- Très bien Solveig! Faut pas avoir peur Svala, ces dragons sont domestiques! Criait Harold ici et là dans l'arène.
Astrid analysait leurs jeunes élèves des yeux, notant certains détails de temps en temps. Varek n'était pas là aujourd'hui, ce n'était pas encore son tour d'enseigner.
Harold plaça ses poings sur ses hanches, fière de ses élèves qui apprenaient à une vitesse phénoménale. Il les regardait avec un sourire en coin, satisfait de son enseignement.
- Harold?
Ce-dernier se retourna.
- Oui, Vigfus? Demanda-t-il.
Vigfus, regarda autour de lui, le regard hésitant, puis leva les yeux vers son enseignant.
- Je sais quel dragon je veux! S'exclama-t-il, un sourire narquois sur le visage.
Harold sourit en retour. Hier, il leur avait annoncé qu'ils pouvaient déjà commencer à penser avec quel dragon ils voulaient s'entraîner. Aucun d'entre eux y avait réellement penser auparavant, donc aucune demande n'avait été faite encore. Aujourd'hui, Vigfus brisait la glace.
- Alors, avec quel dragon souhaiterais-tu avoir un entraînement personnalisé? Questionna Harold à son élève.
Car chaque race de dragon était très différente l'une de l'autre, chacun nécessitait une formation ou un entraînement différent.
- Un Furie Nocturne.
Harold resta sans voix quelques secondes, ses yeux qui clignait sous l'incompréhension. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais ses pensées restèrent bloquées dans sa gorge. Il leva un sourcil en regardant Vigfus le petit téméraire. Lentement, il jeta un coup d'œil à Crocmou derrière son épaule, qui regardait les élèves et les dragons avec amusement. Il avala silencieusement sa salive en regardant à nouveau Vigfus, dont les grands yeux noirs pétillaient d'espoir.
Harold soupira. Crocmou était le seul Furie Nocturne que Harold ait jamais vu. Il ne connaissait rien de l'habitat naturel des Furies Nocturnes. Crocmou était un véritable coup de chance, s'il ne l'avait pas attrapé accidentellement la fameuse nuit où tout a commencé, Harold serait probablement encore le petit maigrichon qui donne la poisse à tout ce qu'il touche.
- Vigfus.., commença le professeur, je suis désolé, mais je suis obligé de te dire que tu vas devoir choisir un autre dragon.
Ses yeux cessèrent de pétiller. Harold se bomba le torse pour se donner un peu de courage afin de ne pas se sentir coupable en regardant l'espoir de Vigfus partir ainsi. Il marcha vers les autres.
- Mais..! Attends! Cria le jeune qui courut vers lui. Pourquoi est-ce que je pourrais pas avoir un Furie Nocturne? Demanda-t-il en marchant aux côtés de Harold.
Ce-dernier observa Astrid aider Jorunn à approcher un dragon avec délicatesse. Il jugea bon qu'Astrid enseigne aux filles et Harold aux garçon. Il regarda ses longs cheveux blond tressés et ses magnifiques yeux bleus qui scintillaient à la lumière du soleil. Il sourit en soupirant, puis jeta un coup d'œil à Vigfus.
- Parce que les Furies Nocturnes sont une espèce de dragon extrêmement rares, presque impossible à trouver. Crocmou, pour moi, c'était un coup de chance, expliqua-t-il en baissant la tête pour regarder le petit Vigfus.
- Je ne sais pas où se trouve le nid des Furies Nocturnes, c'est aussi une espèce très indépendante qui se déplace toujours, ajouta-t-il. Même Crocmou ne sait pas où son nid a été déplacé. De plus, les dragons n'attaquent plus Beurk, donc il est encore plus impossible pour toi d'en attraper un.
Harold regarda Crocmou et lui fit signe de s'approcher. Celui-ci le regarda, ses grands yeux verts dilaté, les oreilles hautes, puis s'approcha rapidement. Harold sourit de toutes ses dents et caressa les écailles de son dragon sur sa tête entre ses deux oreilles. Crocmou ferma les yeux, appréciant les caresses de son maître. Vigfus observa la scène, se mordant la lèvres. Qu'allait-il choisir maintenant? Il n'avait pas pensé à un plan B concernant son dragon. Il avait toujours voulu un Furie Nocturne.
- La seule chose que je pourrais faire pour toi, continua Harold, serait de t'entraîner un peu avec Crocmou. Mais tu vas quand même devoir choisir un autre dragon.
Harold prit la main du petit téméraire et la déposa sur le museau de son dragon. Crocmou regarda Vigfus longuement, les yeux grands ouverts, puis baissa la tête en fermant les yeux pour être plus à la même hauteur que lui.
Hésitant, l'élève regarda son professeur pour avoir son approbation. Harold hocha la tête.
-Vas-y... dit-il doucement à Vigfus.
Ce-dernier caressa doucement les écailles noirs du Furies Nocturne de son professeur. Jusqu'à l'âge de huit ans, Vigfus avait toujours pensé que ces créatures étaient absolument abominables, féroces, cruels et sans pitié. Jamais il n'aurait cru en caresser un aussi doux, surtout pas un Furie Nocturne, encore moins qui appartenant à Harold le maigrichon. Comment une aussi grosse bête écailleuse, musclée et équipée pour survivre dans des conditions difficiles, pouvait être aussi gracieuse et douce? Les dragons l'émerveillaient.
Vigfus se détendit et sourit en tapotant délicatement la tête de Crocmou. Ce-dernier ouvrit les yeux et se redressa en position assise. Crocmou se lécha les babines en regardant son maître d'un œil avertit.
-Alors? Demanda Harold, concernant sa proposition.
Vigfus baissa la tête et regarda pensivement le sol rocailleux de l'arène.
-Je vais y penser, cita-t-il simplement en levant la tête vers son professeur.
Harold hocha la tête puis observa Vigfus courir vers Astrid. Il regarda Crocmou pensivement, celui-ci le regarda en retour, comprenant le sujet de ses pensées. Harold avait déjà pensé à chercher d'autre Furies Nocturnes, mais chaque fois sans succès. Malheureusement pour lui, Crocmou ne pouvait pas l'aider là-dessus, car il n'en savait pas plus sur sa propre espèce. Maintenant qu'il était domestiqué, il n'avait plus besoin de toujours garder un œil sur son nid.
Kohana regarda longuement le village de Beurk qui était devant elle. Elle savait que Harold serait très fâché contre elle si elle faisait un pas de plus, alors elle n'osait pas. Elle respira doucement en regardant les gens grouiller un peu partout dans les rues du village. Appuyée sur un tronc d'arbre, Kohana leva la tête pour regarder la cime de l'arbre. Elle baissa la tête et regarda ses pieds nus. Elle bougea ses orteils pour sentir la terre ferme sous ses pieds. Elle leva la tête à nouveau puis s'agrippa fortement à l'arbre. Elle poussa de toutes ses forces avec ses jambes et ses bras pour atteindre la première branche de l'arbre. Kohana fonctionna ainsi jusqu'à ce qu'elle atteigne la parfaite hauteur. Elle avait une vue absolument parfaite sur le village de Beurk. D'ici, elle pourra voir Harold s'approcher de la forêt en fin de soirée. D'ici, elle est bien caché de Amarok et de Chayton. Ils n'oseraient jamais s'approcher de si près d'un village viking. Pas après les nombreux raids que leur tribu avait fait contre le village innocent. À eux seuls, ils ne s'en sortiraient jamais.
La nuit dernière, Kohana n'avait pas osé retourner à son campement, de peur de croiser les deux Arapahos qui la cherchaient. Elle avait attendu Harold longtemps dans la forêt, mais ce soir il ne vint pas. Ce soir il viendra. Elle avait désespérément besoin d'aide et le jeune Viking était la seule aide qu'elle pouvait avoir. Elle repensa à tout ce que ce-dernier lui disait sur les Vikings. Comme quoi ils ne comprendraient jamais qu'une Zuňi puisse être pacifique ou même gentille. Comme quoi ils ne l'aideraient jamais et qu'ils refuseraient de la laisser vivre dans leur village. Comme quoi Harold et elle seraient vachement dans le pétrin si jamais elle s'approchait de trop près de Beurk. Elle leva le menton en soupirant, comprenant les intentions de Harold.
D'un œil fatigué, elle regarda l'arène à l'autre bout du village. Si Kohana se concentrait bien, elle pouvait voir des battements d'ailes. Harold était très certainement là bas, en train d'enseigner. Elle posa sa main gauche sur son ventre vide qui criait famine tandis qu'elle s'appuyait sur sa main droite sur le tronc de l'arbre. Délicatement, silencieusement et prudemment, elle s'assit sur la branche épaisse sur laquelle elle se tenait. Elle appuya sa tête contre le tronc de l'arbre et regarda l'océan qui bordait le village, scintiller avec les rayons du soleil de midi.
Kohana se consola un peu de son manque de nourriture, se disant qu'elle ne faisait qu'un jeûne pour recevoir un signe des Grands Esprits qui pourraient la guider aux travers ses nombreux problèmes qu'elle aurait préféré ne jamais avoir à faire face. Elle tapota son ventre qui gronda encore une fois, puis balança ses pieds d'avant en arrière dans le vide. Kohana regarda le sol, heureuse de ne pas être capable de contracter le vertige.
Elle attendit.
Harold regarda le soleil, les yeux plissés pour les protégé des rayons. Celui-ci se couchait lentement pour couvrir doucement le village d'une autre nuit froide. Marchant dans les rues du village, il se dirigea vers la boulangerie de Osvald, qui se trouvait près de l'arène. Harold s'arrêta devant la porte et leva les yeux vers la montagne, là où se trouvait la forêt. Il respira profondément et poussa la porte. Une forte odeur de sucre et de miel lui chatouilla les narines. Il ferma les yeux pour prendre une grande bouffée de l'odeur du pain fraîchement sortit du four. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il scruta un peu le magasin, à la recherche de quelque chose de spécial pour son amie de la forêt.
- Harold! Content de te revoir! Alors, qu'est-ce que je te sers aujourd'hui?! Demanda la grosse voix enthousiaste de Osvald le boulanger.
Harold sortit de sa bulle et tourna brusquement la tête vers Osvald, qui se tenait derrière son comptoir, les paumes de ses mains appuyées sur le comptoir. Le jeune professeur sourit en observant le boulanger. Osvald était anormalement petit pour un viking, il était de la même taille que Harold malgré ses vingt ans, excepté que celui-ci n'avait pas encore finit de grandir. Le boulanger était d'une carrure assez forte et mince, un boulanger n'aura certainement la stature d'un guerrier viking, par contre, il avait de grosses mains fortes, habituées de battre la pâte dure de sa pâtisserie et de son pain. Il avait de long cheveux blond qu'il attachait en queue de cheval plus ou moins serrée.
Osvald essuya ses mains couvertes de poudre à pâte sur son tablier avant de sortir une plaque de pains frais du four.
- Du pain encore, je présume? Demanda le boulanger, à court de réponse de la part de son plus fidèle client.
- Non pas cette fois-ci Osvald, affirma Harold en s'approchant du comptoir et en réajustant son sac sur son dos.
Le boulanger sourit en plaçant délicatement chaque baguette de pain sur le comptoir derrière lui pour les laissé refroidir un peu. Ce-dernier se retourna, un sourire narquois décorait son visage et ses grands yeux verts était content de savoir que Harold prendrait probablement quelque chose dont il était plus fier que seulement du pain ordinaire. Il plaça sa main sur sa hanche.
- Oh? Quoi alors? Demanda-t-il.
- Je veux que tu me vendes le truc le plus délicieux et le plus spécial et le plus sucré que tu as, exigea le jeune Viking.
Harold leva le menton, fier de sa demande spécial envers son ami. Osvald sourit davantage en s'approchant du comptoir. Enfin, son meilleur client goûtera à sa spécialité! Mais, que préparait le petit Harold?
- Mon cher Harold.. commença le boulanger, un sourire en coin. D'ordinaire les gens qui me commandent quelque chose de spécial ne le font pas pour pouvoir simplement déguster une de mes merveilles à eux seuls...
Osvald appuya ses coudes sur le comptoir devant son client. Ce-dernier fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que tu veux dire? Demanda Harold, confus.
- Eh bien.. d'habitude ils le partagent avec quelqu'un qui leur est cher...
Osvald observa bien la réaction de son client. Celui-ci ouvrit grands les yeux, éleva ses sourcils de réalisation et recula d'un pas, le visage qui s'empourprait.
- Ah?! N-non c'est pas du tout ça! En-en fait, je fais parti de la catégorie des rares gens qui aiment bien.. déguster par eux-mêmes.. tes merveilles, hésita-t-il.
Comment Osvald pouvait-il insinuer un truc pareil? Personne ne savait à propos de Kohana. Elle était un amie et rien de plus. De toute façon, Harold avait des vues sur quelqu'un d'autre..
Le boulanger garda son grand sourire, satisfait de la réaction de son jeune ami. Il leva un sourcils.
- Mais arrête de me regarder comme ça! S'exclama Harold, sentant ses joues lui bruler le visage davantage.
- Se serait pas la petite Astrid? Demanda Osvald, indiscrètement.
Harold fronça encore plus les sourcils, totalement embarrassé par tout ça, sentant sa tête exploser sous toutes les rougeurs de son visage.
- B-bon ça suffit! Donne-moi c'que je veux maintenant! Ordonna-t-il.
Osvald ricana et lui déposa ses pâtisseries dans un sac. Harold paya et s'enfuit le plus vite possible du magasin, la peau du visage encore d'une couleur rouge.
Kohana sentait ses paupières devenir lourdes lorsqu'elle vit une silhouette qui lui était familière s'approcher de la forêt. Elle baissa la tête et plissa les yeux pour mieux voir. Des cheveux brun cuivré, une grande stature mince, une jambe de métal. Elle sourit puis commença à descendre de l'arbre. Arrivé au sol, elle sortit son couteau et marqua l'arbre, pour se rappeler de son emplacement. Elle tourna vite la tête et rejoignit Harold avant qu'il ne se dirige de trop près de son campement.
Ce-dernier marcha rapidement dans la forêt, le bruit de ses bottes et de sa jambe de métal écrasant le sol étant la seul chose sur laquelle il voulait se concentrer. Il n'avait pas pu visiter Kohana hier soir et il se sentait mal. Il sursauta et cria de surprise lorsqu'une petite main ferme l'attrapa par l'épaule.
Une petite voix se mit à ricaner. Il se retourna. Kohana se tenait devant lui, les mains derrière le dos, souriant chaleureusement. Elle avait détaché ses cheveux qui lui arrivait maintenant à la taille. Il l'observa quelques secondes, confus quant au fait qu'elle ne soit pas à son campement. Il cligna un peu des yeux avant de lui adresser la parole.
- *Kohana, gia od'a amek alômiwi gwenitagamigoak? Demanda-t-il.
La Zuňi baissa la tête et observa pensivement le sol. Devrait-elle lui informer de ces deux chercheurs? Ce n'était pas comme si ils lui avaient fait quoi que ce soit. De plus, Harold n'est pas au courant de se que tout cela implique en réalité. Oserait-elle? Non.
- Je explorer la forêt un peu quand je voir toi arriver, expliqua-t-elle en mentant.
Elle lui offrit son sourire le plus radieux pour se consoler de se mensonge. Elle se sentait mal de mentir à son seul ami, mais Harold était déjà si occupé avec son enseignement à Beurk, et elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour elle. Il ne savait rien à son sujet ou seulement de la raison pour laquelle elle s'était enfuie de son village natal.
Harold n'osa pas répondre. Il se redressa un peu, surpris par cette réponse, mais cela lui semblait juste. Après tout, il ne devait pas perdre de vu que la culture Zuňi était très différente de celle des Vikings. Que cela implique-t-il? Que Kohana trouve des choses logiques que certains Vikings trouveront illogique. Explorer la forêt par exemple. Un Viking ne cherchera pas à explorer, mais à contrôler et exploiter la richesse d'une forêt.
Il lui sourit en retour en hochant la tête, signe qu'il comprenait.
- Je t'ai apporté quelque chose-
- Pain!? Demanda-t-elle, ses grands yeux noirs étincelant, pétillèrent d'enthousiasme et d'espoir.
Harold ricana.
- Mieux que ça.. avoua-t-il.
Ses joues devinrent une teinte de rose lorsqu'il repensa à ce qu'Osvald avait dit. Kohana ne le remarqua pas, à la noirceur de l'aurore de la forêt.
- Quoi de mieux que le pain? Demanda-t-elle, ses sourcils minces froncés.
- Tu verras, répondit Harold. Viens, on va au campement, suggéra-t-il.
- *G-Gia! S'exclama Kohana en le prenant par le bras pour l'empêcher d'aller plus loin.
Harold fronça les sourcils, remarquant tout de suite l'expression de nervosité et de panique sur le visage de son amie des bois. Il pencha la tête sur le côté lorsque Kohana se reprit maladroitement.
- Je trouver un endroit parfait ailleurs, très loin de maison... expliqua-t-elle, sans trop d'enthousiasme.
Harold ne dit rien pendant quelques secondes. Quelque chose n'allait pas, mais il n'osait pas demander quoi. Peut-être qu'une moufette avait envahi son campement et elle était trop timide ou gênée pour l'avouer. Il sourit pour la réconforter. Elle sourit en retour, soulagée qu'il ne pose aucune question.
- *N'ôdodaida taka, ni adoji..
1- *Kohana, tu n'es pas à ton campement?
2- *N-non!
3- *Allons à cet endroit, alors.
A/N: Je ne vous donnerai pas d'excuses pathétique. Je suis à ma dernière année du secondaire (Ou du lycée, je suis canadienne, on a pas le même système scolaire qu'en France) et je ne m'attendais pas à ce que je sois aussi débordée. Mais je suis très à cheval sur mes travaux et j'ai tout fini d'avance, donc j'ai tout mon temps pour écrire et continuer cette histoire. Merci beaucoup à tout ceux qui lisent et qui prennent le temps de me faire des Reviews, ça me fait vraiment plaisir de voir que vous aimez bien cette histoire. N'hésitez pas à me le dire si vous avez des commentaires constructifs, je vais les considérer. Et si vous avez des idées pour l'histoire, ça va me faire plaisir aussi!
A/N #2: Je me porte aussi volontaire pour écrire des demandes spéciales. C'est-à-dire que vous m'envoyez un message dans lequel vous pouvez me mettre une description complète d'un personnage avec lequel je pourrais faire une histoire qui vous sera dédié. Alors voilà, j'espère recevoir des demandes, j'adore faire ça! Merci beaucoup encore!
