La machine à rattraper le temps
Auteur:Kahllan
Disclainer: Les personnages ne m'appartiennent pas bla bla bla, ils sont à J. K. Rowling.
Résumé:Harry est en prison en France où il est torturé par les mangemorts du Lord.
Une année, début août il voit un nouveau prisonnier débarquer…
Note: Salut all, me voici de retour avec un nouveau chapitre. Et comme d'habitude, merci à tous les lecteurs, anonymes ou non. Désolée, je vous fait mes plus plates excuses pour se retard monstre, mais...bon ok je vais laisser de coté mes excuxes bidon..
Voili voilou, Bonne lecture.
BONNE ANNEE 2007
Chapitre troisième: Lucia Weasley
Pendant ce temps Gabrielle, l'observait silencieusement, elle se rappelait du garçon qui l'avait sauvée il y a plus de vingt ans, elle n'était qu'une petite fille à l'époque mais elle l'avait trouvé beau…Au bout d'un long moment il stoppa son geste, revint s'asseoir dans le bateau et dit finalement:
--Dix-neuf ans…..ça fait dix-neuf ans….
Deux jours étaient passés depuis leur fuite du Fort.
Deux jours pendant lesquels ils s'étaient convertis en apprentis marins sur le cours d'eau qu'était la Charente.
N'ayant ni l'un ni l'autre jamais navigué de leur vie, ils avaient dès le début rencontré quelques petits problèmes.
Malgré leur efforts de mémoire à tous les deux, il leur était arrivé plusieurs fois d'oublier que pour tourner d'un côté il fallait pousser la barre de l'autre, heureusement se rattrapant bien vite, ils avaient ainsi réussi à éviter deux/trois malheureux naufrages .
Ils avaient eu ensuite à se frayer un chemin entre les débris de toutes sorte qui flottaient ça et là à la surface du fleuve sur une bonne partie du trajet ( ce qui leur pris d'ailleurs beaucoup de temps). Pour finir, heureusement qu'ils étaient enfin arrivés, car ce n'était certainement pas leurs maigres provisions qui leur auraient permis de tenir plus longtemps.
Ils débarquèrent à la tombée de la nuit à proximité d'Angoulême en même temps que la pluie et les éclairs qui zébraient le ciel dans un concert de et glissant dans la boue sur près de trois kilomètres, c'est exténués, morts de froid et de faim qu'ils pénétrèrent dans la ville.
Entre deux averses, ils la traversèrent furtivement en rasant les murs, presque sur la pointe des pieds, ils ne rencontrèrent personne en chemin, pas un chat, tout était silencieux, on entendait seulement le bruit de leurs pas sur les trottoirs détrempés par la précédente pluie, comme si la ville avait été désertée, vidée de tous ses habitants.
Pourtant de temps à autre ils croisaient des yeux qui les épiaient du haut des fenêtre, camouflés par des rideaux sombre…Après environ deux kilomètres de marche, la pluie les repris en traître, et c'est en courant aussi vite qu'ils purent qu'ils finirent la route qui les séparait de leur destination...
Comme partout en Europe, les villes et villages étaient, si ce n'est partiellement détruits, du moins pillés, les habitants moldus et sorciers se terraient la nuit dans les caves, greniers ou annexes cachées, et le jour évitaient en général les lieux où il y avait foule.
Il serait faux de dire qu'ils ne sortaient plus, au contraire, ils continuaient à aller travailler pour les chanceux qui avait encore un travail, et à faire des courses pour ceux en avaient les moyens ou planter des potagers pour les autres….
Bien que l'armée du Lord ou un bombardement, puisse à tout instant leur tomber dessus, ils essayaient de vivre normalement, en restant tout de même le moins longtemps possible à découvert dans les rues, et en rentrant avant le couvre feu…
Les enfants d'une autre époque se seraient sûrement amusés de voir les adultes jouer à cache-cache tout le jour et la nuit.
Malheureusement ces derniers ne faisaient pas semblant, et cela faisait presque vingt qu'ils avaient commencé la partie…
Gabrielle mena rapidement Harry jusque chez elle, celui-ci détailla rapidement la demeure; elle habitait une petite maison parmi tant d'autres, serrée entre deux autres habitations identique, avec un petit porche à l'entrée dont les deux marches donnaient sur le trottoir et sûrement neuf mètres carrés de jardin derrière.
Cela faisait dix-neuf ans qu'il n'avait pas revu le monde, chaque chose faisait ressurgire en lui des souvenirs, bons comme mauvais, les maisons devant lui , lui rappelaient Privet Drive où toutes se ressemblant.
Et la pluie qui tombait! Il y a longtemps il aurait couru se mettre à l' abri, aujourd'hui il n'aurait voulu rentrer pour rien au monde, il appréciait le contacte des gouttes sur sa peau, le bruit qu'elles faisaient quand elles s'écrasaient au sol et l'odeur qui se dégageait de cette atmosphère .
Il se sentait revivre chaque fois qu'une goutte le touchait, après avoir vécus pendant si longtemps enfermé, c'était comme si peu à peu il reprenait conscience.
Comme si il sortait enfin d'un étrange coma qui l'avait longtemps empêché de profiter de la vie.
Il avait survécu et était à présent à nouveau libre.
Quand ils ouvrirent juste en la poussant, la porte branlante de sa demeure, Gabrielle n'en crut pas ses yeux, toute la maison semblait avoir été retournée de fond en comble. Les armoires gisaient avec leur contenu éparpillés à même le sol, la table était renversée, l'horloge éventrée... comme si un ouragan avait frappé son mobilier.
Puis d'un seul coup sans qu'Harry ne comprenne pourquoi, Gabrielle se mit tout d'abord à chercher frénétiquement quelque chose du regard, pour ensuite courir dans toute la maison, Harry sur ses talons.
Désespérée, paniquée au possible, Elle appela :
-- Lucia !
Harry ne comprenant toujours pas mais sachant que c'était sans aucun doute important se mis lui aussi a appeler. Un faible gémissement se fit entendre en provenance de l'étage. Ils s'y rendirent immédiatement montant les marches quatre à quatre. Puis arrivés dans une chambre sans dessus-dessous , aperçurent un pied vers l'extérieur du haut de la fenêtre, s'agitant frénétiquement en cherchant un appuis, accompagné d'un petit :
--Ici… tante Gab….je suis sur …le toit… vite…je vais lâcher!…
--On arrive, lui répondit sa tante, et, joignant le geste à la parole, aidée d'Harry, ils firent descendre l'adolescente du toit, trempée jusqu'aux os.
--Harry tu devrais aller chercher des serviettes dans la salle de bain, tu sais où c'est? Tu prends à droite et c'est la porte du fond, pendant ce temps je vais chercher ma baguette et tu nous rejoins en bas, ok? Dit-elle à toute vitesse, se rendant dans sa chambre, pendant que Lucia descendait dans le salon, toujours grelottante.
Cinq minutes plus tard, tous les trois se trouvaient dans le selon, Gabrielle a l'aide du sort de lévitation avait remis les meubles en place et s'occupait à présent de sécher les cheveux blonds, tirant sur le roux, de Lucia qui n'en avait pas l'air enchanté et le montrait bien à sa tante.
Harry quant à lui, après avoir reçu un sort de séchage, réunissait du combustible pour le feu. Allumer un feu en plein été…même le temps devenait fou…
Lucia, qui avait finalement abdiqué, observait l'inconnu de dos qui s'affairait devant la cheminée. Si sa tante ne l'avait pas rassurée à son sujet alors qu'il se trouvait dans la salle d'eau, elle l'aurait sans aucun doute pris pour l'un des leurs, un mangemort, ou autre chose dans le genre mais certainement pas pour un ami.
Elle m'aimait pas se moquer du malheur des autres, sa tante l'avait élevée comme ça et elle lui en était reconnaissante, seulement, et elle ne l'avouerait jamais à voix haute de peur de faire de la peine à l'homme et de mettre en colère sa tante, mais elle était curieuse de nature et n'arrêtait pas de se demander ce qui avait bien pu arriver à « Harry » pour qu'il soit…comme il était. Elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi…
--Voilà la torture est terminée, tu peux filer. Au fait avec tout ça je n'ai pas fait les présentation, Harry Potter voici ma nièce Lucia Weasley, la fille de Fleur et Bill, dit -Gabrielle avec un léger tremblement dans la voix, Luce je te présente Harry Potter, c'est un ami anglais…Et si on mangeait? Quand dites-vous? Termina- t-elle plus joyeusement.
--Je trouve que c'est une bonne idée, lui répondit Harry en français avec un faible sourire tandis que Lucia hochait la tête.
Gabrielle sortit dans le potager qui avait été épargné par les pillards, mais pas par le raid que lui avait infligé sa niece, depuis qu'elle avait été conduite au Fort il a de cela une semaine.
Elle avait recommencé à parler en français quand elle était arrivée chez elle pour Lucia qui ne maîtrisait pas encore l'anglais. Elle savait qu'Harry le comprenait, ou l'avait compris, parce que sa sœur lui avait raconté que l'ordre du phénix avait implanté son quartier général en France alors que la guerre battait son plein en Grande-Bretagne, Harry en faisant plus ou moins partie, il s'était, comme plusieurs membres alors, installé dans dans l'hexagone.
Malheureusement le survivant avait eu un grave accident dans un incendie, était resté trois mois à sainte Loutre ( un équivalent français de sainte Mangouste) et avait mystérieusement disparu sans laisser aucune trace…
Et dire que pendant toute cette période, elle, elle étudiait encore à Beaubâton….
-- Alors hem, tu as quel age Lucia ? Demanda Harry, en se rappelant peu à peu les bases d'une langue qu'il avait appris il y a…, cela lui paraissait des siècles en arrière.
-- J'ai eu onze ans il y un mois, normalement comme Tante Gabrielle et maman j'aurais du rentrer à Beaubâton cette année mais…
-- Dis, tu aurais pu éviter de piétiner les salades, je sais que tu n'aimes pas beaucoup mais quand même…lança Gabrielle en entrant dans la cuisine et en déposant sa cueillette dans un évier.
-- Désolée j'ai pas fais exprès, je les avait pas vu…lui répondit timidement Lucia du salon.
-- Mais ? Demanda Harry revenant sur leur conversation
-- Mais l'école a fermé, ça fait presque cinq ans. Maman aurait été tellement dessus si elle avait su que je ne pourrais jamais y aller, quand j'étais petite elle me racontait toujours des histoires sur son école où elle avait étudié, je me rappelle que papa faisait pareil avec la sienne, mais Poudlard avait déjà fermée avant ma naissance.
--Tien, Luce si tu donnais des affaires propres à Harry pour qu'il se change pendant que je prépare à manger? Et tu devrais te mettre en pyjama aussi au lieu de rester en peignoir .
--Oui mais quelles affaires? Demanda Lucia, (elle se voyait mal lui proposer une de ses robes à fleurs)…
--Et bien...Tu n'as qu'à prendre celles d'oncle Boris.
--Ok, suivez-moi monsieur, dit-elle en se dirigeant vers les escaliers
--Tu peux m'appeler Harry tu sais, lui répondit celui-ci
Elle le mena dans une chambre à l'étage, se dirigea vers une armoire et en ressorti une chemise blanche ainsi qu'un jean bleu impeccablement repassés et les tendis à Harry
--Ton oncle ne risque pas de se fâcher si je mets ses vêtements?
Lucia fit une pause, se mordit machinalement la lèvre et déclara finalement:
--Oncle Boris…vous aurait sûrement prêté ses affaires…voyant que « Harry » levait un sourcil elle ajouta, il est décédé il y a un an, c'était le mari de Tante Gab.
--Oh, hem désolé…
--Je crois que vous aurez le temps de vous changer dans le salle de bain. Dit-elle en changeant habilement de sujet.
--Oui, merci pour ton aide.
--De rien, je vais dans ma chambre et ensuite j'irais descendre mettre la table. Termina t-elle pendant qu'Harry reprenait le chemin de la salle d'eau.
Il réapparut dans la cuisine une demi-heure plus tard, laver ,rasé et avec des vêtements propres. ( Gabrielle aussi était allé se changer pendant que Lucia surveillait plus ou moins la soupe sur le feu).
En le voyant arriver, Gabrielle stoppa une demi seconde sont geste le temps de l'observer.
La chemise...elle se rappela Boris, et la manie qu'il avait de toujours en enrouler les manches...
Le pantalon et la tache d'herbe au niveau du genoux droit, ça c'était la fois où ils avaient tous les trois, avec Lucia, installés la balançoire dans le jardin…
Ils s'étaient bien amusés cet après-midi là. Ils étaient heureux ensemble…
Elle secoua la tête pour chasser ses pensées:
--Ces affaires sont juste à ta taille, même un peu grandes je dirais, mais ça te va bien comme ça Harry . Ah, en tout cas ça fait un bien fou de rentrer chez soi, aller, goûtez moi cette soupe vous m'en direz des nouvelles! Dit gaiement la maîtresse des lieux en servant sa niece et son invité pendant que celui ci s'asseyait à côté de Lucia.
--Je crois que c'est la meilleure soupe que j'ai jamais coûté, la complimenta t-il ( en même temps après dix-neuf ans de nourriture semi-avariée il aurait mangé n'importe quoi)
--Moi j'aime pas les carottes, se plaignit Lucia
--Eh ben tu devrais pourtant, il paraît que ça rend aimable! Lui rétorqua sa tante amusée devant le sourire en coin d'un Harry qui commençait à bien resentir les effet de la fatigue.
Alors? cela vous intéresse t-il toujours? Laissez moi une petite review.
A+.
Kahllan.
