Auteuse : Moua !
Titre : Draco Malfoy et la main maudite.
Base : Harry Potter (ne tiens pas compte du HP 6)
Genre : Yaoï, Slash (relation entre mecs, donc pas d'homophobes comme d'hab) Romance – Humour (je ne suis faite que pour ça n.n)
Rating : M avec du lemon tout en humour ;)
Couple : Harry-Draco
Disclaimer : Les personnages que vous connaissez ne sont pas à moi, mais à JKR, les autres m'appartiennent.
Statut : Multiparter : nombre de chapitres encore inconnus.
Résumé : Il existe une légende qui dit qu'un Dieu malicieux a créé une formule pour réunir de manière amusante les amoureux, je serais curieuse de découvrir comment ? Ne dis pas n'importe quoi Mione, ça n'existe pas.
Note :
Kissouxxxx tout plein à ma béta actuelle : Vif d'Or !
DRACO MALFOY ET LA MAIN MAUDITE.
-Chapitre 2 : La main Marionnette-
Harry fulminait dans son coin, ou plutôt dans la poche de Draco. Déjà, il avait la tête à l'envers, ce qui était très, très, très désagréable -il avait déjà abandonné le fait de porter ses lunettes- et en plus, cette espèce de petit miséreux de Malfoy n'avait pas trouvé de moyen plus intelligent que d'appeler son adonis sur patte d'une cabine téléphonique ! Soi-disant parce que son portable n'avait plus de batterie. Pff !
Je suis sûr qu'il l'a fait exprès en plus ! pensa-t-il furieux.
Il soupira longuement. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il lui arrivait, en fait il ne comprenait pas du tout, mais il savait une chose, c'était que ce qu'il lui arrivait le mettait vraiment sur les nerfs.
Il savait qu'il était très attiré par l'ancien Serpentard -bon, soit, plus qu'attiré, plus, plus que très, très attiré même- mais il ne comprenait pas pourquoi ses émotions étaient ainsi décuplées quand il était miniature. Jusqu'alors, il avait parfaitement réussi à maîtriser ses sentiments quand il pensait au blond. Jalousie, amour, attirance et désir étaient pour lui, dissimulés derrière un mur épais et protecteur qu'il avait appris à ériger au fil des années, mais là... Là, il avait l'impression que ses barrières s'étaient tout simplement volatilisé avec le reste de son corps.
C'était gênant, embarrassant et énervant. Ce n'était surtout pas normal du tout... Mais bon, la normalité dans la vie d'Harry Potter avait un arrière-goût étrange de parodie.
Tout à l'heure encore, il s'était fait incendier par Malfoy, quand il avait, et sans avoir pu se contrôler, mordu la main de la réceptionniste. Heureusement, que Draco avait un beau sourire. Elle en avait oublié sa contrariété et n'avait pas semblé le remarquer lui et les petites marques de dents sur son gros doigt tout moche, hem. Mais c'était de sa faute aussi, quel besoin avait-elle de vouloir absolument le toucher. Harry savait que sourire -et uniquement sourire- faisait partie de son métier, mais draguer, ça ce n'était pas dans le contrat. Il en était sûr ! En même temps, c'était normal que Malfoy se fasse draguer à tout bout de champ, il était tellement beau aussi.
Crapule !
En tout cas, l'excuse comme quoi il était frigorifié et pressé d'en finir avait semblé convaincre Draco de sa bonne foi. Cela n'empêchait pas évidemment qu'il doive, et le plus rapidement possible, reprendre le contrôle de ses émotions, car il savait au fond de lui que cette excuse ne marcherait pas indéfiniment, et le regard mitigé entre le scepticisme et l'interrogation de Draco, le lui avait fait comprendre.
Bref ! Une chose était sûre, son mensonge avait fonctionné, mais c'était retourné contre lui. D'autant que Draco était un sacré bon sang de rancunier. « Si tu as tellement froid, entre là-dedans, avait-il dit avec un sourire sadique ». Et le voilà, toujours nu, crevant de chaud, la tête à l'envers et très en colère, dans la poche du manteau de Malfoy. ( NdVif : pauvre p'tit, l'est missant Dray !)
Au moins, se dit-il résigné à son sort, ça ne sent pas mauvais. C'est déjà ça...
« Oui, oui... Non, on ne peut pas encore se voir... Hum, beaucoup trop de travail, effectivement... Non, comment peux-tu croire ça ?... Bien sûr... Moi aussi... Hum... Je t'appellerai… Oui, à plus tard. »
Draco raccrocha en soupirant.
Il n'y avait pas que Potter que cette situation agaçait. Lui également avait son mot à dire et il espérait que cela se règle au plus vite. Allen lui avait semblé très déçu au téléphone et il savait pourquoi. ( NdVif : Tssk pas grave qu'il soit fâché… me dérange pas du tout moi ! ) Cela faisait tellement longtemps qu'ils se tournaient autour tous les deux, et ils avaient enfin passé le cap hier au soir, qu'il avait fallu que le ciel lui tombe sur la tête.
Ou plutôt que Potter me tombe dessus, pensa-t-il ironiquement.
Tant de temps perdu. Cela dégoûtait profondément notre ex-Serpentard. Allen lui plaisait vraiment beaucoup et cela faisait longtemps que ça ne lui était plus arrivé. C'était un moldu certes, mais il avait quelque chose de piquant et de sauvage qui l'avait attiré dès le premier regard. Plus que son physique avantageux et son arrière-train appétissant, Draco avait décelé en lui une touche de... Il ne savait pas exactement comment le décrire, mais une chose était sûre, Allen était différent.
Ils s'étaient rencontrés lors d'un gala de charité que l'un des clients de Draco donnait et depuis, ils ne s'étaient pratiquement jamais quittés. Hier au soir, ils avaient enfin franchi le pas, et ce matin, Potter se retrouvait englué à lui. Il n'avait décidément pas de chance. D'autant que cela entravait son emploi du temps. Son travail était un peu éreintant, mais il lui plaisait et Draco avait le sentiment d'avoir trouvé chaussure à son pied. Il ne remercierait jamais assez Gavin et Fleur de lui avoir donné une chance.
En parlant de travail, il se demandait si Potter n'en avait pas en réserve. Le brun n'avait pas semblé s'inquiéter plus que cela de ses clients. Potter ne le savait pas –du moins pas encore-, mais ils avaient tous les deux le même emploi. Ils étaient « Dénicheurs Professionnels » et avec les fêtes qui approchaient à grands pas, Draco savaient que la demande était en constante augmentation. Les clients se faisaient plus pressants, plus stressants aussi, mais le plaisir de leur travail résidait dans le fait justement de satisfaire la clientèle. Peu importait la demande, elle devait être comblée.
Draco savait qu'il y avait un travail monstre qui l'attendait, et il se demandait s'il en était de même pour le brun. En tout cas, si c'était le cas, Potter gardait une maîtrise de soi très impressionnante.
Enfin, cela ne servait à rien d'y songer maintenant. Il devait se dépêcher de régler cette affaire pour enfin reprendre le cours normal de sa vie. Pas qu'il détestait Potter, de toute façon, il avait grandi, la guerre était finie, l'école aussi et sa haine d'enfance n'avait plus de raison d'être, mais c'était chiant quoi.
Il sortit de la cabine téléphonique et jeta un rapide coup d'œil aux alentours, s'assurant que personne ne le verrait parler à Potter. Rassuré, il sortit le brun de sa poche et retint un éclat de rire. Harry, ses lunettes à la main, était totalement en sueur, ses cheveux dont quelques mèches se collaient à son front étaient encore et si possible plus en bataille qu'à l'ordinaire et il le fusillait de ses petits yeux verts et rutilants d'éclairs.
Dieu, qu'il est adorable !
Draco se permit un sourire moqueur.
« Putain Malfoy, tu fais chier, tu le sais ça ! pesta Harry en s'essuyant le front. »
Le blond haussa les épaules, imperturbable.
« C'est de ta faute, répondit-il calmement. Je t'avais dit de te tenir, mais il semblerait que Sieur emmerdeur n'en fasse qu'à sa tête. »
Harry rougit, se renfrognant davantage.
« La prochaine fois, évite de faire ça, j'ai failli mourir étouffé moi ! »
« La prochaine fois, évite de faire ça, et tu ne mourras pas étouffé, répliqua Draco du tac au tac. »
Harry grogna et leva les yeux au ciel, agacé. Malfoy qui a raison est vraiment la chose la plus horripilante du monde.
« Bon, maintenant que tu as fini avec ton abruti musclé, est-ce qu'on pourrait aller m'acheter des vêtements ? »
« Ne l'appelle pas comme ça, défendit Draco en fronçant les sourcils. Allen est quelqu'un de très cultivé, d'intelligent et de certainement bien mieux éduqué que toi, alors garde ta langue dans ta bouche. »
Un voile sombre traversa le regard émeraude et Malfoy se sentit soudain très inconfortable. Il avait la sensation, que son cœur tambourinait comme un fou ou au contraire qu'il se serrait à en avoir la nausée. Ses sourcils formèrent une ligne droite et il respira un peu plus lentement essayant de se calmer. Il ne comprenait pas ce brusque sursaut d'émotions et ça l'inquiétait. Finalement, il éluda cette dérangeante impression d'un mouvement brusque de la tête et se concentra à nouveau sur Potter.
Ce dernier avait la tête baissée et son corps semblait trembler légèrement. Une petite brise glacée souffla et Draco vit le corps de Potter trembler plus fortement. Il soupira. Quelque part, il se sentait un peu coupable d'avoir infligé ça à Harry, notamment parce qu'il était moite de sueur et qu'ainsi exposé au vent froid de Nouvelle-Zélande, il risquait d'attraper une bonne pneumonie.
« Viens par ici Potter, murmura-t-il. »
Il sentit le brun sursauter et frissonner quand il le cala confortablement sous son manteau, contre sa poitrine. Il entendit un petit merci étouffé, en même temps que deux petites mains s'agrippaient à sa chemise et étrangement, son sentiment de culpabilité mêlé à celui du léger malaise d'un peu plus tôt, se dissipa comme par magie.
« Bon, allons t'acheter des vêtements, maintenant. »
HPDMHPDMHPDM
Draco était mort de honte et Harry mort de rire.
Durant toute sa courte vie, Draco en avait vu de toutes les couleurs, il en avait supporté beaucoup et il avait surmonté toutes les épreuves avec une maîtrise de soi inébranlable, sauf exception. Et à ce moment, une nouvelle exception venait de s'afficher à son tableau.
Le blond avait beau regarder à gauche, à droite, devant et derrière lui, tout était identique. Des murs jusqu'aux étagères. Des étagères jusqu'à la majorité des produits. Des produits jusqu'au tapis de sol que diable ! Tout, tout, tout, absolument tout dans cette boutique était rose.
Du rose à gauche. Du rose à droite. Du rose devant. Du rose derrière. Du rose en haut. Du rose en bas. Du rose PARTOUT !
D'accord, il n'avait pas vraiment le temps de flâner dans les boutiques d'accord, il n'existait pas de boutique spécialisée dans le coin et d'accord, il était prêt à faire des sacrifices, mais là...
C'est de l'abus !
Non seulement il était obligé de se balader tel un célèbre et ridicule moldu du nom de Napoléon Bonaparte (NdVif : MDR ), mais en plus, il se voyait forcé –par les circonstances certes, mais quand même- de faire ses emplettes dans une boutique de poupées pour gamines. Là, il en était certains, il venait de toucher le fond.
Il était à proprement parler écœuré par toutes les Barbies qui lui souriaient stupidement et aussi, par les vendeuses, charmantes certes, mais horriblement agaçante à le fixer avec une lueur d'amusement dans le regard.
« Potter, tu me payeras ça, murmura-t-il en grinçant des dents. »
Harry recommença à rire discrètement. Jamais il n'aurait cru voir un jour Draco Malfoy rivalisé de rougeur avec une tomate bien mûre et cela valait son pesant d'or, c'était certain.
« Allez, courage Malfoy, répondit-il doucement. Plus vite nous achèterons une tenue, plus vite nous sortirons d'ici. »
Parce qu'il avait beau rire, Harry était tout de même un peu inquiet par le sourire sadique qui avait l'espace d'un instant effleuré les lèvres du blondinet. D'autant que cette boutique le mettait très mal à l'aise lui aussi. Il fut sorti de ses pensées par la voix douce d'une vendeuse.
« Bonjours Monsieur, puis-je vous aider ? demanda-t-elle poliment. »
Draco tressaillit un peu, lui fit un sourire nerveux, et accepta silencieusement.
« Je voudrais des hum... vêtements pour poupées. »
La jolie vendeuse, du nom de Sheila d'après son badge, lui sourit.
« Suivez-moi. »
Quelques instants plus tard, Draco arrondis les yeux après avoir pénétré dans l'antre de la mode Barbienne. Partout autour de lui, des étagères immenses croulaient sous diverses boîtes de vêtements miniatures. Il en était secrètement très impressionné.
Au moins, se dit-il, si jamais l'un de mes clients me demande des fringues pour poupées, je saurai où en trouver. Et de bonne qualité manifestement.
« Vous cherchez quelque chose de précis ? »
Draco allait répondre afin d'écourter son supplice, mais il posa son regard sur une petite boîte entremêlée de blanc et de rose pâle, et son sourire se fit incontestablement sadique. (NdVif : Outch, pauvre Ryry !)
La facture est prête Potter ! pensa-t-il sournoisement.
Après tout, il avait bien le temps pour une petite vengeance, non ? Il secoua la tête négativement et congédia poliment la vendeuse en lui disant qu'il réussirait à se débrouiller tout seul. Elle lui sourit en retour et s'en alla, sans poser plus de question.
L'ancien Serpentard s'assura d'être bien seul avant de sortir Potter de sa cachette.
« Mais... ! s'exclama Harry. Ce n'est pas le rayon des vêtements pour garçon ça ! »
« Je sais Potter, sourit Draco. »
Harry senti soudain une longue coulée de sueur froide descendre le long de sa colonne vertébrale et il détesta son pressentiment. Il plongea un regard suppliant dans celui de Draco, mais ce dernier, secoua lentement la tête son sourire prometteur de douleur à venir, ne le quittant pas.
« Draco, se décida à implorer Harry, s'il te plaît... »
« Oh que oui Potter, ça me plaît. Je dirais même plus, ça m'enchante ! »
Harry suivit la direction des yeux du blond, et il tomba sur une adorable et coquette petite boîte toute en dentelle et en froufrous. Il écarquilla les yeux et cette fois, se tourna vers Draco, une lueur de colère dans ses perles vertes.
« Malfoy, si jamais tu fais ça, je te tue ! menaça-t-il. »
Draco leva simplement un sourcil, démontrant bien son je-m'en-foutisme total et prit la boîte.
« C'est l'heure d'aller à l'église Potter, susurra-t-il machiavéliquement. »
Harry, maudit son état actuel qui l'empêchait de s'enfuir en courant, et ne put que regarder avec horreur Draco sortir la magnifique, froufroutante et immaculée robe blanche de sa boîte.
Quelques minutes plus tard, après une bataille tout de même acharnée, c'était un Draco mort de rire et un Harry mort de honte qui se trouvaient dans la boutique.
« Je te promets... Je te promets, suffoqua Harry de rage, que quand je reprendrai mon apparence initiale, tu vas souffrir Malfoy ! »
Draco fut loin, très loin, voire à des milliers de kilomètres de se sentir effrayé. Son ventre se crispait de douleur sous ses éclats de rire et même ses yeux en pleuraient. Harry était décidément, vraiment, réellement adorable et sexy aussi en mariée. La robe semblait avoir été coupée pour lui. Ouverte sur les épaules, elle descendait tout en voile et en dégradé sur les bras, cintrait la petite taille de Potter et s'ouvrait sur un amas de tissus. Des perles en formes de fleurs rehaussaient le tout et le voile que Potter s'était arraché de la tête, aurait pu donner une élégante allure de transparence au tout.
Après quelques minutes d'hilarité pour le blond et de médisance pour le brun, Draco consenti enfin à se calmer.
« Hum, tu es très jolie Potter. Tu fais une mariée vraiment sublime. »
Harry ne savait pas s'il devait rougir ou crier, mais il était tellement énervé et honteux, qu'il préféra l'option courroux.
« Maintenant que tu as bien rigolé, est-ce que tu pourrais m'enlever cette chose ! vociféra-t-il. Cette robe est une torture pour la peau, elle me démange et elle pique dans le dos ! »
« Elles sont faites pour que les poupées ne s'en plaignent pas Potter. »
« Peut-être, mais JE NE SUIS PAS UNE POUPÉE ! »
Draco tressaillit un peu. Même petit Potter avait de la voix... Il leva les yeux et les arrondis en voyant dans le rayon d'en face, une petite fille qui tirait impatiemment sa mère par la main. Il ne s'en serait pas inquiété si Potter ne faisait pas autant de bruit et surtout, si la gamine et sa maman, ne se dirigeaient pas tout droit sur lui.
« Potter, dit-il, calme-toi. »
« NON ! JE N'AI PAS ENVIE DE ME CALMER ! JE SUIS FATIGUÉ, J'AI FROID ET J'EN AI MARRE ALORS TU... »
« Potter ! coupa Draco plus fort. J'ai dit calme-toi ! Il faut que je te... »
« QUE TU ME QU... »
« Maman ! Maman ! Regarde une poupée qui parle ! »
Draco ferma les yeux en poussant un profond soupir et Harry se figea complètement.
« Oh merde. »
« Tu l'as dit Potter, murmura le blond en se forçant à sourire. »
« Mais tu as raison ma chérie, c'est une poupée qui parle, répondit sa mère. Elle est à vous Monsieur ? »
Draco hocha la tête en priant intérieurement pour que Potter imite à la perfection, une Barbie stupide et si possible moins bruyante. Pour le stupide, il ne se faisait pas de souci, mais pour ce qui était du bruit...
« Elle est vraiment jolie, hein maman ? s'extasia la petite blonde. »
« Oui, ma chérie. Elle est magnifique, quoiqu'un peu plate et Oh ! Elle rougit, aussi. C'est une véritable perle rare. »
« J'en veux une ! J'en veux une aussi ! s'excita la gamine. Maman, j'en veux une aussi ! »
« Et bien, je ne sais pas ma puce. Elle est peut-être un peu chère. À combien l'avez-vous acheté Monsieur ? »
Draco se raidit.
« Hum, en fait ce n'est pas vraiment une poupée, c'est plutôt une marionnette et c'est un cadeau. Je suis désolé. »
L'enfant fit une moue un peu déçue, mais ses yeux s'éclairèrent rapidement.
« Mais c'est une marionnette qui parle hein ? Hein ? J'en ai vu aussi à la télé l'autre jour ! Mais elles étaient beaucoup moins jolies que celle-ci. Dites Monsieur, vous êtes un magicien du parler aussi ? »
Draco sourit doucement. Il détestait l'admettre, mais il adorait les enfants et celle-ci était particulièrement vive, en plus d'être à croquer. Il ne vit pas le regard tendre que lui lança Harry, mais perçu nettement l'enthousiasme grandissant de la petite.
« Oui, c'est une marionnette qui parle, répondit-il. »
« Mais on ne dit pas un magicien du parler, ma puce, on dit un ventriloque, corrigea la maman. »
« Oh ! Alors Monsieur le Ventre-dit-loque est-ce que vous pouvez faire parler la jolie marionnette encore une fois ? S'il vous plaît... »
La gamine papillonna maladroitement des cils et son petit sourire angélique fit rire Draco. Il détestait véritablement cette situation, mais il avait envie de faire plaisir à l'enfant. Il tourna Harry vers lui, et lui demanda du regard de se prêter au jeu. Le brun parut outré de la demande, mais après tout il n'avait pas vraiment le choix.
« Alors euh... Hariette, est-ce que cette robe te plaît ? »
Harry grogna au nom, mais décida de jouer le jeu. C'est donc avec un petit air suffisant et sadique qu'il entra dans son rôle d'« Hariette ».
« Non ! Elle est affreuse, répondit-il en croisant les bras et en levant le menton. Tout comme celui qui veut me l'acheter d'ailleurs. »
Draco blêmit, mais garda tant bien que mal son sourire, sous les éclats de rire de la fillette et de sa mère.
« Elle a du caractère cette marionnette. »
« Je m'appelle Hariette ! Ha-ri-ette, et je ne suis pas une marionnette. »
« Je n'en doute pas, Mademoiselle, répondit poliment la maman de plus en plus amusée. »
« Dis, dis Hariette ! Est-ce que c'est parce que tu vas te marier avec Monsieur le Ventre-dit-loque que tu as mis une robe de mariée ? »
Cette question divertit énormément Draco qui s'amusa à contempler les joues d'Hariette rosir.
C'est un bon acteur le Potter, pensa-t-il.
Hariette que la question avait totalement déstabilisé ne pouvait plus s'empêcher de rougir, sous les regards joyeux et attendris de la mère et de l'enfant.
Pestes ! se dit-il.
Il croisa le regard un peu sombre de Draco et détourna rapidement la tête, le cœur battant.
Hum, répondre et vite !
« Et bien non, vois-tu Monsieur le ventriloque a déjà quelqu'un dans sa vie, dit-il théâtralement. Il ne m'aime pas, moi, sa marionnette adorée ! Il est vraiment trop cruel. »
Hariette pleurnichait maintenant, et la petite fille affichait une moue attristée. Elle fronça les sourcils et se tourna vers un Draco estomaqué, un petit doigt accusateur pointé sur lui.
« T'es méchant avec Hariette Monsieur le Ventre-dit-loque ! Méchant ! Méchant ! Méchant ! Hariette est toute triste à cause de toi maintenant. »
Hariette riait sous cape et Draco ne savait plus quoi faire. Il espéra un peu d'aide de la part de la mère de l'enfant, mais cette dernière l'observait simplement avec un sourcil levé et un sourire en coin. Sourire qui signifiait clairement « Oh non ! Moi j'ai déjà donné. À vous de vous débrouiller avec votre farce ! ». (NdVif : MDR si elle savait )
Le blond soupira. Cette comédie commençait à durer et il était épuisé.
« Et bien, puisqu'il en est ainsi, jeune demoiselle, je crois qu'il est nécessaire que je répare mon erreur, dit-il charmant. »
Il tourna Hariette vers lui, et sans se préoccuper de ses yeux arrondis par la stupeur, posa sa main gauche sur son cœur et demanda, les yeux remplis d'étoiles : « Ma très chère Hariette, ferais-tu de moi l'homme le plus heureux du monde en acceptant de m'épouser ? »
L'enfant trépignait sur place, hyper excité et Hariette, elle, était paralysée et menacée d'hyper ventilation. Oh, elle savait bien que Draco ne faisait que jouer la comédie, mais jamais, même dans ses rêves les plus fous, elle n'avait osé espérer qu'une telle chose se produise. Elle se sentait un peu bête, mais surtout, elle n'arrivait pas à calmer les battements frénétiques de son cœur. Son regard s'adoucit et c'est avec les joues roses qu'elle répondit d'une toute petite voix : « Oui, je le veux. »
La blondinette poussa un énorme cri de joie sous les applaudissements discrets de sa mère, mais Draco ne s'en souciait pas du tout. Mais alors pas du tout, parce que là, à cet instant précis, il sentait une joie incommensurable lui retourner le ventre. Avant qu'Hariette ne réponde, il avait ressenti comme une boule au fond de la gorge et alors qu'elle disait « oui » son cœur avait commencé une folle salsa dans sa poitrine.
Le sentiment n'était pas désagréable en soi, mais il lui fit tout de même froncer les sourcils. D'où venaient donc ces brusques sursauts d'émotions ? Les yeux verts et étrangement brillants d'Hariette se détournèrent et il eut l'impression que tout revenait à la normale, excepté une petite excitation persistante au cœur de ses entrailles.
Il haussa les épaules et décida de mettre fin à sa carrière de ventriloque. Il fit une élégante révérence et sourit des acclamations enjouées de la fillette.
« C'était super ! Hein maman ? »
« Oui, ma chérie, c'était époustouflant. Vous contrôlez votre marionnette à la perfection Monsieur. Elle était criante de vérité. Vraiment incroyable, vous avez de l'avenir dans le métier, croyez-moi. »
« Merci, répondit Draco. Mais j'ai déjà un emploi qui me plaît énormément et Hariette est, comment dire, l'un de mes hobbies. J'apprécierais de rester en votre compagnie mesdames, mais le temps joue contre moi et j'ai encore un million de choses à faire. »
« Oh, nous comprenons parfaitement. En tout cas, merci beaucoup de nous avoir accordé du temps. C'était très généreux. »
« De rien, mais nous allons-y aller maintenant. Au revoir. »
« Au revoir Monsieur le Ventre-dit-loque, répondit poliment la petite en s'inclinant. Au revoir Hariette, ajouta-t-elle avec un sourire de soleil. »
« Bye euh... »
« Alicia, dit-elle. »
« Bye Alicia, répondit Hariette. »
Draco salua une dernière fois la mère et sa fille puis s'en alla Hariette, sous le manteau et un soupir de soulagement sur les lèvres.
« La prochaine fois Potter, évite juste de faire trop de bruit. Ça nous dispensera des pitreries de ce genre. »
« Ça n'avait pourtant pas l'air de te déplaire, à ce que je sache, répliqua Harry en haussant les épaules. Et puis, c'est toi qui as commencé en me travestissant en mariée. »
Draco préféra abandonner. À ce rythme ils en avaient encore pour des heures à se chamailler sur des événements qu'ils ne contrôlaient ni l'un ni l'autre.
« Très bien, capitula-t-il. Je m'abstiendrai de jouer à la poupée avec toi à l'avenir Potter. Maintenant, rayon Vêtements pour mecs. Ensuite, nous partirons d'ici. »
« Tu comptes acheter la robe de mariée ? demanda Harry. »
Draco s'aperçut qu'il avait oublié de remettre la robe à sa place et leva les yeux au ciel, prit d'une soudaine et énorme fatigue.
Merlin, me garde !
HPDMHPDMHPDM
Harry était bien là, au chaud contre la poitrine de Draco.
Il portait un T-shirt blanc sous un pull blanc lui aussi, de la même couleur que le manteau de Malfoy. Ils avaient eu un peu de mal à trouver des vêtements adéquats au début, mais à force de persévérance, ils avaient fini par dénicher quelques petites choses intéressantes. Simples, pas trop voyantes et assez chic pour le compère Malfoy. Harry avait donc à son actif, un tricot blanc, un pull blanc et deux chemises blanches également, l'une à manches courtes et l'autre à manches longues –ils avaient réussi à ramener la robe de mariée à sa place.
Harry estimait que c'était un peu excessif, vu qu'il retrouverait bientôt son corps, mais Draco toujours prévoyant, avait supposé que si par malheur, revoir son corps ne suffisait pas à Harry pour reprendre une apparence normale, il en fallait encore. L'ancien Gryffondor ne savait pas si l'idée de ne pas retrouver son corps d'origine lui plaisait vraiment.
Bon, il admettait qu'il était vraiment bien avec Draco. Il admettait qu'il n'avait pas vraiment hâte de quitter le corps chaud du blondinet, mais il admettait également qu'il avait des obligations ailleurs et qu'il ne pouvait tout de même pas rester ainsi, indéfiniment.
L'idée de vivre auprès de Draco pour toujours ne l'ennuyait pas du tout, c'était le fait de devoir vivre pour toujours à la place de la main droite de Draco qui l'embêtait. Lui, il voulait pouvoir toucher Draco, l'embrasser sans que les lèvres du blond ne lui gobent la tête, et surtout le caresser avec ses mains en grandeur nature... Il ne voulait pas rester comme ça et se contenter de regarder le blond flirtiner gentiment avec son super intello cultivé et bien mieux éduqué que lui. (NdVif : lol, ça lui est resté en travers de la gorge !)
Il aimait la présence constante de Malfoy avec lui, mais en même temps, il avait hâte de pouvoir retrouver son véritable corps pour pouvoir enfin faire ce qu'il n'avait pas osé faire, il y a des années : séduire Draco Malfoy en bonne et due forme.
Bien entendu, il y avait eu la guerre et des millions de vies à sauver donc autre chose à penser qu'à entamer une quelconque relation avec quiconque. Bien entendu, Draco avait disparu immédiatement après son procès. Bien entendu, il était semble-t-il, en couple avec un super canon plus intelligent, plus cultivé et plus éduqué que lui -plus bronzé aussi, mais ça c'était une question de gènes. Bien entendu Draco n'était pas intéressé par lui.
Mais les Gryffondor avaient cette caractéristique indécrottable de toujours espérer et tenter leur chance malgré les risques. Et Harry était un Gryffondor.
Pur et dur.
Ce n'étaient pas quelques menus obstacles qui allaient lui barrer la route.
Il avait bien vaincu Voldemort le Grand, alors il pouvait bien draguer Draco Malfoy non ?
Et réussir, par la même occasion.
Ce seraitbien, oui.
« Potter, nous sommes arrivés à Londres. »
Mais pour ça, il fallait d'abord qu'il récupère son corps.
À SUIVRE...
Un second chapitre qui s'achève. J'espère que ça vous plaît toujours.
En tout cas, moi, je m'amuse comme une folle.
Prochain chapitre : Pétunia, Dudley, et quelques petits soucis... Ce serait trop facile sinon, hum ?
À bientôt !
Kissouxxxx HK ;)
(NdVif : Trop génial la scène du ventriloque ! J'en ai mal aux mâchoires ! lol Ndla : Merci, merci fufufu…)
