Hey, tout le monde ! D'abord merci à tous ceux qui ont ajouté cette histoire à leurs favoris et à leurs alertes ça me fait très plaisir :) Et un grand merci aussi à ceux qui ont pris le temps de commenter, j'apprécie vraiment tout ce que vous avez dit :D Et je tiens à dire que je ne sais pas vraiment où va mener cette histoire, pour l'instant je sais qu'il n'y a pas beaucoup d' "actions" mais disons que j'aime construire une histoire et ne pas plonger trop rapidement donc voilà... J'espère que vous apprécierez quand même :) ! Encore merci et s'il vous plait laissez moi un comm' pour me dire ce que vous pensez de la suite ! Enjoy ;) !
Un sourire
Le sourire sarcastique semblant l'accompagner perpétuellement, le sourire maladroit de son frère chaque fois qu'il me voyait, le sourire traçant mon visage chaque fois que je parlais de lui et ce vrai sourire m'étant spécialement réservé, comme un secret, une promesse... Mille expressions comblent les visages, chacune exprimant un sentiment et pourtant je n'arrivais jamais à le lire. Un masque cachait ses véritables émotions alors que j'étais comme un livre ouvert. Mais c'est ce qui m'a attiré, ce qui a fait tomber toutes mes barrières. Le désir de découvrir qui se cachait derrière ce masque, qui était l'homme derrière l'apparence. Et le premier aperçu restera l'un de mes plus beaux souvenirs...
Cela faisait un mois que nous étions au lycée. Je n'avais pas revu le mystérieux homme aux yeux bleus et chaque jour je me languissais.. Mais j'avais fini par apprendre son nom en apprenant à connaître son frère, en terminale avec moi, le garçon brun.
Les frères Salvatore... Les deux arrivants à Mystic Falls aussi mystérieux que beaux, l'un charmeur, l'autre charmant. Ils étaient LA grande nouvelle de la saison, l'événement de l'année, le retour des enfants prodiges.
Stefan Salvatore était le cadet. Il était avec moi dans certaines de mes classes et peu à peu nous avions sympathisé. Une sorte d'attraction sociale, j'étais populaire, il avait le potentiel de le devenir, c'était presque écrit, le destin. Je le voyais comme un peu bohème, ses yeux retenaient une profonde tristesse, son être exprimait une sorte de martyre et son visage une culpabilité cachée. Chaque fois que je le voyais, j'avais l'impression qu'il souffrait et j'étais assez intriguée. Mais c'est Bonnie qui avait immédiatement craqué pour son air de chiot perdu en manque d'amour et son attitude digne d'un prince charmant. Caroline, elle, avait juste dit que lui et moi ferions un couple adorable. J'étais assez indécise, je ne pouvais nier son charme mais il manquait une sorte d'étincelle, un battement de cœur, un papillon dans le ventre... Tout ce que j'avais ressenti lorsque mes yeux avaient croisé l'océan de son frère...
Damon Salvatore l'aîné. Le séducteur, le tombeur de ces dames, l'érotisme sur jambes. Les rumeurs allaient bon train parmi les ménagères de Mystic Falls, il gagnait le cœur de toute la population féminine. On ne le voyait que la nuit, traînant dans les endroits les plus sombres, les plus mystérieux, un ange du désir qui promettait une longue nuit de plaisir si vous aviez la chance d'être choisie... Caroline avait raconté qu'un soir où elle traînait au Mystic Grill, le bar local, il était apparu et lui avait offert un verre. Mais il était resté un parfait gentleman et n'avait pas demandé à pousser l'affaire plus loin. Bonnie avait juste murmuré qu'il sentait le danger à plein nez et qu'elle ne comprenait pas comment il pouvait être connecté à Stefan. Pourtant je ressentais le profond besoin de le rencontrer, de lui parler, de découvrir qui il était...
Le mal et le bien, le danger et la sûreté, la passion et la stabilité, la sensualité et le charme authentique, tant de contradictions définissant les frères Salvatore. Et un jour je me suis lancée et j'ai décidé de me rendre dans l'antre du loup.
Stefan et moi avions un exposé en histoire à faire ensemble et il était convenu de se retrouver chez lui un samedi après-midi. Je ne sais pas pourquoi mais j'avais passé la matinée à me pomponner, faisant en sorte que j'apparaisse à mon plus bel avantage. Qui sait, peut-être que j'allais croiser mon fantasme secret...
J'arrivai un peu en avance et me tins devant l'ancienne pension des Salvatore. Cela faisait des années qu'elle avait été tournée en une maison pour particuliers mais elle en restait néanmoins toujours aussi imposante. J'étais persuadée que ma maison entière pourrait tenir dans l'aile ouest de cette maison.
C'était une maison aux allures victoriennes, l'authenticité et l'ancienneté s'en exhalaient de chaque brique, poutre, tuile, elles suintaient des pores de la maison... Je montai les quelques marches du perron, le bois craquant sous mes pieds et avançai ma main vers l'immense porte en chêne noire. Trois coups, puis j'attendis...
Personne ne répondit. Fronçant les sourcils, je frappai de nouveau en appelant le nom de Stefan. Toujours pas de réponse... Je soupirai et m'apprêtai à repartir, maudissant Stefan dans un murmure pour sûrement avoir oublié notre rendez-vous.. Enfin notre rendez-vous travail, rien de plus, j'avais bien insisté sur ce sujet. Mais la porte s'ouvrit et la voix la plus sensuelle que j'avais entendue de ma vie sonna dans l'air. Un grognement rauque, érotique, me faisant frissonner dans chaque recoin de mon corps.
– Quoi ?
Je me retournai et tombai sur une vision gravée à jamais en moi, me faisant instantanément oublier le pourquoi de ma visite. Damon était à la porte, torse nu, un caleçon noir tombant bas sur son bassin donnant à peine assez d'imagination pour deviner ce qu'il y avait en dessous. Mes yeux suivirent le chemin de poils noirs partant de son caleçon, remontèrent jusqu'à des abdominaux parfaitement dessinés dont Adonis était sûrement jaloux, continuèrent par des pectoraux luisant dans le soleil et finirent sur un visage angélique, encadré par des cheveux noirs emmêlés et ébouriffés, avec au milieu deux yeux encore ensommeillés. Ses biceps se contractaient alors qu'il frottait ses yeux en retenant un bâillement.
J'avais oublié la raison de ma visite, mon nom et la capacité de parler. Je ne pouvais que rester figée en contemplant cette incarnation pure de la tentation.
– Eh bien, qu'est-ce que nous avons là... Salut ma belle, ronronna la voix.
– Je...
Je ne savais plus parler. J'étais hypnotisée par son regard pénétrant, son torse de marbre et un sourire exhalant la confiance en soi, chaque neurone de mon cerveau avait fondu, s'était liquéfié et était devenu un fouillis de bredouillements et de bégaiements.
– Et qu'est-ce que je peux faire pour toi ma jolie, demanda-t-il. Ou plutôt qu'est-ce que je peux faire de toi, ajouta-t-il dans un ton condescendant.
Cette simple phrase suffit à me tirer de ma transe. Mes cellules nerveuses se connectèrent, se remirent en marche et se concentrèrent sur une chose : pour qui se prenait cet homme ? Pensait-il que j'allais sauter dans ses bras sur le champ ? Il me lança un sourire de conquérant comme si le monde autour tournait pour lui, comme si le soleil ne se levait que pour se refléter sur sa peau albâtre et que j'étais en train de le contempler comme une fille éperdument amoureuse... Ce qui devait être probablement le cas, à l'époque je ne retenais jamais mes émotions et ne savais absolument pas contrôler mes gestes et regards... Mais je repris mes esprits et tâchai d'apparaître non-affectée par son charme.
– Je cherche Stefan, déclarai-je en crachant presque. Et tu n'es absolument pas Stefan, ajoutai-je sur un faux ton déçu.
– Je suis bien mieux, rétorqua-t-il en s'appuyant contre la chambranle.
Ses abdominaux se contractèrent légèrement et il agita ses sourcils malicieusement, me donnant le vertige. Pendant un instant, le monde sembla s'arrêter autour de moi, je ne sentis plus la légère brise qui soufflait à travers les arbres, ni la chaleur rassurante du soleil caressant ma peau, j'avais l'impression de m'évanouir, de plus avoir un cœur battant et de m'être perdue à jamais...
– Sais-tu où est Stefan, parvins-je à demander du fin fond de mon esprit tout en priant que Stefan était à l'intérieur et que je pourrais rapidement m'asseoir sentant mes jambes chanceler sous mon poids.
– Parti camper, répondit-il nonchalamment mais toujours avec un éclat carnassier dans les yeux.
J'avais l'impression qu'il me dévorait des yeux et tout mon corps le suppliait de le faire, de me dévorer entièrement... C'était de la torture pure et simple... Mais d'un coup je me réveillai, l'emprise qu'il avait sur moi rompu par ce simple mot, ''camper'' ?
– Camper ! Mais pourquoi, je veux dire... On devait se voir et... Il est parti camper !
– Mon petit frère ne sait pas ce qu'il perd, dit Damon en observant mon corps de haut en bas.
– Et qu'est-ce qu'il perd ? demanda-je suspicieusement soudain mal à l'aise par ce regard trop avide.
– Une femme très belle, déclara-t-il en me faisant un clin d'œil.
– Ce n'est pas ça qui arrange mon affaire, soupirai-je bien que rougissant à cause du ton appréciateur qu'il utilisait.
Comment mon exposé allait-il se faire ? Je n'avais pas du tout envie de travailler toute seule, pas du tout... Et est-ce qu'il allait arrêter de me fixer, cela commençait presque à devenir gênant. Ou flatteur, me souffla une petite voix dans l'arrière de ma tête. Je parvins à relever les yeux et croiser son regard. Il n'avait plus cet éclat avide mais plutôt curieux, presque étonné de me voir ici, ou plutôt de voir une fille comme ça. Pendant un moment, son visage sembla raconter sa vie et je pus lire une mélancolie, non une nostalgie et du regret. Mais aussi une sorte de contentement, de satisfaction intense avec lui-même et sa vie.. J'étais assez confuse pour ce visage, ces expressions qui en disaient tellement et pourtant si peu. Puis comme s'il venait de s'apercevoir que je le lisais un peu trop bien, son sourire se transforma en un sournois, machiavélique, des engrenages d'un mauvais plan tournant au-dessus de sa tête comme dans un mauvais cartoon. J'étais de nouveau mal à l'aise et pourtant attirée comme le serait un papillon à une flamme mortelle.
– Je peux toujours t'aider, intervint-il soudainement. Je ne dis jamais non à une sortie avec une jolie fille...
– Une sortie ?
Je ne comprenais plus la situation et ma perplexité devait se voir car il fit un pas vers moi, dominant la situation et m'enveloppant dans une aura réconfortante et dangereuse à la fois. Des nuages semblaient flotter autour de lui, une sorte de brouillard me criant de m'enfuir, de prendre les jambes à mon coup. Mais mon cœur me disait de rester et de comprendre qui il était, ce qu'il faisait et pourquoi je ne pouvais me défaire de quelque sort jeté sur moi.
Qu'entendait-il par sortie ? Et pourquoi son torse n'était pas illégal dans cet État ? J'étais à peu près sûre d'être à deux doigts de me jeter à son cou, spécialement avec son sourire charmeur dont j'étais la destinataire à cet instant. Comment cet homme pouvait me faire frissonner de peur et de plaisir à la fois ?
– Ou n'importe quoi que mon petit frère avait prévu à votre rendez-vous, ajouta-t-il avec désinvolture.
– Rendez-vous ? Je... Tu veux dire l'exposé ?
– L'exposé, interrogea-il en fronçant ses sourcils.
– Exposé en histoire, répondis-je.
Il continua de me regarder comme si je ne parlais pas français. Je ne pouvais m'empêcher de dévisager avec adoration ce petit ride sur son front, le froncement de ses sourcils incrédule et l'adorable lueur de confusion flottant dans ses yeux qui lui donnait un air enfantin, presque innocent.
– Avec Stefan, ajoutai-je.
Toujours aucune réponse. Ce qui était mignon finit par m'exaspérer, je n'avais pas toute la journée devant moi et j'avais la parfaite impression d'être assez claire !
– La raison de ma visite, finis-je par crier exaspérée.
– Tu es venue pour faire un exposé avec mon petit frère, dit-il lentement comme s'il ne croyait pas ses propres mots.
– Oui !
– Habillée comme ça ?
Soudain je me sentis ridicule. Est-ce que j'avais trop forcé sur ma tenue ? Oui, j'avais voulu impressionner Damon mais peut-être que j'avais trop essayé... Je tâchai de ne pas paraître trop prise au dépourvu mais cela était assez difficile avec son air sceptique et son léger sourire en coin exprimant toute l'ironie de la situation.
– Eh bien oui.. Pourquoi il y a un problème avec ma tenue ?
J'avais juste mis un short noir avec un de mes hauts rouges les plus moulants.. Bon peut-être que la veste en cuir faisait trop sortie.. Mais j'avais gardé mes baskets ce qui était déjà plus décontracté ! Et puis je n'avais aucun compte à lui rendre, je pouvais m'habiller comme je voulais. En y repensant, je devais paraître comme la fille moyenne essayant de l'impression et parfois je me demande toujours comment j'ai pu le séduire... Ou même comment il a pu me séduire.
– Oh pas le moindre, je l'aime beaucoup en faite, me complimenta-t-il avec un sourire de loup. Mes deux couleurs favorites, ajouta-t-il.
Mes joues devinrent aussi rouges que mon haut et d'un coup j'étais consciente que j'étais seule, avec l'homme ayant le premier rôle dans mes fantasmes et que ce dernier était à moitié nu. Et que j'étais probablement la raison qui faisait que son caleçon était plus tendu que tout à l'heure... Et que je venais de remarquer ce si singulier fait parce que je ne pouvais empêcher mon regard d'aller vers le bas... Et je me sentis comme l'héroïne dans un de ces romans d'amour que j'avais trouvé un jour dans la table de chevet de ma mère, une chaleur envahit mon corps et enflamma chaque nerf de mon corps. Tout était chaud et froid à la fois, je mourrais et je vivais, j'avais envie de rire et de pleurer, je n'étais plus qu'une bulle d'émotions contradictoires prête à exploser en des milliers de petits morceaux.
– Merci, balbutiai-je après un grand effort de concentration.
– Donc tu n'allais pas à un rendez-vous avec mon petit frère ?
– Non ! Je veux dire, je reconnais que Stefan soit mignon et je sais que beaucoup de filles aimeraient sortir avec lui mais c'est juste un exposé et...
Je me tus, me rendant compte que je ne faisais que murmurer des paroles incohérentes. J'étais vraiment devenue l'ombre de moi-même, jamais je n'avais autant perdu pied à côté d'un garçon.
Je pris une longue respiration, relevai la tête et plongeai mon regard dans celui de Damon.
– Je n'allais pas à un rendez-vous avec Stefan, il n'y a rien de ce genre entre lui et moi, déclarai-je avec plus de confidence que je pensais avoir.
– Damon, répondit-il tout simplement après ma longue tirade.
– Elena.
Il prit ma main dans la sienne et en embrassa délicatement le dos tout en me regardant dans les yeux. Je sentis littéralement mon cœur s'envoler et des papillons danser dans mon estomac. La sensation de chaud-froid revint et je pouvais presque sentir chaque fibre de mon corps fondre comme les dernières neiges aux premiers rayons du printemps.
Et je compris que c'était bon, que tout était foutu pour moi lorsqu'il se redressa et m'adressa le premier sourire sincère, atteignant ses yeux avec cette innocence cachée. Son visage s'illumina, ses yeux luisirent dans la lumière ambiante et le sourire le plus mièvre que je pouvais faire apparut sur mon visage. Parce que tout simplement, je me rendis compte qu'après avoir vu un sourire pareil, jamais on ne pouvait se libérer de son propriétaire...
