Hello, me revoici avec le 2ème chapitre ! Je tiens à tous vous remercier pour l'accueil que vous avez fait à ce début de fiction. Merci pour vos reviews, vos ajouts en favoris et en alerte !
Je tiens à remercier dans un premier temps Mumu sans qui mes écrits seraient plus fournis en fautes d'orthographe.
Et merci à mes premiers reviewers sans qui je ne serais rien et auquels j'ai répondu avec un petit extrait du chapitre pour les inscrits à Fanfiction ( The Dreamy Caalypsoo94 Nathy 91 Joliexbl TheOriginalsWithKlaus MaelysNC MissEdgington Klausforever81 QueenBlair ClassyBlackSwan Diabolohell6158 LadyMarissaCoulter) et pour les anonymes voici mes réponses ici : Mimie : je voulais vraiment une histoire qui sorte de l'ordinaire Nina : Merci Elo 69 : je voulais un Klaus badass et sans pitié dans tout cas dans un premier temps ) une anonyme : Peut-être vas-tu être surprise par Caroline et c'est vrai que Klaus est très lunatique ! Guest : merci, ça tombe bien la suite est juste dessous ! Lily : merci beaucoup pour le bijou, ça me touche énormément !
Juste une dernière chose n'hésitez pas à me laisser des reviews, cela me gonfle à bloque, me remets en question quand il le faut et me fait écrire plus vite !
BONNE LECTURE !
Sabi
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Chapitre 2
Caroline reprit ses esprits lorsqu'elle ressentit une chaleur se répandre sur toute la surface de son corps alors que le trot du cheval la berçait encore. Elle devait avoir fait pas mal de route pendant son sommeil et être assez loin. Elle esquissa un sourire car pour la première fois, elle se sentait bien, forte et repue. Elle ouvrit les yeux et étira ses bras. Brusquement, elle sursauta à la vue du sang sur ses mains, sur son corps et surtout autour de sa bouche lorsqu'elle goûta ses lèvres de sa langue. Elle releva la tête et découvrit qu'elle reposait sur le cadavre du vieil homme. Son expression était figée d'horreur et son cou était en charpie. Il ne lui restait plus aucune goutte de sang, elle l'avait complètement vidé. Elle l'avait tué. Elle réalisa alors, qu'elle était déjà devenue le monstre qu'elle craignait de devenir. Sa destinée s'accomplissait, elle était devenue une meurtrière.
Elle se leva et recula, terrorisée par cette scène macabre, son œuvre. Elle se prit les pieds dans le siège de la carriole et bascula à l'arrière parmi les tonneaux que le vieillard transportait. Certains vacillèrent sous les coups de son agitation et d'autres se brisèrent en chutant sur la route répandant des litres de bières. Caroline était complètement paniquée et n'arrivait plus à réfléchir ni à maitriser ses gestes. Ses yeux ne pouvaient quitter le cadavre qui sentait déjà la mort.
La chaleur sur son corps devint de plus en plus intense et insupportable. Elle finit par remarquer qu'elle commençait à se consumer. En levant les yeux, elle comprit pourquoi : c'était l'aurore, le soleil allait faire son apparition, les vampires ne supportant pas la lumière, elle allait devoir trouver rapidement un abri si elle ne voulait pas mourir brûlée vive. Non pas qu'elle ne voulait pas mourir après ce qu'elle venait de découvrir sur elle-même mais pas dans de telles souffrances.
Elle fit un rapide tour d'horizon et distingua à quelques centaines de mètres une petite ferme avec une grange. Ce serait un abri idéal pour se cacher pendant la journée. Si elle voulait faire une arrivée discrète, elle devait abandonner sur le champ la carriole. Le claquement des sabots du cheval sur la terre battue pourrait être perçu à une heure où les habitants seraient sur le point de se réveiller. Elle sauta à terre et réussit à tenir l'équilibre probablement grâce au sang du vieil homme qui lui avait donné tant de force. Elle devait l'admettre péniblement mais depuis sa transformation elle ne s'était jamais senti aussi en forme et pleine de vie. Elle jeta un dernier regard chargé de regrets sur le vieillard et se sauva.
Elle réussit à courir à l'aide de sa canne pendant quelques minutes à une vitesse assez moyenne mais les premiers rayons de soleil la rattrapèrent déjà. Ils lui brulèrent les bras et la nuque qui n'étaient pas protéger par sa robe de coton. Elle puisa dans toutes ses forces pour accélérer sa course contre le temps et contre le bûcher. Quand elle atteignit enfin la grange elle trouva la porte légèrement entre-ouverte. Elle entra et la referma juste derrière elle se plaquant contre celle-ci. Elle avait réussi de peu, elle pouvait déjà sentir la chaleur du soleil à travers les jointures de bois de la grange. Quelques secondes de plus et elle aurait fini en cendres.
A présent, il ne lui restait plus qu'à attendre le crépuscule pour continuer sa route vers l'ouest, dans l'espoir de trouver un endroit où elle pourrait s'établir.
Elle quitta l'entrée de la grange pour visiter le bâtiment qui servait de lieu de stockage des récoltes. Elle grimpa sur une échelle qui donnait sur un grenier où étaient entreposées des balles de paille. Elle se concocta une couchette douillette et s'y allongea pour tenter de se reposer. Elle remarqua que sa peau brûlée se reconstitua peu à peu pour complètement recouvrir ses plaies. C'était peut-être le seul avantage pour elle d'être devenue un vampire, elle guérissait vite cependant le handicap de son corps ne s'amenuisait pas. Pourquoi ses jambes restaient-elles si faibles même après avoir vidé un humain de son sang ? Elle avait besoin de réponses qu'elle ne trouverait que lorsqu'elle rencontrerait des êtres de son espèce.
Quelques heures avant le coucher du soleil, elle fut tirée de son sommeil par les gonds de la porte qui grincèrent. Elle se redressa subitement et scruta, cachée derrière les ballots de pailles, ce qu'il se passait plus bas.
Une fermière entra, accompagnée de son chien, et se dirigeait vers le tas de récoltes au fond du bâtiment. A l'aide d'une grande pelle, elle chargea sa brouette au maximum et fit demi-tour. Caroline allait souffler en la voyant prendre la sortie, jusqu'à ce qu'elle entende les grondements du chien. Son regard semblait percer jusqu'à elle à travers la paille, il l'avait repéré, elle en était certaine.
- Hodor, l'appela sa maîtresse, qu'as-tu trouvé ?
Caroline ferma les yeux et pria pour qu'elle ne vienne pas chercher de son côté. Le fermière leva les yeux dans sa direction et balaya tout l'étage. Elle ne sembla pas la remarquer. Elle sembla abandonner son inspection car elle reprit sa brouette.
- Viens Hodor, j'ai du travail. Le rappela-t-elle.
Le chien gronda une dernière fois puis suivit sa maîtresse.
Caroline remercia le ciel intérieurement. Elle ignorait ce qu'il se serait passé si elle avait été découverte. Aurait-elle été obligée de tuer cette femme, se serait-elle jeté sur elle attiré par son sang ou bien serait-ce l'humaine qui l'aurait vaincu ? Elle préféra ne pas y songer puisqu'elle n'avait pas été repérée. Il lui restait à peine une petite heure avant de pouvoir quitter les lieux et d'aller trouver un endroit plus sûr et sans chien.
Elle songea au fait qu'elle devrait bientôt se nourrir. Cette derrière obligation la rebutait énormément mais peut-être qu'elle pourrait s'en passer pendant plus d'une journée. Les vampires après tout ne devaient pas prendre autant de repas que les humains, supposa-t-elle.
Le soleil se coucha enfin à l'horizon et Caroline était fin prête. Elle ouvrit discrètement la porte et se faufila avec sa canne en longeant les murs de la grange. En arrivant à l'angle, elle jeta un œil de chaque côté et tomba nez à nez avec le canon d'une carabine.
- Tu bouges d'un pouce et je te troue ta belle gueule. La menaça froidement un homme à la carrure imposante, entouré de trois autres hommes.
Sous le coup de la surprise, Caroline resta figée et lâcha sa canne. Ses assaillants profitèrent de l'opportunité pour lui planter un pieu dans le ventre. Elle en eut le souffle coupé et s'écroula au sol.
- Saloperie de vampire, tu vas déguster pour la mort de ce vieux Robert ! Lui dit-il en lui assenant un coup de pied dans les côtes.
Elle gémit sous le coup, pliée en deux.
- Emmenez-là. Ordonna-t-il à ses hommes.
Ils l'attrapèrent par les cheveux et la trainèrent jusqu'à l'intérieur de la grange. Deux des hommes enroulèrent autour de son cou des chaines massives qu'ils accrochèrent à un crochet fixé à une poutre. Les chaines furent tendues de telle sorte que seule l'extrémité de ses orteils touchait le sol. Ils lièrent ses mains derrière le dos, laissant toujours le pieu enfoncé dans son ventre.
Elle souffrait beaucoup ainsi attachée, le pieu lui rongeait les entrailles et la faisait saigner. Elle tenta de relever la tête mais se prit aussitôt un poing en pleine face, l'étourdissant quelques secondes puis un second tomba et un autre. Ce fut l'avalanche de coups. L'homme furieux la frappa de toutes ses forces et avec sauvagerie.
Elle se demanda s'il était possible de mourir sous les nombreux coups qu'elle recevait mais elle savait déjà la réponse, un vampire ne pouvait mourir de cette façon. Pour se faire, il faudrait qu'ils lui plantent un pieu en plein cœur. Ils le feraient probablement mais pas avant de l'avoir fait atrocement souffrir pour venger ce pauvre humain qu'elle avait tué.
Ce fut à cet instant qu'un craquement d'os retint son attention. Elle ouvrit un œil et vit des silhouettes se déplacer à toute vitesse et faire tomber un à un les hommes qui l'avait capturée. Celui qui la maltraitait cessa ses coups lorsqu'un homme apparut derrière lui. Il lui attrapa le bras et le lui fractura. Son bourreau hurla de douleur et perdit conscience.
- Entrave-le et bâillonne-le. Je ne veux pas l'entendre à son réveil. Ordonna le vampire, juste devant elle, à son complice.
Elle n'avait aucun doute, ses hommes étaient de son espèce. Ils étaient rapides et forts comme l'étaient les vampires en général. Celui qui était près d'elle était de taille moyenne, plutôt carré d'épaule avec des cheveux bruns coupé courts. Le second, brun aussi était plus grand et plus fin.
- Vous n'avez plus rien à craindre, je m'appelle Stefan et lui c'est Damon mon frère. La rassura-t-il en retirant le poignard de son corps.
Dès qu'elle fut libérée de ses liens, elle n'eut plus la force de soutenir son propre corps et s'écroula contre Stefan qui la retint. Il la porta, inconsciente, dans ses bras et Damon emporta l'homme sur son épaule. Ils quittèrent les lieux laissant les cadavres derrière eux.
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Frustré par son dernier repas, Klaus rentra très tôt dans son manoir, construit loin de la ville. Il ne pensait qu'à regagner l'ambiance recluse de sa chambre pour y trouver un sommeil profond et paisible qui l'empêcherait de trop penser. Il traversa le grand hall d'un pas décidé lorsqu'il entendit des rires provenant d'un des petits salons. Il s'y engouffra à toute vitesse en fracassant la porte et découvrit sa sœur à califourchon sur les genoux d'un homme assis sur l'un des fauteuils, enlacés l'un contre l'autre. Ils s'écartèrent brusquement sous le coup de son intrusion.
Klaus leva les yeux au plafond consterné par le niveau de bêtise de sa sœur. Cette dernière se redressa à la hâte pour lui faire face.
- Nik ?
- Hum, Rebekah, Rebekah, Rebekah, combien de fois devrais-je te répéter de ne pas ramener tes repas à la maison ! Soupira-t-il d'un ton glacial.
- Nik, tu n'avais pas à entrer de cette manière ! Cette pièce, que tu m'as octroyée il y a des décennies, est mon salon privé. J'y fais ce que bon me semble et puis Alexander n'est pas mon repas…
Klaus se figea et la fixa sentant la colère monter en lui. Il agît soudainement avec vitesse et agilité. Il contourna sa sœur et enfonça sa main dans la poitrine du jeune homme toujours assis sur le fauteuil. Celui-ci n'eut pas le temps de réagir qu'il était déjà trop tard.
- Non Nik ! Cria Rebekah en sautant sur lui pour l'arrêter.
Il se laissa faire lorsqu'elle l'écarta d'Alexander, il avait la main en sang. Rebekah se jeta à genoux pour s'occuper du jeune homme mais ce dernier avait un trou béant en pleine poitrine, le cœur arraché. Des larmes coulèrent sur les joues de la jeune originelle qui s'accompagnèrent de sanglots.
- Tu n'avais pas le droit de le tuer ! Se retourna-t-elle folle de rage en voulant le gifler.
Mais ce dernier, plus rapide, attrapa sa main pour lui tordre le bras derrière le dos. Il se rapprocha derrière elle et lui glissa à l'oreille :
- J'avais pourtant été clair sur les règles de cette maison, personne dans notre demeure en dehors de toi, moi et les jumelles, pas d'humain, ni de sang-mêlé hormis nos gardes. Etait-ce trop difficile à comprendre ? Lui cracha-t-il les dents serrées.
- Tu n'étais pas sensé rentrer si tôt ! Répliqua-t-elle en un reproche.
Il eut un petit sourire en coin.
- Tu es encore plus pitoyable que je ne le pensais, Rebekah, en imaginant que je n'aurais pas découvert ce que tu traficotais derrière mon dos. Il en va de notre sécurité à tous, toi, moi, nos sœurs ! Veux-tu les voir subir le même sort que notre mère ? N'as-tu pas compris la leçon lorsque tu as été agressé par un sang-mêlé ?
Elle capitula en opinant d'un geste de la tête.
- Les humains ne sont que de la nourriture, on ne peut pas leur faire confiance, ils pourraient devenir une menace pour nous, tout comme les sang-mêlé qui ne courent qu'après notre sang pur !
Il la relâcha et jeta un œil au corps sans vie écroulé sur le fauteuil.
- Débarrasse-toi de lui et nettoie-moi ce sang. Ordonna-t-il avant de quitter la pièce.
Il monta à l'étage en tentant de canaliser sa colère. La soirée avait été un vrai fiasco. Il savait que Rebekah allait le haïr après ce qu'il venait de lui faire mais grâce à lui et à ses règles inconditionnelles, elle et ses sœurs, Katerina et Elena, étaient toujours en vie après près d'un millénaire d'existence. C'était sa mission de les protéger, en tant qu'aîné de la famille Mikaelson, depuis la disparition de leur mère alors qu'il n'avait que six ans.
Il pénétra dans sa chambre, ôta ses vêtements et s'allongea sur le lit espérant trouver rapidement le sommeil. Cependant, un manque se fit rapidement ressentir, il avait tenté de l'ignorer le plus possible pourtant, il le savait : il était en manque de sang. Mais il ne désirait pas n'importe lequel, il voulait retrouver cette cuvée exceptionnelle qu'il avait englouti dans ce quartier de Belleville dans cette fameuse auberge. Comment retrouver une telle saveur sachant qu'il en avait détruit la source. Peut-être devrait-il retourner dans ce quartier et laisser ses sens le guider…
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Klaus transpirait beaucoup et était agité dans son sommeil. Il se sentait menacé et pris au piège. Puis une douleur lui déchira violement le ventre et il se mit à hurler.
Il ouvrit brusquement les yeux et se redressa. Il était essoufflé et son corps était en nage. Pourtant, il se trouvait toujours dans sa chambre où régnait calme et tranquillité. Il nota toutefois que ses mains étaient jointes sur son abdomen. Il les écarta pour s'assurer qu'il n'avait aucune blessure. Il ne trouva rien et ne ressentait aucune douleur.
Il eut un léger sourire, il venait de faire son tout premier cauchemar après mille ans d'existence ! Pas de quoi fouetter un chat !
- Nik ! Nik ! Ouvre la porte ! Entendit-il tambouriner dans le couloir.
Il se leva et ouvrit. Elena et Katerina, les jumelles, déboulèrent dans sa chambre. La première l'inspecta de haut en bas pour s'assurer qu'il n'était pas blessé pendant que la seconde s'allongeait sur le lit pour regarder sa sœur à l'œuvre.
Klaus attrapa les poignets de sa sœur et plongea ses yeux dans les siens.
- Elena, je n'ai rien, tu peux stopper ton inspection. La repoussa-t-il.
- Tu en es sûr Nik ? Ton cri était tellement torturé que nous avons cru qu'on te faisait du mal. S'enquit-elle inquiète.
- « TU » as cru, Elena. Reprit Katerina en tortillant ses cheveux autour de son index. Mais qui serait assez fou pour pénétrer dans cette demeure et s'en prendre à notre grand frère ?
- Katerina a raison, Elena. Il ne peut rien nous arriver dans ce manoir. Appuya Klaus.
- Pourtant, c'était bien dans notre propre maison que l'on s'en est pris à notre mère. Souligna Elena agacée.
- C'était il y a très longtemps, sœurette, et jamais plus je ne permettrais qu'une telle chose ne se reproduise, tu as ma parole. Promit-il, espérant calmer sa sœur excessivement anxieuse.
- Je n'en doute pas Niklaus, mais pourquoi alors as-tu crié ?
- Un cauchemar, c'était juste un cauchemar…
- Et que s'y passait-il ? S'intéressa Katerina.
- Mesdemoiselles, cela ne sont pas vos affaires. Fichez le camp à présent, je souhaiterai rester seul. Les chassa-t-il sèchement.
Il n'appréciait pas que ses sœurs s'intéressent d'un peu trop près à ses faits et gestes. Malgré ses responsabilités en tant qu'aîné de la famille, il s'efforçait de les tenir éloignées de sa vie et de conserver toute son indépendance. Il tira Katerina du lit et les poussa toutes les deux vers la porte.
- Nik, une dernière chose. Insista Elena. Rebekah est très affectée que tu ais tué son humain.
Klaus, exaspéré, leva les yeux au ciel.
- Elle était au courant des règles. Répondit-il.
- Je sais mais je crois qu'elle était amoureuse, elle le voyait depuis plusieurs semaines et...
- Ce qui fait de vous deux ses complices si vous l'avez laissé faire et ne m'en avez pas informé. La coupa-t-il abruptement, pressé d'en terminer avec les états d'âmes de Rebekah.
Katerina ouvrit la bouche pour protester mais Klaus lui jeta un regard noir qui la fit taire avant qu'elle n'ait commencé. Elles quittèrent la chambre de leur frère en silence, obéissantes envers le chef de famille aux méthodes parfois tyranniques. Ce dernier, excédé, claqua la porte juste derrière elles.
Klaus s'assit sur le bord de son lit, les mains plaquées sur son visage, et reprit le fil de ses préoccupations. Il était tourmenté, il n'avait jamais fait de cauchemars de sa vie. Pourquoi à présent ? Et puis il y avait ce sang d'exception par lequel il était complètement obnubilé. Il était si rare qu'il en devenait précieux. Il devait s'en procurer de nouveau. Il fallait qu'il retourne là-bas, à Belleville…
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L'odeur des bougies qui brûlaient titilla l'odorat surdéveloppé de Caroline et l'aida à reprendre connaissance. Elle ouvrit les yeux et aperçut les nombreuses chandelles qui l'entouraient et éclairaient les lieux.
Elle se trouva allongée sur un matelas au sol dans une sorte de grotte.
- Vous voici enfin réveillée. Commenta la voix grave d'un homme à ses côtés.
Elle se tourna vers lui et reconnu le vampire qui l'avait libérée des humains. Il était assis à terre contre la paroi rocheuse les coudes reposant sur ses genoux repliés.
- Je suis Stefan, vous souvenez-vous de moi ? S'enquit-il.
Elle hocha simplement la tête ne se sentant pas la force de parler.
- Bien. Approuva-t-il. Nous vous avons fait plusieurs injections de sang pour vous aider à vous rétablir, vous étiez tellement faible.
- Merci. Murmura-t-elle d'une voix éraillée en tentant de se redresser avec difficultés.
- Mais je crois que cela n'était pas suffisant, nota-t-il en la détaillant, nous allons vous apporter autant de sang que nécessaire. Cela vous remettra sur pied et apaisera votre soif. Décréta-t-il en faisant un signe de tête, tel un ordre silencieux que l'on envoie vers les coins sombres de la grotte.
Caroline allait répliquer qu'il était possible qu'elle ne se remette pas de la même façon qu'il l'escomptait mais il poursuivit avant qu'elle n'ouvre la bouche.
- Comment vous appelez-vous ?
- Caroline.
- Caroline, reprit-il, vous êtes un jeune vampire ?
Elle hocha de nouveau la tête.
- C'est bien ce que nous pensions. Nous vous avons repéré et tracé à des kilomètres à la ronde à cause de cet humain que vous avez vidé de son sang et dont vous trainiez l'odeur.
- Je ne voulais pas… Avoua-t-elle honteuse mais surtout affligée d'avoir détruit une vie.
- Je sais, nous sommes tous passé par cette situation, après tout, nous étions tous humains à l'origine, mais avec de l'aide nous avons appris à nous maîtriser. Expliqua Stefan. Quand avez-vous été transformée?
- Il y a deux jours.
- C'est vraiment très récent, pas étonnant que vous ne sachiez pas vous maîtriser. Où est votre créateur ?
- Je… Je ne sais pas…
Stefan fronça les sourcils et se redressa avec souplesse pour se tenir juste devant elle.
- Voulez-vous dire qu'il a procédé à votre transformation pour vous abandonner ensuite?
Caroline pouvait percevoir la colère s'insinuer progressivement dans l'intonation de sa voix. Etait-il peu courant chez les vampires d'abandonner les êtres qu'ils venaient de créer ? Etait-elle une exception à ses yeux? Ce n'était pourtant pas le cas…
- Pas tout à fait, je crois qu'il ne sait pas que j'ai été transformé. Avoua-t-elle en baissant les yeux, gênée de sa situation qui semblait peu commune.
- Comment est-ce possible, il a bien dû vous donner son sang pour que cela se passe? Tenta-t-il de comprendre.
- Je l'ai reçu par accident... Eluda-t-elle.
- Oh, savez-vous qui est-il?
Elle en avait assez de son interrogatoire, elle se sentait de plus en plus mal à l'aise au fur et à mesure qu'elle livrait son histoire. Cependant, elle devait être honnête car il pourrait peut-être l'aider à savoir ce qui n'allait pas chez elle et peut-être même trouver un « remède ».
- Non, je l'ignore, mais d'après ce que je sais, il fait partie du groupe de vampires qui ont attaqué mon quartier en pleine nuit. C'était des tueurs, mon oncle, ma cousine ainsi que son mari ne leur ont pas survécu.
- Hum des sauvages. En déduisit Stefan, songeur, puis il sourit. Vous n'avez plus à vous inquiéter, vous êtes en sécurité ici et vous êtes notre invitée. Vous êtes libre de rester parmi nous autant de temps que vous le souhaiterez.
- Merci.
Ils perçurent tous les deux l'approche d'un autre vampire qui ne semblait pas seul. Stefan jeta un œil derrière lui, Caroline suivit son regard mais ne vit rien.
- Lorsque vous serez remise je vous ferais visiter les lieux. Poursuivit-il.
Elle opina.
Un vampire fit son entrée chargé d'un fardeau qu'elle reconnut immédiatement. C'était l'homme qui l'avait torturée dans la ferme. Il avait les pieds et mains enchainés, sa bouche était bâillonnée et il semblait boiteux. Caroline ne savait pas à quoi s'attendre avec la venue de son ancien bourreau.
- Caroline, je vous présente Mason, un membre de notre communauté et voici le sang frais que je vous ai promis. Lui montra Stefan.
Elle le regarda avec horreur. C'était donc cela le sang qu'il lui apportait. Elle allait de nouveau devoir planter ses crocs sur un humain pour se nourrir, même si l'humain en question méritait ce châtiment.
Stefan parut ressentir son trouble car il ajouta :
- A vous de l'utiliser comme il vous semblera, vous pouvez vous venger de ce qu'il vous a fait subir ou bien, je vous ai promis de vous aider à vous maîtriser, nous pouvons commencer maintenant.
Elle haïssait ce fermier, une partie d'elle-même voulait le voir souffrir comme il l'avait fait souffrir, mais elle savait qu'il avait agi ainsi pour protéger des gens, des humains. Cependant il aurait pu la tuer aisément mais il avait préféré la torturer. L'autre partie d'elle ne voulait plus être ce monstre sanguinaire qui avait tué le vieil homme et s'en était pris aussi à Matthew, elle voulait être maître de son corps et de ses instincts, avoir le contrôle en toute situation et pouvoir décider par elle-même.
- Je souhaite que vous m'aidiez. Décréta-t-elle.
Il acquiesça et s'approcha d'elle en lui tendant la main pour l'aider à se relever. Elle la saisit et put sentir toute la force qui émanait de lui. En une fraction de seconde, elle fut sur pied, chancelante mais maintenue par son bras d'acier cinglé autour de sa taille.
- Tu es prête ? Murmura-t-il, la tutoyant à présent qu'il était proche d'elle.
Caroline ferma les yeux, inspira un bon coup et les rouvrit.
- Oui. Dit-elle déterminée.
Mason conduisit le fermier jusqu'à eux. Ce dernier ne semblait pas se débattre, il n'avait aucune réaction de défense, il paraissait soumis à leur bonne volonté. L'odeur de sang émanant de l'homme la frappa subitement, elle déglutit et sentit sa gorge la brûler.
- Tu as senti cette odeur de sang ? Elle t'appelle, te brûle la gorge et d'ordonne de t'en approprier sur le champ. Commenta Stefan.
Le visage de Caroline se déforma, ses lèvres de retroussèrent et ses yeux devinrent vitreux. Elle tenta de se jeter sur le fermier mais fut fermement maintenue sur place par les bras puissants de Stefan. Elle gronda et tenta de se débattre.
- Chut, Caroline, chuchota Stefan d'une voix calme et posée, ouvres tes sens, laisses-les s'équilibrer en toi. Sens mes mains sur tes bras, écoutes ce cœur humain qui bat et aspire à la vie, regardes et ne te contentes pas de voir l'humanité qu'il représente, prends conscience de tout ce qui t'entoure. Imprègnes-toi de cet environnement, aides-t-en pour guider et canaliser ta bouche et ton odorat.
Caroline arrêta de s'agiter et commença à détendre ses muscles. Elle tenta de suivre mot à mot les conseils de Stefan et réussit à établir un équilibre en elle. Son visage s'adoucit, son corps redevint calme et serein.
- Très bien Caroline, excellente maîtrise pour une première tentative. Maintenant, tu vas approcher tes lèvres de sa gorge tout en maîtrisant cet équilibre.
Elle obtempéra et colla ses lèvres dans le cou du fermier puis elle ouvrit la bouche et planta ses crocs. Le sang chaud et doux coula sur sa langue et raviva instantanément ses instincts bestiaux. Elle agrippa avec force la nuque de l'humain et y planta ses ongles. Ses sucions devinrent puissantes et elle avala de grandes gorgées.
- L'équilibre, Caroline, concentre-toi sur l'équilibre. Lui rappela Stefan contre son oreille, la tirant de son état second.
Elle reprit le contrôle de ses sens et de ses actes et se rendit compte qu'elle était enfin rassasiée. Elle s'éloigna de l'humain qui ne tenait plus sur ses jambes mais qui était toutefois encore vivant.
- Parfait, Caroline, tu as réussi haut la main ! La félicita Stefan.
- Merci, Stefan, c'est grâce à tes précieux conseils que j'ai réussi ! Sourit-elle.
Il lui sourit à son tour et Caroline perçut une petite lueur dans son regard. Elle se pressa de prendre ses distances en reculant de quelques pas, jugeant cette proximité inconvenante et gênante. Ces quelques pas lui coûtèrent car malgré la force qu'elle venait de récupérer, ses jambes restaient toujours aussi fragile. Sans sa canne, il était beaucoup plus difficile pour elle de garder son équilibre.
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En moins d'une heure, Klaus fut de retour dans le quartier de Belleville. Les rues étaient désertes et aucune chandelle ne brillait à travers les fenêtres. Les habitants étaient probablement calfeutrés chez eux dans la crainte d'une nouvelle attaque vampire.
Certains d'entre eux, ne croyaient pas à leur existence, d'autres étaient complètement fascinés. Pourtant cela faisait des siècles que les vampires ne se cachaient plus des humains notamment les sang-mêlé. Cependant avec l'émergence des vampires, apparurent les chasseurs de vampires, tous humains, qui les traquaient en groupe.
Klaus devait se méfier de ne pas croiser l'un de ces groupes après l'attaque des siens dans le quartier car malgré sa puissance, il serait seul contre une quinzaine de chasseurs. Ces derniers étaient de mieux en mieux équipés pour les détruire et ne vivaient que pour cela, pouvoir tuer du vampire, le graal suprême étant pour eux de tomber sur un Originel. Ce qui n'arriva jamais hormis peut-être lors de la disparition de sa mère.
Il longea une ruelle et retrouva la fameuse auberge. Comme attirés par un aimant, ses yeux se posèrent vers le mur où il avait plaqué sa victime puis vers le sol, là où son corps se situait juste avant son départ. Quelqu'un avait dû ramasser son corps et l'enterrer quelque part, mais qui ? Un parent ? Un frère ?
Il mit ses sens à l'affût pour tenter de trouver ce qu'il recherchait. Une odeur légèrement familière retint son attention et le guida quelques maisons plus loin. Les lieux semblaient inhabités et son odorat le conduisit à un escalier qui menait au sous-sol. L'odeur semblait de plus en plus forte et attisa ses papilles, c'était du sang il en était sûr. Il ouvrit une porte et fut frappé par la pureté de ce qu'il sentait. Il était sur le point de trouver ce qu'il recherchait. Il entra et scruta les lieux. Il n'y avait personne cependant il remarqua cette marque sombre étalée au sol. Il posa son doigt sur cette tâche rouge sang et le porta à sa bouche.
Il ferma les yeux et goûta. Il sourit car ce sang séché était du même niveau que celui qu'il avait englouti. Il était sur la bonne piste. Il pria à présent que son heureux propriétaire n'eut pas été décimé par les siens lors de leur attaque.
Il se redressa et repéra un autre indice. Posé sur un établi se trouvait une lettre écrite à la main avec ce même sang accolé par des lèvres. Klaus parcourut rapidement les quelques lignes.
« Caroline,
Je sais que tu dois m'en vouloir de t'avoir à nouveau laissé quelques gouttes de mon sang pour que tu puisses reprendre des forces. C'est mon cadeau d'adieu. Je ne serais pas présent pour ton départ, je ne veux pas te montrer mes larmes qui ne changeront rien. Prends soin de toi.
Je t'aime très fort.
Ton cousin, Matthew. »
Ainsi donc l'heureux propriétaire se prénommait « Matthew ». Cependant Klaus n'apprécia pas le contenu de la lettre qui lui affirmait clairement qu'il donnait son sang à un autre vampire. Il devait trouver ce Matthew, puis il tuerait ce sang-mêlé prénommé « Caroline » qui avait osé se nourrir d'un sang si précieux qui n'était digne que d'un roi, lui.
Son ouïe perçut soudainement le grincement des marches en bois qui menaient jusqu'à la cave. La porte s'ouvrit et un petit garçon fit son entrée. Klaus, qui s'était caché, le regarda avancer et huma son odeur qui mit tous ses sens en alerte. Il le suivit du regard jusqu'à l'établi où l'enfant prit la lettre et la serra contre lui.
Klaus se dévoila face à lui le faisant sursauter et le tétanisant sur place. Avait-il deviné quelle créature se trouvait devant lui ?
- Bonjour mon garçon, comment t'appelles-tu ? S'enquit-il.
Le petit garçon balbutia de terreur mais répondit :
- Matthew.
Klaus eut un sourire en coin de pleine satisfaction.
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Voilà c'est tout pour aujourd'hui, je sais ma fin est un peu sadique mais il va falloir vous y habituer :) !
Alors que pensez-vous de ce second chapitre ? L'arrivée de nouveaux personnages ? Le crime de Caroline ? Son apprentissage ? Et que pensez-vous de Klaus, est-il sans cœur ?
Pour ceux qui le souhaitent, lors de mes réponses à vos reviews (car oui je réponds à toutes par FF ou au début de chaque chapitre !) je joindrais un extrait de mon prochain chapitre ! Pour les non-inscrits vous pouvez me trouvez sur les forums suivants : TheOriginalVampires ou TheVampireDiariesFrance dans la partie fan fiction ou bien me retrouver sur mon profil facebook dont le lien est sur mon profil FF.
A très bientôt
Sabi
