Chapitre 3 : Incompréhension.
- Bonjour Watanuki !
- Bonjour Watanuki !
- Bonjour les filles. Vous voulez quelque chose de spéciale ce matin ?
Les deux jeunes filles échangèrent un regard malicieux avant de répondre en chœur :
- Des fondants aux chocolats !
- C'est parti pour des fondants aux chocolats.
- Hourra ! Vive Watanuki !
Le petit déjeuner finit, le jeune homme fila.
- Vous avez intérêt à ne pas vous saouler pendant mon absence, sinon ce soir c'est zéro bouteille.
- D'accord. Mokona est moi on sera sage comme des images.
Watanuki les observa un instant :
- Mais bien sur, comme si j'allais vous croire…
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Étant parti en avance il décida de prendre un autre chemin. Il ne souhaitait pas se retrouver seul avec Domeki. Certes, il mettrait un peu plus de temps à arriver, mais pas au point d'être en retard.
Pendant ce temps, un jeune homme prenait lui aussi le chemin le menant à son établissement scolaire. Il avait quitté le temple espérant croiser le jeune fugueur. Malheureusement pour lui, Watanuki n'était pas sur son trajet…
La matinée se passa très bien. Il était plus qu'heureux de pouvoir à nouveau contempler la douce Himawari.
Himawari m'a souri ! En plus, elle m'a attendu avant d'entrer dans la salle de cours. J'ai eu le droit à un de ses merveilleux sourires pour mon retour… Maintenant allons manger. J'espère que ce que j'ai préparé lui plaira.
Une fois installé à l'ombre d'un arbre, il lui tendit un bento confectionné tout spécialement pour elle.
- Pour me faire pardonner de t'avoir inquiété.
- Oh Watanuki… C'est trop gentil. Merci.
- Ce n'est rien. J'espère que tu aimeras.
Tout en répondant, il s'était mis à gesticuler en tout sens, comme à l'accoutumée. Tout semblait normal sauf que :
- Tiens, Domeki est en retard…
Watanuki s'arrêta net.
Pourquoi pense-t-elle à lui ? Himawari est vraiment trop gentille. S'inquiéter pour un tel abruti. En tout cas, moi, j'espère que l'on pourra rester que tous les deux. Rester seul avec la belle Himawari… Quelle chance !
Domeki arriva pourtant, au grand désespoir de Watanuki : il devrait partager Himawari.
- On a eu peur que tu ne viennes pas. Installes toi.
- J'ai du aider un prof.
Contre toute attente Watanuki ne rétorqua pas avec une de ses habituelles réplique cinglantes, mais il finit par dire :
- Je n'ai rien préparé pour toi.
Domeki et Watanuki se fixèrent pendant un moment. Aucun des deux ne voulaient détourner le regard le premier. Finalement Himawari les interrompit.
- On peut partager si tu veux. Watanuki m'a préparé ce bento, mais je ne pourrais pas tous manger, surtout que j'en avais déjà un.
Watanuki se retourna vers la jeune demoiselle.
- Himawari ! Tu ne devrais pas être si gentille avec lui. Il ne le mérite pas.
Aucun des deux ne semblaient remarquer la grande tristesse que Domeki dissimulait tant bien que mal derrière son masque d'impassibilité. Celui-ci ne cessait de fixer Watanuki. Ce dernier semblait tout faire pour l'ignorer. Ne pouvant le supporter plus longtemps, Domeki se leva.
- J'y vais.
- Bien, à tout à l'heure? On rentre ensemble, comme d'habitude.
- Oui.
Quand Domeki s'éloigna, il put entendre les derniers mots de Watanuki, bien que se soit à peine murmuré.
- Bon débarras…
Une seule et unique larme perla sur le visage de l'archer. Il refoula bien vite sa peine au plus profond de lui. Il savait bien que jamais Watanuki n'aurait de tels sentiments à son égard. Il ne comprenait déjà pas que lui l'aimait. Il n'avait d'yeux que pour Himawari. La vie était parfois bien trop cruelle. Pour Watanuki, il n'était qu'une gêne, un parasite, un insecte que l'on chasse… mais qui revient sans cesse bourdonner à l'oreille. Voilà ce qu'il représentait : rien, et il en souffrait beaucoup trop.
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Le trajet du retour fut assez calme. Watanuki ne parlait évidemment qu'à la belle demoiselle, ignorant totalement le jeune homme qui les accompagnait. Finalement Himawari les laissa seul. Le silence entre les deux étudiant fut des plus tendu, et ils furent tous les deux satisfait de voir le temple apparaître à l'horizon. Ils se séparèrent sans un mot. Watanuki fit rapidement le trajet le séparant de la boutique. Cette fois personne ne l'accueillit, mais il entendait parler.
