses lèvres.
-Tu n'as pas changé Gin'. Sourit-il.
-Abruti ! Cria-t-elle. Faut vraiment être dérangé pour se mettre à dos le chef de la mafia ! Mais quand diable arrêteras-tu de vouloir sauver tout le monde ? Quand cesseras-tu de chercher les ennuis ?
Le brun eu un petit rire.
-Généralement je ne cherche pas les ennuis, ce sont les ennuis qui me trouvent.
-Ne joue pas au plus malin ! Tu aurais pu te faire tuer ? T'en as pas marre depuis le temps d'avoir sans cesse une menace de mort au dessus de la tête ?
-Laisse tomber Weasley, grinça Drago d'un air à la foi moqueur et satisfait, c'est Potter, on ne le changera pas.
Le jeune homme brun sourit de nouveau puis plongea ses émeraudes dans les yeux de la jeune femme.
Ginny soupira, sourit et le prit dans ses bras avec douceur.
-Tu nous as manqué Harry.
Le brun la serra à son tour et dit:
-Vous m'avez manqué aussi.
-Bon ! Fit Drago après quelques secondes, Ce n'est pas que toute cette guimauve m'ennui mais et si tu nous expliquais tout ce qu'il t'est arrivé ?
Ginny acquiesça et dit :
-Bonne idée, pendant que tu nous raconte je vais te soigner. Toi aussi Malfoy, met de la glace sur ta joue si tu ne veux pas qu'elle gonfle.
Harry lança un regard d'excuse au jeune blond qui fit apparaître un petit sachet rempli de glaçon qu'il posa sur sa joue en grimaçant.
Ginny retira doucement la chemise d'Harry. Malgré les blessures nombreuses qui lacéraient son corps, elle ne put s'empêcher de rougir face a la musculature parfaite du Survivant. Puis elle commença les soins et pria Harry de commencer son récit.
-J'étais à New York depuis déjà trois mois lorsque j'ai été à Gringotts prendre un peu d'argent. Fit-il. C'est là que Tores et sa bande on débarqués, ils on désarmé tout les sorciers présent, moi y comprit, et on demandé à un goblin d'aller chercher le contenu d'un coffre. Jusque là je ne disais rien, je pensais laisser faire les Aurors, jusqu'à ce qu'ils se mettent à chahuter un jeune secrétaire. Ils on commencé à la frapper alors j'ai décidé d'agir. Je me suis levé et j'ai envoyé balader Tores par la vitre, je n'ai pas besoin de baguette pour faire de la magie mais sans catalyseur elle reste grossière. Après j'ai prit la baguette de Tores et j'ai stupéfixié les autres hommes. Quand les Aurors sont arrivés ils n'en revenaient pas. Le problème c'est que j'ignorais que Tores était le bras droit de Feen. Je me suis renseigné sur le sujet de Feen et j'ai appris qu'il était un dangereux sorcier avide de pouvoir et qui contrôlait une bonne partie de la ville. Je pensai que, comme personne ne savait qui j'étais, il me suffirait d'organiser mon départ de New York à coup d'oubliette par ci et de destruction de documents par là. Je voulais être sur que la mafia ne découvre jamais qui j'étais. Malheureusement je me suis fait avoir un soir en rentrant chez moi. Je ne sais pas comment ils ont su que c'était moi mais en tout cas, ils m'on tendus une embuscade, mon désarmé, bandé les yeux et m'on enfermé dans une sorte de prison. Je ne sais pas combien de temps j'y suis resté mais ils ne m'on pas fait de cadeau.
Il montra ses blessures puis repris.
J'étais trop faible pour utiliser la magie. Il m'on amené dans le bureau de Feen, celui dans lequel j'ai pénétré tout à l'heure, où, tout en jouant avec MA baguette magique (Harry grogna), cet espèce
d'abruti a commencé l'habituel monologue du genre : je vais te faire regretter le jour de ta naissance patati patata … Je lui ai dit qu'il n'était pas le premier à me dire ça et que celui avant lui s'était retrouvé avec une épée planté dans le cœur. Fit sournoisement le jeune homme. Il n'a pas apprécié. J'ai eu double dose de Doloris. J'ai fini par comprendre que la bouffe était droguée et qu'elle était la raison de ma faiblesse. J'ai arrêté de manger, jetant la nourriture dans les toilettes, et est progressivement reprit des forces. Et puis aujourd'hui lorsque l'homme qui m'apportait mon repas est arrivé, je me suis concentré et je l'ai assommé avec ma magie. La suite vous la connaissez ! Sourit-il pour conclure.
Drago et Ginny qui avait tout écouté avec attention se lancèrent un regard et soupirèrent.
-Ce n'est pas drôle Harry. Il n'y a vraiment que toi pour t'attirer ce genre d'ennui ! Grinça Ginny en lui bandant le torse.
Le brun rit.
- C'est pas faux. Au fait, quel jour somme-nous ?
-Le 14 Juin, répondit Drago en tirant avec lassitude une cigarette de sa poche.
-Le 14 ?! S'étonna Harry. Et Merde ! Le mariage de Ron et Hermione !
Ginny sourit tendrement. Ҫa c'était tout à fait Harry.
-Je savais que tu n'avais pas oublié, que tu ne pouvais pas rompre une promesse si facilement. Fit-elle. C'est pour ça que l'on est venu à New York, on s'inquiétait de ne pas t'avoir vu.
Harry se massa l'arrêt du nez en marmonnant des paroles comme « mafia de merde ...».
-Ce n'est pas de ta faute Harry, Ron et Hermione comprendront, ils seront surement soulagé de voir que tu n'es pas mort ! Bon je ne m'engage à rien quand à la réaction d'Hermione quand tu lui expliqueras les raisons qui t'on empêché de venir mais bon …
Harry grimaça avec humour. Puis fronça les sourcils.
-Mais je ne peux pas encore partir.
-Pourquoi ? S'exclama Ginny, alors que Drago soulevait un sourcil interrogateur en soufflant de la fumé.
-La mafia me recherche toujours et si je viens en Angleterre, ils me suivront et vous feront du mal. Il faut d'abord que je m'occupe de Feen avant de revenir. De plus j'ai entendu quelques petites infos sur des attentats de ma cellule. Je ne peux pas les laisser se produire.
Ginny soupira.
-Après l'Angleterre, Harry Potter sauve l'Amérique !
Harry pouffa.
-Retournez en Angleterre expliquer tous ça aux autres. Je reviendrais bientôt, ne vous inquiétez pas.
-Il n'en est pas question ! Cette fois tu ne seras pas tout seul, fit Ginny.
-Ginny …
-En plus ils ont vu mon visage, ils vont vouloir me tuer aussi donc …
Harry grogna.
-Je reste aussi, fit Drago d'un air morne en levant la main, de toute façon en ce moment il ne se passe rien au bureau. J'ai besoin d'action.
Ginny sourit à son ancien ennemi.
Harry ne chercha plus à protester, ils étaient décidés et rien de ce qu'il pourrait dire ne les ferais changer d'avis, il le savait.
Le soir ils mangèrent dans la bonne humeur après avoir commandé une pizza. Harry leur raconta des anecdotes sur ses voyages en dévorant tout ce qui lui passait sous la main. Puis, le soir venu, Drago et le Gryffondor allèrent se coucher laissant Ginny seul dans sa propre chambre. La jeune fille alla prendre une douche. Elle laissa l'eau chaude couler le long de son corps avec délice. Elle se sentait bien. Tellement bien. Harry été de retour dans sa vie. Certes il était différent mais il était là. Elle se rappela avec trouble la dernière fois qu'elle lui avait parlée avant la bataille finale.
Flash Back
Elle marchait dans Poudlard avec anxiété. La bataille allait bientôt commencer, les Mangemorts arrivaient et avec eux, Lord Voldemort. Elle cherchait Harry, comme tout le monde d'ailleurs. Elle arriva devant les escaliers de la tour d'astronomie et y monta. Là, regardant les lueurs menaçantes à l'horizon, Harry se laissait caresser par le vent.
-Harry … Fit-elle timidement.
Il ne se retourna pas. Ne dit rien. Ginny ne fit rien pour l'y obliger, elle attendit seulement.
Au bout d'un moment il déclara.
-C'est étrange …C'est lorsqu'on est sur le point de le perdre que l'on se rend compte à quel point ce que l'on a est précieux.
Ginny s'approcha et posa une main sur l'épaule tremblante d'Harry.
Il se tourna vers elle, le regard triste et effrayé d'un enfant.
-J'ai peur Ginny.
La jeune fille le prit dans ses bras et le serra fort contre son cœur. Alors il répondit à l'étreinte et caressa doucement la joue de la jeune fille. Ginny frissonna. Il se pencha vers elle et déposa délicatement ses lèvres sur les siennes, dans un baiser désespéré. Sentant tout son corps s'embraser, Ginny répondit au baiser se laissant aller à rencontrer la langue passionnée d'Harry passant sur ses
lèvres et caressant doucement sa propre langue. Puis, lentement, ils défirent leur étreinte et Harry se dirigea vers la porte. Avant de la franchir il se tourna vers Ginny une dernière fois et demanda :
-Pourquoi ?
Ginny étouffa un sanglot en répondant :
-Je ne sais pas Harry, je ne sais vraiment pas …
Il acquiesça tristement et parti.
Fin du Flash Back
Après cela, la bataille avait commencée. Et Harry s'était éloigné pour ne jamais revenir, jusqu' à aujourd'hui. Mais Ginny c'était toujours posé la question. Ce soir là, lorsqu'il l'avait embrassé, était-ce parce qu'il avait besoin d'affection avant la fin, de se sentir en vie, ou bien avait il des sentiments pour elle ? Et si oui, les avait-il encore aujourd'hui ?
Ginny elle, avait toujours était amoureuse de Harry. Pourtant, lors de ses six années, elle pensée être passé à autre chose. Il y avait eu des hommes dans sa vie et elle avait eu de belles histoires. Mais en le revoyant apparaître dans ce couloir elle avait su. Elle avait comprit que aucun des baisers qu'elle avait reçu, ou qu'elle recevrait ne serait aussi passionné, aussi troublant, aussi doux que celui qu'elle avait reçu au sommet de la tour d'astronomie.
Elle alla se coucher se soir là avec se sentiment. Se sentiment qui marquait son cœur à l'encre indélébile. Permanent, son amour pour Harry Potter.
Le lendemain matin les trois amis se retrouvèrent pour aller manger au Starbucks Coffee. Harry, habitué, commanda en quelques secondes. Ginny le regarda. Il avait changé. Oh, pas seulement physiquement. Elle le sentait bien, elle le voyait dans ses yeux. Il était différent. Elle croisa son regard perçant et détourna les yeux. Lorsqu'il la regardait comme cela, elle avait l'impression qu'il pouvait lire dans ses pensées. Ginny mit quelques minutes à comprendre que Drago lui parlait.
-Weasley !
-Mmh ? Quoi ?
-Qu'est ce que tu prends ?
Rougissant légèrement, elle passa sa commande. Drago la regarda suspicieusement.
(à suivre…)
