DISCLAIMERS : Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété (et la fortune) de Stephenie Meyer, l'histoire de base non plus, je ne fait qu'imaginer =)
NOTE DE L'AUTEUR : Un troisième chapitre, encore une fois plus long que les deux autres, et encore j'ai du couper, sinon le chapitre aurait été posté Jeudi. L'intrigue de l'histoire ne débute que maintenant, certaines questions trouvent réponses, le reste dans les prochains chapitres =P
Je remercie les lectrices pour leurs rewiews encourageantes auquels j'ai répondue avec entousiasme et plaisir. Je vois également que beaucoup m'ont ajoutée dans les fic préférés ainsi que les alertes.. MERCI ^^
Bref bonne lecture et bien entendu, je compte sur vous pour les rewiews :D
J'étais dans le salon de la maison de Mr et Mme Cullen que cela m'avait manqué ! Je savais donc à présent où je me trouvais. Je remarquais que tous les meubles étaient là, installés certainement pendant « mon sommeil ». Carlisle et sa femme Esmée étaient assis sur le canapé tandis que Rosalie et Emmet finissaient d'installer des chaises dehors.
Esmée à ma vue vint à ma rencontre, m'enserrant tendrement dans ses bras, je lui rendit avec toute la force qu'il m'étais donné d'avoir son étreinte, sachant pertinemment que je ne lui ferais aucuns mal. Son odeur m'envahis me faisant automatiquement pensé à Edward. Je ne voulais plus y penser, pas maintenant en tout cas, j'avais assez souffert ses derniers temps pour avoir le droit de profiter de mes amis revenus. Esmée mit fin à notre étreinte et caressa mon joue du bout des doigts avant de se retirer près de son maris. Notre échange s'était fait sans un mot et cela me convenait tout à fait, je n'étais pas certaine d'être capable de parler sans pleurer. Nous nous assîmes et discutâmes tandis que Rosalie et Emmet prenaient places à nos côtés.
« Qu'as tu fais pendant notre absence Bella ? »
Que vouliez vous que je fasse au juste? Tomber amoureuse, m'amuser, sortir ?
« Pas grands choses, je me suis contentée de.. poursuivre mes études c'est à peu près tout je crois. »
Je ne pouvais pas me résoudre à leur mentir même si ma réponse n'était totalement vrai, cependant ils n'avaient pas à savoir, si cela les avait vraiment intéressé ils ne m'auraient pas quittée, il ne m'aurait pas abandonnée.
« Et vous ? »
Je tentais vainement de m'intéresser à leurs occupations.. mais à vrai dire c'était tourner autour du pot et ça ne me plaisait pas.
« Oh te dire que tout c'est bien passé serait te mentir Bella, tu peux t'en rendre compte, nous ne sommes pas tous là. »
Nous voilà entré dans le vif du sujet.
« Où sont Alice et.. »
« Partis. »
Je tournais là tête vers Jasper qui m'avait interrompue.
« Qu..quoi ? Comment ça partis ? Je ne comprends pas, expliquez moi ! »
Je scrutai tout à tour le visage de chacun, tous fixaient le sol, comme honteux.
« Alors ? »
Carlisle mit enfin terme au silence que j'aurais finalement préféré garder.
« Nous avons eux une très grosse altercation, et j'ai été dans l'obligation de leur demander de partir. »
« Comment ça « altercation » ?
Rosalie qui avait été silencieuse jusqu'à maintenant prie enfin la parole.
« Ils sont partis Bella, ensemble. »
Je sentais une vague de colère dans sa voix, elle essayait de se contenir et cela ce voyait amplement. Je ne voulais pas comprendre, je me refusais à accepter son sous-entendu. Non Edward ne m'aurait jamais fait une chose pareil, malgré le fait de m'avoir quitté, j'espéré au fond de moi qu'une infime partie de lui continuer de m'aimer, un peu. Idem pour Alice, elle n'aurait pu me faire ça, non!
Je tournais alors la tête vers Jasper qui semblait au bord d'une crise de larmes, je ne pouvais savoir si mes émotions y étaient pour quelques choses.
« C'est. Pas. Possible. »
Dites moi que je rêve !
« ... »
Jasper quitta la pièce, Rosalie sur ses talons.
« Hélas si, viens là »
Esmée s'avança et je fis le reste du chemin jusqu'à ses bras dans lesquels je me réfugiée en pleurant. Je ne savais rien de l'histoire et pourtant j'étais certaine que rien ne les excusez. En l'espace de quelques instants j'avais changé radicalement ma vision des choses. Il m'avait quittée pour Alice, il allait s'en mordre les doigts ! En ses courts instants j'étais passée par plusieurs stades, la joie, la peur, la tristesse et maintenant.. la haine.
Mon plan était déjà tout prés dans ma tête, il ne me restait plus qu'à pouvoir le mettre en application. J'allais avoir besoin d'aide et de temps, mais peut importe, il payeras le fait de m'avoir fait souffrir.
Je terminais mon étreinte et essuyais mes larmes inutiles. Je montais à l'étage sans un regard derrière moi et m'appuyais dos au mur le long du couloir menant aux chambres. J'étais bien décidée à avoir des réponses à mes questions, et je les aurais. La prochaine personne qui traversera le couloir devra subir ma colère et ma tristesse, il devra subir un interrogatoire.
J'attendais, longtemps. J'avais oubliée un détail, aussi futile soit-il... J'allais attendre encore un certain temps, les vampires n'ont pas la même notion du temps que les humains, que moi. Ils n'ont pas les mêmes besoins, ils ne sortiraient pas pour une pause pipi, ils ne sortiraient pas manger. Voilà qui faisait la différence avec moi, l'humaine.
À mesure que j'attendais, ma colère diminuais, sombrant petit à petit tout au fond de moi, dans le gouffre de mon cœur. Je ne voulais pas entrer dans leur intimité sans y être invitée, je ne voulais pas rentrer dans une chambre.
Je me sentais mal à présent. J'avais beau être plus ou moins invitée, je ne me sentais pas à ma place, plus maintenant. Maintenant.. qu'ils n'étaient plus là.
Je n'avais été proches vraiment que de Edward, l'amour de ma vie, le briseur de cœur et de ma meilleure amie, Alice celle qui m'avait volée mon vampire à moi, je rageais contre elle, pourquoi ne s'était-elle pas contentée de Jasper?
Humph, je ruminais alors que lui devais ce sentir encore plus mal que moi pour le moment, je ne n'étais au courant de ça que depuis une heure, lui était au courant depuis, depuis combien de temps d'ailleurs ? Je me promis de poser la question une fois le moment venus.
Que devais-je faire à présent ? Je n'avais décemment rien à faire dans cette famille, cependant j'y étais liée, je ne pouvais pas partir, je n'en avais pas la force.
Je glissais dos au mur sur la moquette bleue.
Je ne savais pas quoi faire, comment et quand, j'étais tout simplement à côté de la plaque, sans mon pilier je tombais, et on pilier s'était fait la malle, le tremblement de terre était à prévoir. Je bloquais ma tête dans mes mains posées sur mes genoux. Cette position je ne la connaissais que trop, j'avais plongée la tête dans les mains durant tous ces derniers mois, sans lever la tête, faisant l'autruche, imperméable au monde extérieur. Le réveil était dure, la réalité l'était tout autant.
Un fracas se fit entendre venant de la porte qui me faisait face, la chambre de Jasper et Alice, leur chambre de couple. Je sautais sur mes pieds et ouvrait la porte à la volée, cherchant une quelconque trace de mon amie, cherchant une preuve comme quoi tout cela était une vulgaire et mauvaise blague. Cependant je ne fus pas étonnée de voir Jasper debout au centre de la pièce regardant un cadre explosé sur le sol un air grave sur son visage.
Il savait que j'étais là mais ne bougeait pas pour autant. J'avais eu raison tout à l'heure de me soucier de lui, son état était pitoyable, là il se laissait aller, pas besoin de mentir devant moi, je savais comment il se sentait, je savais bien mieux que tout le monde ce qui pouvait ce passer dans sa tête, la haine qu'il devait éprouver, la tristesse mélangée à la colère. La boule dans la gorge et l'envie d'exploser tout sur son passage.
Je le regardais sans bouger, je regardais sa fierté rapetisser petit à petit en ma présence, je le voyais tremblant comme une feuille. Je l'admirais de pouvoir rester sur ses jambes sans tomber, sans mourir de chagrin en sachant pertinemment que l'amour de sa vie, de son éternité sans été allé loin, et qu'elle ne reviendrait sans doute jamais.
Je le regardais tourner le dos et s'envoler gracieusement à travers la fenêtre, disparaissant de mon champ de vision.
Je m'écroulais sur le sol avec douleur. J'aggripais mes mains au lit, le poussant de toutes mes forces hors de ma portée. Je criais mes poumons, je criais ma douleur et ma rancœur, toussais à travers mes sanglots et mes soubresauts. Ma tête me faisait un mal de chien et mes membres souffraient le martyr, comme après avoir subit une torture sans précédent. Je me relevais avec peine poussant dans mon mouvement les objets trônant sur le bureau, choutant dedans avec force et frappant le bureau avec hargne, laissant la colère monter en moi, s'infiltrer dans mes veines et ma peau, sentant l'adrénaline monter autant que la peine.
Je criais une nouvelle fois avec une force nouvelle, une puissance inconnue jusqu'à présent. Le sentiment de puissance était grisant, me donnant du courage pour affronter cette nouvelle vérité me cognant avec force. À cet instant rien d'autre à par moi et ma rage ne m'importais, j'étais comme coupée du monde, cognant les meubles, saignant des larmes de rages, crachant ses derniers mois de silences et de souffrance. Haïssant l'être fragile que j'étais, à cet instant plus que jamais je voulais être comme eux, comme lui. Je voulais me venger, lui faire sentir et ressentir le dégoût que j'inspirais à son égard, voulant étouffer mon amour pour lui par la violence. J'avais été au bord du suicide, de la mort et de l'oubli. Je me promis de lui faire resentir un jour ce sentiment d'abandon et de trahison un jour, à défaut de pouvoir l'anéantir physiquement, je le fairais moralement, détruisant la moindre petite parcelle d'amour et de douceur chez lui.
J'aurais ma vengeance.
Je restais là quelques instants encore, sentant que ma ridicule petite crise était passée mais souhaitant paraître bien, pour pouvoir partir sans avoir une garde rapprochée de vampires me suivant jusqu'à mon domicile. Non pas que je doutais qu'il n'ai pas entendue ma crise, non je savais bien que leur ouïe leur permettaient de tout entendre dans la maison, jusqu'à une feuille de papier frôlant le sol à condition de tendre l'oreille, et là je pouvais être certaine qu'ils avaient écoutés. Ils m'avaient laissée seule et je les en remerciais intérieurement.
Je descendais lentement les marches, unes à unes dans un mouvement presque timide. Je passais dans le salon vide et sortie en regardant la maison tristement. J'avais passée des moments si beaux à l'intérieur ! J'avais laissé mes plus beaux souvenirs s'évanouir tendrement dans cette maison et je la laissais à présent quitter ma vie, j'avais vécue aujourd'hui trop de moments douloureux pour pouvoir revenir ici sans pleurer toutes les larmes de mon corps. Je ne sentais pas le courage d'abandonner cette famille qui n'était plus mienne à présent, mais je n'avais aucuns scrupules à abandonner cette maison dans mes souvenirs heureux. Je reviendrais, un jour, le jour où j'aurais de nouveau place dans cette maison.
Je reculais tout en m'imprimant de cette dernière image. Je disais adieu par la même occasion à Edward. Après cela je m'en irais sans me retourner, je me le promettais.
« Bella..Ne pars pas. »
Je me retournais et constatais avec étonnement que c'était Rosalie qui s'était adressée à moi. La dernière personne souhaitant ma présence dans sa vie me demandais de rester.
« Pourquoi rester ? »
« Pour Esmée, pour Emmet, pour Carlisle, pour mon frère qui aura besoin plus que n'importe qui de ta présence, même s'il ne s'en rend pas encore compte. »
Ses paroles auraient due m'émouvoir et me faire sourire, chose que j'aurais certainement fait dans d'autres circonstances.
« À supposer qu'ils aient vraiment besoin d'une quelconque aide, pourquoi moi ? »
J'étais partie sur un chemin glissant et je continuais de plus belle.
« Je ne suis que celle qui c'est faite avoir en beauté, celle qui a souffert pendant plusieurs mois de l'absence de quelqu'un qui lui s'envoi peut-être en ce moment même ma meilleure amie. Je ne suis que la pitoyable petite humaine qui s'est amourachée d'un vampire. Celle qui n'a fait que vous attirer des problèmes, celle qui à faillit tout gâcher en tentant ton frère. »
Elle ne bronchait pas, ne réagissait pas à ma remarque, comme impénétrable.
« Et c'est pourtant pourtant toi que ma famille à choisit, je ne comprends pas plus que toi leur choix, pour moi tu n'est que l'humaine qui fascine ma famille, tu ne m'atteins pas petite humaine. Et c'est pourtant pour eux que je fait l'effort de ne pas te sauter dessus, nous ne sommes plus ce que nous étions depuis qu'Alice et Edward sont partis ensemble, main dans la main. Ça non plus je n'arrive pas à le comprendre. Alors je vais faire un effort surhumain et te dire de m'accompagner pour que tu vois par toi même les dégâts que tu à fait dans ma famille, dans MA famille. »
Elle soulignait le nom de mon ancien amoureux avec hargne ce qui me calma immédiatement. Comme elle l'avait dit, je n'étais rien pour elle, elle se contrôlais , elle ne voulait qu'une chose récupérer un semblant dans sa vie, autant qu'un vampire peut en avoir. Et pour ça je ne lui en voulais pas. Je la suivis donc à travers les bois, ne sachant exactement où cela allé m'amener, tout ce dont j'étais consciente pour le moment c'était mes pas sur les brindilles et la végétation de la foret laissée à l'abandon depuis plusieurs mois maintenant.
Rosalie ne m'accompagnais de guetté de cœur et cela se sentait à des kilomètres à la ronde, elle se tenait le plus loin de moi et si au grand malheur je m'approchais trop d'elle, elle décampais à vitesse vampirique pour m'attendre à 200 mètres. Je la suivais sans broncher, n'osant la mettre plus en colère qu'elle ne l'était déjà. Je profitais de cette petite « promenade » pour sombrer au plus profond de mes pensées, mon refuge.
Les questions fusaient, tournant autour du même mot, pourquoi. Pourquoi m'abandonne-t-il ? Pourquoi Alice m'a telle trahie ? Pourquoi sont-ils revenus ?
Pourquoi cette absence aussi ? Pourquoi m'emmener au fond de la foret quand ont sait que Rosalie pouvait me tuer tout aussi bien là-bas ? Pourquoi avaient-ils besoin de moi ?
Pourquoi moi ?
Rosalie me tira de mes pensées en m'indiquant que nous étions arrivées. Je ne voyais rien, rien si ce n'était de la végétation, de la végétation grouillante de vie et d'une grande beauté. Je m'y serais plus si je n'avais pas été en la compagnie plus que désagréable de Rosalie. Je doutais aussi qu'elle ai voulue m'amener ici pour contempler la nature. Je me retournais vers elle, l'interrogeant du regard quand à notre présence en ces lieux. Cependant elle ne dénia pas me regarder, se contentant de fixer un point au loin qui m'était invisible. Je détournais les yeux d'elle et allais m'asseoir sur un tronc qui jonchait sur le sol, attendre ne voulait pas forcément dire m'épuiser plus que je ne l'étais déjà !
Rosalie s'éloigna quelques minutes pour revenir quand je commençais à m'inquiéter du fait qu'elle aurais pu m'abandonner dans la foret. Cela serait devenue la marque de fabrique de la famille. Je ne pus que me poser d'avantage de questions quand je vis apparaître au loin une deuxième silhouette suivant de près Rosalie.
« Bella. »
Je le saluais à mon tour pour la seconde fois de la journée.
« Jasper. »
« Je vous laisse, Jazz tu t'occupes de la raccompagner s'il te plais, j'ai atteints mes limites de pitié pour aujourd'hui. »
Jasper acquiesça et alla s'intaller sur un tronc à 3 mètres de moi, une distance raisonnable. Je regardais Rosalie partir et ne détachais pas mon regard d'elle avant de ne plus voir qu'une mèches blondes au détour d'un tronc. Après cela je décidais d'accorder un regard à Jasper qui me dévisageait, mes chaussures eurent soudain un grand intérêt pour moi. Je ne ressentais que maintenant la douleur dans mes jambes, nous avions du crapahuter pendant un bon bon de temps dans la foret pour sentir mes jambes en feu à ce point. Je lâchais mes chaussures après un temps qui me sembla interminable et fixa mon regard sur le vampire en face de moi. Il semblait perdu dans ses pensées et fixait le vide.
« Que me veux-tu ? »
Il ne sembla pas surpris par ma question et continua de fixer le néant.
« Parler, d'Alice et d'Edward.. Je crois être le mieux placé pour t'en parler, et je me doute que tu dois te poser tout un tas de questions. Je suis donc prêt à y répondre tant que cela reste dans les limites du raisonnable. »
J'avais préparé tout un tas de questions, toutes plus horrible les unes que les autres mais pourtant une seule me vint.
« Tu tiens le coup ? »
Ma question eut pur effet de le déraidir, il lança un regard emplit de tristesse.
« Autant que toi. »
J'avais tendance à oublier qu'il pouvait sentir et ressentir mes émotions comme s'il les vivaient lui même. Je baissais la tête, ne pouvant rester à le regarder, il me rappeler beaucoup son frère pour cela. Je culpabilisais de penser à Edward en ayant Jasper devant moi, ce n'était pas correct.
« Pourquoi? »
« ... »
« Je croyais que tu étais là pour répondre à mes questions ? »
J'avais employais un ton sec que je regrétais aussitôt, il était là par son propre chef.
« Tu tiens vraiment à connaître la vérité, tu veux vraiment savoir ce qui c'est passé là-bas ? »
« Oui, j'en ai besoin. »
Comment pouvais-je être plus sincère qu'à présent ?
« Très bien tu l'auras voulue. »
Il marqua une pause avant de reprendre.
« La veille de notre départ, Edward à évoquait le souhait de partir loin, sur le moment il nous à convainque du fait que comme quoi tout était pour te protéger et en vue des récents événements je me voyais très mal refuser, d'autant plus que si j'étais resté les mains dans les poches comme nous l'avions prévue, rien de tout ça ne serait arrivé, rien. »
Il baissa la tête, je ne pouvais pas rester à le voir endosser tout sans réagir, c'était au dessus de mes forces. Je m'approchais lentement de quelques pas pour qu'il puisse me voir arriver et m'accroupis à terre, captant son regard au passage.
« Tu n'y est pour rien, c'est dans ta nature, tuer les humains, me tuer c'est ce qui aurait du se passer. Et pourtant tu est là, tu te tiens à distance raisonnable et c'est moi qui approche. Je n'est pas peur de toi Jasper Hale, j'ai peur oui, mais pas de ce que tu es. N'endosse pas toute la responsabilité, j'étais.. le dessert et j'avais mis un peu trop de chantilly pour quelqu'un comme toi qui fait un régime. Je te comprends et ne t'en veux pas. »
Je m'arrêtais et constatais que ma tentative d'humour avait laissé un gros, gros vide.
« Reprends ou tu en étais avant que je ne t'interrompe s'il te plais. »
J'allais m'asseoir sur une souche et attendis qu'il reprenne, ce qu'il ne tarda pas à faire, se levant d'un bond me scrutant d'un regard réprobateur.
« Bella, je t'inderdis de culpabiliser à propos de tout ça, et encore moins de faire de l'humour, quelques secondes de plus et je te vidais de ton sang ! »
Je me levais à mon tour, le regard noir.
« Et pourtant je suis là ! Je suis là et avec toi, dans une foret qui s'étends à perte de vue, s'en aucune échappatoire si tu perdais le contrôle. Je suis là car tu veux me parler, je suis là et je n'ai pas peur ! Quelques secondes ne sont pas passées, crois moi sur paroles j'ai eu tout le temps pour y penser, pour en pleurer ! »
Je me retournais et marchais vers un arbre auquel je m'adossais, j'avais une vue direct sur le visage de Jasper, je savais d'expérience qu'énerver un vampire n'était pas la meilleure chose à faire quand on était seul au beau milieu d'une foret, là où tout les bruits sont étouffés par la végétation..Je frissonnais et continuais sur ma lancé, d'une voix faiblarde, étant sur qu'il m'entendais.
« Et j'ai essayais de t'en vouloir, de te mettre tout sur le dos, en essayant de me sentir mieux, mais tout ce que j'ai obtenue c'est le fait de culpabiliser, encore et encore. je n'avais pas le droit d'entrer dans votre monde et pourtant je l'ai fait, on peut même considérer que j'ai forcer la porte d'entrer. Je n'ai fait que séparer une famille Jasper, la détruire. »
Je baissais les yeux au sol. Je n'avais pas honte, j'avais mal.
« Très bien, tu semble ne pas vouloir en démordre et ça je peux le comprendre, merci. »
Il s'était approché et installé sur le sol, croisant ses jambes et ses mains ensembles.
« Nous en étions donc où déjà ? »
« Edward vous avez convaincu de partir. »
Il réfléchit un instant et se lança une nouvelle fois.
« Alice n'à pas été dure à convaincre, Carlisle à juger nécessaire de partir pour ton bien, même si ce n'était pas de guetté de cœur, cependant il nous à laissé le choix quand à partir ou rester. Esmée l'a bien entendue suivie, non sans regrets, tu l'aurais vue.. Rosalie ne voulait pas partir, elle a été celle qui a eu le plus de mal à s'adapter à Forks, et pourtant elle ne souhaitait pas partir, Emmet la convainque, lui suivait Edward comme son ombre, il été frère mais aussi très bon amis, alors ne lui en veux pas s'il te plais. »
Il me regardait à présent dans le blanc des yeux, je secouais la tête pour lui faire comprendre que rien ne pouvait me faire en vouloir à Emmet. Certes j'étais déçue qu'il fut si facile à convaincre mais je ne lui tiendrais pas rigueur, après tout c'était son choix.
« Et moi bien entendu je me sentais mal de refuser de partir et j'aurais suivie Alice partout évidemment. Nous sommes allé chez les Denali, je pense qu'il à du t'en parler, non ? »
« Oui »
« Bien, nous sommes resté, là-bas tous ensemble pendant environs deux semaines, quand finalement Ed.. il nous à quittés pour faire cavalier seul, il nous à fait comprendre que nos pensées étaient trop dures à entendre, nous souffrions tous, et lui ne supportait pas de subir tout ça, il c'est donc éloigné pendant un mois sans aucunes nouvelles, et si Esmée pleurait jour et nuit, Alice, elle sombrait totalement dans la dépression. »
C'était la première fois que Jasper me parlait aussi longtemps, à vrai dire c'était la première fois qu'il s'adressait à moi en dehors des simples politesses
« Je ne savais pas quoi faire, d'un côté j'avais ma femme triste et de l'autre mon beau frère qui refusait de me voir ou de m'adressait la parole. Je la lui ait offerte sur un plateau d'argent. »
Il souffla, j'entendais et je voyais le regret dans ses yeux. J'avais pitié.
Il m'adressa un regard noir et je compris que j'avais peut-être parlé tout haut, ou tout simplement mes émotions m'avaient trahies, saleté de vampire empathe !
« Je crois que nous devrions rentrer, il se fait tard, tu dois te reposer. »
Je soufflais, je comprenais en cet instant ce dont les gens parlaient quand ils disaient « Un de perdu, dix de retrouvés. » Je venais de perdre un petit ami surprotecteur pour retrouver son frère qui lui appellerait volontiers la garde national si ma vie en dépendait.
« Je ne suis pas une petite fille ! »
« Arrête de te comporter comme telle et on en reparlera après, maintenant dépêche toi de monter sur mon dos avant que Charlie ne s'inquète. »
Je grimpais tandis qu'il retenait sa respiration et me prévint avant de partir à une vitesse à laquelle je ne me ferais jamais, cette fois je ne fermais pas les yeux et profitais du spectacle. Mon cœur battait à cent à l'heure, il évitait les branches et arbres avec grâce, si grâce est encore à employer quand on survole une foret à une vitesse incalculable ?!
Je ne me souciais pas de vomir mon déjeuné, sachant que c'était inévitable, après considération j'étais effectivement faite de mousse, une petite poupée de porcelaine serait aussi un surnom adéquate. Je me promettais d'y réfléchir plus tard.
Jasper s'arrêta à quelques centaines de mètres de chez Charlie et me déposa avant de m'assurer que ma Chevrolet serait garée à mon réveil devant la maison, je ne me souciait même pas de lui donner les clefs, il saurait ce aisément se débrouiller sans elles.
Je montais dans ma chambre après dîné et m'installée en tailleur sur mon lit, envoyant mes chaussures promener sur le plancher, rejoignant ma veste.
L'heure était arrivée pour moi de sombrer dans l'oubli et mes cauchemars, comme chaque nuits depuis leur départ, depuis son départ.
Je me tournais, me retournais sans cesse cherchant un sommeil qui ne viendrait pas. Cherchant un apaisement invisible, cherchant réponses à mes questions.
Je mordais l'oreiller pour étouffer un cris d'énervement et par la même occasion faire avoir une crise cardiaque à Charlie.
Je ne voulais pas pleurer cette nuit, j'avais assez versé de larmes pour un homme qui ne me mérité pas. Je ne voulais pas, mais encore une fois la raison l'emporta sur moi et je m'endormais dans un sommeil remplit de larmes et de mauvais rêves, ma routine à moi.
MOT DE LA FIN : Chapitres de plus en plus long, journées trop courtes, moi creuvée mais heureuse, alors à Jeudi :D
Musiques inspirant l'écriture du chapitre : Ana Johnsson en boucle à longeur de journée =P
