Version corrigée du 16 novembre 2014


Chapitre 3: Canapé

Oh non !

Mes yeux s'écarquillèrent quand je vis la superbe dentition de l'homme-plante. Il se dirigeait vers moi à pas lents, me dévorant des yeux. J'étais vraiment dans le pétrin là...

Mais au loin, je vis soudain apparaître une silhouette qui courait à toute vitesse vers nous. Quant avec horreur je le reconnu, je tournai rapidement la tête vers Zetsu d'un air suppliant : Mange moi mais par pitié, pas l'imbécile !

Mais Tobi nous rejoignit bien vite, en hurlant d'un air de super-héros :

« Je vais te sauver Kiki ! »

Oh my god ! J'aurais préféré être bouffé par Zetsu, manger du poisson cramé pendant une semaine ou périr tuer par Kisame, mais ne surtout pas être appelée Kiki !

Il sortit un kunaî et trancha mes liens d'un geste héroïque, avant de me rattraper gracieusement pour éviter que ne je m'écrase par terre comme un gros sac.

Mais mon poids le fit vaciller, et résultat ; nous étions tous les deux par terre. Zetsu sourit moqueusement mais repris bien vite un air sérieux :

« Tobi.

-Oui ?

-Tu viens de m'abîmer un superbe piège que Sasori m'avait gentiment mit au point avant sa mort.

-Ah ?

-Tu vas me le réparer vite fait et consolider les liens avec ton propre chakra, ça m'évitera de me fatiguer pour rien…

-Tobi se met au travail tout de suite !

-La ferme et bosse. »

Tout le long de la conversation, c'était le coté obscure de Zetsu qui c'était exprimé mais c'est avec la voix douce de son coté blanc qu'il s'adressa à moi :

« Viens par là toi. »

Je voulus m'enfuir par réflexe mais des lianes sortant de terre me retenaient. Frustrée, je tentais de mordre dedans, mais une branche vint me fouetter le visage, et je dû renoncer.

« Je contrôle la végétation. Tu ne peux pas t'enfuir.

-Tu parles à un chien là. Se moqua sa partie noire. Sa partie blanche l'ignora royalement et repris :

-Viens là. »

N'ayant pas d'autre choix que d'obéir, je m'avançais vers lui. C'est de tout cœur que je priais pour qu'il ait déjà mangé avant de venir…

« Je ne te grignoterais pas cette fois, mais comme je suis curieux de savoir si tu appartiens ou pas à Konoha, je vais t'emmener avec moi. »

Il me tourna les talons et je me contentais de le suivre docilement, tiré par la laisse de liane. Laissant l'imbécile réparer les dégâts qu'il avait commit.

« Tu nous ramènes quoi là ? »

Tous les membres de l'Akatsuki furent étonnés de me voir aux cotés de l'homme-plante. La face blanche de Zetsu pris finalement la parole pour s'expliquer :

« Je voulais simplement vérifier que ce ne soit pas un chien de Konoha, ils utilisent souvent les clebs pour leur flair.

-C'est pour cela que j'avais demandé à Kisame de le tuer, mais si l'Autre n'était pas intervenu... » Pesta une voix qui provenait du fond de la grotte.

Il faisait si sombre que je ne voyais que Zetsu à mes cotés, et Deidara, qui était devant moi à agiter un os sous mon nez. Oui cela me faisait plaisir, et oui je l'aurais certainement pris son os, si ce n'était pas un squelette de bras humain...

« Ce chien est bien difficile...Hum.

-Laisse Deidara, il est pourri ton os.

-Tu me cherches Kisame ?

-Arrêtez vous deux, tonna une voix grave et profonde qui me fit froid dans le dos, ce chien n'est certainement pas de Konoha. Les toutous de ce village parlent et portent l'insigne caractéristique du village. Et ils ne sont certainement pas assez cons pour se laisser piéger de manière aussi bête. »

La moutarde me monta soudain au nez. Voilà qu'ils pensaient que j'étais moins intelligente que de véritables chiens ! C'était la meilleure !

« Tuez le. »

J'aurais du compter combien de fois on m'avait menacer de mort aujourd'hui. Je n'avais plus qu'à prier ma bonne étoile...

« Bah pourquoi ? Il est sympa ce chien !

-Putain Deidara, tu vas pas t'y mettre aussi ! Bordel ! »

Autant de grossièretés en une seule phrase, c'était sans aucun doute Hidan qui venait de prendre gracieusement la parole.

« Je fais ce que je veux d'abord ! Ce n'est pas un pauvre jashiniste qui va me dire...

-Taisez-vous ! Si ça t'amuse, garde le chien Deidara, mais qu'il ne vienne pas traîner dans mes pattes après ! Reprit la voix grave.

-Mais Pein ! Il sert à rien le chien ! S'entêta Hidan qui voulait apparemment me voir morte coûte que coûte.

-Ne dit pas ''Pein'' mais chef ! Je ne suis pas ton pote Hidan, la prochaine fois je te tue. »

Sur ce sympathique dernier petit mot, le voix grave disparue.

Deidara me fourra l'os dans la gueule et se releva. Je fus étonnée par le goût, ce n'était pas mauvais finalement l'humain.

« Apparemment la réunion est terminée. » Dit une jeune femme que je reconnue bien vite. La seule femme de l'Akatsuki, avec une jolie chevelure bleue ; Konan.

Deidara coupa enfin la liane qui me reliait à Zetsu d'un geste triomphal.

« C'est le mien maintenant ! Hum.

-Ça t'amuse vraiment de piquer tout ce qui appartient à l'imbécile ! » Dit le Zetsu noir sur un ton amusé.

Ils partirent ensuite un à un. Je me retrouvai bientôt seule dans le noir total, car distraite par l'os j'avais perdu Deidara de vue. Que j'étais bête ! Je n'avais qu'à utiliser mon flair ! En plus c'était facile de suivre la piste de Deidara, il sentait fort. J'ai pas dis mauvais… J'ai dis fort !

Au bout de quelques mètres, ma truffe butta contre une porte. L'odeur s'arrêtait là. Je cherchai une poignée mais il n'y en avait aucune. Super pratique comme porte… Je me mis donc à aboyer et à la gratter avec frénésie, comme le ferrait un vrai chien.

Soudain elle s'ouvrit, je fis un bon en arrière. Dans l'encadrement se tenait Itachi, un air énervé peint sur le visage.

« Toi… je vais t'achever le chien. »

Je voulus courir dans l'autre sens, mais il m'avait déjà attrapé une patte et me bloquait la gueule à l'aide d'une de ses puissantes mains. A mon grand soulagement, j'entendis la voix de Deidara s'élever au fond de la pièce :

« T'en a pas marre de faire chier Aka.

-Aka ?

-Le nom de mon nouveau chien !

-Ton chien ? »

Il me lança tomber à terre, je me précipitai à l'intérieur et trouvai Deidara affalé sur un fauteuil devant une cheminée. Je voulus prendre place à coté de lui mais fus immédiatement repoussée.

« Désolé, il n'y a pas de place pour les clebs puants sur le canapé. Hum. »

Frustrée, mais ne pouvant rien y faire, je dû me coucher à ses pieds, sur un parquet aussi dur que du béton ! Et puis pourquoi puant ? Je n'avais même pas de puce !

Itachi nous rejoignit et entama la conversation :

« Pourquoi Aka ?

-Simplement car : Akatsuki en raccourcis ça fait Aka. Hum.

-Je vois. C'est très… artistique. » Dit ironiquement Itachi. Ce dernier se prit un pouf dans la figure, que Deidara s'était empressé de lui jeter de toute ses forces :

« Ne te fout pas de mon art ! Hum ! »

Pour toute réponse Itachi éclata d'un rire machiavélique. Deidara se jeta sur lui et tenta de lui faire manger un bout du canapé. Je m'éclipsais plus loin tendis que les deux se chamaillaient. J'avais enfin un nouveau nom en tant que chienne : Aka. Super ! Me voilà baptisée dans le monde des clébards !

Mais ce moment de songe fut interrompu par une douleur aiguë : Hidan venait de me marcher sur la queue.

Je hurlai de douleur et tentai de le mordre. Il verra lui le jour où je marcherais sur la sienne ! Mais celui-ci m'esquiva facilement et interpella Itachi qui tentait de survivre aux assauts frénétiques du blond :

« Le chef te réclame Itachi. Une mission urgente. »

Celui-ci se leva, épousseta ses vêtements d'un geste et sortit en un éclair, suivit d'Hidan.

Je me retrouvais donc seule avec Deidara. Il s'installa de tout son long sur le canapé et s'endormit aussitôt. Je fis de même, la journée avait été exténuante, et ce fut sans mal que je laissais emporter par les bras de Morphée.

Un léger bruit me tira de mon sommeil. Je vis un ombre furtive se glisser vers Deidara. Surprise, un énorme jappement rauque sortit de ma gueule faisant hurlé de frayeur l'intrus. Deidara fut réveillé sur le coup et se jeta sur l'inconnu :

« Qui es-tu ?

-J...Eurk... »

Deidara relâcha le cou de l'homme quand il se rendit compte que ce n'était personne d'autre que Tobi.

« Imbécile, tu as fait peur à ma chienne. Hum. A tous les coups elle a déjà réveillé tout le monde !

-Votre chienne Deidara-sempai ? Mais c'est la mienne !

-Plus maintenant ! Et puis elle s'appelle Aka d'abord ! Hum !

-Mais…

-Il y a pas de mais ! C'est comme ça ! »

La discutions se termina là, laissant Deidara vainqueur de la joute verbale. Tobi monta penaud dans sa chambre, bientôt suivit de Deidara qui préférait finalement dormir dans un lit douillet plutôt que dans un canapé. Il me fit un dernier signe pour me dire : pas bouger, tu dors dans le salon toi !


Merci à vous d'avoir lu ! Hésitez pas à laisser un comm', c'est bon pour la santé de l'auteur !