Je vous mets le chapitre ce soir vu que demain je ne suis pas chez moi de la journée. J'espère que ce chapitre vous plaira ! Bonne lecture à tous !
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Chapitre 2 : … un fardeau ?
« Bonjour Madame, Monsieur, Mademoiselle ! Voudriez-vous bien accueillir un pauvre garçon qui cherche depuis des heures maintenant un compartiment dans lequel il pourrait être accueilli ? »
« … Eh bien, comme vous pouvez le voir, nous sommes déjà au complet ! » répondit avec un temps de retard l'imposant chef de famille qui affichait un air des plus déconcerté.
James examina d'un œil critique le père de famille qui prenait à lui tout seul deux places sur la banquette. Ses yeux se rivèrent ensuite sur la fillette assise aux côtés de son père, qui se trouvait être aplatie contre la vitre. En face, se trouvait la mère et à côté d'elle, divers livres et magazines qui prenaient tout le reste de la banquette.
« Et comment se fait-il que vous n'ayez toujours pas de compartiment ? … Hey, mais que faites-vous ? » s'offusqua l'homme en le voyant pénétrer à l'intérieur.
« Je cherche un endroit où je pourrais me glisser. » déclara James d'un ton évident. « Là, ça pourrait le faire ! » se dit-il pour lui-même, les yeux levés vers le porte bagage où il restait de la place.
« Non je ne pense pas jeune homme ! »
Le jeune Potter qui avait atteint la fenêtre, se retourna afin de faire face à la mère de famille. Celle-ci avait des cheveux bruns plaqués en un chignon sévère et un nez qui s'était fortement retroussé depuis que le brun était entré dans le compartiment. James qui avait aussitôt bombé fièrement son torse à l'appellation « jeune homme » ne se dégonfla pas et poursuivit sur sa lancée.
« Ne vous en faites pas, vous ne vous apercevrez même pas de ma présence ! Je serai invisible ! » répliqua-t-il en adressant un sourire malicieux à son interlocutrice, avant de commencer son ascension vers le porte bagage en s'agrippant aux rideaux.
L'homme le regarda faire avec des yeux ronds pendant que sa femme poussait une exclamation outrée. Quant à la fillette assise près de la fenêtre, elle essaya de mettre le plus d'espace entre elle et le garçon qui avait posé son pied sur la banquette afin d'avoir un appui. Elle abandonna bien vite lorsqu'elle s'aperçut que son dos venait cogner son père assis à côté d'elle.
Un silence pesant suivi l'ascension du jeune Potter. Seuls les bruits de course provenant du couloir se faisaient entendre. James comprit rapidement qui était à l'origine de ce raffut et installa devant lui un long sac qui le dissimulait aux yeux des autres. Au moment où la femme s'apprêtait à parler, la porte s'ouvrit à la volée. La mère de famille poussa un soupir excédé face à l'apparition de ce deuxième intrus. Le blondinet occupé à regarder la masse imposante du père de famille, ne le remarqua pas.
« Qu'est-ce que vous voulez ? » s'énerva aussitôt l'homme.
« Hum … vous perdez votre sang-froid assez facilement, ce qui signifie que c'est soit votre état naturel … » supposa Louis en pleine réflexion « … mouais, c'est fort possible » ajouta-t-il en voyant l'homme corpulent devenir cramoisi de colère « … soit la faute de James qui est passé par là. » continua-t-il calmement ne faisant pas le moins du monde attention aux poings de l'homme qui se serraient « … Je vais vous faire une confidence, il a tendance à agacer tout le monde ! Alors, je peux vous débarrasser de lui si vous voulez ! » déclara-t-il en espérant faire plaisir à son interlocuteur.
« Vous et votre ami, vous avez intérêt à déguerpir immédiatement ! » explosa le père de famille.
Louis le regarda de bas en haut nullement impressionné puis s'attarda sur la main que son interlocuteur avait levée durant sa diatribe et qui désignait le porte bagage.
« Allez, descend James ! »
Son cousin ne se le fit pas dire deux fois et entama sa descente. Une fois au sol, il jeta un regard furibond en direction de l'homme corpulent.
« Ces gens-là ne savent pas jouer le jeu ! » signala Louis pour remonter le moral à son cousin. « Tu as vraiment le don pour choisir les mauvais compartiments toi ! » rigola-t-il en ouvrant la porte.
« Dehors ! » s'exclama alors l'homme en les poussant sans ménagement dans le couloir, n'ayant de toute évidence pas apprécié la plaisanterie.
Les deux cousins regardèrent quelques instants la porte close qui s'était fermé avec brusquerie avant de hausser les épaules d'un air fataliste. Ils partirent alors à la recherche de Roxanne qui avait sans doute réussit avec davantage de brio à se faire accepter dans un compartiment.
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Qu'elle n'avait pas été la surprise de Drago Malefoy à son réveil, de voir le sosie miniature de Potter rigoler avec son fils. Sa femme Astoria était revenue peu avant qu'il ne se réveille et avait visiblement cautionné l'amitié naissante des deux garçons. Le Serpentard s'était présenté poliment non sans une certaine retenue. « Il ne sait assurément pas à qui il a affaire. » songea Drago alors que le jeune Potter lui apprenait avec enthousiasme qu'il s'appelait Albus.
« On arrive ! » annonça Astoria en refermant la revue qu'elle avait entre les mains, le regard fixé sur la fenêtre.
« Déjà ? Je n'ai pas vu le temps passer, il faut que … » dit précipitamment le jeune Potter en se levant brusquement.
« Du calme mon garçon, nous allons te raccompagner ! » déclara-t-elle d'une voix apaisante, sa main posée sur son épaule.
Les Malefoy prirent leurs affaires puis longèrent les compartiments en direction de l'avant du train. Beaucoup d'agitation régnait dans ces derniers, preuve que le Poudlard Express n'allait pas tarder à arriver à la gare de Pré-au-Lard. Le petit brun était content de voir qu'ils se rapprochaient doucement mais sûrement du wagon dans lequel se trouvait sa famille. Sa joie fut cependant de courte durée. En effet, les gens sortaient de leurs compartiments respectifs dans le but de patienter dans le couloir et de s'agglutiner devant les portes, leur bloquant ainsi le passage.
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Harry regarda ses beaux-frères et belles-sœurs monter dans les diligences pendant que Ginny confiait James et Lily à ses parents. Il poussa un soupir d'énervement à la pensée que son fils ainé ait pu embêter tous ces gens avec son cache-cache. Il l'avait pris sur le fait alors qu'il revenait vers le compartiment en compagnie de Roxanne et de Louis. Et maintenant, c'était son fils cadet qui lui posait problème, celui-ci avait en effet disparu. Rose qui n'avait pas hésité à dénoncer James avait pris la défense d'Albus en assurant que celui-ci était parti dans le seul but de raisonner son frère. Même si Harry avait salué sur le moment l'intention de son deuxième fils d'une petite moue approbatrice, il ne pouvait désormais s'empêcher de grommeler, s'apercevant qu'il allait être très difficile de le retrouver avec tout ce monde.
S'armant de courage, il se mit sur la pointe des pieds afin de surplomber la foule et sortit ses vieilles multiplettes de sa poche. Il balaya la foule avec ces dernières, à la recherche de cheveux bruns ébouriffés, mais tomba à la place sur une troupe de journalistes. Il se tendit brusquement et se cacha derrière une famille qui se trouvait là, en espérant que les reporters allaient bientôt déguerpir afin qu'il puisse chercher son fils tranquillement. A cette pensée, Harry s'imagina les gros titres du lendemain s'ils venaient à être au courant : « Le Héros du monde sorcier : Incapable de Survivre à son rôle de père ? » … Il secoua la tête afin de s'éclaircir les idées. Il fallait qu'il se ressaisisse. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il faisait si près du sol ? Ah oui, il s'était baissé dans le but d'échapper aux journalistes. Il se gifla mentalement trouvant son comportement totalement puéril.
« Potter ! »
Le Gryffondor se redressa vivement à l'entente de cette voix trainante ressurgit du passé. Il se retourna et vit Drago Malefoy s'approcher, sa femme et son fils à ses côtés. Une autre silhouette se découpa et un garçon aux cheveux bruns lui sauta dessus. Harry accueillit avec plaisir et soulagement son fils dans ses bras. Celui-ci se recula rapidement et planta ses yeux dans ceux de son père.
« Je suis désolé papa ! Tu ne m'en veux pas, hein ? Dis que tu ne m'en veux pas ! » débita Albus avec un air suppliant.
« Ça ira pour cette fois jeune homme. » déclara Ginny d'une voix conciliante en surgissant de derrière son mari.
Elle se chargea de remercier les Malefoy pendant qu'Harry s'éloignait en compagnie de son fils à la recherche d'une diligence. Le Survivant fronça les sourcils à la vue du sourire qu'Albus adressa au fils Malefoy, mais ne dit rien. Il croisa le regard du Serpentard, sa femme étant en grande discussion avec la sienne. Il ne parvint toutefois pas à y déceler de la haine, de la rancœur ou quoi que ce soit d'autres. Plongé dans ses pensées, il ne vit pas Ginny monter dans la diligence qu'ils avaient trouvé, pas plus qu'il ne sentit cette dernière se mettre en mouvement.
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Victoire courait dans les couloirs du château. Elle franchit les portes de la bibliothèque tout essoufflée, mais confiante quant au fait que la personne qu'elle cherchait se trouvait ici. Elle parcourut les divers rayons sans prêter attention à Madame Pince qui lui indiqua que la bibliothèque allait fermer plus tôt que prévu ce soir. La quatrième année de Serdaigle finit par le trouver dans un coin reculé, assis à une table et concentré sur un devoir.
« J'ai entendu le Professeur McGonagall dire aux autres professeurs que le Poudlard Express venait d'arriver à Pré-au-Lard. Ils doivent être en train de prendre les diligences à l'heure qu'il est. » dit-elle hors d'haleine tout en se positionnant près de lui. « … Ted ? Tu m'écoutes ? » poursuivit-elle, troublée par le manque de réaction de son meilleur ami.
« Oui, Vicky. » soupira-t-il, le visage obstinément tourné vers son parchemin. « J'aimerais juste terminer mon devoir d'arithmancie.
- Ça peut attendre, tu ne crois pas ? » lui suggéra-t-elle, en approchant sa main afin de lui prendre le travail en question.
Le métamorphomage lui attrapa fermement le poignet avant qu'elle n'y touche, la faisant sursauter. Il avait à moitié tourné son visage vers elle en exécutant ce mouvement, de ce fait, elle put voir les cernes qui lui barraient les yeux. De plus, ses cheveux d'ordinaire colorés étaient d'un marron terne tirant sur le gris. Elle s'en voulut aussitôt de n'avoir pas remarqué que quelque chose n'allait pas. Il était vrai que Teddy l'avait évité tout au long de la journée, mais elle avait pensé que c'était à cause de Luc, son petit ami. Pour une raison qui lui échappait, le cinquième année de Poufsouffle ne supportait pas le sixième année de Gryffondor.
« Désolé. » marmonna Teddy, en retirant brusquement sa main du poignet de Victoire.
Ce mot eu pour effet de tirer Victoire de ses pensées. Elle le regarda se lever et ranger rapidement ses affaires, l'air soucieuse.
« Je vais aller me débarbouiller un peu. Je te rejoins dans la Grande Salle. » déclara le métamorphomage, le regard fuyant, avant de s'en aller.
Victoire le regarda partir, puis baissa les yeux sur son poignet, légèrement rouge et enflé. Teddy avait décidément une sacré poigne. Etrangement, elle n'était pas en colère contre lui, elle se sentait plutôt curieuse … curieuse de savoir ce qui clochait chez son meilleur ami. Foi de Victoire, elle trouverait de quoi il s'agissait.
« La bibliothèque ferme ! » cria Mme Pince qui avait surgi d'un rayon avoisinant.
Une fois de plus, la Serdaigle sursauta. Elle prit la direction de la Grande Salle, en pestant intérieurement contre la bibliothécaire. Cependant, ses pensées prirent rapidement un tout autre chemin pour s'orienter de nouveau vers son meilleur ami.
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Teddy se trouvait dans la salle de bains jouxtant à son dortoir. Face au miroir, il s'efforçait de faire changer de couleur ses cheveux, devenus ternes la veille au soir. Comme chaque année, à la même période, des pensées noires lui envahissaient l'esprit, influençant par la même occasion ses pouvoirs de métamorphomage. Pourtant, ces derniers n'avaient jamais été aussi diminués qu'en ce jour. Effectivement, le Poufsouffle ne parvenait même pas à modifier l'aspect d'une simple mèche de cheveux.
Il se prit la tête à deux mains avant d'appuyer ses paumes sur le rebord du lavabo. Le visage baissé, il observa les gouttes d'eau tombées l'une après l'autre du robinet. Curieusement, il trouvait cela apaisant. Il ferma les yeux inconsciemment en renversant sa tête en arrière, et se focalisa sur ce sentiment de bien-être qui l'envahissait. Lorsqu'il fit de nouveau face à son reflet, il recula de surprise et faillit trébucher. Ses cheveux étaient désormais d'un beau châtain clair, parsemés de mèches couleur miel. Certaines d'entre elles retombaient nonchalamment devant ses yeux aux nuances ambrées.
Le métamorphomage se regarda un moment dans le miroir, s'attendant à voir disparaitre à tout instant sa nouvelle apparence. Lorsqu'il fut certain que ses cheveux resteraient tels quels, il rajusta sa cravate jaune et noir et enfila sa robe de sorcier. Il se précipita ensuite hors de sa salle commune afin d'arriver au plus vite dans la Grande Salle.
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Le Hall d'entrée était grouillant de monde. Aux personnes qui venaient de quitter les diligences, s'ajoutaient les élèves qui dévalaient le grand escalier, pressés de revoir leurs proches. Harry vit du coin de l'œil Fred (1er année à Gryffondor) et Dominique (2ème année à Gryffondor) se diriger vers leurs parents respectifs. Victoire qui venait tout juste d'enlacer les siens alla vers les autres membres de la famille afin de les saluer.
« Salut Vicky ! … Tu sais où est Teddy ? » demanda Harry après avoir serré sa nièce dans ses bras.
« Hum … il ne devrait pas tarder à arriver. » répondit-elle en passant dans les bras de Ginny.
Une fois l'instant des retrouvailles terminé, la famille Weasley se rendit dans la Grande Salle. Celle-ci avait pris une autre disposition afin d'accueillir à la fois les élèves de Poudlard et les invités. Les quatre longues tables qui représentaient les maisons de Poudlard avaient laissé place à de multiples tables rondes richement décorées. La table des professeurs ainsi que l'estrade sur laquelle elle se tenait d'habitude, avaient également disparues. Le soleil étant sur le point de se coucher à l'extérieur, le plafond magique affichait un ciel enflammé qui dégageait une lueur des plus chaleureuses.
Harry fit passer ses deux fils devant lui et voulut faire de même avec sa fille quand il s'aperçut de son absence. Il la chercha parmi la foule et finit par la trouver près d'une troupe de cinq journalistes. Le chef des Aurors n'était pas complètement parvenu à leur hauteur, lorsqu'il entendit la seule femme du groupe poser une question à Lily.
« Alors dis-moi ma puce, qu'est-ce que ça fait d'avoir un héros pour papa ? » demanda-t-elle gentiment, sa plume à papote et son carnet de note volant au-dessus de la tête de la petite.
Celle-ci avait la tête levée et semblait passionnée par les deux objets qui tourbillonnaient au-dessus d'elle. S'apercevant que sa question allait rester sans réponse, la reporter s'apprêtait à la reposer au moment où le Sauveur du monde sorcier surgit devant elle. Elle délaissa promptement la fille pour s'intéresser au père.
« Oh ! Monsieur Potter, c'est un honneur de pouvoir … » commença-t-elle en même temps que ses collègues, avant de se stopper face au regard glacial qu'il leur lançait. Après avoir causé un mutisme général au sein du petit groupe de journalistes, il se détourna quelques instants d'eux pour s'adresser à sa fille.
« Mon ange, tu veux bien retourner auprès de maman, s'il-te-plaît ? Regarde, elle est là-bas. » lui indiqua-t-il en montrant Ginny du doigt.
Il suivit Lily du regard jusqu'à ce qu'elle arrive près de sa mère, puis se retourna vers les reporters. Ces derniers étaient pétrifiés devant l'expression meurtrière du Survivant. La plume à papote ainsi que le carnet de note voletant près de la journaliste, furent instantanément réduits en cendre. Les restes fumants de ces deux objets tombèrent lentement au sol.
« Le prochain qui s'approche d'un de mes enfants, je fais en sorte qu'il soit viré de son poste… c'est compris ? » s'exprima-t-il sèchement, en regardant chacun d'eux.
Ses interlocuteurs hochèrent vivement la tête, ne souhaitant pas s'attirer davantage les foudres du célèbre Harry Potter. Le message étant apparemment passé, il partit rejoindre sa famille. Lily courut vers lui dès qu'elle le vit arriver et lui sauta dans les bras.
« C'est vrai que tu es un héros, papa ? » demanda-t-elle innocemment, en reprenant les mots de la journaliste.
« … Je ne sais pas. » dit-il, pris au dépourvu par cette question « Tu en penses quoi, toi ? » lui demanda-t-il le plus sérieusement du monde, appréhendant quelque peu sa réponse.
« Hum … » réfléchit-elle, son index posé sur le menton. « … Je pense que tu es mon héros à moi ! » déclara-t-elle soudainement, d'un ton enjoué.
Un grand sourire fendit le visage d'Harry, qui serra fort sa fille contre lui.
A cet instant, peu lui importait que la communauté magique le prenne pour le Survivant, le Sauveur, ou encore le héros qui avait défait Voldemort …
A cet instant, il n'était pas le héros du monde sorcier, mais celui de sa fille …
A cet instant, il n'avait jamais été aussi heureux d'être un héros …
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Alors avez-vous aimé ? N'hésitez pas à me le dire au travers d'une petite review ! ^^ Lily vous fait un gros câlin ! :D A la semaine prochaine pour le chapitre 3 !
