(mon cerveau a enfin accepté de se mettre en marche, et a reconnu qu'il faudrait peut-être prévenir les lecteurs du genre de fic que c'est avant leur lecture. J'vous jure, quel incapable.)

Couples : 1x2, 3x4, 5xHilde

Rating : On m'a dit T. Moi je n'y connais rien. (mais ça deviendra du M)


Bonjours à toutes et à tous !! Et voici le chapitre 3 !

Je ne vous réécrie pas les notes habituelles, je crois que tout le monde les connait.

(Au pire, vous pouvez les retrouver dans les 2 précédents chapitres)

Sinon je tiens à redire un grand merci à Coquillette, Kaloon, Hanako32, l'ange rouge, Fredjs, Plikt, Chachou210390, Lewella... et à tous ceux qui ont lu ma fic, même s'ils ne m'ont pas laissé de review.

Bonne lecture !


Les GWiades 3

Espèce de sale """ fourchue ! Quand je suis arrivé Quatre et ce type étaient en train de se bouffer des yeux – c'était trop mimi et inespéré avec le kitten – et maintenant, Blondie évite de le regarder. Non mais bravo à la plombeuse d'ambiance !

Allez, on essaie de relancer la conversation.

- Sinon, tu t'appelles comment ?

- Trowa.

Ma parole c'est qu'il a l'air aussi bavard que la brute japonaise qui l'accompagne. Ne pas se décourager, il faut aider Quatchou.

- Il me semble que tu étais dans l'équipe de rugby toi aussi, non ?

- Hmm.

Eh ben ça promet d'être laborieux. C'est l'air de Grenoble qui les rend comme ça ? Les Nancéens avaient l'air plus ouverts. Parions que j'arrive à leur faire décrocher plus d'un mot. Si je gagne, vous m'écoutez tout le long, si je perds je me tais.

- Et sinon que nous vaut l'honneur de votre présence ?

Moment de blanc. Coup d'œil de Trowa à Brutus. Sourcils légèrement plissés de Quatre qui cherche où je veux en venir. Sourire en coin du méché.

- Heero voulait savoir comment allait ton nez.

Gagné !! Hé hé, vos oreilles sont à moi.

Donc il s'appelle Heero. C'est japonais ça non ? Oulà, j'aimerais pas qu'il me jette ce regard-là. Plus glacé, c'est le zéro absolu (1) ! Mais ça n'a pas l'air de perturber l'uniméché. Il doit avoir l'habitude…

- Bon, ben puisque vous n'êtes pas là pour mes talents de chanteuse, je vais aller me chercher un truc au bar. Chanter donne soif.

- Je viens avec toi.

- Je ne le voyais pas autrement mon chéri d'amour.

- Grmff.

Ha ha j'adore quand ma brunette prend son ton mielleux pour énerver Wufei. Vous comprenez, il n'aime pas car ça fait trop tendre. Pas digne du futur chef d'un clan qui a quasiment disparu mais qui a, à une époque, eu une grande influence à la cour chinoise hé hé. Mais Quatre et moi on n'est pas dupe : derrière ces soi-disant provocations il y a vraiment de la tendresse, même s'ils ne l'avoueront jamais. Et nous ne leur ferons jamais remarquer : on veut pas être des suicidés assistés.

- Bon ben sinon ne te fais pas de soucis pour mon nez, il va bien. Je dois juste garder ce plâtre pendant 3 semaines.

- Je n'ai jamais dit que je m'inquiétais, surtout pour toi.

Ça veut dire quoi ce « surtout pour toi » ?

- Non mais ça veut dire quoi « surtout pour toi » ?

- Je vais poser mon violon à la chambre d'Hôtel. Je reviendrai dès que possible Duo.

Quatre, le Roi de l'excuse quand il ne veut pas être mêlé à une dispute qui ne le concerne pas. Lâcheur !

- Je viens avec toi : avec la nuit tu pourrais ne pas retrouver ton chemin.

- Merci.

Ben voyons ! Ils ont pris les même cours d'esquives tous les deux ? C'est ça, allez copuler dans les buissons. Et puis mariez-vous tant que vous y êtes, vous êtes bien assortis.

Attendez un peu : depuis quand Blondie se laisse approcher autant par un inconnu – ben il ne l'a rencontré qu'il y a 5 ou 6 minutes - et le laisse envahir son espace vital sans broncher ? J'ai du rater un épisode. Voir même une saison entière.

Bon je m'occuperai de ça ce soir, avant qu'on se couche. Pour le moment mon problème est le truc semi-bridé coiffé avec un pétard. Vais te le recoiffer moi.

- Alors, ça veut dire quoi « surtout pour toi » ?

- Je n'ai pas l'habitude de me préoccuper des gens, encore moins quand je ne les connais pas.

Ah c'est donc ça. Et il me le sort sur le ton le plus aseptisé qu'il soit. Glaçon sans cœur !

Mais bon je peux me radoucir un peu : c'est pas personnel…

- Tu ne me connais pas ? Pourtant notre rencontre était assez percutante.

Oh un microsourire ! Je suis sûre que ça ne lui arrive pas souvent.

- Si tu savais mieux tomber il n'y aurait pas eu de problème.

- Ah ben maintenant ça va être de ma faute. Tu ne crois pas que tu as quand même une toute petite part de responsabilité dans mon accident ? Non, je te demande ça comme ça…

Il ose lever un sourcil perplexe. Je vais le tuer. Ou le violer. Car franchement il est canon, même si il est glacial. Une beauté froide quoi. Roh vous l'imaginez avec des couettes…

- Je ne vois pas de quoi tu te plains. Ce n'est qu'un nez cassé.

Qu'un nez cassé ? Bon ben alors ça ne te dérange pas que je te casse le tien, hein ?

- Moi je me suis fracturé la jambe l'an dernier aux GWiades de Nancy et j'en ai pas fait toute une histoire.

- Dis aussi que je suis une chochotte et un fouteur de merde. Que je sache, ce n'est pas moi qui suis venu voir l'autre. Si c'était pour me dire ça…

- Mais je n'ai jamais dit que je voulais discuter avec toi.

Connard. Il joue sur les mots. Je suis certain d'avoir vu un rictus. Si, si, le coin droit de ses lèvres a tressauté. Il se fout de ma gueule en plus.

- C'est plus Trowa qui voulait parler à ton ami.

- Et donc tu étais venu pour jouer au chandelier. Je trouve ça super sympa. Je veux dire, pour quelqu'un qui ne s'excuse même pas d'avoir casser le nez d'un adversaire.

Il me fait deux yeux presque ronds. Qu'est-ce que j'ai dit de surprenant ? Depuis le début je me demande si je dois le frapper, ou le vanner comme Wufei. En rire ou m'énerver ? En attendant je nage entre deux eaux, le regardant droit dans les yeux.

- Je ne comprends pas de quoi tu te plains.

Tiens il a retrouvé l'usage de la parole. Fais bien attention à ce que tu vas dire car ça va peser lourd sur ma balance...

- Au rugby, on prend des risques. Tu savais à quoi tu t'exposais en jouant.

Ok t'es qu'un enfoiré et je vais t'étrangler. Tu dois t'en douter à mes sourcils froncés et à ma voix cassante.

- J'ai pas signé pour me faire casser la gueule. Je sais pas chez vous, mais à Toulouse on joue pour s'amuser.

- Ici aussi, mais on se prépare.

- Alors tu devrais te préparer à recevoir une droite en express dans pas longtemps.

Il lève encore un sourcil. Étonné cette fois. Puis il croise les bras. Je sens que ça va être la goutte d'eau. Il se rapproche, un léger sourire de satisfaction aux lèvres, jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de moi. Jusqu'à frôler mon oreille. Il veut me tester ?

- Tu ne peux pas m'en vouloir Duo.

Mmm, sa voix est grave et sexy quand il murmure, en particulier mon nom...

- Ton nez, c'est rien, du moment que tes deux principales extrémités ont été préservées.

Hein ? Quelles extrémités ? Merde j'arrive plus à réfléchir. Qu'est-ce qu'il me fait ?

- Ta natte – je t'ai entendu dire à ton équipe que si il lui arrivait malheur tu les castrais tous - …

Non, on ne touche pas à ma natte. Il n'y a que Hilde et Quatre qui… Oh oui, continues…

- … et…

- E… Et ?

Il me lance un rapide sourire pervers. Non, il ne penserait pas à…

- A demain Duo.

Et il s'en va. Là, comme ça.

Il s'en va ?!

Mais non : je devais lui coller une droite ! Ou l'embrasser ? Argh je sais plus, il m'a complètement retourné !

Euh, « retourné » ? J'ai un coup de chaud là.

Je l'ai dit dans le sens « bouleversé », vous l'aviez compris hein ? On l'a tous compris ?

J'ai vraiment un gros coup de chaud là… Ils ne pourraient pas ouvrir les fenêtres ici ?

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Quatre trouvait ce silence de plus en plus pesant. Il devait le rompre. Ça lui permettrait peut-être d'évacuer cette gêne.

- C'est gentil de m'accompagner.

- Hm.

On aurait pu entendre une vache meugler, même si elle avait été à plus de 6 kms.

- Tu n'étais pas obligé.

- Je sais.

- Pourquoi alors ?

- J'en avais envie.

Il tourna la tête vers Trowa. Cruelle erreur. Il la détourna immédiatement.

Quelle idée d'avoir posé cette question hein ? Maintenant il passait du stade coup de soleil à celui de pivoine. Ce mec avait un regard trop…

… trop…

… trop excitant ! Voilà ! Z'êtes contents ?

Non mais qu'est-ce qui lui prenait de se faire raccompagner par un inconnu ? Rashid serait fou ! Il avait accepté de ne pas l'accompagner à condition qui lui promette de ne jamais rester seul et de ne rien faire d'irraisonnable. Et comme Maître Quatre tenait toujours ses promesses, son garde du corps l'avait laissé partir pendant ces trois jours, la conscience - relativement - tranquille. Si Rashid le voyait...

Ils arrivèrent à la chambre d'hôtel qu'il partageait avec Duo et Wufei. Trowa resta à l'entrée, alors que Quatre allait ranger son instrument. Le blond savait qu'il le matait. Il aurait du mettre fin à tout ça. Il aurait du lui dire que s'il voulait choper quelqu'un ce soir, il devrait aller voir ailleurs. Qu'il ne couchait pas le premier soir. Qu'il n'avait jamais couché d'ailleurs. Que c'était pas possible car il recherchait une relation sérieuse. Qu'il ne supporterait pas qu'il le rejette le lendemain matin, comme s'il ne s'était rien passé. Qu'il…

- Chut : tu penses trop fort.

Le blond ne l'avait pas senti approcher. Mais là il sentait très bien ses bras musclés l'enlacer par derrière et son torse accueillant se plaquer contre son dos. Ils en frissonnèrent. Quatre appréciait ces nouvelles sensations...

- Je ne sais pas comment se sont comportés les autres, hommes ou femmes, avec toi. Ni même s'il y en a eu. Je vais être franc avec toi Quatre : je te veux. Je n'ai jamais eu de partenaire stable. Les coups d'un soir sont plus simples à gérer. Mais toi, j'ai envie de te voir le matin en me réveillant et de te serrer contre moi. Je ne me l'explique pas, cependant je l'accepte.

Quatre se sentit, curieusement, heureux et serein, comme si un poids venait de lui être subitement enlevé. Mais il ne s'arrêta pas pour essayer de comprendre. Instinctivement, il remonta ses bras et caressa ceux du méché.

Celui-ci en parut soulagé : jusqu'ici, l'autre n'avait rien fait pour le repousser, mais il ne l'avait pas non plus encouragé. Il avait besoin de savoir que l'autre était d'accord et ne le propulserait pas dans un mur au dernier moment. Il avait trop besoin de lui. C'était inattendu. C'était fort. C'était tendre. C'était bon.

- J'ai eu l'impression que tu voulais être rassuré. Mais, comme l'a si bien dit Dorothy, je suis économe en mots. Je vais donc te parler un autre langage.

L'ange rit doucement.

- Je ne suis pas sûr d'avoir le décodeur.

- Je serai un bon professeur. Tu apprendras très vite.

Trowa pencha sa tête pour l'embrasser dans le cou. A peine son souffle frôla cette peau que Quatre se tortilla légèrement, de sorte à échapper au baiser.

- Non Trowa… Je suis très sensible sur cette zone. Mon ex pourrait te le dire, il a à peine pu y toucher.

- Ton ex ?

Le Grenoblois fut envahi par une vague de colère. On appelle ça la jalousie…

Le Toulousain la perçut. Alors il se retourna immédiatement. Il leva ses bras et enroula le gauche autour de l'épaule de son ténébreux. La main droite était trop occupée à caresser sa joue mate.

- Mon ex oui. Ça a duré 2 mois, puis j'ai rompu. Il n'y avait rien entre nous, alors ça ne servait à rien de rester ensemble. On n'a jamais été bien loin, et le cou est le seul point personnel que je lui ai laissé toucher.

Trowa se mit lui aussi à sourire, rassuré.

- Et moi, est-ce que j'ai le droit d'y toucher ?

- Oui. Tu as tous les droits.

- Je saurais en abuser…

Il replongea vers ce cou tant convoité mais stoppa à quelques millimètres, laissant le temps à son ange de s'habituer à son souffle. Quand il le sentit se détendre et frissonner, il osa poser ses lèvres. Quatre en gémit de plaisir. Ainsi stimulé, son bourreau continua à embrasser cette peau si douce, et même à la lécher ou à la mordre.

Il n'aurait pas du.

Quatre gémissait de plus en plus, et de manière très suggestive. Ses mains étaient agitées, se perdant dans ses cheveux, dans son dos. Il l'avait prévenu que c'était une zone sensible, mais le brun ne se doutait pas qu'elle était tellement érogène chez lui. Et voir son blond dans un tel état avait un effet non négligeable sur son désir…

Il préféra s'arrêter net.

- Tu es trop désirable pour ma santé mentale. (2)

Mais Quatre ne voulait pas en rester là. Pas maintenant. Pas dans cet état là. Sa raison était partie en congé, après de nombreuses et loyales années de services, et ses hormones la remplaçaient. Il lui chuchota de sa voix la plus aguicheuse :

- Je croyais que tu me voulais ?

- …

- Alors prends-moi. Je te veux, Trowa.

Le loup emmena très vite l'agneau blanc et pur dans sa tanière…


(1) : Le zéro absolu se situe à -273,15°C ou 0 K (kelvin). C'est la température la plus basse qui puisse exister dans l'univers. Elle est théorique et inaccessible : il s'agit d'une limite vers laquelle on peut uniquement tendre. À 0 K, une substance ne contient plus à l'échelle macroscopique l'énergie thermique (ou chaleur) nécessaire à l'occupation de plusieurs niveaux énergétiques microscopiques. Les particules qui la composent (atomes, molécules) sont toutes dans le même état d'énergie minimale (état fondamental). Cela se traduit par une totale immobilité au sens classique.

(2) : Ceci est une citation de Kaloon (qui n'est pas dans une de ses fics, même si ça a failli )


Voilà, j'espère que ça vous à plu.

Je sais, je n'ai pas écrit de lemon (Honte à moi), mais je n'avais pas assez d'assurance. Cependant, je pense pouvoir résoudre ce problème dans le chapitre 7... ("Merikhemet en mode perverse et yaoiste activé")

Biz à tous !!