"Tenter le Diable"
Hey ! Salut les gens !
Punaise ça faisait des siècles que je n'avais pas écris ici ! Pardonnez moi les gens...
Réponses à la review d'Amandine : Ravie que tu aimes ^^. Oui Percy est un personnage décidément ignoble, ça change du gentil héros dévoué pour ses amis ! Niark !
Au programme de ce chapitre, j'ai voulu parler d'un sujet assez peu présent dans une histoire mais tout de même important, surtout pour l'époque à laquelle j'écris. Je parles bien évidemment de la religion. J'ai trouvé intéressant de voir les réactions de Nico par rapport à cela, et ce que cela implique pour les gens de l'époque (surtout qu'en général les italiens sont assez croyants).
J'espère avoir géré le truc en tout cas ! Etant athée, je ne suis pas une très grande connaisseuse du sujet donc désolé si il peut y avoir des incohérences ou autre.
Sur ce, bonne lecture !
V.
Après l'événement du baiser, je décidai de prendre deux jours de congés pour me remettre les idées en place. J'en ai donc profité pour mettre à jour mes rapports et me promener en ville. J'évitais par dessus tout le regard des hommes. J'avais sans cesse l'appréhension que mon secret soit découvert par mes yeux pouvant être interprétés comme trop insistants.
"Il faut que je fasses quelque chose", pensais-je. Je ne pouvais pas rester malade indéfiniment. Mais qui avait le pouvoir de m'aider si ce n'était Dieu ?
Dieu... Mère me disait toujours qu'il était dans nos cœurs et pouvait nous aider si nos intentions étaient pures. Je ne m'étais pas vraiment intéressé à lui car j'étais habitué à régler mes problèmes seul. Mais là, je ne pouvais pas me soigner par la simple force de ma volonté. Devrais-je donc me confesser et le prier ?
Espérant trouver des réponses, je me rendis à l'église où Mère avait l'habitude d'aller le dimanche. Je me souvenais d'avoir toujours rechigné à l'accompagner car j'étais un gamin assez turbulent à l'époque. Et je me foutais complètement de la religion.
Mais là, la situation avait radicalement changée.
Je passais les grandes portes en bois en faisant le rituel signe de croix. Puis je m'assis sur un banc dans un coin pour ne pas me faire trop repérer par les quelques personnes déjà présentes. L'église était sombre et semblait m'engloutir tout entier dans les ténèbres. Je me sentais tout chétif et inutile face à autant de grandeur.
Aucun mot ne se faisait entendre, si ce n'était les faibles chuchotements de quelques fidèles.
Je baissais la tête et fermais les yeux. Je ne savais pas vraiment comment m'y prendre pour demander de l'aide alors je copiais les autres.
"Pitié, écoutez ma prière, j'ai besoins de vous", pensais-je du plus fort que je pouvais. "J'ai pêché et je veux réparer mes erreurs. Je veux que vous me rendez normal."
Je me sentais seul. Je n'avais l'impression que personne ne m'écoutait.
"J'ai embrassé Percy Jackson. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je vous en supplie, pardonnez moi et aidez moi, je ne peux plus continuer ainsi. Je veux juste ne plus être autant attiré par les hommes."
Je fis une pause.
Toujours rien. A croire que l'on ne s'intéressait pas à ma détresse.
"Je serais prêt à tout pour arrêter ça...", finis-je, désespéré.
-Un problème jeune homme ?, demanda une voix.
Je relevai vivement la tête.
-Dieu ?!
-Non, Père Zeus, me dit le prêtre qui s'était assis à côté de moi.
Mes espoirs s'effritèrent. Je jetai un œil au Père Zeus. Il n'avait pas changé depuis la dernière fois que j'étais venu avec Mère. Sa barbe auparavant brune avait cependant grisée et ses yeux restaient toujours aussi bleu, tels des éclairs. Et il avait pris un peu de poids aussi, mais je me gardai bien de lui mentionner.
-Je t'ai vu pleurer pendant ta prière, tu veux me faire part de quelque chose ? Je serais peut être dans la capacité de t'aider.
Je reniflai et tâtais mes joues. En effet, j'avais pleuré sans m'en rendre compte.
-Je ne sais pas si il est juste de vous le dire...
Je regardais autour de moi. Nous étions seul, les autres personnes étaient parties. Depuis combien de temps étais-je resté ici ?
-Je suis le porte parole de Dieu, tu peux tout me dire, même ce qui te chagrine le plus au monde, énonça le prêtre.
Je le regardais dans le blanc des yeux. Allait-il accepter qu'une telle chose soit dite dans son église ? Mais après tout, ce n'étais pas ma faute que je sois ainsi, n'est-ce pas ?
-Très bien, commençais-je d'une voix basse. Je viens de découvrir que je suis homosexuel et je n'ai rien trouvé de mieux à faire que d'embrasser un homme sans son consentement. Je suis venus ici pour espérer me faire pardonner de ce pêché, mais personne ne m'a répondu. Je suis complètement perdu, je ne sais pas quoi faire pour me contrôler.
Père Zeus ne bougeait pas d'un pouce et digérais mes paroles.
-Ton âme est souillée, commença-t-il après un long instant de réflexion. La seule chose que je puisse te recommander pour le moment est de te reclure de tout être humain et de prier. Évites aussi la compagnie des femmes, il est possibles qu'elles soient en partie responsables de ce qu'il t'arrive.
-Comment-cela ?, demandais-je. Pourquoi je ne devrais pas m'approcher de femmes ?
Il mit une main sur mon épaule.
-Les femmes sont de puissantes manipulatrices, jeune homme. Et de plus, elles peuvent t'influencer dans tes relations amoureuses. Et c'est tout à fait logique. Si depuis tout petit tu étais habitué à être avec des femmes, alors tu es aussi habitué à voir qu'elles aiment des hommes. Et donc, tu aimes les hommes. C'est une hypothèse a ne pas prendre à la légère.
J'étais un peu sceptique de cette réponse. Mais il était vrai que j'avais passé la plupart de mon enfance avec Bianca et Mère. Je préférais apprendre à coudre et cuisiner avec elles que jouer dans le jardin, seul avec une épée en bois.
-Je devrais donc m'exclure de tout contact humain ?, résumais-je.
-Tout à fait. Et te consacrer à Dieu.
C'était bien plus facile à dire qu'à faire. J'étais obligé de part mon métier d'être avec des gens.
-Mais... je suis caporal, mon Père. Comment je fais pour contrôler mes troupes si je ne peux plus leur parler ?
Père Zeus gloussa.
-On peut faire des concessions lorsque tu travailles. Je ne te demande pas de ne parler à personne. Tant que la relation est professionnelle avec autrui, tout va bien. Mais si cette discussion devient trop intime, alors fuis la et prie.
J'acquiesçai. Si je voulais m'en sortir, je devais écouter ces conseils.
Je me relevai du banc.
-Merci infiniment mon Père, dis-je au prêtre. Je tenterais tout pour appliquer vos précieux conseils à la lettre.
-C'est la clé de ton bonheur, me sourit-il. Puisse Dieu t'accompagner dans ton combat contre le Diable.
Je sortis de l'église, confiant et rassuré. J'allais m'en sortir et me soigner.
Je revins donc chez moi, d'une meilleure humeur. J'entrai et m'installai immédiatement dans le canapé pour écouter la radio et passer le temps. J'ouvris aussi le journal du jour et y lus les nouvelles.
Plongé dans ma lecture, je n'avais pas fais attention aux coups frénétiques contre la porte d'entrée.
Je refermai immédiatement mon journal et ouvrit. Qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je tombai devant Percy Jackson !
Voulant écouter les conseils du Père Zeus, je tentai de refermer immédiatement la porte, mais Percy la maintint ouverte.
Je ne voulais pas le voir ! J'étais certain qu'il était venu pour me dire qu'il avait appelé les autorités ou autre.
-Vas-t-en Percy, crachais-je en essayant toujours de fermer la porte.
Percy ne m'écouta pas et me poussa sans violence pour entrer chez moi. Il ferma la porte.
-Sors de chez moi !, lui criais-je.
Mon cœur commençait déjà à s'emballer. Malgré mes efforts pour éviter Percy, il revenait sans cesse vers moi.
-Ton père est ici ?, demanda simplement Percy, sans même me dire bonjour.
-N-Non il-
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase qu'il me plaqua avec brutalité contre la porte et s'empara de ma bouche d'un baiser brûlant.
Mes muscles étaient tétanisés devant cet instant de surprise. Pourquoi Percy me dévorait-il les lèvres ainsi ?! Punaise, c'était si bon ! Ce petit goût de sel marin m'enivrait. J'en voulais plus, bien plus.
Mes pensées se bousculaient dans ma tête. D'un côté j'étais conscient que ce que je faisais était très nocif pour mon âme, mais de l'autre, la sensation éprouvée m'emmenait au septième ciel.
Je me remémorai les paroles du Père Zeus. D'un coup, elles me paraissaient tellement insignifiante ! Ce que je ressentais en ce moment même ne pouvait pas être égalé par une vie consacrée au Seigneur. D'ailleurs, existait-il vraiment ? Franchement... si c'était pour à chaque fois vivre des sensations aussi intenses que ce baiser, autant tenter le Diable encore plus !
J'agrippais les épaules de Percy et quémandais l'entrée de sa bouche avec ma langue.
Malheureusement, il refusa et se plaqua un peu plus contre moi en dégageant mes mains de ses épaules pour les immobiliser au dessus de ma tête.
Ma respiration était rauque.
-Percy..., gémissais-je à moitié.
-Je t'aimes Nico, dit-il simplement en me regardant d'une expression sérieuse.
Quoi ? juste... QUOI ? Pourquoi disait-il une chose aussi grave naturellement, alors que je galérais pour aligner deux mots ?
-Moi aussi, soufflais-je.
Ses lèvres étaient si proches... je me demandais si j'avais le droit de les toucher sensuellement encore une fois.
Je rapprochai mes lèvres des siennes. Mais il recula.
-N'abusons pas des bonnes choses, me dit-il.
Il me libéra enfin de son emprise et s'installa sur le canapé.
Je restais planté près de la porte, sans savoir quoi faire et encore troublé par ces récents événements. Il y avait encore dix minutes, j'avais la certitude qu'approcher Percy était mauvais pour moi. Mais maintenant je me questionnais.
Il m'aimait. Devrais-je donc tenter tout de même une relation avec cet homme, au risque d'aller en Enfer ?
Percy me sourit mystérieusement.
Oui. Je voulais de lui. Je l'aimais trop pour abandonner une si belle opportunité. Je souris donc à Percy Jackson en retour.
Désolé Père Zeus mais j'avais choisis d'emprunter la mauvaise voie !
VI.
Je frappai la porte de la maison de Nico Di Angelo, un sourire mesquin dessiné sur mes lèvres. Le jeune homme ne s'attendrait pas à une visite de ma part !
Il m'ouvrit avec méfiance. Mais, au lieu de me laisser entrer avec un "bonjour" chaleureux, il tenta de refermer la porte à mon nez.
-Vas-t-en Percy, me dit-il.
Je bloquai cette porte à temps. Mais que lui arrivait-il à la fin ?! Il était pas heureux de ma compagnie ou quoi maintenant ?
Décidé à avoir des réponses, je m'invitai chez lui après l'avoir poussé.
-Sors de chez moi !, râla-t-il méchamment.
-Ton père est ici ? me contentais-je de lui demander pour savoir si je pouvais passer à l'action ou non.
-N-Non, bégaya Nico, Il-
Pour mettre les choses directement au clair concernant mes intentions, je coupai le garçon dans sa phrase et le plaquais contre la porte.
Puis avec un dégoût que je tentai de cacher, je l'embrassai. Je sentais le corps de Nico se tendre a cause de ce contact l'ayant pris par surprise. Quand à moi je réprimais mes envies de m'éloigner de lui pour me rincer abondamment le visage tout entier.
Il serra mes épaules. Un contact tout aussi ignoble que le baiser cependant.
Pour ne pas paraître trop suspect quand à mes faux sentiments, je me plaquai un peu plus contre lui et pris ses mains pour les immobiliser contre la porte. Ainsi, j'avais le plein pouvoir sur lui et il ne me touchera plus.
Je coupai finalement le baiser.
-Percy..., gémis Nico de la même manière qu'une femme frêle en manque d'amour.
-Je t'aimes Nico, annonçais-je en essayant de ne pas être trop froid envers lui.
Il écarquilla légèrement les yeux.
-Moi aussi, me répondit-il.
Il essaya ainsi de m'embrasser encore. Mais je refusai catégoriquement qu'il me fasse ce genre de choses sans mon accord. Je lui dis donc un simple :
-N'abusons pas des bonnes choses.
Puis le m'éloignai de lui pour m'installer sur le canapé.
Je tentais de réprimer mes pulsions violentes envers lui. Mais je me devais de m'en tenir au plan si je voulais tout savoir de lui. On m'avait demandé de savoir si Nico Di Angelo était pour ou contre le gouvernement du pays. Et il me fallait donc trouver la réponses, quel que soit le moyen utilisé.
Je lui souris, pour qu'il croit que je suis ravi de ma "nouvelle conquête".
Naïf qu'il était, il étira ses lèvres lui aussi.
Re !
J'espère que ce chapitre vous a intéressé malgré la thématique qui ne passionne pas forcément tout le monde ;)
Ciao !
