Voilà le chapitre 3 !
Non ils ne connaissent pas Eric. Bien qu'il soit un ancien érudit, j'ai décidé de reprendre plus ou moins les différences d'âges du film (dans mon histoire Eric a donc 24 ans).

Le prochain chapitre sera poster que mardi...


Chapitre 3 : Bienvenue chez les audacieux.

POV Alexiane

La cérémonie prit fin quand les audacieux quittèrent la salle aux pas de course. La main de Declan agrippa la mienne, tandis que nous les suivîmes le sourire aux lèvres. Passant devant la scène, je jetais un dernier regard à ma mère, mais elle avait déjà disparu.
Dommage, j'aurai bien voulu la voir une dernière fois, enfin bref...
Les nombres de ma nouvelle faction se mirent à courir comme des fous à travers le grand hall avant de rejoindre l'extérieur. Une fois dehors ils poursuivirent leur course infernale jusqu'à la ligne de chemin de fer. Devant les pylônes haut de plusieurs mètres, je les vis grimper avec agilité et inconscience. Ils semblaient n'avoir peur de rien, c'était comme si le risque de tomber leur était inconnu. Je les enviais.
Alors que je m'apprêtais à les suivre, la main de Declan se posa fermement sur mon épaule.

Declan : Ils veulent vraiment qu'on monte là-haut ?
…: Oui ! Sauf si tu veux finir comme un sans faction. Répondit un Audacieux, avant de gravir la colonne.

Nous le regardâmes disparaître au loin.

Declan : Ils sont complètement fous. Soufflât-il

Je me tournais vers lui et déposai sur ses lèvres un doux baiser, avant de reprendre d'un ton enjoué.

Moi : Oui, comme nous !

A ces mots je m'empressai d'escalader ce fichu pilier. Prise, après prise, j'arrivais en haut. La grimpette avait été plus facile que je ne le pensé.
De là où j'étais je pouvais contempler la ville dans toute sa splendeur. Jamais je n'aurais imaginé qu'elle s'étendait aussi loin. Enfin si, nous avions étudié sa superficie en cours, mais entre de simple nombre inscrit sur du papier et la voir devant soi, il y avait une nette différence. Je sortis de mes pensées, quand le cliquetis du train sur les rails se fit entendre.

Declan : Rassure-moi, le train va s'arrêter ? Me demanda-t-il le souffle court.

Je l'examinais de la tête aux pieds et à en juger par son look débraillé et ses lunettes de travers, la séance d'escalade avait été difficile. Je réprimais un sourire.

Moi : Euh … je ne crois pas regarde-les. Dis-je en montrant du doigt un groupe d'audacieux sautillant comme des lapins.

Le train siffla longuement, puis ralentit légèrement une fois à notre hauteur. Sans doute pour nous permettre de sauter en marche. Je vis une partie de ma faction se mettre à courir, avant de bondir à l'intérieur du train. Animé d'un courage que je ne me connaissais pas, j'étais prête à en faire de même. Declan lui était blanc. Avait-il peur ?
Pour le détendre je me postais devant lui et le fixais d'un air de défi.

Moi : Je te paris que j'y arrive avant toi !

Il me regarda avec orgueil.

Declan : C'est ce qu'on va voir.

Puis il s'élança en direction du train. Égratigné sa fierté était un truc qui fonctionner à chaque fois. Il n'avait jamais supporter que je sois meilleur que lui. Alors m'imaginer plus rapide et courageuse lui était impossible.
Je m'élançais à mon tour le sourire aux lèvres. Agrippant avec hargne une poignée, je parvins à me hisser dans le train, juste avant que le quai ne se dérobe sous mes pieds.
Je regardais derrière moi l'air soulagé. Ouf, il s'en était fallu de peu, à peine une seconde plus tard et je me serai retrouvé chez les sans factions.
Heureusement j'avais réussi à grimper dans ce train. Soit je m'étais vautré sur le sol sans aucune grâce, mais j'avais tout de même réussi.

Declan : Relève toi vite, j'crois qu'on se moque de toi. Dit-il en m'empoignant fermement le bras.

Une fois sur mes deux pieds j'inspectais les lieux et effectivement on se foutait ouvertement de moi. Un groupe de quatre audacieuse riaient à gorge déployer au moindre regard dans ma direction. Quelles pétasses ! J'eus subitement l'envie de leur faire ravaler leur sourire, mais me ravisai. J'étais une audacieuse depuis à peine dix minutes, je ne pouvais pas me permettre d'avoir déjà des ennemies.
Je les ignorais royalement, préférant me focaliser sur la ville qui défilait sous mes yeux.

Declan : Au fait, j'ai gagné... Me soufflât-il dans le cou avant d'y déposer un tendre baiser.

Je lui lançais un regard amusé, avant de reprendre mon observation.
Malgré la beauté du paysage, je ne pus m'empêcher d'appréhender la suite des événements. Nous venions d'escalader un mur, sauter dans un train en marche...
Ce sera quoi la prochaine étape ?
Nous jeter du haut d'un immeuble ?!
Cette pensée me fit sourire. Bien sur que non, ils ne sont pas fous à ce point.
Après une vingtaine de minutes de trajet nous sentîmes le train sifflé puis ralentir, comme tout à l'heure quand nous devions monter en marche. Declan et moi échangions un regard complice, tandis que les natifs se jetèrent comme des fous hors du wagon instantanément nous comprîmes...
Nous devrions sauter pour sortir de ce train infernale. Nous primes notre élan, puis après une profonde inspiration nous nous jetâmes à toute vitesse.
Mes pieds furent les premiers à toucher le sol, mais avec l'élan je ne pus contrôler ma chute et atterris lourdement sur le sol. A genou dans les gravillons, je tournai la tête et vis Declan debout sur ses deux pieds. Il me regardait un grand sourire aux lèvres.

… : T'es vraiment pas doué pour les atterrissages la bigleuse. Tu aurais franchement dû rester sur le quai... Dit une voix nasillarde à deux pas de moi.

Je me levais d'un bond et lui fit face. C'était l'une des garces du train. Une grande rouquine, aux yeux noirs et au regard hautain. Elle arborait un sourire large qui me donner d'étrange envie de meurtre. N'écoutant que ma fierté je m'avançais vers elle d'un air conquérant. C'en était fini d'Alexiane la parfaite érudite, j'étais une audacieuse et il étant temps que j'agisse en tant que tel.

Moi : Tu as un souci avec moi ?

Elle lança un regard à ses copines.

…: Oui, tu n'a pas la carrure pour être ici. Non mais regarde-toi, tu fais pitié... Gloussât-elle.

Animé d'une haine incommensurable, je lui enfonçais mon poing en pleine face. Elle grimaça de douleur, avant de poser sa main sur la zone endolorie.

… : J'y crois pas, tu as osé ?!
Moi : Ouai et si tu veux, je peux continuer.

Elle s'avança vers moi avec rage, les poings serrés. Mais elle se stoppa net quand un sifflement s'éleva dans les airs. Elle me lança un dernier regard de menace, avant de s'avancer vers le bord de la corniche. Declan m'empoigna par le bras pour rejoindre les autres.

Declan : Qu'est-ce qui t'a pris de faire ça, tu es folle ?

J'allais lui répondre mais une voix autoritaire me coupa.

… : Fermez-là !

D'où j'étais je ne voyais que le dos du géant qui se tenait devant moi. Alors que tout le monde semblait tétaniser par la peur, j'en profitais pour me faufiler à travers le groupe, jusqu'à me retrouver devant tout le monde.
C'est alors que je le vis : l'homme à la voix si autoritaire. C'était un des audacieux qui s'entretenait régulièrement avec ma mère. Un certain Eric ou Emerick, je ne sais plus. En tout cas je l'avais vu plusieurs fois dans le bureau de ma mère. Mais étrangement je n'eus jamais remarqué à quel point il était tyrannique. Son regard sombre, sa musculature impressionnante et ses tatouages multiples, le rendaient incroyablement menaçant et ….attirant par la même occasion.
Tandis que je l'observais avec attention, il me lança un regard autoritaire dans le but de me déstabiliser. Mais il n'en fut rien.
S'il croyait me faire peur avec ce genre de regard il se trompait fortement. Ma mère en avait des bien plus effrayant.

wvwvwvwvvwv

POV Eric.

Il avait suffi d'un sifflement pour que les novices rappliquent autour de moi comme de gentils clébards. Bien. Cette année les nouvelles recrues semblaient dociles, quoi que bavardes. Ce fut donc avec une grande délicatesse que je leur demandai de se taire. Instantanément un silence de mort plana au-dessus de nous, me laissant quelques instants pour examiner mes nouveaux souffre douleurs. Aucun natif ne semblait avoir quitter la faction, tandis que onze transferts (7 sincères, 1 érudit et 3 fraternels :que des mecs) voulaient grossir nos rangs.
Ah non... Pardon douze. Une petite blonde venait d'apparaître, comme par magie, devant tout le monde. Ce visage me disait quelque chose... Je l'examinais autoritairement, cherchant dans ma mémoire où avais-je pu rencontrer cette fille, en vain.
Malgré le regard noir que je lui lançais, elle ne semblait pas effrayer, bien au contraire, elle paraissait s'en amusée. Ce qui eut le don de m'énerver.. D'ordinaire un seul regard de ma part et les novices se chiaient dessus, mais avec elle, bizarrement, cette technique ne marchait pas.
Je me raclais la gorge avant de reprendre d'une voix dure.

Moi : Je m'appelle Eric, je suis l'un de vos leaders. Le portail des audacieux se trouve ici. Dis-je en montrant le gouffre derrière moi. Si vous n'avez pas le courage de sauter, c'est que vous n'avez rien à faire parmi nous.

Tous me regardaient avec peur et confusion.

… : Est-ce qu'il y a quelque chose pour nous réceptionner ? Demanda un Sincère anxieux.
Moi : Tu verras bien si tu sautes.

A ces mots la petite blonde s'avança doucement vers gouffre. Elle examina un long moment le vide devant elle, avant de reculer de quelques pas.

Moi : Aller bouge toi le cul Blondie... Soit tu sautes, soit tu dégages ! Soupirais bruyamment.

Elle baissa les yeux, puis recula jusqu'au groupe de transferts. Agaçé par son attitude, je repris la parole avec rage.

Moi : C'est ça dégage ! Tu n'es pas de taille...

A peine avais-je terminé ma phrase que je la vis s'élançait vers moi au pas de course. Elle enjamba le muret avec grâce, puis se jeta dans le vide sans un bruit. Je l'observais surpris, jusqu'à ce qu'elle disparaisse de mon champ de vision. Canon, téméraire et quelque peu vaniteuse décidément cette nouvelle recrue promettait d'être intéressante.