J'ai bien entendu vos complaintes pour avoir des chapitres plus longs. A vous de voter: chapitre 2 fois plus longs mais 1 fois par semaine voir toutes les 2 semaines, ou chapitres tels quels mais 2 par semaine... Dans tous les cas, j'espère que l'évolution de l'histoire vous plaira. BONNE LECTURE!


Chapitre 3

Une fois le capitaine hors de vue, le Docteur s'activa autour des machines et transporta le vaisseau dans l'espace, en orbite autour d'une lune inhabitée.

Il fallait à présent qu'il s'occupe de son passager. Il réfléchie comment aborder le Seigneur de Temps pour qu'il lui obéisse un minimum. Décidé à le juger de suite et appliquer sa sentence sans plus attendre, il alla le chercher dans la salle où il l'avait enfermé.


POV du Maître

Il heurta violemment le sol alors que le Docteur le jetait dans cette pièce. Un regard autour de lui apprit que la pièce était minuscule et très sombre. Un matelas d'un côté, des toilettes de l'autre, en bref, tout ce qu'il fallait pour maintenir une personne en captivité. Il recula tant bien que mal contre un mur et s'y appuya pour se relever. Sa tête lui faisait horriblement mal. Il devait pourtant trouver un moyen de s'échapper. Jamais il ne laisserait le docteur le maintenir enfermé tout en appliquant cette fameuse justice gallifreyenne. Rien que d'y penser, cela lui donna des frissons. Non, il devait trouver un moyen de s'enfuir. La seule chose à faire était de prendre le contrôle du TARDIS. Mais avant toute chose, il devait s'occuper du Docteur. Alors qu'il cherchait un moyen d'assommer son gardien, la porte s'ouvrit laissant entrer une lumière aveuglante et un Seigneur du Temps mécontent.

Fin POV du Maître


- Sors de là.

- Je suis ton Maître, pas ton chien, parle-moi avec respect ! lui ordonna le Maître.

Exaspéré par son attitude, mais voulant en finir au plus vite, le docteur lui demanda plus poliment s'il voulait bien le suivre. Le Maître accepta avec dédain et sortit de la salle. Arrivé à la porte, il perdit l'équilibre. Il se serait effondré si le Docteur n'avait pas eu le réflexe de le rattraper.

- Qu'est-ce que c'est que ce cinéma ? Ne me dis pas que tu ne tiens plus debout ?

Le Maître repoussa le bras du Docteur et se releva mais perdit une fois de plus l'équilibre et s'effondra pour de bon sur le sol. Le Docteur commença à s'inquiéter. Il s'agenouilla près du Maître et vit pour la première fois du sang qui coulait sur sa tempe.

- Comment tu t'es fait ça ? lui demanda-t-il tout en touchant son front.

Le Maître le fusilla du regard et ajouta haineux :

- D'après toi ? Ce n'ai pas moi qui me suis jetais tout seul la tête la première sur le sol tout à l'heure ou qui me suis donné un coup de poing !

Le Docteur comprit à quoi il faisait allusion et se maudit intérieurement.

- Pardon, Maître, je ne pensais pas avoir frappé si fort.

- J'adore quand tu m'appelles ainsi Theta.

Le docteur fronça les sourcils à cette remarque.

- Et c'était une gifle, pas un coup de poing… ajouta-t-il comme pour se justifier.

- Oh si ce n'est qu'une gifle, alors ce n'est pas grave ! s'exclama le Maître dédaigneux.

Le Docteur le releva sans prendre la peine de répondre et l'amena dans la salle de bain la plus proche pour le soigner. Il banda la tête de son détenu et nettoya le visage du sang séché.

Lorsqu'il eut finit ses soins, il l'amena dans une autre salle du vaisseau. Celle-ci possédait en son centre une chaise avec des chaînes aux pieds et aux accoudoirs. En face, un bureau monoplace en hauteur. A cette vision, le Maître commença à se débattre.

- Tu savais que cela se finirait ainsi.

- Non, s'il vous plait, Docteur…

Il se haïssait de devoir supplier son compatriote mais il était prêt à tout pour éviter cela.

- Ne fais pas le gamin. Tu as commis des crimes horribles, à présent tu dois être jugé !

Arrivé à la chaise, le Docteur obligea le Maître à s'assoir et lui attacha les jambes. Il lui enleva les menottes pour pouvoir entraver de même ses bras. Après cinq bonnes minutes à se débattre pour le maintenir en place, il s'assit au bureau face à son prisonnier et le domina de toute sa hauteur.

- Il ne sert à rien de te débattre. La chaise est solidement attachée au sol et tes liens sont spécialement faits pour notre espèce.

- Je refuse de me soumettre !

Il s'acharna de plus belle contre ses liens.

- Tu l'auras voulu… dit le Docteur l'air désolé.

Une lumière rouge emplit la pièce et le Maître hurla de douleur. Après une longue minute qui paru une éternité pour le Maître, la pièce retrouva sa douce lumière blanche d'origine.

- Cette chaise est en tout point conforme à celle du Grand Tribunal de Gallifrey. Soumets-toi ou alors tu souffriras.

Le Maître leva des yeux haineux en direction de son juge.

- Jamais !

La lumière revint en force et plus longtemps cette fois. Les cris de douleur du Maître se firent entendre rapidement et il mit un moment avant de s'arrêter. Il était haletant et les bruits de tambour étaient revenus en force.

- Es-tu prêt à répondre de tes actes devant un de tes semblables, enchaina le Docteur en espérant abréger cette souffrance inutile.

Sachant pertinemment qu'il n'avait aucun moyen de s'enfuir, le Maître hocha la tête en signe d'assentiment.

- Très bien, soupira-t-il de soulagement. Je déclare ouvert ce procès. Les charges sont les suivantes : crime contre l'humanité, meurtres de plus d'un milliard de personnes, asservissement de toute une population, actes de barbaries et de tortures et tentatives de guerre envers les autres mondes de cet univers sans raison valable. Que décide de plaider l'accusé ?


AN : J'espère ne pas avoir fait le Docteur ou le Maître trop OOC. Le "procès" ne durera qu'un chapitre et est vraiment nécessaire pour le déroulement de la fic.

Sinon, qu'en avez-vous pensez? Déçu, enthousiaste, admiratif ou complètement exaspéré? J'attends vos impressions, alors à vos claviers!

AN bis : J'ai publié un OS sur Torchwood pour les fans de Jack et Ianto (pas slash)! ;)