Protect me
By Nao89 qui écrit en ce moment une histoire sympa pour les lecteurs de fics anglaises « The Deal »
Merci pour les reviews et désolé pour le retard =S
Enjoy !
Chapitre 4 : No more pain, please
« Blake, quelqu'un veut te voir. » Cria le propriétaire de la boutique par la porte arrière pendant qu'il s'essuyait les mains dans son tablier.
Un homme plutôt grand et bronzé rentra dans le bâtiment, un couteau de cuisine à la main. Quand le regard du gars eut un contact avec les yeux verts émeraudes de la détective, il amincit ses lèvres en une ligne serrée et laissa tomber l'ustensile sale sur la table. Natsuki indiqua de la tête la porte de devant. « Allons faire quelques pas dehors, Smere-san. »
Une fois à l'extérieure, l'homme fixa Natsuki et fronça ses sourcils en un même mouvement. Une goutte de sueur coulait sur le côté de sa joue et Natsuki pouvait essaiment compter les différentes cicatrices présentes sur le visage de l'homme et ses bras. Que la majorité des prisonniers gagnaient certainement en ce lieu.
« Qu'est-ce que tu me veux belle gosse ? » Demanda Blake, bras crossés sur son torse taillé et manifestement attiré par sa beauté rare. « J'ai tenu ma parole officier. »
« Ton nom est apparu dans une enquête… Où étais-tu Vendredi soir ? »
Blake regardait sur le côté comme s'il essayait de se rappeler des évènements. « Je suis sorti du travail à 9 heures, j'suis rentré à la maison et j'ai regardé la TV toute la nuit. »
« Seul ? »
Son visage perdit toutes expressions. « Ouais. Pourquoi tu demandes ? »
« Yuri Saato a été tuée cette nuit. Tu la connais ? » Natsuki l'observa, cherchant dans son visage de l'inconfort.
« Non. » Il gloussa. « Sauf si elle travaillait ici à la poissonnerie. »
« T'as même pas été dans un bar en centre-ville ? Dis, Lucky Shots ? »
« Je m'arrête des fois pour manger. Boire est contre les conditions de ma liberté surveillée, pourtant. »
« Et tu reste clean ? »
Il gloussa à nouveau. « Aussi clean que possible. »
Natsuki sortit les photos de sa poche et montre les trois filles. « Tu n'en connais aucune ? »
Blake étudia les images. « Belle fille. Je ne serai pas contre l'idée de les connaître. »
Natsuki serra sa mâchoire, ses poings étaient fermés à tel point que ses doigts avaient blanchis. « Elle ont toutes été assassinées. »
Blake se radit rapidement. « Je vois, je sais ce qui doit s'être passé. » Grogna-t-il. « Un gars a été enregistré et puis à chaque fois qu'une stupide merde se passe, tu viens embarquer mes fesses. »
« Ca correspond à ton mode opératoire, Blake. Les filles ont été étranglées. »
« T'as pas entendu, j'ai été libéré en plaidant la folie. Pas coupable. »
« Je ne marche pas avec la folie. Tu me sembles assez sain d'esprit pour moi. »
Il rejeta sa tête pour rire. « C'est parce que le psy a fait de moi une meilleur personne. En donnant des pilules et laissant pleurer sur son divan. »
Il regarda à nouveau les photos avant de se tourner vers Natsuki. « Et elle est très jolie, juste comme les autres filles. Elle pourrait me faire oublier tous mes problèmes si elle pouvait seulement me laisser la prendre au lit. » Il observa Natsuki tendre les muscles de sa mâchoire, les autorisant à se relâcher quand elle se mordit la lèvre. « Tu es invitée à nous joindre aussi, Détective. Une jolie femme comme toi et le Doc' devraient faire un charmant spectacle sur mon lit. »
La colère emplit entièrement Natsuki. Elle voulait lui envoyer son poing dans sa face, espérant que ça détruirait rapidement son sourire abject… et sa mâchoire.
« Maintenant, si tu as finie, j'ai du poisson à éventrer. » Il fit demi-tour et s'en alla, sachant qu'il ferait certainement enragé la jeune femme. Quand il la dépassa, il jeta un coup d'œil aux photos puis à ses yeux émeraudes. « Tu ferais mieux de faire attention. Avec Viola-sensei t'aidant, ça risque d'énerver ce tueur. Elle peut finir morte comme ces filles. »
Il regagna la boutique et Natsuki observa l'arrière de sa tête partir, souhaitant faire un contact avec son nez quand son poing le briserait avec force. Elle ne pouvait pas comprendre comment quelqu'un comme Shizuru voudrait aider une personne comme lui. Pourquoi cette femme ne pouvait pas comprendre que son job était un danger pour elle ?
-xox-
Shizuru en avait enfin fini avec le dernier patient et organisait ses notes de la journée, à l'extérieur la nuit tombait. Elle ferma son ordinateur et ses fichiers avant de sortir lentement de son bureau.
Sa session avec Yamada Muyo l'avait sans aucun doute déranger. Elle avait observé son langage corporel et lui avait même demandé les détails sur sa rencontre avec la femme, spécialement si elle était encore en vie quand il la quitta. Elle se rappelait l'avoir vu se pencher en arrière de rire, et répondre qu'elle était encore bien en vie et suppliait pour plus.
Toujours alerte de la possibilité qu'un patient menaçant pouvait roder à proximité*, elle ferma sa porte à clé et vérifia les couloirs si quelqu'un était derrière, sa secrétaire étant déjà partie depuis longtemps. Le garde de sécurité de son étage attendait l'ascenseur et la salua de la main. Le soulagement entra dans sa poitrine et elle marchait à grands pas vers lui rapidement. La seule réalisation du fait que l'Etrangleur rodait dans la ville la rendait très prudente et assez sur les nerfs.
Son portable sonna tandis qu'elle s'approchait de l'ascenseur, arrivant à lui faire peur une brève seconde, et elle vérifia l'ID du locuteur. C'était le bureau du Dr. Yohko Sagisawa. Elle respira profondément et répondit.
« Shizuru Viola »
« Viola-san, c'est la secrétaire de Sagisawa-sensei. Elle m'a demandée de vous appeler et de vous dire que votre mère a eu une mauvais journée. »
« Ara, que s'est-il passé ? »
« Elle n'est pas sûr ? Elle a passé des tests et voulu parler avec vous à ce propos. Elle voudrait que vous vous arrêtiez ici, votre mère hurle de manière incontrôlable en ce moment même. »
« Je serai bientôt là. » Shizuru appuya sur le bouton de l'ascenseur et y rentra. Aussitôt qu'elle atteint le cinquantième étage, elle put voir les infirmières se précipiter dans le hall et l'anxiété grandit. Le cœur battant, elle fila à l'accueil des infirmières.
« Shizuru Viola. J'ai besoin de voir Sagisawa-sensei. » Dit-elle à une fille aux cheveux noirs corbeaux.
« Elle est avec votre mère en ce moment. Vous pouvez attendre. »
« Non, laissez moi y aller. Peut-être que je pourrais la calmer ? »
Shizuru n'attendit pas la réponse de l'infirmière et avança rapidement vers la chambre de sa mère, espérant que tout était totalement horriblement faux. Elle passa devant un infirmier qui venait juste de quitter la chambre, les yeux écarquillés par le choc. Il semblait qu'il tremblait et de fraîches marques de griffures couvraient ses bras et son cou.
Shizuru ouvrit à la hâte la porte et s'arrêta, absorbant la scène dans son esprit. C'était comme revenir à Kyoto, sa mère criait tous l'air de ses poumons, frappant sauvagement et agitant ses poings en l'air.
« Vous ne pouvez pas me garder ici ! Il me trouvera, il me blessera à nouveau ! Ne le laissez pas revenir et me prendre ! »
« Sakuya, personne ne va te blesser. » Dit Yohko, essayant désespérément de calmer la femme. « Nous sommes ici pour t'aider. »
« Il est ici ! Je l'ai vu dans le coin, caché dans l'ombre, attendant pour m'enlever ! »
La douleur enfla dans la poitrine de Shizuru et elle lutta contre les larmes quand sa mère pleura plus fort et continua à se battre contre les infirmières. Deux infirmières la maintenaient pendant que Yohko tapa l'aiguille avant de planter la piqure dans le bras de sa mère. Yohko la regarda une fois qu'elle eut fini et ressortit l'aiguille en soupirant.
« Je ne sais pas ce qui a stimulé son attaque, mais elle a crié une bonne demi-heure, nous disant de la laisser partir. »
Shizuru fit un pas en avant. « Un délire encore. »
« Laissez moi aller ! S'il vous plaît ! » Cria sa mère une fois de plus.
Shizuru s'approcha doucement du lit, attendant de débarrasser sa mère des peurs qu'elle gardait profondément en elle. Ça lui brisait le cœur et elle voulait tant l'enlacer et la réconforter, souhaitant qu'elle puisse éloigner sa peine à jamais.
« Y avait-il quelqu'un dans sa chambre ? » Demanda-t-elle.
L'infirmière secoua la tête. « Non, juste l'équipe. »
Shizuru expliqua au docteur qu'elle pensait que l'infirmier mâle devait être le déclencheur, que sa mère n'aimait pas être touchée par des hommes. Elle s'était toujours demandée si elle n'avait pas été sexuellement abusée étant enfant, mais le Docteur Ishigami n'avait pas pu déterminer si c'était vrai.
Sa mère se calma lentement quand l'injection commença finalement à faire effet. Shizuru glissa sa main sur celle de sa mère, ne voulant pas la laisser partir. Elle l'aimait trop.
« Je suis là, Okaa-san. Tout va bien allait, je le promets. »
« Ne les laisse plus ne blesser. » Cria sa mère, les larmes coulant encore sur ses joues. « Si-s'il te plaît fait les arrêter. »
La poitrine de Shizuru se serra et elle voulut pleurer, avec sa mère. « Je le ferai, » Dit-elle doucement. « Ne t'en fait pas, Sagisawa-sensei et moi allons te protéger. »
Pendant un moment, sa mère sembla lucide et elle pressa la main de Shizuru. L'espoir remplit la poitrine de Shizuru. L'espoir que peut-être Yohko pourrait guérir sa mère à la santé. Elle voyait sa mère fermer ses yeux rouges et être emportée silencieusement par le sommeil. Yohko congédia les infirmières et demanda à Shizuru de sortir dans le couloir.
« Je voulais te parler des résultats des examens que j'ai pratiqués. Je ne veux pas critiquer l'ancien docteur de ta mère mais il a été trop fort sur le traitement. »
Shizuru rejeta sa tête de surprise. « Ara, vous êtes sûr ? »
« Oui. Je crois que le déséquilibre du traitement est ce qui a causé la problème. Avec ta permission, je vais interrompre des narcotiques lourds que Ishigami-sensei lui avait prescrite. »
« Je l'ai transférée ici parce que rien ne marchait. » Dit Shizuru. « J'ai lu vos travaux, Sagisawa-sensei. Je crois en votre jugement. »
« Bien, je commence immédiatement. »
Shizuru s'excusa et rejoignit sa mère dans la chambre faiblement éclairée. Elle s'assit et regarda sa mère dormir, lutta pour se remémorer le temps où sa mère allait bien, quand elles partageaient de simples et joyeuses mémoires comme faire des cookies ou même du shopping, mais les souvenirs étaient si rares et si effacés. Elle appuya sa tête sur le bord du lit de fatigue. Qu'elle voulait toujours être seule.
Le visage de Natsuki survint dans son esprit, et son estomac se tendit. Elle éloigna rapidement l'image. Rien ne se passera entre elle et la détective car elle la haïssait pour ce qu'elle faisait. Elle ne pouvait rien faire à propos de ça, parce que abandonner la foi d'aider les gens voulait dire abandonner sa mère.
D'un autre côté, le travail de Natsuki était dangereux ; elle vivait sur une pente raide 24/7. Elle voulait une sorte de relation calme et stable, quelqu'un qui ne la laisserait jamais et l'aimerait encore jusqu'à la fin.
Elle resta avec sa mère un peu plus longtemps puis décidant qu'elle ne voulait pas se réveiller là demain matin. Elle s'avança et posa un léger baiser sur le front de sa mère, ne voulant pas la déranger dans son sommeil et partit pour sa maison. Elle s'arrêta dehors et sentit la chaleur de l'été s'emparer de son corps, son estomac grogna. Heureusement la route du retour fut courte et le camion de Shiho manqué, voulant dire que la jeune fille était déjà partie. Une salade et dormir.
C'était tout ce qu'elle voulait, juste être laissée seule.
Elle marcha jusqu'au porche, l'ombre d'un visage brilla dans l'obscurité.
'Natsuki ?'
Elle se rapprocha et son souffle se figea. Pas Natsuki.
Blake Smere.
Il arpentait le porche, ses bottes lourdes claquant avec force contre le plancher de bois. Pourquoi était-il ici et comment avait-il trouvé où elle vivait ?
-xox-
Natsuki gara sa moto devant le bar où Yamada Muyo travaillait. L'endroit était sombre, un paradis pour fumeur et une musique lourde s'y échappait, pouvant être entendue de l'extérieur.
Natsuki alla directement au bar. « Je cherche Yamada Muyo. »
La maigre femme bronzée lui haussa des épaules. « Il a prit sa nuit, hun. »
Natsuki lui montra les trois photos, mais la femme dénia rapidement n'avoir vu aucunes d'elles dans le bar.
Irritée, Natsuki partit et se dirigea tête haute à la maison de l'homme. Elle frappa à la porte dès qu'elle fut arrivée, personne ne répondit. Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre de devant, l'intérieur noir et lumières éteintes. Elle soupira et au lieu d'abandonner, elle essaya de secouer la porte, espérant qu'elle ne soit pas verrouillée.
Verrouillée.
Elle regarda alors par la fenêtre une nouvelle fois et pouvait voir quelques journaux trainant sur la table, merci au clair de lune qui illuminait la pièce sombre. Il y avait des articles sur les meurtres des filles. Les visages des trois victimes la fixaient, se moquant qu'elle crochète la porte et fouiller la pièce entière. Mais ça ne plairait pas trop à la cour... et plus important, à Midori.
'Merde, Capitaine.' Pensa-t-elle.
Si seulement elle n'était pas aussi proche de la suspension, elle aurait, sans doute, crocheté l'entrée et mit en pièces la place, jusqu'à ce que chaque centimètre de la maison fut fouillé et estimé propre. Ses yeux tremblèrent de frustration et elle grogna sur tout le chemin du retour sur sa moto. Elle devrait visiter Yamada Muyo demain, découvrir où le gars avait été et lui demander pourquoi il gardait des traces des meurtres.
Décidant d'appeler ça une nuit, Natsuki alla directement à son appartement. Elle se changea en une simple paire de shorts de basketball et un T-shirt, puis partit dehors.
Courir. Vite et loin.
Elle courut sur les trottoirs des rues, écoutant uniquement son souffle constant qui couvraient les voix dans sa tête, les cris de sa mère mourant, les cris de son père avant la fin de sa vie. Tourmentée par leurs pertes, elle accéléra le rythme jusqu'à ce qu'elle puisse penser à rien d'autre que de mettre un pied après l'autre. Cependant, le visage de sa mère ressurgissait avec les trois victimes, et elle ne semblait plus pouvoir courir assez vite pour leur échapper.
Respirant fortement, elle fit le chemin retour. Elle était fatiguée et en besoin de nourriture. Elle prit une douche rapide et avala un reste de pizza, non avant de le tartiner d'une bonne couche de mayo dessus. Après elle marcha dans la pièce en écrivant des notes de sa rencontre avec Blake Smere, puis les plaça avec les autres fichiers. Elle rentra finalement dans sa chambre et se laissa tomber dans le lit rembourré. La photo de sa mère la regardait de sa table de chevet, ses yeux la hantant quand elle essayait de dormir. Mais quand elle ferma les yeux, le visage d'une autre femme flotta dans ses rêves.
Shizuru Viola.
Pendant un moment, sa peine disparut et d'autres pensées entrèrent dans son esprit. Ses cheveux châtains volant derrière son dos et dans ses mains fortes. Ses seins dépassant de son soutif blanc. Sa bouche la suppliant d'un baiser, de goûter ses lèvres et ses longues jambes fermes...
Au milieu de sa fantaisie, un son de marteau frappant contre le bois la secoua et lui rappela le jour du jugement. Le jour où le juge relâcha Takeda Masashi parce qu'une psy le lui avait conseillé. Des images horribles de mort suivirent, le sang se répandant autour de sa mère quand elle enveloppait ses bras autour d'elle, pleurant pour qu'elle revienne. Puis, revit la détermination dans les yeux de Shizuru quand elle refusa de parler de ses patients, le désir violent dans ceux de Blake quand il faisait allusion à Shizuru et elle sur son lit...
Jurant, Natsuki roula et serra plus fort son oreiller. Elle ne pouvait pas la désirer, elle ne pouvait pas impliquer Shizuru ou pendre soin d'elle. Non seulement elle mettrait la vie de la brune en danger à cause de son travail, mais Shizuru travaillait avec ces psychos tous les jours. C'était uniquement une affaire de temps avant qu'un d'entre eux se mettent après elle. Et si elle s'attachait, et elle le ferait, elle serait là pour la voir être blesser.
Elle ne pouvait pas vivre cette douleur une fois de plus.
-xox-
La noirceur peignait sa chambre d'ombres, juste de la façon qu'elle aimait. La brune étendue devant elle, attachée au lit. Elle testa les larges seins de la fille avec sa bouche puis glissa un doigt à l'intérieur de la chair chaude. Elle avait été facile à séduire, trop facile. Timide au début et en besoin d'attention, une fille vraiment douce.
Pas comme les autres.
Mais elle avait tord.
Une fois qu'elle l'eut déshabillée pour jouer avec sa poitrine, elle l'avait suppliée de lui faire l'amour.
Ses cris de plaisirs chatouillant ses oreilles.
Elle la fixa, ses lèvres gonflée d'un baiser ardant qu'elles avaient partagé un moment avant, son corps encore tremblant de l'orgasme qu'elle lui avait donnée. Elle appréciait leur donner du plaisir juste avant de les pousser à la mort.
« S'i-S'il te plaît, encore. » Clama la brune.
Elle secoua sa tête : non. Les voix étaient déjà commencées dans son esprit, lui disant qu'elle était une mauvaise fille. Qu'elle était trop mauvaise pour la baiser, pour coucher avec la femme. Dans sa tête, le temps de rejouer ses souvenirs. La raclée viendrait bientôt, puis les aller-retour constant du balais sur sa peau pour la nettoyer des péchés qu'elle venait juste de commettre.
Des prières sans fin pour le pardon...
Elle sourit à la femme sous elle et chercha la culotte et le soutif de soie lavande dessous son matelas. La brune observa avec confusion et bougea ses hanches, mais elle l'avait bien attachée. Elle avait tout son matériel prêt. Le plastique pour la porter, l'endroit choisi pour décharger son corps honteux...
Cette fois elle voulait se débarrasser des flics. Plutôt que dans les bois, elle la poserait au marécage.
Lentement elle détacha les mains de la femme du lit et attacha la culotte de soie autour de ses poignets. La femme continua de rester calme. Pensant encore que leur jeu allait continuait, que son plaisir n'était pas encore fini.
Elle se pencha lentement et commença par embrasser les paupières closes de la brune, souriant toujours. Puis elle enveloppa le soutif pourpre autour de son cou et commença à serrer.
-xox-
Shizuru se figea, son pouls battant la chamaille. Un patient se montrant à son domicile violait définitivement son contrat avec lui. Mais si elle reculait, montrait sa peur, et appelait la police sans parler et comprendre sa raison, elle pendrait le respect de ses patients, et donc elle décida de maintenir la distance jusqu'à ce qu'elle sache au moins l'excuse de son patient pour cette visite imprévue.
Malgrè cela, son entrainement opéra, avec son auto-préservation, et elle chercha dans son sac à main, et récupéra son téléphone en cas où elle aurait besoin d'appeler à l'aide immédiatement. Il s'arrêta de faire les cent pas quand il la vit approcher la première marche du porche. La colère irradiait de lui quand il la rencontra sur la plus haute marche.
« Qu'est-ce que vous faites ici, Blake ? Vous savez très bien que cela est contre les règles. »
« J'ai vu ton nom sur le journal. Tu m'as envoyé cette putain de flic, n'est-ce pas salope ? »
Shizuru aspira son souffle, essayant désespérément de se rappeler d'agir professionnellement. « Ara, je n'ai pas fait une telle chose, Blake. Et j'ai besoin que vous vous calmiez et vous vous abstenir de m'injurier. »
Ses narines se dilatèrent quand il colla son visage au sien. Elle inhala, sentant sa fureur mais pas d'alcool, Dieu merci. Quand l'homme était ivre, il devenait violent, la combinaison intensifiait son désordre bipolaire.
« Tu disais de te croire, que tu voulais m'aider à me sortir de prison. » Gronda Smere. « Mais tu as déjà renoncé à mon cas. »
Shizuru souleva son menton. « Ara, je n'ai jamais renoncer à vous, Blake. J'ai été appelée comme consultante sur cette affaire pour offrir un profil général du tueur. Je n'ai pas, n'ai encore jamais, divulgué des informations de mes patients. »
Un long silence tendu passa, l'air ondulant par le son de la colère de l'homme bronzé. « Alors comment a-t-elle bien pu avoir mon nom. Et pourquoi s'est-elle pointée à mon job ? » La frustration portant sa voix. « Tu sais comment c'est difficile pour moi de décrocher un travail, et ici je vide le poisson pour payer ce putain de loyer et je dois maintenant perdre ce job de merde. »
La poitrine de Shizuru se resserra quand la pitié la bouleversa pour cet homme. C'était un problème commun pour les ex-prisonniers. Les obstacles pour commencer une nouvelle vie les conduisaient souvent à revenir à leur ancienne vie alors qu'ils essayaient ardemment de quitter.
« Encore une fois, Blake, je ne donnerais jamais une information sur mon patient. La police a des bases de données listant les condamnations préalables similaires par rapport aux enquêtes qu'ils mènent. Ton nom est probablement apparu, et l'interrogatoire était juste une routine. »
Elle le passa pour ouvrir sa porte et se retourna, ayant besoin de prendre en charge la situation. « Maintenant, rentrez chez vous. Pensez à vos propres affaires, et restez clean. Et s'il vous plaît ne vous remontrez plus ici, ou je serais forcée de le rapporter. »
Il attrapa son bras, ses doigts plantés dans sa peau. « Ne me mens pas... Ou tu seras désolée. »
Shizuru fut surprise et regarda sa main où il l'avait agrippée étroitement. « Ne me touchez plus Blake, et ne remontrez plus chez moi ou se serez vous qui serez désolé. »
Sachant qu'elle demeura forte, elle rejeta sa main, entra la clef dans la serrure, se précipita à l'intérieur, claqua la porte et la verrouilla, frappant dans un boulon perdu. Son cœur battant, elle flancha contre la porte, respirant fortement. Techniquement, Blake devait juste la menacer. Elle devait le transférer à un autre docteur, ou même le rapporter à Natsuki. Alors Natsuki pourrait jubiler qu'elle avait raison sur son incompétence, ou que son travail n'était pas louable.
Les questions se ruaient dans sa tête. Et si Natsuki avait raison et qu'elle avait tord ? Et si Blake blessait quelqu'un d'autre ? Et si c'était lui l'Etrangleur, et qu'il voulait simplement l'intimider pour qu'elle n'appelle pas les flics à ses trousses ?
S'il tuait à nouveau, ce serait de sa faute.
-xox-
Shizuru se posa finalement après sa confrontation avec Blake Smere, et avança lentement à son lit quand un martèlement sur la porte la fit lever sa tête et grognait. Blake n'était certainement pas revenu, pas après son avertissement. Peut-être que c'était Natsuki avec du nouveau sur l'affaire. Peut-être qu'elle avait attrapé le tueur et que les femmes de Tokyo pouvaient se détendre.
Elle glissa sur une robe marron, l'essayant quand elle se pressa. Heureusement, Shiho avait réparé l'air conditionné aujourd'hui et la maison était froide, bien que instantanément ses nerfs bouillirent rapidement quand elle jeta un coup d'œil par la lucarne. Son frère, Reito, était revenu et était tapi sur le porche, les mains plongées à l'intérieur des poches de son pantalon. Se redressant pour faire face au confit qui ne tarderait pas, elle déverrouilla la porte, mais ne l'invita pas à rentrer. « Reito, il est tard. Qu'est-ce que tu fais ici ? »
Il joua des épaules pour faire son chemin à l'intérieur et se rendit directement au bar et se servit un verre de vin. Quand il se tourna vers elle, elle remarqua ses mains tremblantes. La peur noua son estomac, mais elle croisa ses bras pour ne pas qu'ils aillent à lui. Elle l'avait sauvé toute sa vie, cela devait s'arrêter ou il ne grandirait jamais. « Qu'est-ce qu'il y a maintenant ? »
Ses yeux d'un brun sombre s'éclaircit avec colère à son ton impatient. Au moins il était suffisamment cohérent pour le noter. « J'ai besoin d'une faveur. »
« Je te l'ai dit, je ne te donne plus d'argent. »
« Ce n'est pas de l'argent. » Aboya-t-il. « Mais si quelqu'un te demande, dis leur que j'étais avec toi Samedi soir. »
Shizuru essaya de rester calme, son masque dressait. Il voulait un alibi, maintenant ? « Pourquoi quelqu'un te demanderait où tu étais ? »
Il but rapidement une gorgée du liquide rouge dans le petit verre. « Fais le juste, ok ? »
« Ara, pas jusqu'à ce que, Reito, tu m'expliques la raison. Où étais-tu Samedi soir ? »
Il marcha vers la fenêtre, regarda dehors, puis tourna son visage face à elle, la panique se lisait à travers ses yeux noircis. « Au bar. J'ai faibli. »
« Qu'as-tu fait ? Draguer la femme de quelqu'un ou quoi ? » C'était trop tard pour avoir fait ça, questionner son petit frère comme si elle était la mère essayant de le comprendre pour découvrir la vérité. Mais non. La journée devait être pire de minute en minute. Dieu, elle voulait même bien donner cent sachets de thé si elle pouvait juste aller dormir maintenant et oublier ce jour et ces évènements.
« Non, pas exactement. »
Shizuru leva une main menaçante. « Arrêtes, Reito. Si tu sais quelque chose à propos de ces femmes qui peut aider la police à trouver le tueur, alors tu dois aller voir les autorités. »
« Je ne veux pas parler à la police ! » Cria-t-il. « Et tu aides cette salope. Elle m'a déjà en ligne de mire, et si elle découvre que j'ai rencontré cette fille morte à ce bar, elle essayera de me mettre le meurtre sur le dos. »
« Il y a un tueur en série convoitant les femmes. » Répliqua Shizuru, son masque complètement oublié quand le sang battait fort dans ses veines. « C'est ta chance de faire quelque chose de bien, Reito. Peut-être que tu as vu le tueur dans ce bar. Peut-être que tu peux aider à identifier le tueur. »
Elle cherchait son téléphone pour appeler Natsuki, mais Reito attrapa son bras et s'y agrippa douloureusement.
'A-ara, pourquoi tout le monde doit attraper mon bras au même endroit ?' Shizuru siffla au contact. Une ecchymose allait surement se former là plus tard, si elle n'en avait pas déjà un.
« Tu n'appellerais pas les flics pour ton propre frère, n'est-ce pas ? »
« Laisses moi. » Dit Shizuru à travers ses dents serrées.
Il resserra sa poigne, secouant sa tête sauvagement. « Je n'ai rien fait de mal, Onee-chan. Je jure ! Je n'ai pas blessé cette fille. Ne dis pas aux flics que je l'ai rencontrée. »
« Si tu n'as rien fait de mal, alors tu ne devrais pas te préoccuper de leurs questions. »
« Mas je n'ai pas d'alibi pour le reste de la nuit. J'ai dormi dans ma voiture. Mais cette salope ne me croira pas. »
Confusion et colère se mélangeaient dans son esprit. Elle souhaitait que le garçon arrête d'appeler Natsuki par un nom aussi insultant, ce n'était pas nécessaire. « Je ne mentirais pas pour toi. » Dit Shizuru. « Tu as besoin d'aller de l'avant et être un homme, Reito. »
« Toi et Maman êtes les mêmes. Vous deux tournez le dos à votre famille. » Il jeta le verre vide contre le mur, et le verre vola en éclat, effrayant Shizuru dans l'action.
Elle tressaillît, mais n'osa le chercher. « Qu'est-ce que ça veut dire ? »
« Demande à Maman. » Cracha-t-il. « Elle est la raison qui fait que Papa est parti. La trainée la fait fuir. »
Dégout et amertume endurcissaient sa voix, et il la poussa loin de lui, puis marcha d'un pas lourd à la porte, la claquant si fort que les photos sur le mur d'à côté vibrèrent. Shizuru frotta son bras, ses émotions en plein chaos. Pourquoi blâmait-il sa mère pour le départ de son père ? Et pourquoi avait-il appelé sa mère une trainée ? Sa mère avait aimé son père, elle était tombée en pièce quand il l'avait désertée. Et pourquoi Reito avait-il si peur que la police essayerait de lui mettre le meurtre de Yuri Saato sur son dos ? Se sentait-il coupable à propos de quelque chose ?
Elle commença à chercher son téléphone pour appeler Natsuki, mais hésita. Reito avait été lunatique, hors de contrôle après. Mais il n'avait jamais tué une femme... ?
a patient with a axe lurking around * : peut avoir plusieurs traductions : un patient avec un hache rodant autour (mais bon ce serait plus avec des sous vêtements dans notre cas) ou un patient avec un pêché/un intérêt menaçant les alentours (déjà mieux mais bon) et en traduction arrangée : un patient menaçant pouvait roder à proximité
Tamp * : peut avoir plusieurs traductions et dans ce cas c'est pas clochard mais plus trainée. Détail important pour la suite vu que le mystère autour de la mère à Shizuru va aussi être levé.
J'espère que vous avez aimé et encore désolé pour le retard
Merci d'avoir lu X)
