NB :Pfiouuuuuuuuuu, retard d'à peine euh… 3 mois ? Allez, c'est pas grand-chose comparé à ce que je suis capable de faire !
Non, sérieusement je suis désolée ! Je poste les deux derniers (je pense) chapitres aussi vite que possible ! (enfin.. après les avoir écrit u_u)
Je vous conseille aussi de relire les chapitres précédents pour
Son sourire s'élargit.
Comment se retenir vomir sur une pouffe qui sert de cavalière à un ange, en 3 leçons
- Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais disons… que vous avez vos chances. Quand elle vous a vus, elle n'a affiché aucune émotion.
Je reste interloquée. Ce n'est pas spécialement ce que j'appelle une « bonne nouvelle ». Il fait la tête de celui qui émet un raisonnement logique et bien rôdé mais…comment dire…
Il comprend que j'ai du mal à suivre.
- Non mais vous vous êtes regardés, tous les deux! C'est physiquement impossible de n'avoir aucune réaction en vous découvrant ! s'exclame-t-il. On dirait un couple de mannequins, ou je-ne-sais-quoi. Une personne normale aurait écarquillé les yeux, ou laissé pendre sa mâchoire, mais là rien !
Il s'est légèrement laissé emporter, alors il reprend sa respiration et continue calmement :
- La seule conclusion qu'on peut en tirer est donc : soit elle cache ses réactions pour ne pas que vous découvriez qu'elle est follement et désespérément amoureuse de vous, soit c'est un alien.
J'ai comme l'impression que son désir de nous voir ensemble déforme quelque peu sa vision des choses.
- Rien de plus logique ! affirme-t-il en constatant mon air suspicieux.
- Si tu le dis, après tout c'est toi le Serpentard…
- Exactement !
Mike, assis sur une table, nous regarde avec un sourire.
- Hé le chinois ! Qu'est-ce que t'en dit ? je lance.
- J'en dis que je fais confiance à Matthew. Et je ne suis pas chinois, sale blonde!
- Excuse-moi, mais tu ne peux pas insulter quelqu'un de « blonde ». C'est toujours un compliment.
- Ce qui n'est pas le cas avec le fait d'être chinois, alors tu seras gentille de ne pas confondre.
- Je ne vois pas ce qui cloche dans le fait d'être chinois.
- Ils sont gros.
- Tu ne confondrais pas avec les Américains ?
- Qui a dit que les Américain étaient gros ?
- Euh... A peu près toutes les études sci-
- HUM HUM ! intervient Sparks. Il me semble que vous avez tout deux une certaine personne à rendre jalouse, non ? Alors au travail !
- Bien, chef !
- Oui, chef !
Sparks sort de la pièce en premier. Mike et moi attendons quelques minutes, puis sortons à notre tour. Avant de pénétrer de nouveau dans la Grande Salle, il me saisit le bras avec la délicatesse qui le caractérise et me regarde, une lueur espiègle dans les yeux et un sourire joueur.
- Si tu me fais confiance, tu ne me gifleras pas.
Sur ces mots il saisit ma taille, colle nos bassins et pose ses mains entre mes reins. Puis il se penche et glisse son nez dans mon cou.
D'abord totalement tétanisée, je me souviens que je peux effectivement lui faire confiance et me détends pour l'enlacer à mon tour. Deux secondes plus tard, je cache mon sourire lorsqu'une certaine personne sort de la Grande Salle. Je me détache doucement de Mike mais garde sa main dans la mienne, et en profite pour observer attentivement le visage d'Hermione (au premier baiser je n'ai pas pu, trop occupée que j'étais à me retenir de rire béatement parce que mon plan avait marché).
… Oh la vache ! Est-ce que je viens d'halluciner, ou son expression parait effectivement plus froide quand elle tombe sur Mike ? Pitié, faites que je ne rêve pas ! Et faites aussi, par la même occasion, que la pauvre conn-… demoiselle derrière elle se pète une jambe avant d'arriver jusqu'à nous.
Tant pis pour le dernier souhait.
La-fille-qui-ne-va-pas-tarder-à-mourir-dans-d'atroces-souffrances-pour-s'être-affichée-avec-la-femme-de-MA-vie est petite, brune, plate et à l'air timide. Mon exact opposé. Un peu plus et je croirais qu'elle l'a fait exprès…
- Ça va, Fleur ? Tout à l'heure tu… Oh, Maya ! fait Hermione se retournant. Je te présente Fleur Delacour, et Mike...
- Chang, complète le concerné. Enchanté !
Il lui fait un baisemain, et elle rougit un peu. Je devrais peut-être tenter la même chose et en profiter pour lui gerber dessus, ou bien… Le coude de Mike entre mes côtes interrompt mes pensées d'amour et de joie.
- Hein ? Ah ! 'chantée de vous rencontrer ! mens-je avec difficulté.
- De même ! s'exclame-t-elle, de toute évidence ravie de m'exposer son bonheur à la face.
Elle n'ajoute pas « Hermione m'a beaucoup parlé de vous ». Elle aurait pu, je veux dire, au moins par politesse. Ben non. Connasse.
Je louche brusquement sur leurs mains réunies. Si seulement j'arrivais à faire sortir des lasers par mes pupilles…
- Alors, Fleur ? Qu'est-ce qu'il s'est passé tout à l'heure ? reprend la déesse de beauté face à moi.
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
- Quand tu as dansé, il y a quelques minutes !
- J'ai dansé, et alors ?
J'adore la voir s'énerver parce qu'elle n'ose pas exprimer à voix haute « quand tu as fait bander les trois quarts de la salle, dont moi, mais je ne devrais pas le préciser parce que ma pétasse de copine est juste à côté ». Je sens Mike retenir son rire.
Elle me fixe, bouche ouverte, et finalement la referme.
- Non rien, j'ai du rêver. Désolée.
Je souris aimablement.
- Ce n'est rien, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs.
Le fou rire que le chinois tente de contenir grandit en voyant le regard éloquent que je jette à l'Indésirable.
- Alors, pourquoi vous sortez de la salle ? demande-je sur le ton de la conversation. Déjà marre de danser ?
Okay, alors visiblement ce n'était pas la question à poser. Ni pour mon bien, ni pour le leur. Parce que leurs joues viennent subitement de prendre une teinte écarlate, digne de mon vernis le plus flashy.
- Euh... Je… Nous… On… bégaye Hermione.
- Mais encore ? insiste-je.
Ça peut paraître masochiste, et ça l'est certainement, mais j'ai besoin d'entendre le mensonge qu'elle va sortir à la place de « nous nous apprêtions à baiser sauvagement dans un coin sombre des couloirs ».
Finalement c'est Pouffiasse en Chef qui prend les choses en main.
- On allait se rafraîchir aux toilettes.
Tssss, petite joueuse.
- Oh, je vois. Dans ce cas, on se retrouve à l'intérieur quand... vous aurez fini. A tout à l'heure !
Et sans perdre plus de temps, j'entraîne Mike dans la salle des festivités.
Je ne saurais dire comment je me sens. 'Mal' ne fait que résumer un état d'esprit que je pourrais décrire en un livre de 500 pages.
J'ai la tête lourde, et ça bourdonne là-dedans comme une ruche comme le jour de l'anniversaire de la reine des abeilles. Ou une connerie comme ça.
Je m'approche du buffet et m'envoie un verre de Punch, mais oh ! surprise, il n'est pas alcoolisé. Le chinois à côté de moi me regarde, compatissant.
- Fleur, écoute, peut-être qu'elles n'allaient pas vraiment…
Je ne prends pas la peine de l'écouter et fait plutôt apparaître une flasque géante avec ma baguette. En un mouvement rapide et discret, je vide son contenu dans l'immense coupole de Punch. Ni vu, ni connu.
- Je ne suis pas contre la consommation d'alcool, mais là… T'as pas l'impression d'avoir forcé un peu ? s'inquiète Jackie Chan.
- Je gère. Aie confiance.
Sur ces mots dignes du Dalaï Lama, je me sers un deuxième verre. Beaucoup plus alcoolisé. Ais-je précisé que je ne tiens absolument pas l'alcool ? A jeun, je suis bourrée en 2 coupes de champagne.
- Goûte-moi voir ça, Jackie ! dis-je en lui collant un verre dans les mains.
- Jackie ? fait-il en haussant un sourcil.
Il boit néanmoins. Enfin, disons plutôt qu'il met le liquide dans sa bouche et recrache le tout avec une grimace écœurée avant d'avoir pu avaler.
- On ne sent plus le goût du Punch tellement il y a d'alcool ! s'écrie-t-il.
- Ah ? Moi je trouve ça pas mal.
Est-ce mon 4ème ou 5ème verre ? Aucune idée. Et puis, après tout, je m'en tape. C'est la fête, ou quoi ?
Ni une ni deux, je m'élance sur la piste en attrapant Jackie par la main, et je me déhanche comme une dingue. Je me sens bien mieux que tout à l'heure, c'est fou comme on oublie vite ! Hermione m'est déjà complètement sortie de la tête, et je ris, je ris, je ris encore… pour rien en plus ! Ahahahahaha, c'est trop bon. La tronche du chintok quand il me voit m'approcher de la scène est mémorable !
Je me place au plus près du groupe et saute en criant comme une hystérique. Ça soulage. J'oublie presque qu'au même moment, Hermione gémit dans les bras d'une autre. Le mot essentiel étant "presque".
Etrangement, j'ai comme un trou noir d'à peu près 20 minutes. Alors que j'étais en train d'imiter le kangourou enragé devant des musiciens en transe, je me retrouve brusquement à vomir mes tripes contre un mur extérieur. Je sais que Mike empêche mes cheveux de retomber entre… ce qui sort de ma bouche et le sol, je sens ses mains qui retiennent mes mèches au dessus de ma tête. Il faudra que je pense à le remercier. Un jour, quand je n'aurais plus le besoin urgent de m'allonger pour que les choses cessent de se déformer. Autant dire : un jour lointain.
- Je n'ai jamais vu quelqu'un vomir tant avec du Punch.
C'est fou les effets secondaires de la boisson ! Dans ma tête, Mike a la voix d'Hermione, et quand je l'imagine parler… Ça me fait trop rire ! J'imagine ses lèvres bouger, mais au lieu de la tonalité masculine qui sort d'habitude, c'est ce son si féminin !
- Je sous-estime mon pouvoir comique, apparemment, reprend la voix.
- Ahahaha, Mike, tu... (je suis interrompue par un nouveau flot de bile. Glamour.) tu ne devineras jamais !
J'entends un soupir exaspéré. Peut-être suis-je un peu chiante, c'est vrai, et surement qu'aider quelqu'un qui gerbe ses tripes n'est pas l'activité la plus passionnante qui existe. Mais je ne suis pas exaspérante ! Je me redresse (pas trop vite, je pourrais tomber) donc pour lui faire remarquer qu'il est autorisé à soupirer, mais pas comme si j'étais le boulet en chef de l'univers, parce que merde! La fille dont je suis amoureuse s'en tape une autre, j'ai le droit d'être à la ramasse pour quelques heures.
Mais voilà, quand je suis face à lui, je me rends compte que non seulement il a la voix d'Hermione, mais qu'il porte aussi sa robe, qu'il a mis une perruque et que son visage s'est métamorphosé pour devenir nettement plus féminin. J'ai du mal à saisir pourquoi il s'est déguisé ainsi.
Puis les connexions dans mon cerveau se font, et ça fait tilt.
- Hermione, c'est toi ! Je t'ai prise pour Mike ! m'exclame-je aussi fort que ma tête bourdonnante me le permet (traduction : je murmure).
- Ça fait toujours plaisir, rit-elle doucement. J'en ai plus qu'assez qu'on me confonde avec un homme.
Et là, je dois faire une tête étrange, parce que vraiment, qui pourrait la confondre avec un homme ? Mes yeux s'attardent assez peu discrètement sur sa poitrine, mais après tout hein ! je suis bourrée, j'ai le droit. Et si je l'étais encore plus, j'aurais le droit de toucher. Mais le regard est déjà suffisamment équivoque. Elle a une expression bizarre.
- Est-ce que l'alcool a un effet lesbiannisant sur toi ? lâche-t-elle, légèrement moins souriante.
Comme je fais les gros yeux, elle balaie sa question d'un geste de la main.
- Laisse tomber. Est-ce que tu te sens en état de parler devant deux-cent cinquante personnes ?
- Absolument pas.
- Dommage, parce que c'est ce que tu vas devoir faire dans dix minutes.
Je la regarde un moment sans rien dire, puis déclare en regardant ma montre :
- Heure du décès… 10:37pm. Je suis sincèrement désolée, ton humour vient de nous quitter définitivement.
- Fleur, ce n'est pas une blague, pouffe-t-elle. C'est la troisième étape de mon plan tolérance !
Mes paupières clignotent, comme si elles voulaient effacer l'image d'Hermione m'annonçant ma mise à mort publique. Mais ça ne marche pas, même si je les garde fermées plus longtemps. Elle est toujours en face de moi.
Je HAIS les discours. Les entendre, les prononcer, même les regarder sans le son ! Tout ça, je ne peux pas, c'est au-dessus de mes forces. En général soit je m'endors dès la lecture du deuxième paragraphe, soit je me barre purement et simplement de la salle. Quand j'étais à Beauxbâtons, je ne sais combien de fois je le suis endormie avant que Mme Maxime n'ait fini de blablater sur tout et n'importe quoi !
- Je ne t'aie pas prévenue avant, explique mon bourreau, parce que j'ai pensé que tu serais plus spontanée si tu n'avais pas le temps de le préparer. Tu vois, j'aimerais que ça sorte du cœur.
J'ai bien envie de lui demander « Que ça sorte du quoi ? », pour lui rappeler que NON, Fleur Delacour n'a pas de cœur et que NON, elle n'a pas envie d'éclater la gueule de cette brunasse sans cervelle, avec qui l'amour de sa vie vient de s'envoyer en l'air. Mais le fait est que le poids que j'ai actuellement sur ma poitrine est la meilleure preuve que je suis bel et bien en possession d'un certain organe distributeur de sang. Donc, je ne fais pas la blague. Mais je sais ce que j'aimerais dire :
- Hermione, il est hors de question que je me tape une honte magistrale devant deux-cent cinquante de mes élèves pour t'aider à clôturer un plan minable avec un discours minable. D'ailleurs, d'après ta description, ce plan devait finir en apothéose. Et bien je te suggère d'aller réviser quelques-unes de tes définitions, parce qu'un monologue de vingt minutes n'est PAS, une apothéose ! Maintenant si je pouvais gentiment me noyer dans mon malheur sans que tu ne m'imposes ta présence douloureuse, je t'en serais éternellement reconnaissante !
Mais bon, m'énerver de cette manière ne servirait à rien. De toute façon, je sais qu-
Ses yeux ont soudain l'air inhabituellement grand. Et sa bouche inhabituellement ouverte. Et son expression inhabituellement choquée. Donc je sais que j'ai fait une boulette. Le truc, c'est que je ne sais absolument pas quoi ! Je ne lui ai pas vomi dessus – j'ai vérifié -, je n'ai pas encore refusé sa proposition, je ne l'ai pas encore violée non plus, ni fait d'attouchements quelconques (et de toute façon, dans mon état elle m'aurait repoussée du petit doigt sans effort, donc pas de quoi être bouleversée). Et voilà que maintenant, elle pleu-… PUTAIN DE BORDEL DE MERDE J'AI PENSE A VOIX HAUTE ! (et même crier à l'intérieur de mon crâne m'envoie une décharge dans les tempes…)
- Non ! Je … Ce n'est pas ce que je voulais dire!
Mais elle ne semble pas m'entendre, et je vois avec désespoir ses grands yeux bruns déborder de larmes. Elle porte une main devant sa bouche, puis ses épaules commencent à marquer ces sursauts familiers dus aux sanglots, et alors je me trouve l'être le plus ignoble de la Terre pour l'avoir blessée aussi stupidement.
- Non non non non, écoute moi Hermione ! Je ne pense que ce que j'ai dit, je-
Le reste de ma phrase reste coincé dans ma gorge lorsqu'elle tourne les talons et s'enfuit en courant vers la grande porte, à une trentaine de mètres de là. Moi, je reste immobile, comme paralysée par mon incroyable, incommensurable, impardonnable et inimaginable connerie.
- Mike ! T'as pas vu Hermione ?
- Non, pourquoi ? J'espère que tu ne lui as pas gerbé dessus au moins !
- Et sa pute, t'as pas vu sa pute ?
- Maya ? Elle traînait dans le coin du buffet, tout à l'heure mais… Eh, attend !
- Toi ! Où est Hermione ?
- Elle est… Euh… Eh bien elle était là il y a dix secondes.
- Et tu l'as laissée s'enfuir ? NON MAIS TU NE POURRAIS PAS LA SURVEILLER UN PEU ?
- Mais enfin… je…
- Dégage !
- Sparks! J'ai perdu Hermione!
- Perdu, dans le sens «Oh mon Dieu elle est morte » ou dans le sens « J'ai fait une sacrée belle connerie et elle est partie aux toilettes du deuxième étage pour pleurer » ?
- Perdu dans le sens de… Comment tu sais ça toi ?
- Je suis sensé observer, vous vous rappelez ? Et avant que vous ne lui avouiez qu'elle vous faisait profondément chier et que vous étiez malheureuse comme les pierres, ça ne se passait pas trop mal.
- « Pas trop mal », tu veux rire ? Elle m'a tenu les cheveux alors que je vomissais, je lui ai reluqué les seins et elle veut que je fasse un discours !
- Le matage de sein me semble minime, le discours n'est qu'un mauvais moment à passer et puis… Si c'est elle qui vous tenait les cheveux et pas Mike, c'est parce qu'elle a insisté auprès de lui pour le faire. Donc soit elle veut échapper à sa cavalière à tout prix, ce qui est bon pour vous, soit elle s'inquiète sincèrement de votre état, ce qui est … bon aussi. Enfin, ça l'était jusqu'à ce que vous ouvriez la bouche.
- Mais je ne-
- Deuxième étage. Courez avant qu'elle aille se cacher ailleurs.
Alors je cours.
Pfouuuu, ne me dîtes pas "tout ça pour ça" je vous en supplie, je sais que c'est du grand n'importe quoi Y_Y
