Recoucou ! Voilà la suite avec moi de dialogues et plus de paragraphes :D
Merci à ceux qui ont postés des reviews, ça fait super plaisir de savoir que vous aimez bien :3 !
Ici, le point de vue est celui d'Hinata (il va changer souvent donc voilà je préviens)
Chapitre 3 :
Hinata
Je me réveillai en sursaut. Après avoir rapidement calmé mon souffle, je passai une main sur mes yeux. Le camion et son impact sur mon corps étaient encore très présents dans mon esprit. Je respirai une dernière grande inspiration avant de voir où j'étais : l'infirmerie, et c'était la nuit. Je le sus car je ne vis d'abord rien, avant que mes yeux captent des rayons lunaires. Je me relevai sur mes coudes. Un poids me gêna un peu, et je découvris qu'on m'avait couvert d'une couette. J'appréciais l'attention, mais j'avais faim. Je tournai la tête et vis près de moi, miraculeusement, un bento. Je m'assis et l'ouvrit. A l'intérieur, il y avait du riz, des légumes et un peu de viande froide. Je mangeais rapidement en me disant que le dieu de la nourriture devait réellement exister, avant de me rendormir. Je me réveillerai pour de bon plus tard.
Et effectivement, lorsque je rouvris mes yeux, le soleil inondait l'infirmerie. Je m'assis et regardai autour de moi avant d'enlever la couette et de regarder mon genou. Il semblait avoir retrouvé sa taille normale et un bandage maintenait de la pommade dessus. Je n'avais plus mal, et ma nuit semblait m'avoir calmé de mon état. En y repensant, je me dis que je n'avais encore jamais eu aussi mal de ma vie, même lorsque Natsu-nii m'avait lancé un manuel scolaire dans la tête. Mais je me rendis compte que j'avais encore faim. En soupirant, je vis qu'il ne serait que bientôt neuf heures. J'espérai que quelqu'un allait bientôt venir, car je sentais que je m'ennuyai déjà. Je décidai alors de me remémorer nos matchs, pour passer le temps. Celui qui me marquait le plus, avait été et resterait toujours le deuxième contre Aoba Josai. Je revis encore le ballon arrivant dans ma main, puis la balle qui repartait à toute vitesse après avoir rebondit contre le block. Le sentiment d'horreur lorsqu'en me retournant, je vis que personne ne pourrait la rattraper à temps. Un frisson me parcourut. Cette sensation d'avoir provoqué la fin de notre rêve restait gravée en moi. La culpabilité me rongeait et continuerait de le faire jusqu'à ce que l'on batte de nouveau l'équipe du Grand Roi. Je m'étais promis de progresser dans ce but, mais peut-être que j'en avais trop fait. Après tout, j'étais coincé ici à cause de mon manque de jugement : s'entraîner la nuit me semblait maintenant une très mauvaise idée. Comme pour confirmer mon hypothèse, j'entendis la porte s'ouvrir et le coach me regarder, inquiet et soulagé à la fois.
« Tu es réveillé ? Tu n'as pas fait de conneries en attendant au moins ? rajouta-t-il après mon bref hochement de tête.
- Dites coach, j'ai faim, dis-je après avoir secoué la tête pour signifier que je n'avais rien fait.
- T'es vraiment un estomac sur pattes ! T'as pas mangé le bento ?
Ah, ce n'était pas le dieu de la nourriture…
- Si, mais hier.
Il râla un peu avant de me dire qu'il allait voir ce qu'il pouvait trouver. Il revint un quart d'heure plus tard avec de l'omelette et une pomme.
- Bouffe-moi ça, et après repose-toi.
- Je ne peux pas aller m'entrainer ?
- Non !
Ses yeux furieux me fermèrent la bouche. Bon d'accord, je m'étais déboîté le genou, mais il l'avait remis, non ?
- Je ne suis pas guérit ?
- Tant que tu n'es pas passé à l'hôpital, tu ne joueras pas au volley. C'est tout.
- Mais coach, pourquoi l'hôpital ?
J'avoue que je devais être pire qu'un enfant avec la tête boudeuse que j'avais, mais je voulais vraiment jouer là.
- J'ai replacé l'os mais les ligaments sont peut-être croisés et si tu rejoue dans cet état, tu peux t'abîmer définitivement le genou. Et à ce stade, tu ne joueras plus jamais. C'est ce que tu souhaites ?
Je secouai négativement la tête. Le coach pouvait être carrément terrifiant, et ma tentative de l'amadouer avait été un échec total, je le reconnus.
- Bien. Alors sois patient jusqu'à midi. Je t'emmènerai après le déjeuner.
- Ossu… »
Il me regarda un peu plus, avant de repartir. Je ne bougeai d'abord pas, avant de finir mon omelette et de croquer à pleines dents dans ma pomme. Bon, j'allais essayer d'être patient.
Ce fut également un échec total. Trente minutes suffirent pour que ma motivation tombe à l'eau et que je commence à trouver des excuses, plus stupides les unes que les autres, pour aller au gymnase. Et finalement, je me dis que d'attendre ici ou là-bas ne faisait pas une grande différence. Je pliai alors doucement ma jambe droite et constatai qu'elle ne me faisait pas mal. Super ! Je me mis debout. Pour tomber aussitôt. Ah oui, peut-être que la jambe gauche n'avait plus de sang à force d'être pliée. Je l'étendis alors doucement et ressentis la sensation de fourmis dans mes veines. Très désagréable, selon moi. Après une minute ou deux en demi-tailleur, je me levai, et restai plus ou moins debout, essayant de me tenir au bureau. J'avais de légers vertiges, mais rien de bien grave. C'était sûrement dû à la bosse que je sentais à l'arrière de ma tête. Puis je partis de l'infirmerie.
La distance avec le gymnase me parut bien plus longue qu'avant et je trébuchai plusieurs fois. C'était douloureux, au genou et au cerveau mais je me dis que je serais vraiment heureux d'arriver, alors je continuais. Comment Kageyama avait-il réussit l'exploit d'un aller-retour-ramener-le-coach en moins de trois minutes trente ? C'était réellement un génie et un surhomme. Mais un jour, j'arriverais à le battre.
En entrant dans le gymnase, j'inspirai à fond. L'odeur de la bombe de froid et du parquet ! Cette odeur m'avait marqué pour toujours : elle resterait à jamais gravée dans mon âme. Le volley faisait partie de moi, personne ne me l'enlèverait. J'eu quand même un léger doute en voyant la tête furieuse du coach. Il marchait à grand pas vers moi, et même Kageyama ne m'avait jamais paru aussi effrayant. Arrivé devant moi, il attrapa mon col et me plaqua sur le mur, à ma gauche.
« Qu'est-ce que tu fous là, putain ?!
Mes mains se posèrent instinctivement sur les siennes, pour essayer de le faire lâcher prise. Euh… il n'allait quand même pas m'étouffer, si ?
- Je viens juste voir, soufflai-je en paniquant.
Peut-être que si finalement, vu que je commençai à suffoquer.
- Tu ne devais pas bouger de l'infirmerie !
- Désolé. Je suis désolé. »
Il me lâcha brusquement et j'atterris d'abord sur ma jambe droite, qui se plia sous le poids de mon corps. Je tombai à genou et mis une main sur ma gorge avant de tousser. Bon, d'accord j'étais encore faible mais pas besoin de s'énerver comme ça. Je ne voulais pas mourir moi ! Je relevai un peu la tête et vis que Suga-senpai s'était mis à ma hauteur et me pressait l'épaule en parlant. Pendant ce temps, Daichi-senpai parlait avec le coach. J'enlevai ma main de ma gorge et reportai mon attention sur l'argenté.
« Ça va ?
- Euh, oui, répondis-je encore un peu sonné.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
J'eu un choc. Même Suga-senpai s'y mettait ? Est-ce que je faisais tout de travers ? Ils devaient tous me prendre pour un idiot…
- Hum… je viens regarder, même si je ne peux pas jouer.
- Tu n'aurais pas dû. Ton genou doit se reposer et marcher ne l'aide pas, intervint le capitaine.
Je baissai la tête. Je devais être pitoyable, pire qu'un enfant, comme d'habitude.
- C'est gentil de venir nous encourager, mais ne mets pas ta santé en péril pour nous Hinata.
- D'accord, marmonnais-je.
- Mais bon, maintenant que tu es ici, restes y, soupira-t-il.
Je relevai vivement la tête, juste le temps de voir un demi-sourire dans ma direction, et quand je compris, un grand sourire illumina mon visage.
- Je vais t'aider à aller sur un banc, ce sera plus confortable, me proposa gentiment Suga-senpai.
- Merci senpais ! »
Ils eurent tous les deux un regard attendri et un fin sourire, avant que le capitaine ne retourne voir les autres, qui s'entraînaient aux réceptions et aux attaques, et que le vice-capitaine ne m'aide à m'asseoir près d'un des terrains où se déroulaient les matchs. Le coach me lança un regard en coin clairement énervé et un peu coupable aussi, alors je lui adressai un grand sourire reconnaissant, sachant que si je pouvais rester, c'est parce qu'il n'avait pas dit non. Il fut un peu surpris mais sourit légèrement aussi, avant de s'énerver sur Kageyama qui s'était pris un ballon dans la tête par manque de concentration.
Pendant un peu plus d'une heure, j'observai les matchs entre équipes, en devant parfois me retenir de rattraper une balle ou de hurler qu'il fallait qu'ils se bougent. Je trouvais ça assez drôle, beaucoup plus que d'être seul à l'infirmerie. Quelques personnes vinrent me voir sur mon pauvre banc, notamment Kuroo-san qui s'amusa à me persécuter, avant que Tsukkishima ne retienne son attention, et Kenma qui me parla aussi peu que d'habitude mais le simple fait qu'il soit là me montrait son inquiétude.
Puis vint le déjeuner, toujours aussi bruyant, et durant lequel j'eus l'impression d'être un assisté. Les joueurs se démarquaient en deux camps : le premier était ULTRA-attentionné et le second très, très, mais alors très, très chiant. Je finis par me concentrer sur mon assiette, ne répondant plus aux provocations, sinon j'allais être en retard. Je pris un dernier onigri avant de claudiquer jusqu'à la voiture du coach. Il m'y attendait déjà et je me dépêchai de m'attacher.
« Je savais que j'avais bien fait de prendre ma voiture », bougonna-t-il.
Le trajet fut assez court et surtout silencieux, et nous n'attendîmes que trois heures à l'hôpital. La présence d'Ukai-kun me calma bizarrement, comme si son aura terrifiante m'enlevait la moindre idée de bouger sans son accord. Puis une infirmière m'appela et m'examina. J'avoue que j'étais hyper stressé à ce moment-là. Une femme qui ne me connaissait absolument pas allait décider de mon avenir ! Elle se tourna finalement vers nous et annonça avec un grand sourire :
« C'est bon. Le genou est bien remis et les ligaments sont en place. Tu pourras rejouer dès demain.
- Demain ? Pourquoi pas aujourd'hui ?
- Pour être sûr de ne pas avoir de complications. Ton genou reste encore un peu fragile.
- Ah d'accord. »
Le coach paraissait sincèrement soulagé et il rougit un peu lorsque la jeune femme le complimenta sur la façon dont il avait remis mon genou. Je souris légèrement. J'étais peut-être idiot mais pas myope. C'était comme avec Daichi-senpai et Suga-senpai, qui pensaient que leur relation ne me sautait pas aux yeux… Leur bonheur était si flagrant qu'il me semblait qu'un aveugle l'aurait vu. Mais bon, tant que les gens que j'aimais étaient en sécurité, je pensais que rien ne pourrait me rendre malheureux.
L'entraînement reprit donc le lendemain, d'abord doucement puis beaucoup plus intensément que pour les autres parce que j'avais « du retard à rattraper sale mollusque incapable de prendre soin de moi », cité Kageyama et Ukai-kun. Ces deux-là débordaient réellement d'affection… mais peu m'importait. Je jouai au volley.
Parfois je relis mes chapitres et je me dis que c'est vraiment pas long et assez médiocre comparé au temps que je mets à l'écrire... -'
En relisant, je me rends compte qu'on pourrait croire à la fin... Quelle naïveté ! :D La suite sera pire alors arrêtez vous là si vous avez de fragiles petits coeurs. Ce chapitre est un peu l'accalmie avant la tempête ^^
Suite bientôt :*
