Skulls and Brains FR
Coucou tout le monde ! Voici le chapitre 4, les prochains sont en bonne voie !
Merci beaucoup pour les reviews (Hallo Succi ! ^^) ! C'est toujours un bonheur de vous lire ! Disclaimer : Sherlock ne m'appartient pas et Skulls and Brains a été écrite par Succi !
Chapitre 4 : L'autre assistant
Point de vue de Billy
Après le retour de Sherlock parmi les vivants, John avait refusé de lui parler, c'est pourquoi le détective consultant n'avait eu personne pour l'aider dans ses enquêtes. C'est là que Billy avait vu l'opportunité de devenir le nouvel assistant de Sherlock. Il n'avait peut-être pas de cerveau mais pas une cervelle de moineau non plus (Mes os sont parfaitement proportionnés, merci bien!)
Au contraire, il était plutôt bien éduqué, même si certaines de ses opinions étaient un peu désuètes. Mais que pouvait-on attendre d'autre d'un crâne du XIXème siècle.
Puisque Billy ne pouvait quitter l'appartement, il devait toujours mettre bout à bout les morceaux de conversations qu'il entendait pour deviner quelle était la solution. C'est pourquoi le crâne se sentait prédestiné à aider son propriétaire dans son travail de détective.
Alors, quand Sherlock avait contacté la timide pathologiste après son retour, Billy le crâne était sûr qu'il l'avait fait pour la remercier - peut-être même pour l'inviter à dîner. Molly avait pensé aussi de cette manière comme elle le montra par ses paroles. Mais tous les deux se trompèrent. Non, Sherlock Holmes l'avait appelé pour lui demander de l'aider - si on peut le dire - dans une affaire .
Quelle drôle de façon de remercier quelqu'un – mais typique venant de Sherlock. Il n'a jamais été très doué pour dire « merci » et la petite pathologiste est aussi bizarre, à sa manière. Quelle paire !
C'est pourquoi Billy avait été un peu triste et s'était sentit floué de ne pas avoir été le premier choix de son propriétaire. Mais il avait toujours aimé Molly Hooper et elle avait semblé flattée que Sherlock le lui demande.
Pourtant, j'aurais fait un bien meilleur boulot. Je n'aurais pas eu besoin de prendre des notes, moi. Et je ne dis pas ça parce que je suis physiquement incapable de le faire.
Ainsi, il put quand même vivre avec le fait que Molly Hooper soit devenu la nouvelle assistante. Et puis John Watson fut vite de retour dans le tableau – mais pas dans l'appartement.
Billy ne put s'empêcher de remarquer que pendant tout le temps que Molly Hopper avait passé ici, son propriétaire ne lui avait pas dit une seule chose cruelle. Le crâne devina que cela avait quelque chose à voir avec les changements qu'il avait déjà remarqués chez le détective. Et comme Billy avait vu Sherlock observer Molly, quand il pensait que personne ne pouvait le voir (Mais je vois tout moi ! Et je ne vois pas seulement, j'observe très bien aussi !) le crâne était parfaitement sûr que ces changements étaient dus à la pathologiste et se demandait si Sherlock Holmes s'en apercevrait bientôt ou plus tard.
Billy avait été seul une grande partie de la journée, la seule visiteuse étant Mrs Hudson, qui trouva le besoin de faire le ménage et de donner un coup de chiffon sur le crâne.
C'était quelque chose qu'il détestait. Le chiffon sentait toujours le citron artificiel et le crâne détestait cette odeur – un autre point commun avec son propriétaire.
Au moment où le détective consultant et son meilleur ami arrivèrent dans la pièce, l'odeur du produit était presque partie. Cependant, Sherlock la renifla dès qu'il entra dans l'appartement et fit une tête. Billy était d'accord avec lui.
Considère toi comme chanceux, tu n'as pas été ici pendant des heures ! J'ai presque failli suffoquer ».
Sherlock accrocha son manteau et se mit à faire les cent pas. John garda le sien mais s'assit dans son fauteuil et suivit son ami des yeux.
« Sherlock, te feras-tu ton propre café à partir de maintenant ? »
Le détective consultant stoppa ses pas mais ne se retourna pas vers John.
« Quoi ? »
John haussa les épaules et Billy put voir, par l'étincelle moqueuse dans ses yeux, qu'il taquinait son ami. « Je veux dire, tu as dit au docteur Winthrop que Molly n'était pas une serveuse... »
« Oui, elle ne l'est pas. C'est une pathologiste. » L'irritation dans la voix de Sherlock crevait les yeux, ou plutôt les oreilles. Il était crispé.
« Oui. » sourit John.
Billy et lui savaient que leur ami sociopathe ne voudrait pas aller plus loin à ce sujet. Et il n'en avait pas besoin. Même si Billy n'avait pas été présent lors de la conversation avec ce Dr Winthrop, il avait une assez bonne idée de quoi il s'agissait : les changements de comportement de mauvais augure du détective envers la petite pathologiste.
Le médecin militaire décida de ne pas embêter son ami un peu plus. Il s'assit sur le bord du fauteuil et demanda « Alors, tu as parlé à la demoiselle d'honneur ? Je n'avais pas remarqué que tu avais parlé à quelqu'un sans moi. »
« Il y a beaucoup de choses que tu n'as pas remarqué. »
John leva les yeux au ciel mais décida de ne pas commenter.
Oui, parlons de cette enquête. Je meurs de savoir s'il s'est passé quelque chose de nouveau !
A la surprise de Billy, Sherlock expliqua, « Je l'ai rencontré sur le chemin de la cuisine. Comme elle était demoiselle d'honneur, je savais qu'elle était assise près de la mariée. Donc j'ai pensé que ce serait utile de lui poser quelques questions. Et j'ai eu raison. Ce qui n'est pas surprenant du tout, n'est-ce pas ? » Il se tourna finalement vers son ami.
Il ne peut vraiment pas s'empêcher d'être un sale gosse content de lui.
John ne s'en formalisa pas, se contentant de hocher la tête. Puis, quelque chose sembla lui traverser l'esprit et il changea de sujet : « Tu vas adorer la demoiselle d'honneur de Mary. »
« Non, sûrement pas. »
« Elle est très impatiente à l'idée de te rencontrer. »
« Beaucoup de personnes le sont. »
« C'est vrai, jusqu'à ce qu'ils te rencontrent. »
Sherlock fit une tête à la « n'essaye pas d'être drôle » et recommença à déambuler.
Je suis d'accord avec notre ancien coloc ! Tu es un sacré phénomène, mec ! Et s'il y a quelqu'un qui peut le dire, c'est bien moi, j'ai passé la plupart de ma vie immortelle avec toi !
Sherlock commença à grommeler tout en marchant. « Nous savons que la seule ayant vu partir la mariée est la demoiselle d'honneur, qui m'a dit que Mrs Melrose a vacillé quand elle s'est levée et qu'elle s'est excusée. La serveuse a dit qu'elle n'avait rien vu de soupçonneux, seulement que Mrs Melrose lui avait demandé un chewing-gum, ce qui pourrait confirmer qu'elle ait vomi. Le meurtrier de la mariée avait tout planifié donc il devait être dans les parages. Mais qui a tué le père ? »
John décida de s'immiscer dans son monologue : « Tu as dit que c'était sur une impulsion. »
« Clairement mais pourquoi ? »
« Peut-être est-ce l'ex petit ami ? Il semblait plutôt jaloux... »
« Mais pourquoi aurait-il tué le père ? » Sherlock semblait presque énervé.
John leva les bras. « Je ne sais pas, Sherlock, je fais juste quelques théories. »
L'allure de Sherlock s'accélérait à chaque pas : « Le mari... n'as-tu pas remarqué qu'il... non bien sûr que non, tu ne l'as pas remarqué. » Sherlock s'arrêta.
John le prit mal cette fois-ci. « Sherlock, si tu as besoin d'insulter quelqu'un, tu peux utiliser ce crâne, parce que je rentre à la maison ! »
Hey, c'était pas gentil, ça ! Tu ne peux pas te défiler et te réfugier derrière ta fiancée ! Sois un homme, reste et prends tes responsabilités ! Et ne m'appelle pas « le crâne », parce que j'ai un nom ! Sinon, je commencerai à t'appeler « l'humain » !
Avant que John n'ait pu atteindre la porte, la voix de Sherlock le stoppa. « J'ai besoin de parler au mari une nouvelle fois. Où vit-il ? »
« Je ne sais pas, je... »
« Et bien, alors appelle... » Il hésita. « Lestrade » dit-il finalement.
« Son nom est Greg. »
Sherlock fit un geste dédaigneux avec la main. « S'il veut que je me rappelle de son nom, il devrait porter une étiquette. »
John soupira, prit le téléphone dans sa poche et pressa un bouton.
Qu'est-ce que c'est pratique d'avoir un inspecteur de New Scotland Yard dans ses contacts !
Sherlock se tint à ses côtés en le regardant.
« Greg, c'est moi. »
Pourquoi les gens disent tout le temps ça ? Même si je sais qu'il y a de nos jours une identification des correspondants, même s'il n'y en avait pas, comment cela pourrait être utile de dire : « C'est moi. » ? Je veux dire, qui est « moi » ?
« J'aurai besoin de l'adresse de Mr Melrose, nous avons besoin de lui parler une nouvelle fois. »
Il y eut un silence pendant un moment et John indiqua à Sherlock de prendre un papier et un crayon. Il roula des yeux (traduire cela comme : ne peux-tu pas te souvenir d'une adresse ? ), prit les deux objets sur la table et les tendit à son assistant. John cala le téléphone entre son épaule et son oreille et écrivit l'adresse.
« Merci Greg. On vous tiendra informé. » Une pause. « Non, ne vous inquiétez pas, je ne le laisserai pas parler au mari seul. Merci encore. Salut ! » Il raccrocha.
Sherlock croisa les bras devant sa poitrine. « Je suis parfaitement capable de mener un interrogatoire tout seul. Je n'ai pas besoin de baby-sitter. »
« En fait, si. Maintenant, allons-y, parce qu'il commence à faire tard. »
« Qui s'en soucie ? » Sherlock avait déjà passé le seuil de la porte.
« Les gens qui, normalement, dorment la nuit. » lui répondit John et il ferma la porte de l'appartement.
A suivre !
Vos impressions ? :-D
