Dega : la demaine prochaine. J'ai pas encore reporte les corrections du premier chapitre.
Ankou : et moi j'ai eu du mal à le mettre en ligne
Philippe Gryffondor : Merci
Et maintenant, bonen lecture à toutes et à tous
XXXXX
Bang ! La porte du compartiment s'ouvrit en coulissant brusquement et Remus Lupin, Sirius Black et Peter Pettigrew levèrent les yeux, surpris. Sirius et Remus avaient joué à la bataille explosive pendant que Peter regardait, et pendant un instant, le bruit avait fait penser à Remus que Sirius s'était brûlé les sourcils. Il avait aussi pensé détecter une certaine odeur de Serpentard dans le couloir, mais avait espéré que la personne produisant cette odeur serait passé devant leur compartiment sans s'arrêter. Il grogna intérieurement quand il le vit debout dans le cadre de la porte.
Severus Rogue scruta le compartiment contenant les trois Griffondors avec un dégoût clair. Sirius, moins retenu que Remus, ne perdit pas de temps pour rendre clair à Rogue qu'il n'était pas voulu. « Casse-toi, Rogue ! C'est notre compartiment ! »
Rogue l'ignora, traînant sa malle dans le compartiment, et puis s'asseyant lourdement à côté de Peter Pettigrew, qui se tassa encore plus dans le coin où il se trouvait déjà.
« Tu m'as entendu, Serpentard ! » dit Sirius en se levant. « Dégage ! »
Severus Rogue le regarda avec ce mélange unique de malveillance et de calme que Remus n'avait jamais vu sur le visage de quelqu'un d'autre. Il haussa un sourcil, puis sortit un petit livre de sa poche et l'ouvrit là où il avait mis un marque-page. L'œil aiguisé de Remus vit que le titre du livre était Roméo et Juliette. Cela lui sembla étrange et il essaya de penser à une remarque méchante qu'il pourrait faire, mais il ne trouva rien. Les remarques acerbes étaient le territoire de James et Sirius, et il se retrouvait habituellement avec la langue liée, et ne pensait à ce qu'il aurait pu dire que des heures ou des jours après que l'opportunité de les sortir soit passée.
Rogue avait couvert le titre de sa main comme il commençait à lire, de toute évidence déterminé à se comporter comme s'il était bienvenu dans le compartiment. Sirius se rapprocha et Remus pouvait dire qu'il allait exploser.
« Je t'ai déjà dit, Rogue… Dégage ! Ne devrais-tu pas voyager dans un cercueil de toutes façons ? Avec un peu de terre de ton pays natal ? »
Severus Rogue abattit son livre sur le siège en cuir, faisant sursauter Peter. Il se redressa rapidement, dominant Sirius et le foudroyant du regard, yeux noirs dans yeux noirs, la haine partagée. Sa voix était basse et calme, chacune de ses syllabes était prononcée avec une précision chirurgicale.
« Je ne serais pas ici si j'avais eu un autre choix. Tous les compartiments du train sont pleins, sauf ceux des préfets, et comme je ne suis pas préfet, je n'ai pas tenté d'y aller. Peut-être que vous trois voudriez voir si vos amis préfets vous prendrons avec eux ? Ainsi, vous n'aurez pas à voyager dans le même compartiment que moi. Et pour votre information, bien que j'ai vécu à Londres pendant de nombreuses années, je suis né en Écosse, et l'Écosse est redevenue mon chez moi, alors nous sommes encerclés par le sol de mon pays natal. » Il eut un sourire mauvais, et Remus frissonna. Se pourrait-il ? Est-ce qu'il admettait vraiment… ?
Rogue se rassit et reprit son livre. Remus fronça les sourcils. A ce rythme, Sirius se battrait avant même d'être arrivé à l'école. Il regarda Peter, dont les yeux étaient grands ouverts. Clairement, lui aussi se demandait s'il allait voir un combat sous peu. Remus s'éclaircit la gorge.
« Hum. A qui était-ce le tour, Sirius ? Nous n'avons pas fini de jouer. »
Sirius se tourna et le regarda. Remus haussa ses sourcils, espérant qu'il se calmerait simplement et se contenterait d'ignorer Rogue. Ils réussissaient habituellement à ignorer Peter assez bien après tout. Le petit garçon blond les avait suivi partout depuis qu'il avait été avec eux dans le bateau qui traversait le lac, en première année, avec James Potter, et il était aussi leur quatrième camarade de chambre dans la tour Griffondor.
« C'est mon tour » dit Sirius avec un regard rancunier à Rogue, lisant calmement son livre et déballant un bonbon qu'il avait sorti de sa poche. Remus avait le nez qui le chatouillait. Du caramel. Il saliva. Quand est-ce que la sorcière avec le chariot de nourriture arriverait ? Il lui semblait que cela faisait des lustres qu'il avait pris son petit déjeuner.
Après avoir joué à travers quelques autres explosions (Remus vit que Rogue essayait très fort de ne pas faire une autre sorte d'explosion quand cela arrivait, une explosion de colère), Remus Lupin détecta finalement l'odeur des bonbons à la citrouille flottant vers lui. Cependant, avant que le chariot n'atteigne leur compartiment, ils entendirent ce qui ressemblait à une rixe et beaucoup de bruit dans le couloir. Curieux, Sirius alla à la porte et l'ouvrit. Tout aussi curieux, Remus le rejoignit dans l'entrée de la porte.
Un garçon roux et maigre qui ne pouvait être qu'un première année peinait pour tirer sa grosse malle dans le couloir, tandis que la sorcière avec le chariot de nourriture le grondait de ne pas être dans son compartiment.
« S'il-vous-plaît, miss, je n'ai pas de compartiment… Je cherche encore… »
« Tu ne peux pas te promener dans le couloir avec cette grosse chose ! Tu es sur le passage ! » cria-t-elle d'une voix perçante. « Cogite ! Vous ! » cria-t-elle à Sirius, Remus ou les deux… ce n'était pas clair.
« Quoi ? » dit Sirius avec un ton défensif dans sa voix.
« Vous prenez ce garçon avec vous. Je dois passer et il est sur ma route. »
« Attendez… nous voulons acheter quelques choses d'abord… » dit rapidement Remus. Il sortit son argent et acheta quelques dragées surprise de Bertie Crochue, des Chocogrenouilles et des surprises bondissantes. Sirius acheta des Fizzing Whizbees, et Peter quelques autres dragées et un gâteau à la citrouille. Rogue n'acheta rien.
Après avoir payé leurs achats, ils permirent au garçon de tirer sa malle dans le compartiment, et la sorcière put passer avec son chariot, reniflant avec dédain tout du long. Le garçon roux regarda les géants dans le compartiment desquels il se retrouvait maintenant. Bien, il y avait deux géants en tous cas. Le garçon aux cheveux bruns clair avec cette étrange mèche blanche au-dessus de son front était seulement un peu plus grand que lui, et Bill pensa que c'était assez possible qu'il soit plus grand que le garçon au visage rond qui était craintivement assis dans le coin.
Remus pouvait sentir la peur sur lui et il se sentit désolé pour le garçon. Il tapota le siège à côté de lui. « Là… assieds-toi. Comment t'appelles-tu ? »
Le garçon s'assit entre Remus et Sirius, qui commençaient à ouvrir leurs bonbons. « Bill. Bill Weasley. » dit-il d'une voix haut perchée. « Je suis un première année. » Dès qu'il eut dit cela, il tressaillit, comme son statut de première année était douloureusement clair. Remus essaya de ne pas rire, se souvenant qu'il faisait encore de même, disait des choses et puis tressaillait, voulant ravaler les mots qu'il venait de dire en entendant à quel point ils étaient stupides. Bien sûr qu'il est un première année, pensa-t-il. Comme s'il pouvait être autre chose.
Mais il donna au garçon un sourire compatissant et dit. « Je suis Remus Lupin, et voici Sirius Black. Et là, c'est Peter Pettigrew. » Il montra de la tête le garçon plus petit qui était assis dans le siège opposé. « Nous sommes tous à Griffondor. Voici Severus Rogue. C'est un Serpentard. » Rogue tourna brusquement sa tête, lançant un regard incendiaire à Remus. « Je suis parfaitement capable de me présenter seul, Lupin. J'ai choisi de ne pas le faire. » dit-il avec acidité. Il replongea sa tête dans son livre. Remus vit Bill déglutir et regarder Rogue avec de grands yeux. Essayant de le distraire (et sentant son estomac tressauter de faim en lui), Remus ouvrit son paquet de dragées et le tendit à Bill, qui en prit une. Cependant, avant qu'il ne puisse mordre dedans, Remus la lui prit de la main, ouvrit la fenêtre et la jeta hors du train. Bill eut l'air perplexe et un peu blessé.
« Désolé » s'excuse Remus. « J'aurais dû en choisir une pour toi. Tu ne veux pas en manger une parfumée au fumier, n'est-ce pas ? »
« Comment sais-tu ce que c'est ? » lui demanda Bill.
« Heu… J'ai vraiment un bon sens de l'odorat. » dit-il avec sincérité, bien qu'il ne s'avance pas sur les raisons qui lui procuraient cette capacité. « Tiens… Je les trie habituellement pour les autres. » Il sortit une dragée et la renifla. « Celle est bonne. Sauce tomate. »
Bill prit la dragée et commença à la mâcher pensivement. Il fit un signe de la tête pour montrer que Remus ne s'était pas trompé. Il continua à renifler les dragées, les enlevant une à une et les plaçant dans la main de Bill.
« Toast à la confiture, goudron… tu ne veux pas celle-là… » il jeta la dragée au goudron par la fenêtre. « Asperge… Tiens Peter, tu aimes celles-là… Mousse au citron, rosbif, œuf couvé… » une autre par la fenêtre « … bouillabaisse, menthe poivrée, ail, Yorkshire Pudding… »
« Attends ! » dit Sirius dans un chuchotement vif. Il jeta un coup d'œil à Rogue, qui les ignorait encore studieusement. « Laquelle est à l'ail ? »
Bill la lui tendit « Celle-ci. » dit-il innocemment.
« Non Sirius. » commença à dire Remus doucement, mais c'était trop tard. Son ami sortait déjà sa baguette de sa poche et la pointait vers Rogue, qui était absorbé par sa lecture. Il brandit la dragée et lança un regard noir à Rogue.
« Hey, Rogue ! » dit-il soudain. Le garçon de Serpentard leva la tête, les yeux pleins de haine, juste comme Sirius faisait un geste de sa baguette et criait « Expello Dragée ! »
La dragée à l'ail dans sa main traversa le compartiment comme une balle de revolver grâce au sort de répulsion de Sirius. Malheureusement, la bouche de Severus Rogue était légèrement ouverte à cause de la surprise, et la dragée vola directement entre ses lèvres écartées. Une seconde plus tard, il était à la fenêtre ouverte, crachant. Il retourna vers l'intérieur du compartiment, le regard assassin dirigé vers Black, qui riait furieusement et montrait Rogue du doigt.
« Oh ! Oh ! C'est trop drôle ! » réussit-il à dire entre deux éclats de rire, se tenant l'estomac, presque à bout de souffle. Rogue se retourna vers lui et sortit sa baguette.
Bill fit un son comme « hiip ! » et saisit sa malle, fonçant vers la porte et la faisant coulisser avec un bang correspondant à un bang retentissant derrière lui dans le compartiment, et il entendit Sirius crier « Hey ! Mon visage ! »
Bill Weasley ne savait pas ce que Severus Rogue avait fait au visage de Sirius Black, mais il sortait de ce compartiment avant que cela n'arrive à son propre visage et qu'il n'ait à manger en mettant sa nourriture dans son oreille, son nez, ou quelque chose d'aussi horrible.
Remus n'intervenait habituellement pas, mais il était soucieux pour le garçon de première année qui avait filé quand Rogue s'était préparé à riposter à Sirius. Il les saisit tous les deux par la nuque et les renvoya dans leurs sièges. Severus Rogue se frotta la nuque après avoir atterri. Le visage de Sirius était couvert de furoncles, et il n'était pas très content que son ami essaye de mettre un terme à un combat parfaitement réjouissant.
« On est certainement fort, n'est-ce pas Lupin ? » lui grogna suspicieusement Rogue. « Il n'y a pas de fille ici en ce moment pour apprécier ta démonstration, au fait. »
« Je ne… » commença-t-il à répondre par réflexe, puis il s'arrêta, respirant profondément par les narines. Il avait travaillé à contrôler son tempérament durant l'été, et il n'allait pas mettre en l'air tout ce dur travail maintenant.
« Je me demande, » continua Rogue sur un ton léger « comment cela se fait que tu sois si fort ? Tu prends une potion dont le directeur devrait être au courant ? Quelque chose avec des stéroïdes peut-être ? Bien sûr, cela n'expliquerait pas encore ton audition ou ton odorat. » continua-t-il sur le même ton.
« La ferme. » répondit Remus. « Entre vous deux, » il foudroya du regard Rogue et Sirius, « vous avez effrayé ce pauvre première année. »
Il s'avança vers la porte du compartiment et la fit coulisser. Il put voir Bill au bout de la voiture, prêt à passer dans la suivante, traînant sa lourde derrière lui.
« Hé, toi ! Heu… Bill ! »
Mais le garçon ne regarda pas derrière lui, ou n'hésita qu'un instant. Il avait l'air désespéré d'aller aussi loin que possible de Remus, Sirius et Rogue. Remus soupira et revint dans le compartiment, refermant la porte.
« Il s'est enfui. Est-ce que vous êtes contents tous les deux ? »
Rogue ne répondit pas, mais reprit son livre de par terre et se rassit pour lire, jetant un regard noir. Sirius, ne parlant pas non plus, s'assit les bras croisés sur la poitrine à côté de Remus qui sortit sa baguette et commença méticuleusement à enlever les furoncles un à un. Cependant, un petit point marquait encore la peau de Sirius là où chaque furoncle s'était trouvé après que Remus eut fini. Il espérait que son ami ne serait pas trop énervé. En vérité, Remus pensait que Sirius était un peu vaniteux quant à son apparence, et ne faisait pas beaucoup d'efforts pour trouver une petite amie qui ait de la substance, plutôt que simplement la plus jolie qu'il puisse avoir à un moment donné. Remus soupira. Il savait avec qui il aimerait être, mais cela n'allait pas arriver.
Puis il repensa au garçon, Bill, et espéra qu'il irait bien. Pour une fois, pensa-t-il, quelqu'un s'enfuyait de lui, avec une frousse blanche, mais ce n'était pas à cause de ce qu'il avait fait…
Bang ! La porte du compartiment s'ouvrit brusquement, et Lily releva la tête, surprise, arrachée à son sommeil. Elle n'avait aucune idée de combien de temps elle avait dormi. Le jeune garçon roux qu'elle avait vu sur le quai se tenait dans la porte, sa malle visiblement derrière lui. Ses cheveux collaient à son front en boucles humides, et il avait l'air misérable.
« Heu » hésita-t-il, voyant les trois élèves plus âgés, portant tous l'insigne d'argent des préfets. « Je peux… Je peux m'asseoir avec vous ? Partout ailleurs c'est plein. Ou… » il hésita encore.
« Ou quoi ? » voulut savoir James. Lily fut surprise. Il était un tout nouveau préfet, comme elle, mais soudain, il projetait une autorité qu'elle ne lui avait jamais vue avant.
« Ou ils ne me veulent simplement pas. » finit-il doucement. Il avait l' air très embarrassé. « J'ai tiré ma malle à travers tout le train depuis que nous avons quitté la gare. Et personne ne veut me laisser m'asseoir avec lui. »
Lily regarda sa montre. C'était déjà midi. « Tu erres dans le train depuis une heure ? Pauvre petite chose ! Bien sûr que tu peux venir avec nous ! »
Il déglutit. « Mais… Mais n'est-ce pas un compartiment pour les préfets ? »
« Ne t'inquiète pas pour cela, » dit James, se levant pour aider le garçon avec sa malle. « Qui a dit que tu ne pouvais pas t'asseoir avec eux quand il y avait de la place ? »
Le garçon haussa les épaules et eut le regard qui fuit. Lily commençait à se demander s'il était complètement sincère. « Je ne sais pas. Je ne pense pas qu'ils allaient à l'école du village de Pré-au-Lard, alors je ne les ai pas connu. »
« Où étaient-ils ? Dans quel compartiment ? »
Lily tapota le siège à côté d'elle et il s'assit, ses oreilles virant immédiatement au rouge, ce qui la fit sourire.
« Je… Je préfèrerais ne pas le dire. Je veux dire… Je ne suis même pas rentré à l'école encore. Je ne veux pas avoir la réputation d'être une balance. »
James lui fit un sourire chaleureux. « Bon garçon. D'accord, peu importe. Mais souviens-toi… quand tu es à l'école, si quelqu'un t'embête, un préfet peut lui donner une retenue ou lui retirer des points de maison. La compétition des maisons est très importante. Ils y réfléchiront à deux fois avant d'embêter des première année si cela risque de leur coûter des points de maison. Leurs autres camarades de maison leur tomberont dessus s'ils continuent. »
« Merci. » dit-il doucement, souriant timidement aux trois préfets. Il se sentait très chanceux d'être là où il était. Il commençait à penser qu'il allait rester dans le couloir pendant tout le voyage. Il avait pensé que la sorcière avec le chariot allait le lancer hors du train, et il se sentait chanceux qu'elle l'ait simplement grondé parce qu'il bloquait son passage jusqu'à ce qu'il ait été temporairement accueilli.
« Comment t'appelles-tu ? » lui demanda Lily.
« Bill Weasley. »
« Je suis Lily Evans et voici James Potter. Nous sommes préfets de cinquième année de Griffondor. Et voici Bonnie Manetti, une des préfets de Pouffsouffle de cinquième année. »
« Bonjour, » dit-il poliment. « Heureux de vous rencontrer. »
Lily lui fit un grand sourire, et Bonnie aussi. James rit. « Allons, allons… Continues comme cela et à la fois ma petite amie et mon amie vont tomber amoureuses de toi. Arrête cela. » Bill rougit furieusement à l'idée que des filles plus vieilles que lui de quatre ans tombent amoureuses de lui. Il osait seulement regarder Lily du coin de l'œil. Elle semblait incroyablement adulte et belle, ses longs cheveux roux sombres tombant en vagues derrière ses épaules, ses grands yeux verts émeraudes, sa peau douce comme de la crème, son sourire éblouissant comme dix soleils. Et l'autre fille avait des lèvres pulpeuses et rouges, et une beauté sombre qui le frappait, avec ses grands yeux de biche chocolat, et ses cheveux noirs bouclés qui encadraient son visage en forme de cœur et au teint olive. Bill pensa que Bonnie était la petite amie de James Potter, et Lily était donc l'autre amie, mais il ne savait pas comment diable l'autre garçon avait choisi. Elles étaient toutes deux de véritables déesses pour lui.
Le garçon semblait bien plus 'normal' à Bill que les filles, avec des cheveux noirs désordonnés et des lunettes qu'il devait sans cesse remonter sur le nez, comme le père de Bill. Il avait un bouton sur son menton qu'il touchait à l'occasion, et il avait l'air de déjà se raser (ou du moins, il avait l'air d'avoir besoin de se raser : il y avait déjà un léger duvet sur son visage). Quand il souriait, ses yeux se ridaient et Bill avait l'impression que tout allait bien se passer. Il pensait que James Potter était un très bon choix pour un préfet.
« J'espère que je serai à Griffondor. » Soudain, Bill réalisa qu'il avait dit cela à haute voix. Il jeta un coup d'œil à Bonnie « Ou à Pouffsouffle… » ajouta-t-il, ne voulant pas paraître impoli.
Elle lui sourit. « C'est bon. Tes parents sont sorciers ? » Il acquiesça. « Dans quelle maison étaient-ils ? »
« Ils étaient tous les deux à Griffondor, » répondit-il, en confiance pour une fois. Il en avait tellement entendu parler au fil des ans qu'il aurait dû traîner son prénom dans la fange s'il ne s'en était pas souvenu. « Mais je sais que cela ne signifie pas que je vais être à Griffondor aussi. »
« D'autres frères et sœurs ? » demanda James.
« Je suis l'aîné. Mon frère Charlie est en sixième année à l'école de Pré-au-Lard, et Annie est en deuxième année. Ma sœur la plus jeune, Peggy, a presque trois ans. Elle commencera l'école l'an prochain. »
Maintenant Lily rayonnait. « Je l'ai vu te dire au revoir. Elle est adorable. Elle avait l'air d'avoir beaucoup à dire. »
Bill hésita clairement. « En fait… bien, elle disait… »
« Quoi ? »
Il soupira. « Elle disait que je suis bleu. »
« Oh… que tu as le blues de quitter la maison ? »
« Non… oui… bien… » bégaya-t-il. Comment pouvait-il expliquer Peggy ? Personne dans la famille ne comprenait pourquoi elle continuait à appeler les gens par des couleurs.
« Elle voulait dire que j'étais bleu. La couleur bleu. Elle fait cela tout le temps. Elle a dit que maman était orange hier. Papa était vert hier soir. Elle fait cela. Elle montre simplement l'un de nous du doigt et dit « Tu es rouge ! » ou une autre couleur. Nous pensions au début qu'elle ne connaissait pas encore les couleurs, mais quand maman teste ce genre de choses avec elle, elle les sait parfaitement bien. Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi elle fait cela. »
Bonnie haussa les épaules. « C'est juste un jeu d'enfant. Elle arrêtera. »
Quand la sorcière passa avec le chariot de nourriture, elle semblait avoir oublié qu'elle avait grondé Bill parce qu'il avait sa malle dans le passage. James acheta généreusement des bonbons et des gâteaux à la citrouille pour tout le monde, et Bill resta assis en admiration, regardant et écoutant les élèves plus âgés, ne revenant toujours pas de sa bonne fortune, et se sentant bien mieux quant à quitter sa maison comme ils s'approchaient de Poudlard. Il semblait finalement être retombé sur ses pieds. Les préfets semblaient vraiment faire attention aux élèves les plus jeunes. Peut-être que tout irait bien après tout.
