4.

- Une bouchée pour la maman ! Une bouchée pour le petit !

Danéïre tenta de se défendre de l'agression alimentaire caractérisée !

- Alie, je suis assez grande pour m'alimenter !

- Néééeeee ! protesta le jeune homme dans un éclat de rire en continuant d'approcher la bouchée d'œufs et de grillades des lèvres de son épouse.

- Mais tu es un dictateur, mon mari !

- Oui, et depuis toujours, gloussa Alérian. Avale !

- Si tu n'étais pas mon époux…

Alérian rit de tout son cœur, Danéïre en chœur avec lui et avalant avec gourmandise la bouchée préparée.

- Je suis ton mari et tu me dois obéissance !

- Dans tes rêves, mon bel étalon balafré aux yeux verts ! Je suis à toi de tout mon amour, simplement !

- Moi aussi, fit tendrement Alérian. Alden doit encore se brosser les dents, prendre ses vitamines, nous avons le temps ! Et vu le temps qu'il mettra à avaler son petit déjeuner avec nounou Dokka, nous avons donc tout notre temps comme je le disais !

Danéïre se laissa emporter dans les bras de son époux, consentante, ouverte, amoureuse.

Alérian se pencha sur le ventre rebondi, y posant des lèvres ferventes.

- Notre bébé !

Et de ses mains affectueuses, Danéïre se saisit des boucles d'acajou de son mari pour qu'il continue d'adorer son ventre plein de promesses et d'amour.

- Alie…

- Danéïre, il n'y a que toi, à jamais !


Alérian et Danéïre en plein petit déjeuner, Synoviale s'arrêta devant la table, au garde à vous.

- Pitié, lieutenante Niks… Il n'y a aucune urgence ! Sinon j'en aurais été le premier prévenu !

- Nulle alerte commandant, juste mon rapport hebdomadaire !

- Lieutenante Niks, nous sommes en escale. Si rapports il y avait, je suis à nouveau le seul à être au courant. Là, je suis avec ma famille !

- Désolée, je croyais que…

- Retournez à votre section Marina à bronzer, lieutenante. Je suis à ma femme et à notre fils, veuillez nous laisser.

- Bien commandant.

Synovale se retira, ce qui fit grimacer en retour Danéïre.

- Alie ?

- Trop de mois qu'elle me court sur le haricot… Pas de soucis, ma Dana ! Je m'en dépatouille !

- Mon amour…

Alden ayant expérimenté plusieurs jeux du luna park, il avait dévoré avant de se coucher et de s'endormir, laissant ses parents.

Alérian effleura longuement chaque courbe du visage de son épouse.

- Alie, tu es merveilleux au possible !

- Je ne suis que l'homme que tu aimes !

- C'est le plus merveilleux cadeau pour moi, mon magnifique balafré !

- Oh que non, c'est toi…

Et en confiance, Alérian laissa sa joue sur le ventre de sa femme.


Dans son chalet de plage, Synovale Niks finit de faire brûler des herbes de religion.

- Je veux Alérian Rheindenbach Von Rudelheim, dans mon lit, dans mes entrailles, jusqu'au fond de mon ventre ! rugit-elle en ajoutant des herbes aromatisées à ses bougies de prières. Il est l'homme qui m'est destiné, depuis toujours, je le sens dans mes tripes ! Dis-moi que j'ai une chance, ma Déesse ?

- Je ne suis pas une déesse, je suis un Spectre ! rugit une forme féminine, agressive, destructrice : Anaelle.

- A tes ordres, pour me donner l'homme légendaire de mes rêves ! pria Synovale.

- Chaque chose en son temps, ricana Anaëlle le Spectre.

- J'attends depuis si longtemps…

- Tout viendra en son temps, au pire, rugit soudain Gamalthine l'amirale Illumidas en se mêlant à la discussion. Alérian Rheindenbach est promis à devenir un déchet de son saloperie d'humanité ! J'ai tellement hâte.

- Comment ? fit Synovale.

- Il va tout perdre, il n'aura plus rien. Tu n'auras qu'à ramasser l'épave qu'il deviendra ! prédit Anaëlle. A ce moment, j'interviendrai

- A tes ordres, Spectre !

Et les femmes, naturelles et surnaturelles sourirent de contentement.