Bonjour tout le monde

tout d'abord, joyeux Noël

ensuite, merci pour les rws au chapitre précédent

voici le chapitre 4 en ce beau jour de Noël (ensoleillé chez moi)

bonne lecture


La boutique c'était vraiment nul quand il n'y avait pas de clients et ce lundi, il n'y avait absolument personne. Quatre heures que Stiles s'ennuyait à mourir. Il aurait bien volé la caisse pour que ça fasse un peu d'action. Il regarda son collègue et soupira.

- Tu t'emmerdes à ce point ? Demanda Connor.

Stiles se tourna vers le jeune homme blond. Connor avait deux ans de plus que lui, des lunettes, quelques taches de rousseur sur le nez et des yeux gris-bleus. Rien de très rare.

- Je me fais chier comme plus permis. Faut que je bouge.

- Prends ta pause maintenant si t'as besoin de bouger. Là tu me tends, c'est horrible. J'en peux plus de t'entendre soupirer depuis une heure.

Stiles ne se fit pas prier et disparu en vitesse de la boutique avant d'avoir envie de faire une connerie -au choix, voler la caisse ou étrangler Connor-. Il alla directement au restaurant tout en bas du grand centre commercial et se prit un bon jus d'orange, un chocolat froid et un croissant. Ça allait lui faire du bien. Il avait besoin de manger et de boire tranquillement installé dans le bruit de la foule. La boutique était trop calme et la programmation musicale de Connor, à vomir. Il se posa en soupirant encore et sentit son portable vibrer. Il le sortit de sa poche et ouvrit le message de Scott.

'' G doné ton pt1 de num a Derek. me casse les pié le mec. Débrouillé vou ensemble. Scotty ''

- Scott, apprends à écrire des messages, soupira Stiles en agitant la tête. M'emmerde le Hale là aussi. Il peut pas me foutre la paix avec ses conneries ?

Stiles finit par boire son jus d'orange et cessa de râler.


Quand il revint de sa pause, Erica Reyes était dans la boutique accoudée au comptoir à faire du charme à Connor qui bavait comme un caniche devant une écuelle pleine. Pitoyable, pensa Stiles.

- Salut Erica, lança Stiles content de voir quelqu'un à la boutique.

- Stiles. Salut.

La belle blonde se tourna vers lui et tendit sa main à plat. Stiles dû réfléchir pour comprendre le geste et finit par capter et déposa la clé USB dans le creux que la main d'Erica qui l'enfouie dans sa poche sans plus de cérémonie.

- Je tiens à la récupérer si jamais, précisa Stiles.

- Tu verras ça avec Derek, je ne suis que la messagère des dieux, mon joli. Tu as trouvé quelque chose ?

- Ouais. J'ai tout noté. Attends-moi une seconde.

Stiles passa derrière le comptoir, disparu dans l'arrière-boutique et ouvrit son casier pour prendre un cahier ligné. Quand il se retourna, Erica était derrière lui. Elle le plaqua contre le casier d'une main sur le torse.

- Tu n'as pas le droit d'être ici Erica.

- Oh… zut alors. Qui va m'en empêcher ? Dit-elle avec une voix mielleuse en approchant son corps de celui de Stiles. Tu vas appeler ton papa policier ?

- Non, bien sûr que non.

- Tu sais, t'es trop mignon pour traîner avec Derek et nous. Bien trop innocent. Ce serait dommage que ton joli corps se retrouve éventré dans le caniveau sous la pluie. Tu ne crois pas ?

- Euh… peut-être. Je sais pas. Je… je dois aller travailler, vraiment.

- Très bien, je te laisse y aller. Je repasserai peut-être dans quelques jours. Fais attention à ton adorable petit minois.

Stiles en resta bouche-bée. Erica lui prit son cahier des mains et partit en faisant claquer ses talons avec sa démarche féline. Stiles se secoua et revint vers son collègue.

- C'est ta nana ? Demanda Connor à peine Stiles fut-il assit à ses côtés.

- Non, t'es dingue ou quoi ? Dans quel monde tu vis pour penser que je pourrais avoir une copine comme Erica ?

- Ouais, je me disais aussi.

Stiles préféra ignorer avant de s'énerver.


Pendant la pause de midi, le portable de Stiles vibra plusieurs fois sur la table et Connor étendit son cou pour regarder l'écran.

- Inconnu ? Questionna-t-il simplement.

Stiles avait envie de l'envoyer promener. Il prit son portable et répondit.

- Allô ?

- Erica m'a donné la clé. Viens avec Scott, ordonna une voix que Stiles reconnu comme étant celle de Derek Hale.

- Je me répète, je sais, mais on dit bonjour au début d'une conversation et là je bosse.

- C'est pas vrai, tu manges.

Stiles se tourna de tous les côtés pour regarder si Derek était dans le coin.

- Bref, je mange et après je dois aller travailler. Je sais pas si le concept de travailler te parle, mais je peux pas faire ce que je veux quand je veux.

- Viens ce soir avec Scott, claqua Derek et il raccrocha directement.

- Non… mais… de...

Stiles regarda son portable comme s'il allait se mettre à lui parler puis soupira et le rangea dans sa poche. Non, mais quel enfoiré ce mec.


Scott arriva devant chez Stiles à 21 heures tapantes et klaxonna un coup. Il vit la porte s'ouvrir et le shérif sortir de la maison pour lui faire un signe. Crotte ! Il se sentait obligé d'aller le saluer maintenant. Il sortit de sa voiture -il n'avait pas prit le van- et vint serrer la main du shérif.

- Bonsoir Scott. Ça faisait un moment qu'on n'avait pas eu l'occasion de se voir.

- C'est vrai. J'ai pas mal de travail à la clinique et je cours un peu toujours à droite et à gauche.

- Est-ce que tu as vu Alison Argent ces derniers jours ? Je sais que vous n'êtes plus ensemble, mais je me dis que tu sais peut-être comment elle va.

- Je l'ai vu hier soir après avoir ramené Stiles. Ça va, c'est pas la joie, mais sa famille la soutient beaucoup.

- Une autre question. Qu'est-ce que tu sais sur la fille que Stiles voit ?

- Hééééé…. Je suis pas certain que je suis censé parler de ça avec vous John. Stiles m'en voudrait.

- Bon, j'aurais essayé au moins. Ah, ben voilà mon fils.

Stiles déboula au bas de l'escalier, enfila ses baskets et voulut sortir, mais son père le retint.

- Tu t'es fait beau dis donc, fit remarquer le shérif avec un sourire.

- J'ai juste mis une chemise avec un jean, rien d'exceptionnel.

- On se demande si tu as fait exprès de te faire beau, ajouta Scott en appuyant un regard sur son best.

- Faux-frère va.

- Allez viens on doit y aller. On va nous attendre.

- Vous renterez tard ? Demanda John en regardant partir les deux jeunes.

- Aucune idée, répondirent-t-ils en chœur en s'engouffrant dans la voiture de Scott qui démarra directement.

- Alors, tu t'es fait beau pour Derek ?

- Ta gueule, juste ta gueule OK, claqua Stiles.

- Ça va, je ne me fiche pas de toi. T'oses me le dire si tu as craqué sur lui.

- Je-N'ai-Craqué-Sur-Personne. C'est bien clair pour toi ?

- Ok, c'est clair pour moi. Tu sais que j'en ai marre de cette trêve. Ça commence à me gonfler. J'ai l'impression d'avoir à nouveau quinze ans et de ne rien pouvoir faire. Tu as pu trouver quelque chose par rapport aux photos ?

- Oui, c'est pour ça qu'on va chez Hale.

- Superbe nouvelle. Ça va pas ? Demanda Scott en regardant son ami qui avait le regard perdu sur le paysage de la ville.

- Si, si ça va. Je m'ennuie un peu ces derniers jours. J'ai l'impression qu'on ne fait rien.

- Mouais, soupira Scott en s'arrêtant devant l'immeuble de Derek Hale.

Les garçons sortirent de la voiture et montèrent les étages. À mesure qu'ils arriveraient vers la porte, Stiles se sentait mal à l'aise, comme si quelque chose de mauvais allait se produire. Ils eurent à peine le temps d'ouvrir la porte qu'ils se firent attaqués et attachés par le gang Hale. Laura, Peter et Cora tenaient Stiles pendant que Boyd, Erica et Jackson tenaient Scott. Stiles fut le premier à vouloir se débattre, mais se calma bien vite quand le canon d'une arme à feu s'appuya sur sa tempe.

- Oh c'est quoi cette merde ? Cria Scott en voyant approcher Derek.

Derek sortit un Beretta qui était coincé dans son jean et tira un coup vers les pieds de Scott.

- Ça va pas non, espèce de taré, hurla Stiles.

- Tais-toi ou je te fais taire moi-même, claqua Derek en pointant son arme sur Stiles. J'ai une grande question à te poser McCall, c'est quoi ça d'après toi ? Demanda le chef des Hale en montrant une photo devant les yeux de Scott. Le chef de True-Alpha pâlit et déglutit difficilement.

- C'est l'agent Rafaël McCall du FBI, autrement dit, mon père, lâcha-t-il fatalement.

- Tu savais qu'il était en ville ?

- Non. Mes parents sont séparés depuis 17 ans et je ne l'avais pas revu depuis. Ni parlé d'ailleurs.

Derek scruta Scott pour déceler si le jeune mentait ou pas et décida finalement qu'il avait l'air de dire la vérité.

- C'est Cora qui a prit cette photo de chez elle. On est surveillé et je n'aime pas ça du tout. Relâchez-les ! Ordonna-t-il à ses bêtas.

Le gang s'exécutât en vitesse.

- Le comité d'accueil est pas génial, faut avouer, plaisanta Stiles et Derek s'approcha de lui pour lui poser le canon de son arme sur la tempe.

- Tu vas te la boucler, oui. Je ne te demande pas ton avis. Finalement, lui, gardez-le attaché.

- Hé…, tenta de s'indigner Stiles, mais il n'eu pas le temps de rouspéter plus que ça. Il se retrouva assit sur une chaise, pieds et mains ligotés avec du gros scotch sur la bouche.

- On ne va pas lui faire de mal, précisa Derek à l'oreille de Scott, j'en peux juste plus de son bavardage incessant. Si tu tente un truc, Peter le tue, c'est bien compris ? Maintenant viens voir ce que ton génie de bêta à réussi à obtenir des photos de Peter.

Scott n'en revint pas de ce qu'il découvrit. La fameuse ombre que Stiles avait repéré semblait être nul autre homme que Gérard Argent -le père de Kate-. Que faisait-il dans cet immeuble après que sa fille ait été tuée ?


Plus tard, Derek obligea le chef de True-Alpha à partir sans son ami, il avait besoin de son génie pour quelque chose. Il renvoya son gang au grand complet avant de détacher le jeune homme.

- T'es vraiment un grand malade, lança le plus jeune en se frottant les poignets.

- Tu parles trop, ça m'a énervé. J'ai plutôt été gentil, je trouve.

- Gentil ? Dans quel monde tu vis pour te trouver gentil ? J'ai passé deux heures et demie le cul posé sur une chaise avec les mains et les pieds attachés. Oh, et aussi avec du scotch sur la bouche.

- Tais-toi ou je t'attache encore et je te laisse sur la chaise la nuit entière.

- T'en serais capable bien entendu.

- Ne me tente pas.

- Bon, oublions ça avant que ça finisse mal pour moi. Tu as besoin de moi pourquoi ?

- Tu sais te servir de ceci ? Demanda Derek en tendant son Beretta à Stiles.

- Euh… on va dire oui, mais je suis pas pour les armes à feu.

- Je ne te demande pas ce que tu penses de cet objet. Tu le tiens, tu viens avec moi et tu couvres mes arrières, c'est tout. Et tu la fermes surtout.

- J'ai pas le choix ?

- Non !

Stiles hocha la tête et consentit à suivre Derek. Le chef de gang l'emmena devant une usine et ils y entrèrent l'un derrière l'autre en silence. Stiles ne se sentait pas vraiment à l'aise de suivre Derek avec une arme entre les mains.

- C'est à partir d'ici que j'ai besoin de toi. Tu sais craquer des mots de passe ?

- Evidemment, mais si tu m'as emmené avec toi, c'est que tu le sais déjà non ?

- En effet, je voulais juste être sûr.

- Je veux juste savoir pourquoi je dois faire ça.

- Moins t'en saura, mieux ça vaudra pour toi.

Stiles s'assit devant un écran d'ordinateur et se mit à taper sur les touches à une vitesse phénoménale. Il réussit assez rapidement à trouver le mot de passe pour déverrouiller l'écran d'accueil.

- Et maintenant ? Demanda le plus jeune en levant les yeux vers Derek.

- J'ai besoin que tu déverrouilles le coffre numéro 4.

- Tu ne me menaces même pas ?

- Tu veux que je te menace ?

Stiles réfléchit quelques secondes. L'idée n'était pas mauvaise. ''L'adrénaline est sécrétée en réponse à un état de stress entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d'énergie, par exemple pour faire face au danger''. Et Stiles travaillait mieux quand il se sentait en danger. Son cerveau fonctionnait plus vite encore et si la menace venait de Derek, ce serait sûrement extrêmement bandant dans le même temps.

- Menaces-moi, supplia presque Stiles en reportant son regard sur l'ordinateur.

Derek arqua les sourcils et trouva l'idée étrange, mais il fit ce que le jeune lui demandait. Il se plaça derrière lui, appuya le canon de son Beretta sur la tempe de Stiles et passa un bras autour de son cou.

- Dépêches-toi de faire ce que je te demande ou je te tue d'une balle dans la tête.

Stiles sentit des frissons dans son dos et son cœur accéléra. Il la ressentait bien la peur là et mélangée au désir, c'était juste sublime. Il réussit à fournir très vite le code du coffre à Derek qui ne le remercia même pas, alla déverrouiller le coffre et prit ce qu'il y avait dedans avant de le refermer et d'ordonner à Stiles de venir avec lui. Le jeune homme s'exécuta. Ils rentrèrent chez Derek et Stiles se laissa tomber sur le canapé.

- La vache, c'était trop génial ! On recommence quand ?

- Jamais.

- Au fait tu as volé quoi ? Demanda Stiles en se levant et en venant près de Derek qui avait posé quelque chose sur la table de son loft. Stiles regarda Derek déballer ce qu'il avait prit.

- C'est de la drogue ? Demanda-t-il légèrement affolé.

- A ton avis ?

- Oui c'est la drogue. C'est même de la méthamphétamine.

- Quel génie dit donc, ironisa Derek.

- Tu vas en faire quoi ?

- La vendre bouffon. Comment tu crois que je vis ? Je ne travaille pas.

- Mais… tu as volé ça à qui ?

- Je vais te confier un secret. J'ai volé ça à ma sœur Laura, elle travaille dans cette usine et c'est elle qui met ça de côté pour moi. Je voulais juste voir jusqu'où tu étais prêt à aller pour ta vie.

- Salopard !

- J'assume.

- Je vais rentrer.

- Déjà ?

- Tu voudrais que je reste ? Déjà que je sais pas comment je vais rentrer chez moi parce que tu as renvoyé Scott à coup de menaces avec ton petit pistolet et que j'étais venu avec lui dans sa voiture

- Mon petit pistolet ? Sérieusement, tu te drogues à quoi ?

- Pas à la meth en tout cas.

- Je n'y touche pas non plus, ce n'est pas mon genre. Si tu restes deux heures encore, je te ramène chez toi en voiture. Je ne sors jamais trop tôt de chez moi, c'est dangereux.

- Et y'a quoi à faire chez toi pendant deux heures de temps ?

- Ce que tu veux. J'ai de la lecture à l'étage.

- Tu as un lit ?

- Oui.

- Cool. Je peux aller dormir ?

- Si tu veux vraiment.

- Non c'était une blague. Je veux pas aller dormir. Tu sais que j'ai adoré quand tu m'as menacé toute à l'heure ?

Derek se tourna vers Stiles et arqua les sourcils dans un questionnement muet. Stiles se contenta de sourire en faisant un clin d'œil et Derek roula des yeux avant de reprendre son arme, de la coller dans le dos de Stiles et de l'obliger à se diriger vers la chambre à l'étage. Il l'obligea à se coucher sur le lit et le plus jeune s'en amusa grandement, déjà complètement excité par la situation.


voilà pour ce chapitre. on se retrouve vendredi prochain pour le chapitre 5

bisous à tous

Kitsune