Titre : Pareils dorks se méritent
Auteur : ylg/malurette
Base : FullMetal Alchemist, 1er anime
Personnages/Couple : Russel Tringham/Scieszka ; Fletcher
Genre : adorkable
Gradation : PG / K-plus
Légalité : propriété d'Arakawa hiromu, Square Enix, studio Bones je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : C#6, « conte de fées » d'aprus 7 liens
Nombre de mots : ~700
oOo
La suite se déroule de façon enchanteresse. Quel coup de chance, vraiment, de s'être rencontrés ! Ils s'entendent si bien. Même leur maladresse se fait écho sans les arrêter.
Fletcher est plus grand qu'Elysia mais tout aussi adorable.
Scieszka se promet de procurer à Russel une copie des livres désirés dans les meilleurs délais, tant pis pour la bousculade que ça imposera à son emploi du temps. Ça lui fait tellement plaisir de l'aider, de… lui faire plaisir.
Elle pense un instant que peut-être, comme ces deux frères sont des alchimistes, ils pourraient l'entraîner encore dans des histoires pas possibles, comme Edward et Alphonse. Et puis elle rejette l'idée : allons, pas deux fois de suite, voyons ! Vraiment, quelles seraient les chances ?
Mais qu'elles étaient les chances aussi de tomber sur ces choses bizarres en premier lieu… Bref. Elle ne ne veut plus y penser maintenant.
Depuis qu'elle a rencontré les frères Elric sa vie s'est transformé. Tellement que ça lui semble magique ! On a beau dire que l'alchimie est une science, ce qu'ils ont fait pour elle tient du miracle.
Il y a eu des moments durs aussi, mais ça valait la peine.
Elle n'est pas la princesse et Russel n'est pas un chevalier. Pour d'autres qu'ils côtoient ou ont côtoyé, l'histoire de ces dernières années s'est mal finie ; pour eux, il est arrivé quelques péripéties, ils se sont vus laissés en dehors de l'action principale et leur vie a repris cahin-caha. Rien n'est fini.
Ils peuvent toujours être les personnages secondaires d'une tragédie, qui attend encore de redevenir une tragicomédie. Pour leur suite à eux comme pour les amis dont ils sont sans nouvelle, ils ne désespèrent pas.
Elle qui n'avait pas d'ami jusqu'à l'année dernière, elle a maintenant Madame Gracia et Elysia, Denny et Maria, ses collègues, Winry même si elle est si loin. C'est nouveau et beau et elle a envie de s'en faire d'autres, maintenant qu'elle a commencé : ça marche plus facilement.
Avec ces enfants le courant passe ; elle espère que c'est pour de vrai.
Elle ne s'attendait pas à ce que ça change encore. De voir en lui autre chose qu'un ami, de désirer un autre type d'intimidé… et encore moins à voir, en face d'elle, les mêmes désirs balbutiants chez Russel.
Plus ils se fréquentent moins ils se sentaient capables de se séparer quand la vie les rappelle ailleurs. Ils se prennent les mains en rougissant, partent dans de grandes déclarations de reconnaissance, de remerciements, d'appréciations grandiloquentes. Fletcher soupire ; il sait qu'il va devoir jouer les lutins espiègles pour leur donner un coup de pouce.
S'il est surpris lui aussi par le tour que prennent les événements, il est trop innocent pour y voir mal. Il aime bien Mademoiselle Scieszka et trouve que l'amour c'est beau et que c'est bien dommage que son grand frère soit si empoté.
Il met donc les pieds dans le plat avec une franchise désarmante :
« Ne pouvez vous pas vous dire simplement que vous vous aimez ? »
L'embarras de Russel à ses mots explose comment jamais : impossible même de savoir si ses bredouillements sont des dénégations farouches ou des appels à l'aide.
Un soir prochain, alors que Fletcher est déjà couché et que Russel et Scieszka se retrouvent seul à seule sur le pas d'une porte, au clair de… pas de lune mais des becs de gaz – Central n'est pas très romantique ; gothique plutôt – l'idée leur revient sans plus rien pour l'arrêter.
La pénombre masque la rougeur qui pourrait encore leur venir aux joues ; mais ils se sont habitués à la situation de toute façon.
Le baiser timide qu'ils se donnent, nourri par leur impatience accumulée, se mue aussitôt en baiser profond, un baiser maladroit qui se veut adulte. Elle qui se sent encore toute jeune fille et lui qui s'y croit déjà…
« Je veux rester toute ma vie à Central. Auprès de vous !
- J'espère bien que vous y trouverez le bonheur. Je serais si triste si tu repartais… »
Maladroite mais sincère, leur relation s'emboîte comme elle peut. Et ils vécurent heureux et lurent beaucoup, beaucoup de livres ensemble ?
