Note :
Le soir venue, ni Lena, ni Cat ne montrèrent quoi que ce soit dans leur attitude lors de la réception qui aurait pu prouver qu'elles avaient été kidnappées et qu'elles avaient échappé à une explosion et tout cela en moins de 24h. Cat fut la première à faire son discours :
« - J'étais arrivée à National City avec la ferme attention de redonner son indépendance à CatCo car je soupçonnais Lena Luthor de vouloir se servir des médias pour manipuler la population à son avantage. Mais j'ai appris, de manière plus ou moins forcée, à connaitre Lena Luthor et je dois dire que la vérité est bien loin de ce que j'avais imaginé. Oui, c'est une Luthor. C'est son nom et ça la guidera dans beaucoup de ses choix mais pas comme la plupart des gens se l'imaginent. Elle veut transformer son héritage et prouver au monde qu'on peut faire confiance à un Luthor et c'est à ça que CatCo va lui servir. Je n'ai maintenant aucun doute que Lena Luthor est la plus à même de gérer ce que j'ai mis des années à construire et qu'elle conservera intacte l'esprit de CatCo. Je peux, en toute confiance, rentrer à Washington en sachant que mon empire est entre les meilleures mains qui soit dans notre pays, conclut-elle en regardant Kara qui était au premier rang puis Lena qui se trouvait à ses côtés. Les deux femmes essayèrent de ne pas rougir sous le compliment. La présidente de L-Corp prit la place de l'ex-reine des médias qui se positionna à côté de son ancienne assistante sous les applaudissements du public.
- Quand j'ai invité Cat Grant à cette soirée, je m'étais imaginé beaucoup de choses mais comme elle l'a si bien dit, la réalité est souvent loin de ce qu'on s'imagine. Je peux aujourd'hui dire que je n'ai pas acheté CatCo mais plutôt que je l'ai reçu en héritage. Je ferais en sorte d'être digne de cela et je continuerais à suivre la ligne imaginée par Cat Grant. L'entrée de CatCo dans la maison L-Corp ne signifie donc pas la fin mais bien le début d'un nouveau chapitre et je suis fière de l'écrire avec vous dans l'esprit de ce que Cat Grant a toujours voulut. Je conclurais en disant : le passé fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui mais c'est à nous d'écrire le futur. » Un tonnerre d'applaudissement accueillit la fin du discours de Lena. Kara ne pouvait s'empêcher de sourire et cela décida Cat à agir.
« - Il est temps pour moi de tirer ma révérence.
- Vous partez déjà ? demanda Kara surprise.
- Je sais quand il est temps de laisser la place et c'est définitivement avec une soirée comme ça que je voulais que ma carrière chez CatCo se finisse.
- Vous me manquerez.
- Vous m'oublierez vite, Kara. Je n'ai été là que pour vous guider dans la bonne direction. Vous pouvez maintenant voler de vos propres ailes et je sais à quel point vous êtes capable de voler. Vous devriez d'ailleurs lui dire.
- De quoi vous parlez ? demanda l'héroïne pas sûre de comprendre. Je devrais dire quoi à qui ?
- A Lena Luthor et vous devriez lui dire en premier que vous êtes Supergirl et ensuite la véritable nature de vos sentiments.
- Quoi ?
- Vous l'aimez, ça se voit et je ne veux surtout pas vous entendre dire que vous n'êtes qu'amies. J'ai l'impression de vous revoir avant que vous ne sortiez avec M. Olsen.
- Je … je … je ne vois pas du tout de quoi vous parlez, bafouilla Kara. Cat eut un rire dédaigneux et répondit :
- Rien que le fait que vous n'ayez pour une fois pas démenti que vous étiez Supergirl me prouve que j'ai raison sur la nature de vos sentiments. Je vous le redis, parlez-lui. »
Cat Grant regarda son ancienne assistante qui semblait assommée par leur conversation et après lui avoir légèrement pressé l'épaule, tourna les talons. En sortant, l'ex-reine des médias croisa Alex et Sam en pleine conversation. Elle ne put s'empêcher de les interrompre pour dire à l'agent du D.E.O. :
« - J'espère que vous et votre sœur serait toujours là pour protéger mon héritière.
- Lena Luthor est une amie et Kara et moi ferons tout notre possible pour la maintenir en sécurité.
- Une amie pour vous, c'est sûr mais je pense que c'est un peu plus pour votre sœur et il serait temps que les Danvers fassent vraiment confiance à Miss Luthor, conclut Cat en repartant.
- Tu as compris ce qu'elle voulait dire ? demanda Sam complétement perdue.
- Je pense mais ça ne dépend pas que de moi. Oublions ça et continue de m'expliquer.
- Je t'ai dit tout ce que j'avais pu comprendre, c'est-à-dire pas grand-chose. Depuis notre première rencontre sur la jetée, il m'est arrivé des choses étranges que je ne m'explique pas. Et aujourd'hui, c'était du grand n'importe quoi. J'ai bien conscience que je n'aurais pas dû me relever aussi vite après la chute de la passerelle et je devrais avoir les mêmes bandages que toi au bras.
- Si tu le souhaites, nous pouvons faire des tests mais tu devrais peut-être interrogé tes parents d'abords.
- J'avoue que je préfère subir des centaines de piqures plutôt que d'aller parler à ma mère, répondit Sam légèrement gênée. Alex n'insista pas et lui proposa :
- Je t'envoie l'adresse du laboratoire et nous pourrions faire les premiers tests demain.
- Et pourquoi pas ce soir ? La baby-sitter qui s'occupe de Ruby est payée jusqu'à minuit et ça m'éviterait de remanier tout mon emploi du temps. » Alex jeta un coup d'œil à la salle et vit que Kara ne perdait pas Lena du regard malgré que la présidente de L-Corps déambulait sans crainte à travers la foule. L'agent du D.E.O. fit signe à son amie et toutes les deux quittèrent la soirée.
Arrivé au D.E.O., Alex espéra ne croissait personne de haut gradé car elle n'avait pas envie d'expliquer la présence de Sam, du moins pas tout de suite. Si les résultats prouvaient que la directrice de L-Corp était une méta alors ce n'était pas du ressort de l'agence, si c'était une extra-terrestre… L'ainée des Danvers aviserait à ce moment-là. Sam était étonnée qu'on les ai laissé passer si facilement et finit par demander :
« - Je savais que tu travaillais dans une agence gouvernementale mais tu dois avoir un poste haut placé pour qu'on te laisse rentrer accompagnée sans te poser de question.
- Oui, je suis la responsable du service recherche biologique ainsi que la directrice adjointe.
- Eh ben ! Nous devrions peut-être influencer Lena pour qu'elle nomme Kara à la tête de CatCo comme ça nous serions 4 femmes de pouvoir. Alex ne put s'empêcher de sourire, si son amie savait la vérité.
- J'adore ma sœur mais elle a loin d'avoir le charisme qui faut pour ce genre de poste. Sam fut surprise par ce commentaire, pourtant elle savait que les sœurs Danvers s'adoraient et dit :
- Kara est une très bonne journaliste et elle s'y connait dans beaucoup de domaines. Je suis sûre qu'elle fera un travail sensationnel.
- Je suis complétement d'accord mais Kara a toujours été meilleure en restant dans l'ombre. Elle est la conscience dont on a tous besoin un jour.
- C'est sûr qu'elle a une fraicheur et une spontanéité qui redonnerait espoir à n'importe qui dans n'importe quelle situation.
- Et pourtant, elle a vécu de nombreuses épreuves. Quand mes parents l'ont accueilli, elle était perdue et on ne peut pas dire que j'étais ravie de devenir grande sœur alors que j'avais été fille unique pendant les 14 premières années de ma vie.
- J'aurais aimé avoir quelqu'un d'autre que ma mère même si c'était pour me disputer avec elle. Seulement …
- Tu as Ruby maintenant.
- Ma fille n'a que 12 ans, je n'ai pas vraiment envie de parler de ce genre de chose avec elle.
- Ça tombe bien puisque maintenant, tu nous as nous aussi. La prochaine fois que ma mère est en ville, il faut que Lena et toi fassiez sa connaissance, vous ferez officiellement partit du clan Danvers, répondit Alex en allumant les lumières de l'infirmerie.
- Je ne veux pas m'imposer et je pense de Lena dira pareil.
- Si j'ai bien compris ce que sous-entendait Miss Grand, Lena devra obligatoirement faire connaissance de ma mère. Installes-toi, dit l'ainée des Danvers en lui montrant un lit.
- Quoi ? s'exclama Sam puis après quelques secondes de silence, elle se reprit et rajouta : non, en fait, je ne sais pas pourquoi je suis étonnée. Quand Lena a commencé à me parler de ta sœur l'année dernière, je me suis dit qu'il y avait un truc et la première fois que je les ai vus ensemble, j'étais persuadé qu'il ne manquait pas grand-chose pour qu'elles soient ensemble.
- Ça fait longtemps que tu connais Lena ?
- Un peu plus de 5 ans, répondit Sam en s'asseillant. Je travaillais comme serveuse dans un restaurent de New-York que Lena fréquentait beaucoup à l'époque pour ses rendez-vous d'affaires. Un jour, j'ai fait un faux pas et renversé une assiette sur l'un de ses clients. Le gars m'a copieusement insulté et mon responsable a été obligé d'intervenir. J'ai dû faire mes excuses et promettre que je rembourserais les frais de nettoyage. Le patron m'a également supprimé mon salaire du jour à cause de cet incident. J'ai passé l'après-midi à déprimer alors que je préparer la salle pour le service du soir. A l'époque, je ne roulais pas sur l'or et je me demandais comment j'allais faire pour finir le mois sans que Ruby ne manque de rien. Alors que j'allais partir, Lena est rentrée dans le restaurant et a demandé à me voir. Je me suis demandé quelle catastrophe allait encore me tomber dessus. Quand elle m'a vu, elle m'a tendu deux billets de 100 $ en m'expliquant que son client était un idiot et que je n'étais pas responsable d'un accident comme celui-là. C'est comme ça que notre relation a commencé, nous sommes même sortit ensemble quelques temps, jusqu'à ce que Lena m'embauche chez L-Corp en réalité. Nous sommes restés amies.
- Je pensais que Lena était hétéro, dit Alex étonnée alors qu'elle préparait ses tubes d'échantillons.
- Lena a compris très tôt que son nom faisait peur et du coup, elle a décidé qu'à partir du moment où la personne l'appréciait pour elle, elle lui donnerait sa chance que ce soit un homme ou une femme. J'avoue que je pense un peu comme elle, pourquoi se limiter à la moitié de la population pour trouver le bonheur ? » Alex essaya de calmer les battements de son cœur qui s'était emballé en entendant les propos de son amie. Elle préféra ne rien dire car elle n'était pas sûre que ses cordes vocales ne la trahissent pas et posa son plateau à coté de lit. Quand Sam vit l'aiguille, elle demanda :
« - Vu ce qu'il s'est passé aujourd'hui, tu es sûre que tu vas pouvoir m'enfoncer la seringue dans le bras.
- J'espère parce que le sang contient plus de matériaux pour réaliser des tests que d'autres fluides corporels… Mais finalement, on va commencer par un test salivaire, » répondit Alex en voyant l'aiguille se pliait puis cassait alors qu'elle essayait de transpercer la peau de son amie. L'agent du D.E.O. alla récupérer un coton-tige. La directrice de L-Corp ouvrit la bouche quand Alex se retourna et s'approcha d'elle. L'ainée des Danver se sertit à nouveau gênée surtout que ce type de prélèvement induisait une grande proximité. Un peu rapidement, elle s'éloigna et prépara la lamelle pour ensuite la mettre sous le microscope. Sam avait perçu le trouble de son amie et mais ne comprenait pas ce qu'il avait pu traverser l'esprit d'Alex. Elle se leva pour prendre place à ses côtés quand l'agent du D.E.O. s'exclama :
« - Non, c'est pas possible !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il faut que j'aille chercher quelque chose mais prie pour que ça ne marche pas.
- Pourquoi ? demanda Sam perplexe devant le comportement apeuré de son amie.
- Parce que si j'ai raison, j'aurais des tas de papiers à faire et toi, tu devras absolument aller voir ta mère.
- Quoi ! » Mais Sam n'eut pas de réponse, Alex était déjà sorti de l'infirmerie. Quand elle revient 5 minutes plus tard, elle tenait dans sa main deux seringues dont les aiguilles avaient une étrange lueur verte. La directrice de L-Corp éprouva un léger malaise qui s'accentua quand l'ainée des Danvers les posa sur la tablette à côté du lit.
« - Alex, je me sens pas bien.
- Et merde ! Je fais le plus vite possible, » répondit l'agent du D.E.O. en enfonçant l'une des aiguilles dans le creux du bras de son amie. Le sang remplit rapidement la seringue alors que Sam blanchissait à vue d'œil. Alex décida de ne prélever qu'un échantillon car elle craignait que la directrice L-Corp ne fasse un malaise. Elle éloigna ensuite les deux seringues et mit les aiguilles dans un container en plomb prévu à cet effet. Sam se sentit immédiatement mieux. Elle regarda son bras et fut surprise de ne pas trouver de trace de piqures. Elle se leva et alla retrouver Alex près du microscope et demanda :
« - Tu m'explique ?
- J'ai lancé une analyse au spectroscope de masse mais les premières observations que j'ai faites, me laisse penser que ton métabolisme est très similaire à ceux d'extra-terrestre que nous connaissons extrêmement bien.
- Je ne suis pas sûre de comprendre ? Tu es en train de me dire que je ne viens pas de la Terre ?
- Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, dit Alex en posant une main sur l'épaule de son amie.
- Si tu le dis, répondit Sam dépitée.
- Et je vais te le prouver, » expliqua l'ainée des Danver en prenant son téléphone.
A SUIVRE ...
