Hallo Leute! Ici KLR!
Ce chapitre n'est pas la suite du flash-back, vous ne saurez donc pas tout de suite encore « la concrétisation première » des rapports entre Drago et Harry !
En espérant toujours que cela vous plaise !
Chapitre 4 : Il y a des jours où je vais mieux
La porte s'ouvre, me détournant de mes souvenirs, et les filles de Gryffondors pénètrent dans la salle.
Parmi elles ma meilleure amie et Ginny.
Celle-ci vient se faire une place entre Dean et moi qui la lui cède volontiers. Depuis que je suis dans cet état pitoyable, non seulement il ne lui en veut plus de l'avoir quitté, mais il l'aide et la soutient quand elle voit que je vais vraiment trop mal.
C'est pour cela que j'aime ma maison.
Tous ses membres sont solidaires et prêts à oublier leur rancune et leurs blessures pour porter secours aux autres… Ils sont généreux, altruistes, soucieux du bonheur collectif.
Je me force à sourire à Ginny et elle me jette en retour un de ses magnifiques sourires, puis, comme une caresse, vient poser tranquillement ses lèvres sur les miennes. Ses baisers n'ont jamais été excitants pour moi, ils ont toujours été apaisants et c'est pour cette qualité que je les aime autant.
Même s'ils n'ont rien à voir avec ceux qui m'enflamment le ventre…
Elle lance à la cantonade
« Vous avez bien dormi ? »
Ron me lance un regard en coin, mais ne dit rien. Il sait que sa sœur s'inquiète trop pour moi et ne lui parle jamais de mes absences ni de mes cauchemars.
Soudainement, je me sens mal… Terriblement mal.
Je ne les mérite pas. Ils se font tous du souci pour moi, pensent à moi en premier lieu, se rongent les sangs quand je déserte le dortoir.
Ron ne dort pas correctement quand je ne suis pas là, il a trop peur de ce que je pourrais faire. Hermione a loupé un devoir de Métamorphoses, trop occupée à me fixer de ses grands yeux inquiets pendant ses révisions. Ginny est en alerte permanente pour m'apporter de la joie, du réconfort et de l'amour.
Toute ma Salle Commune s'occupe de moi, ils me laissent les bons fauteuils que je décline avec un petit sourire, ils font des blagues, cessent de se disputer, s'entraident pour me faire rire.
Hermione dit que depuis que je vais mal, les Gryffondors sont plus de plus en plus fidèles à leurs camarades, comme si la perspective de perdre ceux qu'ils appellent leur Sauveur les poussent à faire attention les uns les autres. Ils se réconfortent après les mauvaises notes, se soutiennent lors des révisions, se défendent dans les couloirs. Tous, petits et grands, garçons et filles, premières années comme dernières années.
Hermione m'a même avoué que si la raison de cet esprit poussé de camaraderie n'était pas ma tristesse chronique, elle serait aussi heureuse qu'elle est fière d'eux.
Moi aussi je suis fier.
C'est pour cela que je me cache quand je vais trop mal, que je mets des sortilèges de silence. Ils font tellement d'efforts pour moi que je trouve mon attitude scandaleuse, je me trouve misérable de me laisser aller au désespoir.
Je me force à rire, je les écoute, les conseille comme je peux…Tout ce qu'ils peuvent attendre d'un Prince.
Mais ils le sentent que leurs attentions, bien que me réchauffant le cœur, ne me guérissent pas.
Car plus ils sont exceptionnels, plus ils sont bons, plus ils sont Gryffondors, plus je me sens coupable.
Coupable de tromper la Gryffondor qui sort avec moi.
Coupable de trahir les Gryffondors à qui je sers de modèle en fraternisant avec l'ennemi.
Coupable de ne retrouver un semblant de sourire sincère qu'en présence d'un Serpentard alors que les Gryffondors qui sont mes amis en sont incapable.
Je sors de mes pensées. Ron et Hermione se disputent, Dean, Seamus et Ginny discutent sur la probabilité que Rogue se casse une jambe avant notre heure
de potion. Ils ne semblent pas faire attention à moi, mais je comprends les regards furtifs qu'ils me jettent en coin. Ils attendent que je parle, que je participe.
Mais ils savent que me prier ne servirait à rien, alors ils se contentent d'espérer.
« Je te dis que c'est hors de question, tu as tout le week end pour faire ce devoir, je ne viendrais pas t'aider si tu ne fais pas un minimum d'efforts ! »
« Et je si je mets à genoux dans la Salle Commune devant tout le monde et que je te supplie ? »
« Non. »
« Dans la Grande Salle ? »
Devant le regard aiguisé que lui lance ma meilleure amie, Ron plonge dans ses tartines en maugréant que puisque tout le monde l'abandonne et bien il le ferait tout seul.
Hermione lève les yeux au ciel, soupire bruyamment, puis reprend la parole.
« Bon…Pour cette fois… »
Mais elle n'a pas le temps d'en dire plus, je la coupe.
« Ne cède pas Hermione, on a même pas d'entraînements de Quidditch demain ! »
Ma tentative de m'intégrer est certes pitoyable, inappropriée et sans classe, mais mon intervention interrompt les discussions autour de la table, pour reprendre avec plus de force, plus de conviction quelques secondes après…Plus de joie.
Harry a parlé. Enfin, il sort de son mutisme. C'est fou de constater comment une chose aussi peu significative qu'une parole stupide montre à quel point les miens tiennent à moi…J'ai le cœur plus léger.
D'autant plus que mes deux amis me regardent avec une joie non dissimulée qui me fait arborer un petit sourire timide.
Et le cours de la conversation reprend comme si de rien n'était. Comme avant.
« QUOI ? Faux frère ! Comment oses-tu me maintenir la tête sous l'eau de manière si horrible ! »
« Lui au moins a compris la nécessité du travail, Ronald Weasley. »
« Quelle cruauté ! »
Je souris doucement. Pas d'un sourire apaisé, mais qui gagne en sérénité. Je sens la main de Ginny qui vient mêler ses doigts aux miens. Je lui souris en retour.
Mais mon moment de sérénité est de courte durée. J'entends bientôt la voix traînante de mon obsession qui s'approche de nous.
Je résiste pour ne pas me retourner, mais peine perdue.
Je lui jette un regard mauvais, d'autant plus que sa groupie est toujours pendue à son bras, comme si elle était incapable de marcher seule.
J'entends le ton agressif de mes paroles, mais n'écoute que les battements de mon cœur qui s'affole dans ma poitrine.
« Qu'est-ce que tu fais là Malefoy ? »
Il ne me regarde même pas. Ce salaud se me frôle volontairement, mais m'ignore délibérément. Comme si je n'étais rien. Une table, une chaise…Sans importance.
« Je ne suis pas venu pour toi Potter, alors je te pris de modérer un peu tes ardeurs. »
Ses mots me blessent et rendent furieux. Comment ose-t-il utiliser de tels sous-entendus ? Après m'avoir jeter de sa chambre !
La haine bout dans ma poitrine. Je crache
« Alors qu'est-ce que tu fous ici ? Tu ne veux pas prendre une chaise pendant qu'on y est ? »
Sa voix est calme, son regard fixe Dean et me rend malade de jalousie. Il ne perd aucunement son impassibilité, par contre je vois Dean se ratatiner sur sa chaise.car lui sait visiblement ce qui nous vaut cette visite matinale.
« Tais-toi Potter. Je ne suis pas là pour m'engueuler avec toi mais pour parler avec mon partenaire de potion car il semblerait qu'il est malencontreusement oublié de venir à mon rendez-vous à la bibliothèque et que j'ai donc du faire le travail seul. »
Je me déteste. Je déteste cet esprit qui ne retient que les mots susceptibles de me blesser. Même s'ils ne sont pas volontaires, même s'ils sont hors contexte, ils parviennent à me faire un trou profond quelque part au fond de moi.
Mon partenaire de potions. Mon rendez-vous. Tais-toi…
Je me lève avec furie, je sais que je vais me rendre ridicule. Je suis rouge de colère et il ne me regarde toujours pas. Ginny me regarde, inquiète, Hermione à l'air perdue et Ron semble prêt à sauter à la gorge de Malefoy pour m'avoir fait perdre mon semblant de bonne humeur. Je ne veux pas qu'ils sachent…
Alors je le bouscule et sors de la Grande Salle à grands pas, sans écouter les appels de Ron et d'Hermione.
Je marche, fendant la foule, oubliant que j'ai cours, que je vais être ne retard. J'ai besoin de cette marche, de sentir ma respiration s'essouffler comme j'aimerais que ma colère le soit. Je finis au bord du lac où je me laisse tomber.
Drago. Connard.
Je me prends la tête entre les mains, ébouriffe mes cheveux, les tire, les martyrise.
Je reste là un long moment à tente de faire le tri, de me calmer.
Puis, quand je me sens suffisamment remis, je prête enfin attention à ce qui m'entoure. Et plus particulièrement au caillou qui me blesse les fesses depuis tout à l'heure. Je passe une main irritée à l'endroit où je suis assis, puis me repose par terre. La gêne est toujours là.
C'est comme une explosion dans ma poitrine, quand je comprends et plonge frénétiquement ma main dans la poche de ma robe. J'y sens un bout de papier, plié en huit.
Je reste tremblant, ce morceau de feuille accroché au fond de ma paume, ne sachant pas si j'ai envie de connaître son contenu. Parce que bien sûr, l'auteur ne peut être que lui.
Mais ma curiosité, ma soif de savoir est trop forte. Mes doigts peinent à déplier le message, puis l'écriture de Drago, m'apparaît, penchée, élégante et calme.
Je suis surpris par la longueur du message. D'habitude je n'ai le droit qu'à quelques mots griffonnés à la va vite.
Je retiens mon souffle et commence à lire.
« J'étais sûr que je pouvais compter sur toi et ton caractère exécrable pour te glisser ce mot dans la poche Potter.
Je suis bien conscient que ma nouvelle copine ne te plaît pas trop vu les regards sombres que tu lui lances depuis tout à l'heure, mais évite de la fusiller du regard de telle sorte, elle va finir par s'en rendre compte.
Elle n'est pas d'une intelligence rare, mais malgré le fait qu'elle est bien trop curieuse pour son bien et qu'elle cherche par tous les moyens à lire ce que je t'écris, Niliam n'a pas un mauvais fond.
Bien que son fond ne m'intéresse comme tu dois le deviner, pas excessivement, je n'aimerais pas qu'une de mes petites amies se retrouve face à une situation aussi gênante que peut être mon manque de fidélité…
Pour en revenir au sujet de ce message Potter.
Tu es parti tôt cette nuit. Et il se trouve que j'ai trouvé cela bien dommage. Ton corps m'a manqué après ton départ…
Viens me voir plus tôt.
7h ? »
Je replis le papier et le place délicatement dans une poche de mon sac. Je me relève, et me dirige vers l'école, puis vers les cachots. Mon pas est alerte, j'ai l'air calme et serein.
Il y a des fois où je le déteste. Vraiment. Du plus profond de mon être.
Il y a des fois où il est capable de me faire un bien fou et une peine noire dans de mêmes lignes, où il peut ordonner et demander d'une phrase à l'autre.
Mais par cet égoïsme et ce désir qui le caractérisent, je sais qu'aujourd'hui, j'aurais le cœur léger. Je serai souriant, peu être même blagueur, sociable. J'irai aider Colin à faire son devoir de Défense contre les Forces du Mal, j'irai consoler Lavande qui a peur pour sa famille, je ferai une partie de cartes explosives avec Ron, je goûterai la nouveauté de ses frères, je serai tendre et aimant avec Ginny…
Comme avant.
Je m'imagine déjà les cours de Potions où les critiques manqueront leur cible, celui de Divination où je ricanerai avec Ron, heureux de me voir vivre à nouveau, celui de métamorphoses où j'inventerai mon excuse pour ce soir…
Il y a des jours où je vais mieux.
Ce soir, j'ai une place réservée dans le lit de Drago Malefoy.
Et personne ne m'en délogera.
Hallo les gens!!
Hiiiiiiiiiiii! Harry est heureux ! Parce que Draco a été ce qui peut pour lui se rapprocher de gentil !
Ce chapitre me plait beaucoup et je songe fortement à envouter/hypnotiser Drago pour lui faire comprendre qu'il est fou de Harry…Mais allez savoir pourquoi, mon autre Rote (alias l'auteur) n'est pas d'accord…
Peut être que si on s'y met à plein, qu'on fait une sorte de Unterschriftensammlung (j'ai mis le temps,mais j'ai trouvé, c'est une pétition), elle cèdera??
J'ai de l'espoir, mais je n'y crois pas excessivement…Mais ceci ne doit pas vous empecher,cheres lectrices, de nous reviewer….
Ich bin eine Herzberlinerin und ich liebe euch schon!!
« Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon . »
