Bonsoir tout le monde! Voilà le 4ème chapitre, j'espère que vous l'aimerez, et si oui (ou même non) vous pouvez m'en faire part dans une review!
Merci à ceux/celles qui suivent mon histoire et attendent la suite avec impatience! Le chapitre suivant est pratiquement fini, je commence le 6 ce soir. Donc je pense que vous aurez le suivant demain (mais l'heure dépendra de mon réveil XD)
Bonne lecture!
4. Serment
Le professeur Snape revenait d'une longue réunion qui avait eu lieu dans le bureau du Directeur, et qui avait réuni pour la première fois depuis dix ans les anciens membres de l'Ordre du Phénix.
Ce week-end avait été agité, comme tous les jours depuis la disparition du Survivant, il y avait près d'un mois maintenant.
Le jour où Hagrid avait voulu aller chercher Potter dans sa famille, il avait trouvé la maison vide, et les voisins avait déclaré que les Dursley étaient partis pendant quelques temps en vacances, et avaient inscrits leur neveu et fils dans une autre école pendant ce temps.
Evidemment personne ne savait quand ils allaient revenir, jusqu'à ce que le rapport de la Cracmolle chargée de surveiller leur résidence leur parvienne, ce qui était la principale raison de la réunion d'urgence de ce soir.
Apparemment, le fils des Dursley avait regagné, seul, sortant d'un taxi qui avait dû le chercher à la gare, le domicile ce soir même.
A cette nouvelle, Albus Dumbledore avait décidé, en dépit des protestations des membres de l'Ordre, d'attendre le retour de l'oncle et de la tante de Potter, afin de les interroger, si celui-ci ne se trouvait pas avec eux.
Ces Moldus avaient sans aucun doute une aversion pour la magie, car leur départ coïncidait avec la date de réception de nombreuses lettres de Poudlard.
En un sens, leur réaction était compréhensible, les Moldus n'étant sûrement pas habitués à voir débarquer par dizaines chouettes et hiboux, portant en plus une lettre, et en autant d'exemplaires que d'animaux.
Finalement, chacun avait regagné son domicile, ou quartiers pour les professeurs, les cours devant malgré tout être assurés normalement, même si les rumeurs concernant l'enlèvement de Harry Potter par les disciples de Vous-Savez-Qui circulaient de plus en plus.
Severus Snape savait combien ces rumeurs étaient ridicules, car la Marque des Ténèbres gravée dans son bras était inactive depuis bientôt dix ans. Cela ne l'empêchait pas de faire les cent pas dans son spacieux salon, repensant à ce qui avait été dit et fait lors de cette réunion.
Il repensait aux divers degrés d'inquiétude qui figuraient parmi chaque personne présente dans le bureau, et ne pouvait s'empêcher ne se demander comment diable le gamin s'était débrouillé pour disparaître ainsi de la surface de la terre, et cela en restant introuvable, même aux yeux de Dumbledore lui-même.
Le Ministère avait évidemment été alerté, et à l'heure actuelle de nombreux détachements d'Aurors sillonaient le pays à la recherche d'indices concernant Potter ou son éventuel enlèvement.
Le feu projetait des étincelles dans l'âtre de la cheminée, et était la seule source de lumière de la pièce. La table basse prenait des reflets orangés et l'ombre des meubles et du professeur tremblotaient au rythme des flammes.
«CRAC!»
Snape fit un bond en arrière, sortit sa baguette, et se mit en position de défense tout en tenant en joue les visiteurs clandestins, le tout en une fraction de seconde.
Snape plissa les yeux, et discerna deux silhouettes, l'une plus volumineuse que l'autre, qui se révéla être un elfe de maison. Quant à l'autre...
«Greyback!» rugit Snape d'une voix menaçante qui tenait plus du grondement.
Il fut sur le point de lancer un sort contre le loup-garou, quand il sentit que quelque chose clochait.
D'une, Snape savait que c'était la pleine lune, car Lupin avait été absent ce soir-là, et de deux, Greyback semblait tenir quelque chose dans ses bras, et semblait lui-même avoir du mal à se contrôler.
«Qu'est-ce que...»
Il fut coupé par Greyback qui se précipita vers son canapé, et allongea dessus la frêle créature qu'il tenait dans les bras, et qui ignora la baguette qui visait son coeur. Finalement le loup se tourna vers lui, et d'une voix mal assurée demanda:
«Snape. Il te resterait pas... du Tue-Loup par hasard?»
A ces mots, le professeur se figea, ne s'attendant pas à ce ton dénué de sa férocité habituelle. Et le fait que Greyback demande précisément la potion qu'il détestait par dessus-tout n'arrangeait rien non plus. C'est pourquoi il répondit d'un ton posé, presque moqueur:
«Je croyais qu'elle était inutile dans ton cas?»
Le loup-garou ne releva pas, trop occupé à gérer ses propres tremblements.
«J'ai dû inverser la transformation... à cause de lui.» Il désigna du menton le tas de couvertures usées qui tremblait. «Si tu veux que je t'explique, vaut mieux pour toi que j'me contrôle.» Finit-il dans un presque rugissement.
Snape n'attendit pas plus longtemps et lança un Accio afin de récupérer la fiole de potion. Le loup-garou l'attrapa au vol et la bu d'une traite, sans commenter le goût, ce qui confirma à Snape qu'il n'était pas dans son état normal.
Les tremblements cessèrent, et le loup retrouva son calme, mais fut vite remplacé par une toux violente qui venait du canapé. Greyback fit signe à Snape d'approcher, et souleva quelques mèches de cheveux collés par la sueur du garçon allongé.
Dès que le professeur vit la cicatrice tristement célèbre, il recula soudainement, et menaça de sa baguette le loup-garou de nouveau, qui s'était accroupi au chevet de l'enfant.
«Qu'as-tu fait?! Te rends-tu compte que l'ensemble du monde sorcier est à sa recherche?»
Greyback ricana, de sa voix si grave semblable à un grondement, et secoua la tête.
«Regarde d'abord son état. Pourquoi tu crois que je suis venu ici? Pas pour tes beaux yeux, en tout cas! Snape, bien que cela me coûte de l'avouer, t'es le seul qui puisse le soigner ici. Je veux dire, en qui j'ai partiellement confiance.»
«Trop d'honneur.» Ricana Snape, pas du tout ému par son discours.
«Bon sang! Son coeur bat beaucoup trop vite!»
Le professeur sortit de ses pensées et attrapa quelques fioles de potions, et rejoignit le loup près du garçon, non sans l'avoir poussé pour avoir assez d'espace.
Il entreprit d'un sort de découpe de déchirer les couvertures afin de dégager la poitrine du garçon. Il remarqua également que son tee-shirt avait déjà été déchiré, sans doute par Greyback.
Il força Potter à avaler une potion calmante, pour stabiliser sa respiration, et retint une exclamation en voyant le nombre de cicatrices et plaies qui ornaient sa poitrine.
Il leva un peu les yeux, et vit une coulée de sang, et, penchant légèrement la tête de l'enfant, découvrit sur l'épaule gauche une large morsure, qui semblait récente, de quelques heures, voir moins.
Horrifié, il se tourna vers Greyback, qui jusque là tentait de se faire oublier.
«Comment as-tu osé! A quoi pensais-tu, misérable cabot!»
Snape était en rage. Comment avait-il pu!
«Un enfant! Et HARRY POTTER en prime! As-tu la moindre idée-»
Il fut interrompu par les gémissements du gamin, et entreprit de faire cicatriser les plaies à vif. Ce dernier était en proie à une forte fièvre, et était secoué de tremblements involontaires qui n'avaient rien à voir avec le froid.
Le garçon avait également de nombreuses cicatirces, toutes plus ou moins anciennes, et il dû lancer un sort de diagnostic, pour découvrir qu'en prime, plusieurs de ses côtes et sa cheville étaient fracturées.
Snape administra encore plusieurs anti-douleurs, du Poussoss, et plongea le garçon dans un sommeil sans rêve afin d'essayer de stabiliser son état.
Enfin, il fit volte-face, et avant que Greyback ait put faire un geste, lança un sonore Legilimens!
Le loup-garou n'apprécia pas l'intrusion et tenta de le repousser, avant de comprendre que ce serait plus rapide que des explications. Il tenta également d'éloigner son côté bestial de son esprit, car il savait que cela constituait une protection naturelle contre la Légilimencie.
Snape revit l'intégralité des évènements des dernière heures dans la tête du loup-garou. Si les circonstances n'avaient pas été si importantes, il n'aurait sans aucun doute jamais fait ceci, à cause du profond dégoût que lui inspiraient les loups-garous, Greyback en particulier.
A peine sorti de sa transe, il n'abaissa pas sa baguette, et reprit sur un ton dangereusement calme:
«Tu savais ce que tu faisait, n'est-ce pas? Tu savais que ce n'était qu'un enfant.
«Je... je lui ai probablement sauvé la vie! J'ai... j'ai vu ses cicatrices et... ce n'est pas moi qui les ai faites! Si je ne l'avais pas fait... il serait probablement mort, tué par ma meute! Et... ce n'est qu'après que j'ai vu sa... cicatrice.»
Le loup-garou s'imterrompit, cherchant son souffle. Si la potion avait atténué ses tremblements, elle n'empêchait pas la transformation. Il reprit cependant, d'une voix presque inaudible.
«Ne... ne leur dit pas... pas tout de suite. Je n'ai pas tenté de retrouvé le Seigneur des Ténèbres après sa chute. Pour moi, il est mort... quoique pas enterré. Et... s'il devait revenir un jour, ma vie serait en danger rien que parce que je suis venu te trouver, et cela dans cette école dirigée par ce vieux fou! Alors, Snape, je te supplie de le sauver, que je n'aie pas fait cela pour rien.»
Snape émit un reniflement de dégoût. Le cabot ne pensait qu'à sauver sa propre vie,encore une fois. Il ne lui faisait pas confiance, car il était tout de même l'un des plus fidèles serviteurs du Seigneur des Ténèbres, et était pour cela activement recherché, et condamné à mort.
Mais quelque chose lui disait que le loup-garou se préoccupait tout de même un peu du gosse, sinon, il n'aurait certainement pas cherché à venir le voir, et l'aurait tout simplement laissé mourir, car après tout Potter avait été un des plus grands ennemis de Voldemort, après Dumbledore.
Ce qui était un exploit, étant donné que le gamin qui dormait d'un sommeil agité n'avait seulement qu'onze ans.
Greyback l'interrompit, et déclara qu'il devait rejoindre sa meute, ne tenant pas à ce qu'ils attaquent d'autres personnes en son absence. Snape lui cacha combien cela l'étonnait car, dix ans auparavant il aurait tout fait pour tuer le plus de monde possible, sorciers comme Moldus.
Mais c'était avant la chute de Voldemort, et avant qu'il ne soit recherché comme étant l'un des plus grands criminels de tous les temps.
Snape savait qu'il devait le livrer à Dumbledore, mais il ne voulait pas non plus qu'il soit tué, car, le gamin ayant été mordu, aurait sans doute besoin de soutien, et ce n'était pas Lupin qui le lui donnerait, car le sorcier avait lui-même du mal à se contrôler.
Non, il lui faudrait un Alpha, et malheureusement, le seul disponible se tenait devant lui. Snape attrapa une fiole vide, et lui demanda ses souvenirs des dernières heures, afin d'avoir des preuves.
Le loup-garou accepta, et lui dit qu'il reviendrait si Dumbledore promettait de ne pas le tuer en personne le jour où il se présenterait afin d'éclaircir les choses.
Snape, ne lui faisant pas confiance, lui demanda si il était prêt pour cela à faire le Serment Inviolable, certain que le loup-garou refuserait, cherchant à s'échapper.
«Très bien. Si cela peut garantir ma bonne foi,je le ferais, même cela me répugne.»
«Pfff. Ce la me répugne autant que toi, si ce n'est plus. Mais je ne peux pas te laisser partir sans avoir une garantie que tu ne fais pas cela pour t'enfuir lâchement.
«Bon, commençons! Je n'ai pas particulièrement envie que quelqu'un détecte ma présence au château. Après cela, tu n'aura qu'à m'envoyer un elfe de maison avec un message le jour où Dumbledore voudra me voir.»
Ils commencèrent, chacun prenant l'avant-bras de l'autre avec un dégoût apparent, mais aucun ne fit le moindre commentaire, les deux voulant en finir au plus vite.
Snape pointa sa baguette sur leur bras, et se rappela le jour où il dû faire le même concernant la protection de Potter le jour de la mort de Lily.
«Fenrir Greyback. Sur ta tête et ta parole -pour ce qu'elle vaut...-, jure-tu de n'avoir que les intêrets de l'enfant en tête quand tu parles de le soigner?
-Je le jure.
-Et jure-tu, sous peine de mort, de revenir chaque fois que l'enfant aura besoin de ton aide, et de le protéger même au prix de ta vie?
-Je le jure»
Leurs avant-bras étaient à présent entourés de liens de lumières rouge et vert, et Greyback tremblait, sous l'immense effort qu'il devait fournir pour ne pas retourner à sa forme animale.
«Jure-tu n'avoir aucune allégance au Seigneur des Ténèbres, de ne jamais retourner à lui, et de ne parler à personne en dehors de Dumbledore de ce qui s'est passé au cours de cette nuit?
-Je... je le jure.»
Snape le savait, il venait de couper toutes les portes de sortie du loup-garou, et son seul moyen de s'en sortir était de rejoindre leur camp, et faire confiance à Dumbledore.
Mais chaque chose en son temps.
Un segment doré émana de la baguette vint s'enrouler autour de leur bras déjà étroitement serrés. Enfin, les trois liens se combinèrent, et créèrent une forte source de lumière, qui les aveugla un instant, et illumina entièrement la pièce.
Ils récupérèrent leurs bras, et Snape, la baguette toujours levée, appela un elfe de maison afin de reconduire Greyback auprès des siens.
Ils disparurent dans un craquement sonore, laissant le gamin sur le canapé, et Snape à ses côtés.
Snape s'aperçut à ce moment que l'elfe qui accompagnait Greyback avait disparu.
