Bonsoir à tous et à toutes ! ^^

Erm... Je m'excuse du retard. -_-' Oui, vraiment, je m'excuse mais, entre la rentrée, mes histoires personnelles, mes aventures au lycée qui sont en train de devenir une fan fiction qui apparaîtra bientôt et mon changement de PC, bref, j'ai pas eu le temps d'écrire...

Et le CDI qui n'a ouvert qu'aujourd'hui, bref. XD

Bon, toujours le même rating, ne me frappez pas pour ce qu'il va se passer, c'était prévu par le destin. ^-^'

Et pour musique, cette fois, c'est My Heart, Your Hands de Dommin. ;)

Bonne lecture !


3.

My heart, your hands.

Sasori avait décidé de rentrer seul. Il avait besoin de réfléchir.

Allait-il oser engager la conversation avec Deidara ou pas ? Finalement, continuer à le regarder suffirait... Il repartait d'ici une semaine et demi, à quoi bon tisser des liens avec ce gamin !

C'est triste, mais c'est comme ça, se dit Sasori dans l'espoir de se donner raison. Si tu gagnes la confiance de ce garçon, tu vas lui briser le cœur en partant du jour au lendemain ! Je n'aurais pas de CDI ici, je le sais. A quoi bon s'entêter à se construire une vie sociale ici ? Et puis, Kôya va bientôt arriver...

C'était donc décidé. Il continuerait à voir le blond tout les soirs depuis sa fenêtre. Et il en serait ainsi jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il reprenne l'avion vers sa ville de résidence.

Sasori, à cet instant, se trouva misérable et bon à inspirer la pitié.

Soudain, un glapissement se faisant entendre sur sa gauche, il tourna la tête. Rien mis à part des ombres mouvantes dans l'ombre de l'impasse, probablement quelques junkies...

Une autre plainte se fit entendre, plus forte cette fois. Sasori rangea prudemment la clé de sa chambre d'hôtel et se rapprocha de la ruelle, aux aguets. Le bruit lui rappelait celui que les chiots font quand ils quémandaient quelque chose... Mais ce qui le suivait n'avait rien qui y ressemblait :

Des pleurs se faisaient entendre derrière les bruits de la ville. Et le hurlement qu'il entendit le conforta dans son idée. Règlement de compte ? Il valait mieux ne pas s'en préoccuper...

C'est non-assistance à personne en danger, abruti ! s'insulta-t-il, heurté par la pensée qu'il venait d'avoir. Bon, on va aller voir discrètement et, selon ce que c'est, j'appelle la police. C'est leur boulot, pas le mien !

Les sanglots étaient toujours aussi forts. Et les hurlements avaient redoublé de présence...

Et ce fut lorsqu'il se trouva accroupi derrière une poubelle que Sasori vit l'horreur qui se déroulait près de lui. Mais ça, ça passait au second plan...

Le pire, c'était que Deidara se retrouvait là-dedans.


Deidara, justement, n'était plus capable de faire ou même de penser quoi que ce soit. Il n'était plus que douleur, honte, humiliation et pleurs, rabaissé à supplier ses bourreaux et à sangloter, incapable de lutter.

Ce qu'il avait toujours craint se produisait à l'instant...

Non. Il ne l'avait pas vraiment craint, à vrai dire ; il l'avait envisagé, rien de plus...

Et aujourd'hui, il s'en voulut cruellement de ne pas avoir cédé aux caprices de sa mère pour apprendre un sport d'auto-défense, préférant la tranquillité et le côté marginal qu'offrait les études d'Arts... Voilà que Van Gogh et autres Picasso le laissaient là, impuissant.

- Je veux t'entendre crier, petite pute, lui souffla l'un des trois adultes à son oreille, avec une haleine suave, qui rappelait celle de la bière. Il puait l'alcool à plein nez.

Non, il ne crierait pas, pas comme il le souhaitait du moins. Jamais, c'était une question de fierté.

- N... Non, hm !

- Vraiment ?

La poigne qui lui attrapa les cheveux fut sans douceur, d'une violence inouïe. Deidara poussa un hurlement de douleur, entre ce qu'on lui infligeait, ses blessures et cette torture, il ne savait même pas s'il pourrait tenir ainsi bien longtemps.

De l'aide.

Dieu, je ne te prie pas souvent...

Son agresseur accéléra ses mouvements en lui, relançant la douleur qui palpitait dans son corps entier, jusqu'à lui en donner mal aux tempes. Il voulait vomir.

S'il te plaît, aide-moi, pensa le jeune blond en sentant les larmes recommencer à couler sur ses joues couvertes de poussières. N'importe comment, fais-moi mourir s'il le faut, hm ! Mais aide-moi, aide-moi, pitié...

- Hey ! Lâchez-le !

AIDE-MOI !

Il fut soudain plaqué contre le mur de briques rouges en face de lui, sans comprendre pourquoi ni même comment. Deidara était sonné, il voyait flou, aveuglé par la souffrance. Néanmoins, il comprit quelque chose assez vite, plus vite que le reste en tout cas :

Plus personne n'était en train de le violer.

Ils doivent sûrement choisir qui sera le suivant...

Il ne put s'empêcher de se blottir sur lui-même, les genoux contre la poitrine, assis sur le sol. Il tremblait de peur.

C'est alors qu'il vit un éclair rouge vif danser devant ses yeux. Puis une main se poser doucement sur son épaule.

- Viens avec moi.

Deidara ne comprenait pas. Qui était cet homme -à en juger par la voix ? Encore un autre malfrat qu'il n'aurait pas remarqué ?

- Non, hm... Allez vous faire voir !

Sur ces mots, il essaya de pousser l'inconnu pour pouvoir passer. Erreur grossière, il perdit l'équilibre sous l'affluence soudaine de douleur dans tout son bassin et tomba en avant, à quatre pattes. La silhouette devant lui n'avait consistance. Il ne voyait rien avec netteté... Était-ce dû aux larmes versées ? Ou à la douleur engendrée par les viols ?

J'ai mal...

Soudain, alors qu'il rampait péniblement sur le sol, quelqu'un se pencha près de lui puis, le prenant dans ses bras, il le souleva.

- Lâchez-moi, hm ! essaya de crier Deidara pour se libérer de l'étreinte, mais ce ne fut qu'un faible murmure. La tête lui tournait.

Bientôt, il vit la lumière. Une lumière orangée, douce mais artificielle...

Et la personne qui le portait dans ses bras lui caressait doucement la joue, comme pour le rassurer.

Son cœur manqua un battement. Personne n'était ainsi avec lui...

- Qui...

Il ne put finir sa phrase. Il s'était évanoui.


Il était quatre heures du matin. Plus personne ne passait dans la rue, hormis quelques personnes dites de la nuit.

Sasori trouvait l'existence de ces personnes-là fugace, voire inutile. Déjà, en soit, il trouvait l'existence humaine inutile ! Elle était brève, trop courte pour mener un projet à bien et puis, à quoi bon créer un statut social, une vie, une famille si tout finissait en cendres au bout de vingt, trente ans ?

... Non. Décidément, la vie était inutile. Et celle des gens de la nuit encore plus.

A donner du plaisir aux autres pour des billets, ils en oubliaient eux-mêmes le sens du mot "plaisir". Pour Sasori, ces gens-là s'apparentaient à des ombres, des sex-toys tout au plus !

Ces gens-là le dégoûtaient.

Un mouvement à sa droite attira son attention. Il pivota lentement pour se retrouver assis sur son lit, sur les genoux, pouvant ainsi distinguer la grande forme pâle qui remuait faiblement entre les draps immaculés.

Ce qu'il avait vu l'avait mis dans une colère noire. Et il n'avait pas hésité.

"Nora dit toujours qu'il risque d'avoir des ennuis avec des gens plus âgés, si tu vois ce que je veux dire..."

Oui, pensa tristement Sasori en se rapprochant de Deidara pour être assis près de lui. Je vois très bien, Miharu. Et Nora avait raison...

Le bel inconnu qu'il avait vu plusieurs fois dans la rue devant l'Holiday Inn n'avait pas grand-chose à voir avec celui qui revenait lentement à lui. Il avait été violemment frappé à la tête, au point que du sang tâcha sa belle chevelure dorée, un de ses yeux était noir même sans maquillage, il avait la lèvre ouverte et le pire était...

Sasori évita de baisser le regard vers ce qui concernait sa pensée. Il savait.

Deidara n'était encore qu'un enfant. Comment avait-on pu lui faire pareilles horreurs ?

Les trois hommes que Sasori avait affronté n'était pas des brutes pourtant. Des Messieurs Tout-Le-Monde à qui on faisait confiance d'ordinaire...

Néanmoins, son soulagement et sa joie avait été intense lorsqu'il avait frappé ceux-ci, ne regrettant même pas un instant le craquement des articulations de sa main droite lorsqu'il avait cassé le nez de l'un d'eux. Ça cicatriserait vite et puis, il s'en fichait : Il était gaucher, après tout...

Et surtout, il avait secouru Deidara.

- Deidara, murmura-t-il pensivement en passant une main malhabile dans les cheveux du blond.

Soudain, les deux orbes marines s'ouvrirent un peu et se braquèrent sur lui. La peur s'y lisait, la peur de l'inconnu, la peur du traumatisme... Sasori avait lu un jour qu'une victime d'agression oubliait parfois ce qu'elle avait subi...

Il espéra que c'en était de même pour Deidara.

Mais, à l'évidence, à en juger par le regard paniqué et les larmes qui revenaient, ce n'était pas le cas...

- Qui... Qui êtes-vous ?

Une voix timide, douce. Le rouquin se pencha au-dessus de Deidara pour le regarder et être sûr qu'il le voyait :

- Navré de te rencontrer dans de telles circonstances, Deidara...

- Dei...

Le blond cligna des yeux. Puis quelque chose sembla lui revenir puisqu'il se roula soudain en boule dans les draps, comme un fœtus.

- Laissez-moi.

- Deidara...

- Je ne sais pas d'où vous connaissez mon nom ! s'écria le blond, les larmes aux yeux. Mais je ne veux pas le savoir.

Sasori soupira tristement. Puis il se leva et, prenant la couverture dans le placard, couvrit délicatement le blond avec. Celui-ci essaya de la repousser mais le roux l'interrompit, autoritaire :

- Tu es nu, Deidara. Si tu tiens à aggraver ta santé, reste ainsi. Sinon, laisse ça tranquille. Repose-toi.

Le blond ne trouva pas la force de désobéir. Cette voix, elle l'apaisait.

Quelque chose en lui lui intimait de ne pas s'inquiéter... Allons donc ! Quelle pensée idiote !

Il se rendormit aussitôt cela dit, la force lui manquant. Même s'il ne le voulait pas...


Voilà. *Sort doucement la tête de son trou* Vous ne me frappez pas hein ? ^^'

Nooooooon, me frappez paaaas ! ='( Promis la suite arrive bientôt, je m'y attèle déjà. Bisous bisous.