Coucou tout le monde !

Comment vous allez ? :). Perso, je suis HS, déménagement, cartons et reprise des cours oblige. Je vous poste ça, et je vais comater !

Qu'est ce que je pourrai vous dire pour que vous compreniez à quel point vous me faîtes toutes plaisirs, avec vos mises en alertes, favoris, et vos reviews ! Vous êtes géniales ! Je me rends compte que beaucoup ont des origines, et je kiff sérieusement ça !

J'ai pu constater dans vos reviews que les comportements de ce bon vieil Edward, et de mon cher Emmett, sont ceux qui ont le plus choqué ? Ca, et Angela aussi. Mais elle, à la rigueur, on s'en fiche. & Bien oui, il fallait bien que je complique les choses. Edward et Emmett ont le droit d'être cons, aussi. Maintenant, reste à savoir s'ils le sont de manière définitive ou non. :)

Réponse aux anonymes, au fait ;

Joulay : Hey ma Chérie ! Bon, je t'ai déjà répondu, mais on s'en tape. :) & Oui, les gens de Seabrook sont super cons.. Maintenant reste à savoir s'ils vont le rester indéfiniment. T'as plus qu'à lire pour savoir, si tu veux mon avis. J'espère que t'aimera ce nouveau chapitre. Prends soin de toi, ma Belle !
Nina : Haha ! Oui, j'ai réalisé ton rêve, t'as vu ? Ah.. Ces chers Emmett et Edward ont un peu choqué. Mais bon.. Les frères McCarthy rattrapent. J J'espère que cette suite te plaira ! Prends soin de toi, Miss.
Just-S : Sache Miss, que tes reviews me font très plaisir ! Je suis vraiment contente que ça te plaise ! Emmett et Edward.. Une grande histoire dans vos reviews, plus choquées les unes que les autres ! Heureuse de savoir que mon style d'écriture ne te gêne pas ! :). Pour les frères de Bella.. Ce sont le mélange de mes frères, vraiment. Ils sont marrants, vu comme ça, mais parfois c'est lourd. :P. Quoi qu'il en soit, prends son de toi et à la prochaine, ma Belle !
Lisa : Hey ma Belle ! :). T'en fais pas, je comprends. Les gens de Seabrook, pour la plupart, sont relativement cons. Edward et Emmett y compris. Tu as aussi tout à fait le droit de les insulter pendant ta lecture. ^.^ Mais fais le quand il n'y a personne avec toi, sinon les gens autour peuvent se poser des questions. ^^'. En tout cas je suis contente que ça te plaise ! J'espère que ça va continuer. Tiens, je poste ça, et je me mets au chapitre 19 d'AF. :). Peace !
Marie larriven lafi : Je suis contente que ce petit début t'ait plu. Je te propose de lire pour savoir ce qu'il va se passer concernant Emmett & Edward. :) Prends soin de toi.
Léa : Hey Miss ! T'en fais pas pour le cafouillage, tu n'es pas la seule à avoir un peu de mal. Beaucoup d'entre vous pataugent avec les McCarthy. Rappel : Les frères sont Derek ( qu'on ne voit pas pour le moment. ), Jefferson, Aaron, et Zachary. :). En tout cas, heureuse que ça te plaise ! J'espère que ça continuera ainsi ! Prends soin de toi en attendant. :)

Encore merci. :)
D'ailleurs, je tenais à m'excuser de vous répondre aussi tard. Mais je pense que c'est le meilleur moyen de me remettre doucement dans le bain de cette fiction à chaque nouveau chapitre. Entre celle-ci et " Une amitié fraternelle", les reviews me remettent les idées en place de la meilleure manière qu'il soit ! :). De plus, pour le dernier chapitre posté, FF a bugé, et je n'ai pas pu vous répondre directement. Il y a fallut que je vous reprenne toutes une à une, alors j'espère n'avoir oublié personne ! :)

Maintenant je vous laisse à votre lecture. En espérant qu'elle vous soit agréable. On se retrouve en bas, t'façon.
Sans oublier de mettre un merci à toutes mes petites chéries. Aurore, Lili, Claire, Floriane, Delph, Nana, Wissam, et toutes les autres. :)

Maintenant..

HAKUNA MATATA ! =D


Point de vue Bella

Lentement, je desserrai mon poing, laissant s'échapper le sable que j'y avais emprisonné. Je soupirai en relevant les yeux sur Keops. Le chien se baignait au bord de l'océan, faisant des allers-retours entre les profondeurs et le sable mouillé. Il était plus de vingt et une heure, et je regardai le soleil se coucher sur l'Atlantique.

C'était magnifique, réellement. Une multitude de couleur s'étendait dans le ciel, alors que le soleil semblait rougit à l'horizon, comme fatigué. Le mieux dans tout ça, c'était que ce crépuscule des plus spectaculaires se reflétait à la perfection sur l'océan, paisible.

Ce paysage paradisiaque contrastait affreusement avec la personnalité des gens que j'avais rencontrés à Seabrook. Pour le moment, je n'avais vu absolument personne qui ne regardait pas mes frères avec dégoût, ou haine. J'essayai de me mettre en tête de ne pas faire attention aux regards des autres, qu'il fallait être patient, avec eux. Après tout, nous n'étions lycéen ici que depuis deux jours, et ce n'était pas assez pour espérer la paix. Ce qui m'avait le plus choquée était sans doute le comportement d'Emmett Swan, ainsi que celui d'Edward. Emmett ne m'avait pas adressé la parole en maths, ce matin. Ni même en Littérature ou en Biologie, deux cours que nous partagions. Quant à Edward, j'avais presque pu lire le soulagement sur son visage lorsque Monsieur Banner m'avait demandé d'aller dans la pièce attenante, afin que je puisse passer quelques tests, histoire d'évaluer mon niveau.

Je ne savais pas vraiment comment réagir à de tels comportements. Surtout celui d'Edward. Inconsciemment, je croyais m'être attachée à son jugement, et je ne comprenais pas pourquoi. Je n'avais jamais réagi comme ça face à qui que ce soit.

Encore ce midi, la cafétéria s'était tue à notre arrivée, aux garçons et à moi. J'avais été prise d'un élan de rage. Je bouillonnais de leur faire savoir ce que je pensais de leur mentalité puérile, et de leurs agissements injustes. Mais Jefferson avait appelé au calme, et je n'avais pu que m'y résoudre. Aaron avait pris ça à la rigolade, fidèle à lui-même, et Zachary n'avait pas décroché un mot de toute la pause déjeuner.

Je sursautai en sentant mon chien, mouillé, se frotter contre moi.

- Rha, Keops, t'es tout mouillé. Pourquoi tu viens t'essuyer sur moi, hein ? Fis-je en me relevant avec agilité.

Le rottweiler me fixait, et bientôt, je sentis l'eau lécher la peau de mes pieds. Quelques vagues venaient parfois s'étendre si près du bord que l'eau venait s'allonger sur le sable mouillé un instant, avant de repartir vers le large. Je souris en constatant que l'eau était bonne. Depuis combien de temps ne m'étais-je pas baigner ?

Des mois, peut-être. En même temps, Forks n'était pas l'endroit propice pour faire un plongeon dans un quelconque lac. D'ailleurs, je n'y avais jamais vu de lac n'étant pas glacé.

Sans vraiment réfléchir, j'avançai vers l'eau. Mes vêtements n'étaient pas dérangeant, vu que je portais un simple débardeur gris avec un short hawaïen. Je m'enfonçai dans l'océan, et bientôt, j'eus de l'eau jusqu'aux genoux.

- Viens, gros, fis-je à l'attention de mon chien.

Pour toute réponse, celui-ci aboya. Je le regardai étrangement, Keops n'aboyait que très rarement. Le rottweiler fixait un point à l'horizon, ce qui m'incita à tourner le regard dans cette direction.

Evidemment..

Habillé d'un simple short noir uni, torse nu et les écouteurs dans les oreilles, Edward courrait sur le sable mouillé. Il ne m'avait pas encore remarqué, et je profitai de ce moment pour observer son torse finement musclé. Ses abdos étaient bien dessinés, alors que ses pectoraux bougeaient au rythme de ses foulées. Il transpirait, rendant son torse étrangement luisant. Il était beau, sans aucun doute. Magnifique, même.

Soudain, Keops courut à son encontre.

- Keops ! L'appelai-je en me précipitant à sortir de l'eau.

Mais ce fut peine perdue, car déjà il arrivait près de mon camarade de classe. Celui-ci ralentit, avant de s'arrêter finalement.

- Hé mon vieux, l'entendis-je dire.

Il caressa le crâne de l'animal en souriant, sans aucune crainte, s'accroupissant face au chien pour pouvoir le frotter vigoureusement.

- Comment tu t'appelles, hein ? T'es tout seul ?

Après quelques instants, Edward releva les yeux, observant visiblement la plage pour y trouver le propriétaire de l'animal. Quand il me vit, son sourire disparu, et, inexplicablement, j'eus un pincement au cœur à cette constatation. Mais je n'en laissai rien paraître. Après une dernière caresse à Keops, Edward se releva.

- Désolée, commençai-je. Je n'ai pas pu l'arrêter. Mais il n'est pas méchant, tu sais ..

- Ce n'est rien, fit-il d'un ton que je considérais comme contenu.

- Et.. Il s'appelle Keops, lui appris-je.

Il lança un regard au chien, et eut un sourire en coin. Alors que j'allais engager la conversation, il remit l'écouteur qu'il avait enlevé, me montrant clairement qu'il ne m'écoutait plus, et se remit à courir. Je le regardai passer devant moi, sans même prêter attention à ma présence, et continuai sa route au bord de l'océan. Keops aboya faiblement, comme en signe d'au revoir, et je restai stoïque. Si ça c'était pas un vent, je savais pas ce que c'était. Je secouai la tête, et regardai Keops.

- Depuis quand t'es sociable, toi ? Tu prêtes jamais attention à personne, et là comme par hasard tu vas voir Edward Cullen ?

Le rottweiler mit la tête sur le côté.

- M'enfin, on va mettre ça sur le fait que t'es blond, hein ?

Je caressai la tête du chien en souriant.

- Allez viens, on rentre.

Je repris les quelques affaires que j'avais laissées choir sur le sable, et commençai à remonter vers chez nous, Keops sur les talons. Bientôt, je fus à la clôture de notre jardin, et passai dans ce dernier en refermant derrière le chien et moi.

- Allez, à la niche, pépère.

Le rottweiler vint se présenter à mes pieds, et je m'accroupis pour le caresser un instant supplémentaire. Posant un baiser sur le sommet de sa tête, je lui dis.

- Allez, va, maintenant.

Il obéit, et se dirigea vers sa grande niche au fond du jardin. Je passai sur la terrasse de ciment, et rentrai par la porte fenêtre après m'être essuyé pieds et mollets. Je retrouvai Aaron sur le canapé, en compagnie de Jefferson et de mon père.

- Ca a été ? Me questionna Jeff.

- Ouais, répondis-je.

Outre la rencontre avec Edward, tout s'était bien déroulé.

- T'as rentré le chien ? Demanda Aaron.

- Aussi, oui, il est dans sa niche.

Mon frère opina, et je les laissai à leurs occupations en me dirigeant à la cuisine. Comme je l'imaginais, Yemma était encore en train d'y nettoyer quelque chose. Elle s'attelait actuellement au gaz, s'appliquant à faire disparaître chaque micro-tâche sur l'engin en inox.

- La gazinière est propre, Yemma, lui dis-je alors que j'entrai dans la pièce.

- Je sais. Je m'en assure juste.

Je souris.

- Pourquoi ne vas-tu pas te reposer ? Est-ce que tu as mangé, au moins ? Quémandai-je tout en prenant une bouteille de soda du frigo.

- Pas encore. T'as pas pris la bouteille de Selecto, hein ? Elle est à ton père, me dit-elle en désignant la boisson que je venais de sortir du frigo.

- Le Selecto, c'est horrible, Yemma. Personne n'égale le vrai coca.

Elle sourit, alors que je posai un baiser sur sa joue.

- Je vais à la douche.

- Va, Kenza, va.

- Et toi arrête de nettoyer cette gazinière, et mange.

- Plus tard, promis.

Sachant pertinemment que je n'obtiendrai pas meilleure réponse, je la laissai dans la cuisine à nettoyer le gaz. J'arrivai dans ma chambre, et posai ma bouteille de soda sur mon bureau. J'ouvris ensuite mon armoire, pour me trouver un pyjama confortable, et prendre ma trousse de toilette. Une fois que j'eus fait ceci, je me dirigeai vers la salle de bain. Je m'arrêtai cependant devant la porte de mon petit frère, et toquai à celle-ci. N'obtenant aucune réponse, je me permis d'entrer discrètement.

Zachary était allongé sur son lit, de dos. Une jambe dans et hors de sa couverture, comme à son habitude.

- Tu dors, Zack ? Soufflai-je.

Silence complet. Je le regardai quelques secondes supplémentaires avant de sortir de la pièce et de refermer la porte derrière moi. Mon frère ne dormait pas si tôt, habituellement.

Ce sont les premiers jours, c'est fatigant.

Oui, peut-être que c'était ça, aussi.

J'allai finalement dans la salle de bain, pour prendre une bonne douche. Alors que je lavais mes cheveux, je repensai à Edward Cullen, comme bien trop suivant depuis notre première rencontre.

Notre entrevue de tout à l'heure ne me convenait pas vraiment, mais suite à la manière dont j'avais mis fin à notre conversation de la veille, j'imaginais qu'il était resté poli. Je ne savais pas quoi faire, à son sujet. Il semblait dérangé par mes frères, et cela me fendait le cœur, car je l'appréciais malgré moi. Mais à choisir entre mes frères et un gars que j'apprécie, le doute n'avait même pas sa place. Comme depuis toujours, c'était mes frères.

Au bout d'une vingtaine de minutes, je sortis de la cabine de douche et entrepris de me mettre en pyjama. Me brossant les dents par la suite, je me rappelais que demain c'était sport. Trois heures de sport. La mort assurée.

Le seul avantage que j'avais pu trouver à cette matière, c'est qu'à Seabrook Island, il se pratiquait de manière collective, et toute classe confondue. Mes frères avaient donc sport en même temps que moi, et Zachary nous rejoindrait même pour la dernière heure. J'étais assez satisfaite de cet arrangement, en réalité.

Je sortis de la salle de bain sur ces pensées, et filai dans ma chambre. Habillée d'un simple débardeur et d'un short de pyjama, j'attachai mes cheveux mouillés à l'aide d'une de mes pinces, afin d'être tranquille.

Je m'assis sur mon canapé en soupirant, et me tournai pour attraper mon ordinateur portable, placé à quelques centimètres. Je mis ce dernier sur mes genoux en l'allumant, et patientai tandis que le bureau s'affichait. A peine une minute plus tard, je me retrouvai sur Internet et mon premier réflexe fut d'aller sur Facebook.

Bien vite, je me connectai à cet énorme réseau social, et regardai les différentes notifications. Mes anciens camarades avaient apparemment écrit sur mon mur, et je prenais plaisir à lire leurs divers messages. Souriant d'avantage lorsque je tombais sur ceci.

« Alors ma Chérie, ce déménagement ? »

Je commentai rapidement.

« C'est magnifique ici. Tout va bien dans le meilleur des mondes … »

Comme je m'y attendais, il fallut à peine une minute pour que mon portable ne se mette à sonner.

- Allô ? Décrochai-je en souriant.
- Ces trois petits points sont suspects, ça sent l'ironie à plein nez. Qu'est-ce qui se passe ? Ca va pas ?

J'éclatai de rire.

- Alice, Alice, Alice..

- Yep, c'est moi.

- Tu vas bien ?

- Ca va et toi ?

- Ben, comme un Mardi !

- Quel genre de Mardi, aussi ? Le genre ou ça va pas trop bien, ou .. ?

Je ne pus m'empêcher de rire à nouveau. Alice était ma meilleure amie. La seule avec qui, malgré la distance, je gardais contact au quotidien. Elle habitait en Géorgie, à Montgomery. Bien que nous n'ayons été habités là bas que deux semaines à peine, Alice et moi n'avions pas laissé tomber. Depuis, nous avions appris à nous connaître via Internet, pour ensuite échanger nos numéros de téléphone et pouvoir discuter quotidiennement.

Ce soir là encore, nous restions plus d'une heure et quart au téléphone, échangeant les dernières nouvelles. Je lui appris donc ce que je pensais des gens de Seabrook, et elle me donna son avis. Ce qui se résuma à.

- Ils sont beaux ?

- Euh.. Ben, ouais ça va, y en a des pas mal, répondis-je alors qu'une de mes pensées s'en allait rapidement vers Edward.

- Ben alors essaie de te trouver un ou deux hommes charmants, tu les mets à tes pieds, tu couches avec et tu les fais changer leur mentalité. Une fois que t'as fini, tu les jettes, et t'en prends deux autres. Ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde soit devenu hippie, et que tout le lycée connaisse tes petites culottes. Les filles y compris.

A cette réponse, je m'étouffai presque de rire. Il me fallut quelques secondes pour être assez contenue pour dire.

- Tu sais très bien que les filles ce n'est pas mon style.

- Ah ! Ce qui veut dire que tous les mecs d'un même lycée ça ne te dérangerait pas ?

- Non, j'ai pas..

- T'as changé, Bella, continua-t-elle de manière théâtrale. Je sais pas ce qui t'es arrivée entre Forks et Seabrook Island, mais t'as changé !

Je ris.

- Arrête un peu, lui dis-je.

- Héhé.

- Non mais sérieux Alice, je fais quoi, moi ? Avec des gens comme ça.. Ca m'pourrit la vie !

- Mais les calcules pas, Bella. Depuis quand tu fais attention aux gens ? T'en as rien à foutre, souris leur et trace ta route.

Euh.. Ouais. Que répondre à ça ?

- Allô ?

- Ouais, je ..

- Tu te disais que j'avais raison, et tu savais pas quoi répondre.

Je soupirai. Comment est-ce qu'elle arrivait à faire ça, sérieusement ?

- N'essaie même pas, la prévins-je.

- Allez, dis le ..

- Non, rêve.

- Je sais que t'as envie de le dire, fit-elle.

- Pas moyen que je me fasse avoir, cette fois-ci. D'ailleurs, bisou ma Chérie, je t'aime !

Je lui raccrochai au nez. Contre toute attente, je ne reçus qu'un simple sms.

« Je t'aime aussi. »

Ca ne ressemblait pas à Alice. Pendant une seconde, j'eus peur de l'avoir blessée, juste avant de me rappeler que c'était Alice. Elle n'était pas blessée par ce genre de trucs.

Je regardai l'heure, et constatai qu'il était un peu moins de minuit. J'allai donc préparer mon sac pour demain, n'oubliant pas de prendre des vêtements pour le sport, et ne tardai pas à aller me coucher. J'allai dans le lit du haut, avant de m'enrouler dans la couverture. Couverte jusqu'au cou, je soupirai de plaisir. Le sommeil ne vint cependant pas tout de suite, et je pensais à vérifier mon réveil pour demain, avant de reposer mon téléphone près de mon oreiller, comme à mon habitude.

Sans que je ne sache vraiment pourquoi, j'appréhendais la journée de demain. Nous allions tous être mélangés, réunis, et, à mon avis, obligés de collaborer ensemble pour pouvoir jouer. Comment tout le monde allait réagir face à ce contact direct avec tous mes frères ? Avec une mentalité comme la leur, je n'espérais pas vraiment des miracles, mais au moins un minimum de respect, et de contenance.

Comment aller réagir Edward Cullen ?

Mais pourquoi il faut toujours que je pense à lui et son avis, d'abord ?

Ouais, c'est vrai, ça, pourquoi ?

J'essayai d'y réfléchir correctement, mais c'est à ce moment précis que Morphée m'enveloppa de ses bras.

Le sommeil était quelque chose que j'appréciais. Ce petit moment d'inconscience où tout vous paraît plus facile, où tous vos soucis disparaissent. C'est pourquoi je fus furieuse d'entendre ma sonnerie de téléphone si tôt.

- Rhaaa, putain, grognai-je en attrapant le mobile.

Celui-ci affichait, semble-t-il, trois heures du matin. Je ne pris pas le temps de déchiffrer le nom de l'appelant, et décrocher sur un :

- Quoi !

- Je te laisserai pas dormir avant que tu plies et que tu le dises, Chérie, entendis-je.

- Quoi ? Mais .. Alice ?

La tête dans le brouillard, je peinai à être sûre que ma correspondante soit bien ma meilleure amie.

- Dis le, Bella.

- Tu m'as réveillée pour ça, sérieusement ?

- Et je le ferai toutes les cinq minutes s'il le faut, mais je veux l'entendre.

- Putain, jurai-je.

- T'es fatiguée ? Dis le et je te laisse dormir.

Je pouvais presque deviner le petit sourire sournois qui se dessinait sur ses lèvres.

- T'as pas cours demain ? Tu dois dormir ! Tentai-je.

- Mon prof d'histoire est absent, et du coup je prends qu'à dix heures. Je pourrai dormir un peu plus que d'habitude.. Mais pas toi. Alors dis-le..

- Alice ..

- Allez dis le, Bells.

Je soupirai. Je voulais juste dormir. Je me levais dans moins de trois heures, moi.

- J'attends, chantonna l'autre sorcière à l'autre bout de la ligne.

- T', dis-je d'une traite.

- Pardon ? Ta mauvaise volonté à dû faire buger la ligne, j'ai pas bien compris.. Tu disais ?

- J'ai dit, répétai-je avec humeur, t'es la meilleure des meilleures amies.

- Oh, tu le penses vraiment ? S'enjoua-t-elle faussement. T'es tellement gentille, Bella. Un jour peut-être seras-tu comme moi, mais il te faut faire beaucoup d'effort. Ne perds pas espoir ..

- Va te faire foutre, Alice, grognai-je.

Elle éclata de rire.

- Allez, bonne nuit Chérie ! J'ai mon lit qui m'appelle, je suis teeeellement fatiguée ! Peace !

Sur ce, elle raccrocha. Je rageai intérieurement, avant de fourrer mon téléphone sous mon oreiller. J'enfonçai la tête dans mon oreiller avec hargne. Elle m'énervait tellement, dans ces moments là !

Foutue connasse !

[…]

- Héhéhé, rêve, c'est moi qui conduis aujourd'hui, fis-je à Aaron.

- Quoi ? Mais non ! C'est moi ! Dit-il en s'accrochant à la porte côté conducteur.

- T'as conduit lundi, Jeff hier, aujourd'hui c'est moi, c'est logique.

- Mais tu sais pas conduire !

- D'une, je sais conduire, j'ai eu mon permis avant toi, sale nul. Et de deux.. Ben de deux je t'emmerde, file-moi ces clés !

Je tentai de lui prendre le trousseau des mains, mais il éleva le bras au maximum, de manière à ce que je ne puisse pas l'atteindre.

- Aaron, grognai-je en essayant de lui grimper dessus.

- Non de non, c'est moi qui conduis. Toi t'assis ton cul plein de cellulite sur le siège arrière, un point c'est tout.

- J'ai pas de cellulite ! Criai-je presque.

- Ouais, ouais, railla-t-il. C'est ce qu'elles disent toutes, jusqu'à ce que tu leur retire le pantalon et, bah ! Ca te saute au visage sans que t'y attendes ! C'est foutrement fourbe, ce truc là ! Parole de moi !

Je le regardai dans les yeux, blasée.

- Pierre-Feuille-Ciseaux ? Proposai-je.

- Non, coupa-t-il.

- Pourquoi t'as peur de perdre.. Fillette ?

A ce mot, mon frère me lança un regard digne des plus grands assassins.

- Zachary, prends les clés, tu les donneras au vainqueur. Regarde moi foutre la raclée à ta moche de grande sœur.

Il lança les clés à Zack et celui-ci les rattrapa d'un simple réflexe en nous observant. Aaron et moi glissions chacun une main dans le dos alors que nous commencions.

- Pierre.. Feuille.. Ciseaux !

J'avançai ma main. Mes deux doigts avaient formés des ciseaux imaginaires alors que la main d'Aaron avait pris la forme d'une feuille.

- Bah ! M'écriai-je. Je t'ai pété !

Je mis un coup dans l'épaule de mon frère, avant de prendre les clés à Zachary. Aaron était resté figé face à sa défaite, sa main toujours en feuille.

- Aaron, tu fous quoi ? On va être en retard ! Fit Jefferson en arrivant près de la voiture. Monte ton cul à l'arrière.

- Tu l'auras un jour, tu l'auras, souffla Zachary à Aaron.

Je ris en montant derrière le volant. Jefferson prit place à ma droite alors que mes deux autres frères s'asseyaient à l'arrière. Rapidement, je nous fis prendre la route, et passai par le centre ville.

- Qu'est ce qu'il a l'autre attardé ? Pourquoi il tire cette tête ? Questionna Jeff en désignant Aaron.

- Il a perdu à Pierre-Feuille-Ciseaux, expliquai-je, le sourire aux lèvres.

- Encore ? S'étonna mon grand frère.

- Encore.

- J'suis sûre qu'elle triche, lança Aaron, mauvais joueur.

- Ah oui ? Et comment je peux faire ça, débile ?

- Tu dois avoir un truc spécial pour lire dans mes pensées, ou quoi.. Mais c'est pas normal que tu gagnes comme ça !

- Mais oui.. Tu sais très bien que ton cerveau est des plus complexes, personne ne pourrait déchiffrer un tel prodige.

Regardant Aaron via le rétroviseur, je pus voir que cette explication lui plaisait.

- Ah ouais, c'est vrai ça.. J'suis trop intelligent pour vous ! Rigola-t-il.

Jeff et moi nous lancions un regard fatigué, tandis que l'autre abruti semblait heureux.

Il nous fallut quelques minutes supplémentaires pour arriver sur le parking de l'école. Je me garai près du gymnase, tout en étant assez distante face aux autres voitures. Une fois que nous fûmes tous sortis du véhicule, j'appuyai sur le bouton activant la sécurité centrale. Nous partagions une simple Golf 5. Rien d'exceptionnel, mais assez pour nos trajet. Le frère de mon père, l'Oncle Earl, était une sorte de vendeur de voiture. Il arrivait toujours à dénicher des véhicules rares et, pour la plupart, très chers. Quand nous avions eu notre permis, Jeff, Aaron et moi, il nous avait demandé ce que nous voulions comme voiture. Jeff avait reçu la sienne il y a quelques mois, mais elle était en révision chez l'Oncle Earl, à Columbia. Quant à Aaron et à moi, nous devions attendre. Mais je ne perdais pas espoir, un jour j'aurais mon petit bijoux.

- On se voit tout à l'heure, dit Zachary.

Je sortis de mes pensées pour saluer mon petit frère.

- Allez, on y va, fit Jeff.

Nous nous dirigeâmes vers le gymnase. Celui-ci se trouvait au bout du parking, ce qui fait que nous n'avions pas à rentrer dans le lycée. Je regardai les quelques personnes se trouvant déjà là.

- Ne te montre pas mauvaise, Blanche-Neige, m'avertit mon frère.

- Je ne le suis jamais, fis-je remarquer.

- Bien sûr, railla-t-il.

Les regards se tournèrent vers nous alors que nous arrivions près du bâtiment. Nous étions tout de même restés en retrait, mais la distance entre nous n'était pas assez conséquente pour que je ne les entende pas commencer à chuchoter. Je retins une expression de dégoût, alors que Jefferson me rappelait à l'ordre d'un simple regard. J'entendis Emmett, et je me tournai vers lui sans réfléchir. Il était en train d'arriver, tout en parlant avec Edward. Mon regard se posa alors sur ce dernier, et les évènements de la veille me revinrent en mémoire. Je me demandais aussi ce qu'Alice penserait de lui. Le trouverait-elle beau ?

Qu'importe, Alice est lesbienne, de toute façon.

Je sentis des frissons me parcourir l'échine alors que les yeux d'émeraude de l'homme en face de moi croisaient les miens. Inconsciemment, je maintins cet échange. Je voulais qu'il comprenne que je ne lâcherais pas l'affaire si facilement. Que ce soit notre simple regard, ou même ma façon de voir les choses vis-à-vis de son comportement face à mes frères.

Seulement, le prof appela à entrer, et Edward profita de ceci pour s'éclipser à l'intérieur du gymnase. Soupirant, je suivis mes frères en traînant des pieds.

- Vous devez être les McCarthy, nous dit le prof alors que nous entrions.

- Exact. Je suis Jefferson, et voici mon frère et ma sœur, Aaron et Isabella.

Le professeur nous regarda tour à tour, et je constatai que son regard se posait une seconde supplémentaire sur moi. Sur moi et sur ma peau anormalement blanche face à mes frères afro-américains.

- Bien, les gars. Je suis le Coach Sanchez, l'un de vos trois professeurs pour toutes les matinées d'EPS. Il y a aussi Miss Minerva, et mon collègue, le Coach Thomson. Des casiers se trouvent à l'étage, vous pouvez y poser vos affaires, avant d'aller vous changer dans vos vestiaires respectifs. Une fois que vous serez changés, vous rejoindrez les rangs, au rez de chaussée. C'est clair ?

- Très clair, M'sieur, fit Aaron.

- Très bien, dans ce cas allez-y. Heureux de vous avoir parmi nous.

Nous hochions la tête, avant de traverser le long couloir qui nous menait aux escaliers. Arrivés à l'étage, mes frères et moi prîmes chacun un casier. Je constatai que ceux-ci ne se fermait pas à clé, ou à code, mais avec une simple poignée.

- J'aime pas ça, avouai-je en désignant le fermoir.

- Déstresse, Bells. Personne va te voler ton soutif, me dit Aaron, placé à ma droite.

- T'en fais pas, ça va aller, assura Jeff en fermant son casier, à ma gauche. J'vais me changer, on s'attend là, okay ?

J'opinai d'un signe de tête alors qu'Aaron le suivait dans l'un des vestiaires réservés aux garçons. Je soupirai de nouveau, avant de me diriger vers le vestiaire des filles. J'entrai dans celui-ci aussi discrètement que possible, me repassant en boucle les appels au calme de Jeff. Une fois que la porte se fut refermée sur moi, le silence se fit. Je serrai les dents et continuai mon chemin jusqu'à une place de libre. Posant mes affaires de sport sur le banc avec patience, je commençai par retirer mes chaussures, avant de retirer mon short. N'étant pas spécialement complexée, je passai outre les regards posaient sur moi. J'attrapai mon bas de survêtement et l'enfilai avec agilité. Sentant toujours les regards sur moi, je me retournai vers mes camarades, et fis.

- Ben quoi ?

Toutes détournèrent la tête, faisant mine de reprendre une activité normale.

Bouffonnes.

Je me changeai rapidement, et attachai mes longs cheveux bouclés en un chignon lâche. Rassemblant mes affaires, je retournai à mon casier sans un regard pour les filles du vestiaire. Une fois dans ma case, je rentrai mes vêtements dans mon sac de cours, et refermai la porte de ferraille.

- Prête ? Entendis-je.

Je me tournai vers Aaron, et lançai.

- Ca se voit pas ?

Il tira la langue tel le gamin qu'il était, et je lui fis un fuck. Jefferson arriva, et nous descendions au rez de chaussée, comme le Coach nous l'avez demandé. Nous n'étions pas les premiers à être arrivés, et je remarquai que nous étions beaucoup. Peut-être une soixantaine d'élèves, tout en sachant qu'il en restait dans les vestiaires. Je regardai les trois coachs, reconnaissant le Coach Sanchez parmi eux. Il fallut encore quelques minutes pour que les vestiaires soient vides et que le calme se fasse dans la foule. Inconsciemment, je cherchai Edward du regard. Ce dernier était en train de parler à Angela, et celle-ci souriait de manière niaise. Pétasse. Sans que je ne comprenne vraiment, cette constatation me fit la déprécier d'avantage.

- Bien ! Maintenant que nous sommes tous réunis, je vous prie d'écouter. Comme vous le savez, nous allons faire trois groupes, aujourd'hui, avec diverses activités à la clé. Cependant, je vais expliquer pour les nouveaux, commença le Coach Sanchez.

Les regards se tournèrent vers nous, et je fus prise en flagrant délit de reluquage par Angela Weber. Je tournai le regard rapidement, faisant mine d'écouter le professeur.

- Tous les trois, sachez que les activités proposées sont ouvertes à tous, et, si vous le voulez, vous pourrez passer d'une activité à l'autre au fil des heures. Les élèves de troisième du collège nous rejoindront en dernière heure, et vous serez sûrement mis dans les mêmes groupes. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir nous voir, mes collègues et moi. C'est d'accord ?

Mes frères et moi opinâmes, alors que je sentais tous les gens nous regarder.

- Bien, dans ce cas.. Je me chargerai des activités suivantes : Basket, Football en salle et Volley.

- Quant à moi, fit Miss Minerva, je prendrai : Courses, Baseball en extérieur et Rugby.

- Personnellement, aujourd'hui je serai responsable du : Tennis, Badminton, et Tennis de table, fit le Coach Thomson. Donc nous allons vous laissez cinq minutes pour tous vous décidez, et en attendant nous allons aller préparer les derniers détails.

- Et M'sieur ? Entendis-je.

Je me tournai pour regarder Emmett Swan.

- Oui Emmett ?

- Le Tennis de table, c'est du Ping-Pong, c'est ça ? Questionna le grand brun.

Le prof afficha un regard blasé.

- Tu comptes poser la question toutes les semaines, Emmett ?

Il rigola.

- Ouais bon, okay, admit-il en souriant.

Les profs secouèrent la tête avant de finalement partir chacun de leur côté.

- Non mais sérieux.. C'est quoi Tennis de table ? Demanda Aaron.

Je soupirai bruyamment, et Jefferson en fit de même.

- T'es vraiment con, toi, tu sais ? Fit ce dernier à Aaron.

Je ris.

- Il a pas tort.

- Check ?

- Check ! Confirmai-je en frappant mon poing contre le sien.

- Check, check, check je vous emmerde, dit Aaron.

- Oh oui que tu nous emmerdes, ria Jeff en s'en allant vers les profs.

J'éclatai de rire, et quand Aaron comprit le sens de la réplique, soit une minute après, il se mit à bougonner.

- Pauvre naze, lui soufflai-je alors que je partais en direction de Jefferson.

- C'est toi la naze, pauvre naze ! Et attends-moi, d'abord !

- Tu vas faire quoi, toi, Jeff ? Demandai-je en faisant allusion aux différentes activités proposées.

- Moi je vais faire ping-pong, en première heure, dit Aaron.

- Toi je m'en fous, chut, lançai-je.

Mon frère fit mine de me pousser, je retins un sourire.

- Je pensais aller faire du baseball. Et toi ?

- Je reste avec un de vous deux, déjà, après je sais pas.

- Comme tu veux. Aaron, tu veux pas aller faire une partie de baseball, t'es sûr ?

- On pourra v'nir faire du ping-pong, après, alors ?

- Si tu veux, ouais.

- Depuis quand t'aimes jouer au tennis de table, toi ? Demandai-je à Aaron.

- Depuis que t'es moche. Depuis toujours, quoi.

- Ha-Ha, raillai-je.

Il me mit un petit coup à l'épaule et je ne pus m'empêcher de sourire.

- Allez venez, on y va ..

J'opinai et nous filâmes à l'extérieur. Bientôt nous arrivions sur l'immense propriété de derrière le gymnase. Un gigantesque terrain de rugby était installé un peu plus loin, et un carré grillagé dessinait le coin baseball. Tout autour du terrain de rugby étaient placées des couloirs de courses, au sol rougeâtre.

- Wow, mais c'est qu'ils se donnent les moyen, à Seabrook ! Siffla Aaron.

- Il doit y avoir tout plein de vieux fondateurs racistes qui font des donations, ne pus-je m'empêcher de dire.

- Arrête d'être aussi mauvaise dans tes paroles, Bella, me reprit Jeff.

Je soupirai.

- Arrête de faire le pacifiste, Jefferson. Tu sais aussi bien que moi que c'est des connards.

- Tu les connais pas encore.

- Et ils m'énervent déjà. Ce sont tous des crétins, racistes et emplis de préjugés.

- Dit celle qui les critiquait sans même les connaître.

- Il a pas tort, dit Aaron.

- Toi la ferme..

- Je vais le dire à Maman que t'arrêtes pas de parler comme ça, tu vas voir, elle va retirer sa claquette et tu vas te la prendre en plein dans ta tronche de cake, fit-il.

- Non, tu vas pas faire ça, menaçai-je en me tournant vers lui.

Je serrai déjà mon poing, prête à le frapper si nécessaire, mais Jeff m'arrêta en m'attrapant par le poignet.

- Hé hé hé, tu te calmes la Rambo des bacs à sable, là. Laisse cet abruti s'exprimer tranquille, il lui faut du temps pour devenir intelligent, tu le sais très bien. D'ailleurs, Aaron toi tu dis rien de tout ça à Yemma.

Aaron me fit un sourire moqueur alors que Jefferson me maintenait toujours éloigné de lui.

Bientôt nous arrivions au terrain de baseball, et je remarquai que quelques personnes étaient déjà présentes. Sans que je ne contrôle rien, un frisson de dégoût me parcourut l'échine.

- Tu viens jouer avec nous, Blanche Neige ? Me questionna mon frère alors qu'il s'emparait d'une batte.

- On sait tous les deux comment ça a fini la dernière fois que j'ai eu une batte entre les doigts, Aaron. J'ai pas envie de salir mon maillot.

- Ah oui ? Et comment ça s'est fini la dernière fois que tu as essayé de jouer, Isabella ? Me questionna alors Miss Minerva, qui venait d'arriver sur le terrain.

- La batte n'a pas frappé la balle, mais son nez, expliqua Jefferson.

- Le baseball et moi, on s'entend pas très bien, dis-je.

- Je vois, sourit-elle. Dans ce cas tu aimerais peut-être aller faire du rugby ?

Je me tournai instinctivement vers le stade, où les élèves avaient commencés à s'attrouper. Les premières personnes que je remarquai furent Emmett, accompagné d'Edward, et d'Angela. Comme si elle allait jouer, elle. Elle allait plutôt faire la fière devant les garçons, ouais.

- Isabella ? Me rappela la prof.

Je me détournai d'Angela Weber.

- Euh.. Pardon. Je.. Non. Pas d'rugby, répondis-je.

- Dans ce cas il ne te reste plus que la course.

- Bella sait déjà pas marcher, alors courir, railla Aaron.

Je lui lançai un regard noir.

- Je vais choisir la course, dis-je. Quitte à finir les genoux en sang, c'est toujours mieux de me faire ratatiner par des mastodontes ou de rester ici et devoir subir les conneries de mon frère.

Aaron bougonna alors que Miss Minerva étouffait un petit rire.

- Va, dans ce cas, les couloirs de courses sont presque vides, en plus. Mais n'oublie pas de t'échauffer, me rappela-t-elle.

- D'acc.

Je laissai là mes frères et la prof, et me dirigeai vers l'espace réservé à la course. En effet, il n'y avait que deux ou trois personnes. Toutes en train de s'échauffer. Ne sachant pas réellement comment procéder à cette étape moi-même, je prenais discrètement exemple sur une blonde en face de moi. Au bout d'une vingtaine de minutes, je me sentis entièrement prête à courir. Bien que maintenant que le moment était venu, je n'en avais pas vraiment envie. Je m'obligeai tout de même à aller prendre appui sur la base du bout de piste, et à commencer à trottiner. Je n'allais pas vite, c'était juste pour dire que je courrais. Que je faisais du sport.

Je commençai donc à courir lentement, prenant des respirations régulières. A vue d'œil, je dirai que les pistes faisaient cinq cent mètres de longueur. Si longues qu'elles continuaient à côté des gradins réservés au stade de rugby. M'obligeant à regarder droit devant moi pour ne pas voir les gens se trouvant sur le stade, j'effectuai rapidement mon premier aller. Puis mon premier aller-retour. Tant et si bien que je ne remarquai même pas la première heure passée. J'avais fait une pause, pour aller chercher mon IPod dans les vestiaires, avec l'autorisation de la prof. Il était plus agréable de courir avec une musique sur laquelle se rythmer.

Etrangement, j'appréciais mon footing continu, il me vidait la tête comme jamais je ne l'avais fait auparavant. A la deuxième heure, j'osai jeter un regard sur le terrain de rugby. Au moment où je relevai les yeux, je pus constater qu'Edward me regardait aussi, ce qui me fit rabaisser les yeux. Qu'est ce qu'il voulait ? Même ici, ma présence le dérangeait ? Accélérant d'avantage sur le coup de la colère, je fis demi-tour pour retourner à mon point de départ. Que je fis en moins de deux minutes. Wow, doucement quand même. J'étais pas censée faire un peu moins de cinq cents mètres en à peine deux minutes. Je fis une pause, pour aller voir jouer mes frères quelques temps. Seulement, ces deux là étaient partis. Et sans me prévenir en plus. Je secouai la tête à cette constatation. Je sortis mon portable de ma poche pour regardait l'heure. Normalement, Zachary n'allait pas tarder. Je souris en retournant vers le gymnase en courant. Une fois que je fus entrée dans le bâtiment, je retirai un de mes écouteurs, laissant défiler la musique. J'aperçu Aaron et Jeff en train de jouer au ping-pong, et j'avançai vers eux.

- Zach va pas tarder, dis-je.

- On sait, répondirent-ils en chœur tout en disputant leur match.

- C'est qui qui gagne ? Demandai-je tout en fixant les allers-retours de la petite balle orange.

- Ben moi, c'est évident, dit Aaron.

- Sérieux ? M'étonnai-je en soulevant un sourcil.

- Comme si c'était possible autrement, ricana-t-il.

- N'en rajoute pas, tu veux ? Lança Jeff.

- Sans problème, frangin !

Alors qu'il prononçait ces paroles, il marqua, et ajouta.

- Et voilà ! Encore gagné. 11 à 08 ! Dans tes dents !

Jeff soupira.

- La ferme.

- File moi la raquette, lui intimai-je.

- Oh oh, Blanche Neige se rebelle. Tu veux t'aventurer à te faire ridiculiser en public ?

- Y a personne qui nous regarde, fis-je remarquer.

- Je suis un public à moi tout seul.

Je levai les yeux au ciel.

- Honneur au perdant, prends le premier service, sourit-il en m'envoyant la balle. Tu connais les règles ?

- Yep, fis-je en me plaçant pour la mise en jeu.

Rapidement, j'envoyai la balle, qu'Aaron loupa.

- Haha ! Souris-je.

- Check Bells, dit joyeusement Jeff.

- Check !

- C'est la première balle, c'est normal que je la laisse faire, faut bien qu'elle y croit un peu, non ?

- Essaie pas d'trouver d'excuse bidon, Looser, je te l'ai mise et c'est tout. T'as rien vu passer. Refile moi cette balle.

Il le fit, un petit sourire en coin aux lèvres, et le match se déroula rapidement. Trop rapidement pour ma fierté.

- Alors Blanche Neige, on est à la traîne ? Plus qu'un point et j'ai gagné, tu sais ?

- Ta gueule, lui dis-je.

- Mauvaise joueuse. A mon tour de faire le service, la balle s'il te plait ?

Je lui lançai sa balle.

- Salut tout le monde.

- Hey sale moche ! Sourit Aaron.

Je me tournai vers Zachary.

- Tu t'es déjà changé, observai-je.

- Ouais, le prof nous a laissé les vestiaires du bas.

- Essaie pas de lui faire la conversation pour pouvoir te défiler, je dois te mettre ta raclée, je te rappelle.

Regardant Aaron, je ne pus m'empêcher de lui montrer mon majeur.

- Qui est-ce qui gagne ? Demanda Zack à Jeff.

- Aaron. Ce débile a l'air de savoir s'y prendre avec une raquette.

- Faut bien qu'il arrive à faire quelque chose de ses dix doigts, quand même, affirma mon petit frère.

Je pouffai, alors qu'Aaron plissait les yeux en sa direction.

- Attention, Minus. Sinon je te fous cette raquette où je pense, et tu vas sentir ta prostate pour la première fois de ta vie. Blanche-Neige, t'es prête ?

Zachary haussait un sourcil alors qu'il perdait des couleurs. Je souris avant de répondre.

- Ouais..

- Bien.

Il se mit en place, et sans que je ne vois rien venir, il effectua son service d'une rapidité incroyable et envoya la balle de mon côté. Balle que je n'eus le temps de rattraper, ce qui déclencha sa joie.

- Oh ouais ! 11 à 05 ! Je t'ai pété ! Et en beauté, si tu veux mon avis !

Je levai les yeux au ciel, quelque peu agacée.

- D'toute façon je m'en fous, moi je te bats à Pierre-Feuille-Ciseaux.

- T'as la rage un peu, là, non ? Questionna-t-il.

- Ta gueule.

Il éclata de rire. Bien sûr que oui, j'ai la rage.

[…]

Je regardai Miss Minerva parler à cette blonde.

- On fait notre course habituelle avant de retourner aux vestiaires ?

- Si tu veux, ouais.

Elles allèrent se mettre sur les bases, et j'osai.

- Je peux le faire aussi ?

La professeur sourit alors que la blonde laçait ses chaussures.

- Je t'en prie, joins toi à nous. On fait une course, à chaque fin de cours. Un quatre-cent mètres, donc jusqu'à l'avant dernière base, tout là bas, tu vois ?

J'observai la base en question en hochant la tête.

- Bon, maintenant on met toutes notre pied d'appui sur les starting blocks, et je donne le signal, d'accord ?

J'obéis et mis mon pied sur le starting.

- Prêt, feu, partez !

Alors, je me relevai en m'élançant le plus rapidement possible. Je courrai aussi vite que mes jambes me le permettaient, enjambant mètre après mètre. Cette vitesse me procura une certaine satisfaction. Comme si j'étais à deux doigts de m'envoler. Mais cette sensation était aussi très frustrante, j'avais l'impression que voler était à portée de main, et le fait que je ne puisse pas y accéder me frustrer grandement. Ce qui me fit accélérer encore d'avantage. Bientôt, je dépassai la quatrième base, celle qui marquait la fin de mon parcours, et décélérai avec douceur. Je me mis à marcher en me tenant les côtes, quelque peu essoufflée par cet élan soudain. Alors que je relevai la tête, je remarquai que je me trouvai seulement à une dizaine de mètres d'Edward Cullen. Celui-ci m'observait, ce qui me fit rougir. Instinctivement, je remis correctement mon débardeur alors que je posai mon regard sur mes concurrentes. Celles-ci étaient appuyées, mains sur les genoux, cherchant un peu d'air.

- Qui est-ce qui a gagné ? Demandai-je.

- C'est toi.. A trente mètres d'avance.. Avant Rosalie, expliqua Miss Minerva.

- La vache, tu cours vite ! Fit ma camarade. J'me suis encore jamais faite battre.

Je rougis en l'entendant dire ça.

- Isabella McCarthy, me présentai-je. Mais on m'appelle Bella.

- Rosalie Hale, dit-elle en me tendant sa main.

Je pris sa main et relevai les yeux pour accrocher nos regards. C'est là que je fus quelque peu choquée. En effet, les yeux de la belle blonde étaient tout à fait particuliers. Alors que son œil gauche était d'un bleu océanique des plus spectaculaires, son œil droit, lui, était d'un chocolat lumineux. Je restai une seconde de trop sur son regard des plus étrange, et ma camarade se sentit obliger d'expliquer.

- Oui, je .. C'est étrange.. Je sais.. Des yeux de vairons.

- Oh, je .. Désolée, c'est impoli, m'excusai-je en me forçant à détourner les yeux. Simplement que c'est la première fois qu'il m'est donné de voir ça, et c'est vraiment superbe.

Elle rougit.

- Et puis je suis tout aussi étrange. J'ai des frères noirs, souris-je.

C'était la première fois que j'en rigolais, ici. Pourtant mes frères et moi n'avions jamais eu de mal à en parler, ni même à en blaguer, mais l'ambiance qui régnait sur Seabrook ne prêtait pas à la plaisanterie.

Ma camarade sourit.

- Quoi qu'il en soit, tu cours très vite, Bella. J'ai jamais vu ça. Tu fais des compétitions ?

- Quoi ? .. Non ! Non, absolument pas. J'ai même jamais fait une seule course de mon plein gré, ris-je. C'était la première fois aujourd'hui.

- Et bien, ma Belle, reprit la prof. Tu as un talent à exploiter, ici. Tu devrais te pencher davantage sur cette discipline.

- Vous croyez ? Questionnai-je.

- J'en suis même sûre.

Alors que j'allais répondre, nous entendîmes.

- Rose, Chérie ! Tu viens ?

Je regardai le gars qui se trouvait au bout du terrain, il attendait visiblement Rosalie.

- C'est Royce. Je.. J'y vais, dit celle-ci en détachant ses cheveux. A plus tard, peut-être ! Ce fut un plaisir, Bella !

- De même ! Souris-je.

Et c'était le cas. C'était un vrai plaisir de voir quelqu'un à qui mes relations fraternelles ne dérangeaient pas.

- Tu devrais aller te changer, Bella.

- Oui M'dame, j'y vais.

- Appelle-moi Stacy. Et tu peux très bien me tutoyer, si tu en as envie, me sourit-elle.

- D'accord. Dans ce cas, j'y vais, Stacy.

Elle opina, et après un dernier signe de main, je courrai en direction du gymnase. Je retrouvai Aaron et Jeff en bas des escaliers.

- Où est Zack ?

- Parti se changer dans son vestiaire, affirma Jeff.

- Et toi, t'étais où ?

- En train de courir.

- Ah okay, fit-il. Vous avez des trucs de prévus, pour cet après midi ?

- Perso, non. Et toi, Aaron ? Demandai-je à mon frère.

- Je voulais aller me balader, voir ce qu'il y a à faire par ici. Vous voulez m'accompagner ?

- Moi je viens, dit Jeff alors que nous arrivions à l'étage.

- Je vais rester avec Yemma. Mais demandez à Zachary, ça lui fera plaisir, fis-je alors que nous nous arrêtions près des casiers.

- Ouais, on fera ça.

D'un même mouvement, nous ouvrîmes nos casiers respectifs, et je poussai un cri de stupeur. Le contenu d'un saut de peinture me tomba sur la tête, m'aspergeant de la tête au pied. Je crachai la peinture avalée alors que mes mains repoussaient déjà le liquide de mon visage. J'ouvris les yeux et constatai que mes frères étaient recouverts de peintures blanches. Observant mes bras, je remarquai que ma peinture à moi était marron foncé. Des éclats de rire se firent entendre, et je me tournai vers les élèves qui nous regardaient. Parmi eux, Emmett, Edward, et Angela. Cette dernière me regardait avec un sourire triomphant, heureuse de me voir dans une telle position. Emmett Swan quant à lui semblait choqué. Edward nous observait, passant de mes frères à moi en secouant la tête, visiblement dépité ou déçu. Je me tournai vers l'intérieur de mon casier, pensant à regarder si mon sac d'école avait été touché. Heureusement non, mais je remarquai un mot sur ma porte.

« Te voilà noire, et tes nègres de frères sont blancs. Tout ça paraît irréaliste, tu ne trouves pas ? En effet, vous devriez arrêter de vous prendre pour ce que vous n'êtes pas. Voyez la vérité en face, vous êtes, toi et ta pseudo famille, tous inférieurs. »

Mes frères étaient restés stoïques face à cet acte. Je regardai le bout de papier de nouveau, avant de me tourner vers Angela Weber. Celle-ci me fit un petit clin d'œil. Je claquai la porte de mon casier en crachant tout haut.

- Je vous avais dit que je n'aimais pas ce foutu casier, y a pas de serrure !

- Comment on pouvait imaginer ça, Bella ? Fit Jeff, apparemment calme.

Aaron quant à lui, fit d'un ton blasé.

- Les gens d'ici sont pitoyables.

- Ce ne sont que des gros connards, oui. Leur ouverture d'esprit atteint des sommets.

- Laisse tomber, Bells. On va aller prendre une douche, et puis voilà.

Je tapai dans le casier, haineuse face à cet acte des plus scandaleux. Je surpris le regard d'Edward Cullen, avant que celui-ci ne rentre dans son vestiaire, accompagné d'Emmett. Ses yeux verts n'affichaient qu'incompréhension, et lassitude. Moi aussi, j'étais lasse. Lasse d'habiter ici alors que nous ne venions qu'à peine d'arriver.

Lasse de cette mentalité merdique, et de ces gens racistes.

Lasse de devoir rester calme alors que tous mes membres appelaient à la ré regardai Angela Weber rentrer dans son vestiaire à son tour.

- Allez viens, Bella. Laisse tomber, m'intima Jefferson.

Alors que j'allais aller dans le vestiaire pour traîner cette pétasse jusqu'au couloir dans l'intention de lui faire nettoyer mon casier avec la langue, Aaron m'entoura de ses bras, me retenant contre lui.

- Laisse-moi, putain, Aaron !

- Calme-toi, calme-toi.

Ne pouvant rien faire contre mon frère et ses muscles, je me laissai aller. Il me retint avec adresse alors que ses bras étaient toujours fermement encerclés autour de ma taille. Je regardai nos peintures se mélangeaient alors que ma vue était troublée par la colère.

- Laisse tomber, Chérie. Tu sais ce qu'on dit.. La roue tourne.

- Et j'espère sérieux qu'elle va venir s'écraser sur leur gueule de moche, crachai-je.

Il resserra son étreinte.

- T'en fais pas, ça va aller.

De toute façon, ce n'est pas comme si nous avions le choix..


Oui, je sais, c'est dégueu de faire ça. Mais bon..

J'espère que ça va tout de même plu ! Vous en avez pensé quoi, de ce chapitre 3 ?
Avec l'arrivée de Rose, et d'Alice aussi. :)

N'hésitez pas à me donner vos avis, je réponds à tout.

Je vais pas plus blablater, et aller au lit, parce que là ça devient plus possible.
Donc, prenez soin de vous en attendant la suite, et soyeux heureuses au possible ! :)

Peace.

PS : Ah oui, aussi. Je tenais à vous dire que j'ai un Facebook, pour celles que ça intéresse. Le lien direct est sur mon profil. Mon pseudo ? " Liisas de fanfiction ". De plus, j'ai fait un album nommé " Famille McCarthy ", je crois, avec les photos d'acteurs, et les personnages de ma fiction auxquels je les associe. N'hésitez pas à y aller, et à m'ajouter. :). Lectrices d'Une amitié fraternelle, je me mets à écrire le début du chapitre 19 dès demain ! ;)