Il neige... ou il pleut ? En tout cas il fait froid...
Merci pour les reviews :3 Elles me font plaisir ^^
Ma petit AoiHane -qui s'occupe désormais la lourde tâche de corriger mes fautes- a réussit à, donc corriger mes fautes ^^, en un laps de temps record alors qu'elle est malade, on l'applaudit bien chaleureusement ^-^
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 3 :
Il alluma son ordinateur portable et le posa sur son lit. Sa chambre était plongée dans le noir, les rideaux fermés, la lumière éteinte, seule celle de l'écran éclairait faiblement la pièce. Ses parents étaient encore en bas, discutant. Après le dessert il était monté directement, il avait prétexté des devoirs à faire. Dans son dos il avait senti la mine triste de sa mère. Pendant que l'ordi démarrait, Mukuro se déshabilla, ses vêtements tombèrent à ses pieds et formèrent un petit tas qu'il laissa au sol, un unique boxer mauve restait encore sur sa peau. Il ressemblait à un fantôme sous la lumière de l'écran, ses muscles finement ciselés roulaient sous sa peau à chacun de ses mouvements. Il chercha sur son bureau le chargeur de l'ordi, il y resterait sans doute longtemps, il mit une dizaine de minutes avant de mettre la main dessus, l'obscurité de la chambre n'aidant pas les recherches mais il ne voulait pas allumer la lumière, il préférait cette atmosphère. Les voix de ses parents lui parvenaient en de faibles chuchotements qui se perdaient dans le vrombissement étouffé de l'ordinateur. Il brancha le chargeur et monta sur son lit qui grinça légèrement. Il ouvrit une page internet, ses doigts restèrent en suspend au dessus du clavier. Il hésita une fraction de seconde puis tapa Sawada Tsunayoshi dans le moteur de recherche. A cette époque personne ne pouvait échapper à la toile informatique, il trouverait quelques informations sur lui ; pourtant ce ne fut pas le cas. Il essaya plusieurs combinaisons de mots mais il tombait toujours sur Tsunayoshi Tokugawa, l'empereur. Il cliqua par curiosité sur un site historique. Empereur et shogun sont deux termes qui étaient facilement confondu, le shogun représentait le chef des armées et il n'était pas rare que celui-ci usurpe le trône impériale, Tsunayoshi était le 5e shogun durant l'époque Edo dit aussi… Tokugawa ?
Tiens des usurpateurs.
A moins d'avoir rajeuni de trois siècles et quelques années, maigri, fait une opération chirurgical, il était totalement impossible que ces deux personnes soient les même, de plus il ne voyait pas l'adolescent promulguer des lois concernant la protection des animaux et plus particulièrement des chiens. Pourquoi les chiens ? Mukuro se frotta l'arête du nez, ses géniteurs s'étaient couchés voilà près d'une heure ou plutôt cinq minutes depuis que les bruits des ressorts grinçant de leur chambre s'étaient tus. Il regarda l'heure indiquée sur la barre des tâches. Trois heures qu'il creusait dans le monde virtuel. Et aussi exceptionnel que cela puisse paraître, il n'avait rien trouvé, c'était impossible. Son nom devait être mentionner quelque part. Il pouvait s'introduire dans les archives de la préfecture mais il ne s'en sentait pas la force sur le moment. Sa tête s'enfonça dans son oreiller, la chaleur de l'ordinateur lui brûlait presque les parties génitales mais il ne s'en souciait pas outre mesure. Soudainement il se redressa. Ses doigts pianotèrent rapidement sur les touches. Tsunayoshi Dokuro. Contrairement aux recherches d'avant, aucun Tsunayoshi Tokugawa n'apparaissait. Il y avait juste un lien. Un unique lien, celui d'un journal.
Etrange…
Il cliqua. C'était un ancien article de journal, écrit il y a une dizaine d'année. Le Namimori news, le 15 octobre. Il le lut en diagonal puis, arrivé à la fin, il reprit depuis le début, en lisant correctement cette fois-ci. Il y avait une dizaine d'année un accident de voiture s'était produit impliquant une famille dont le fils unique était mort suite à ses blessures, le gamin avait fêté ses quinze bougies le jour précédent le drame. Les parents ? Iematsu et Nana. Leur nom ? Sawada. La photo complétant l'article ? Ses parents à lui, en un peu plus jeune, devant sa maison. Le gamin ? Le même Tsunayoshi Sawada qui était arrivé dans son lycée. Il fouilla la page du regard… Le mot Dokuro n'apparaissait nulle part… Il retourna en arrière, il était troublé par sa… découverte ? L'écran afficha le célèbre 404 error not found. L'écran se brouilla. L'ordi s'éteignit dans un bip sonore. Mukuro le regarda, interdit, il cligna plusieurs fois des paupières.
C'est quoi ce merdier ?!
XxX
Sa main glissa le long de son dos dénudé. La chair lisse et douce frémit sous les caresses. Le dos s'arqua lorsque la main descendit encore plus bas. Ses baisés passionnés enflammaient son corps et son esprit, mais il restait concentré sur sa tâche. Il grogna. Il repoussa les tentatives mais il ne résista pas longtemps. Leurs lèvres se rejoignirent, il se laissa aller. Plaqué contre le matelas, l'autre le dominait. Son souffle chaud dans le creux de sa nuque l'excitait au plus au point. Cependant il devait tenir encore deux minutes juste le temps de…
- Muhh laisse-moi finir.
- Je vais finir par croire que tu t'intéresses plus à lui qu'à moi.
- Ce n'est pas le cas.
- J'ose espérer.
- Maintenant lâche-moi.
- Que des ordres pour une créature si frêle…
Il regarda l'écran et les nombreuses fenêtres ouvertes.
- Fais attention, un réveil trop brusque risque de tout compromettre.
- J'aime le risque. Après tout je suis toujours là, non ?
Il soutenait son regard, le mettant au défis de le contredire. L'ambre face à l'onyx. Le tueur à gage numéro un face à l'adolescent, mais en était-ce seulement un ? Légèrement mis en rogne par le refus de son amant, le tueur professionnel le délaissa pour une tasse de café qu'il but, accoudé au plan de travail de la cuisine qui donnait directement sur leur chambre. De là il avait une vision global de la pièce, il voyait son compagnon recouvert d'une couverture brune lui gâchant la vue de son corps nu. Le café chaud lui brûla les papilles mais il le buvait quand même. Le son des touches du clavier de l'ordi s'enfonçant sous les doigts du plus jeune l'énervait, pourquoi c'était pas lui sous ses doigts ?
Une voiture passa dans la rue, ses fars éclairèrent un cours instant l'appartement puis le plongea de nouveau dans un voile sombre. Ses yeux étaient habitués à l'obscurité, son travail ne lui laissait guère le choix si il voulait être le premier, il ne comptait plus de nombre de personnes décédées sous l'une de ses balles la nuit. Il ne tuait que pour le travail et quand sa propre vie était menacée mais, peut être, que cette fois-ci il ferait une exception, pas pour la personne à qui son amour piratait gentiment l'ordinateur, mais pour l'autre, il reconnaissait sa force et vice versa.
Hibari Kyoya…
Il l'entendit se retourner sur le matelas, la couverture avait entièrement glissé sur le sol. Il voyait ses cheveux bruns et ébouriffés encadrer son visage et souligner ses yeux ambres, ses lèvres pulpeuses entrouvertes… ajouté à la position quelque peu indécente pour son plus grand bonheur, Tsunayoshi apparaissait sous ses yeux comme un appel au viol ; comme une publicité lumineuse sur la route 66 une pleine nuit d'hiver attire votre regard. A la naissance de son cou, et caché par les mèches de cheveux rebelles, était inscrit dans sa chaire un tatouage qui descendait jusqu'entres ses omoplates. 1. 00. 10. 01.
Il reposa sa tasse vide. Il devrait attendre avant de le tuer, malheureusement, et puis ce n'était que de temps à autres. Il sentit ses bras se refermer contre son torse, sa tête reposait sur son épaule.
- J'ai fini pour aujourd'hui, l'entendit-il murmurer à son oreille.
Il avait été plongé dans le côté sombre du monde depuis bien longtemps maintenant. Et, un jour, s'était-il promis, il verrait à nouveau de l'innocence dans ce regard ambré. Il lui embrassa les doigts, se retourna et introduisit les siens dans la bouche de Tsuna qui les lécha avidement. Il les retira et se colla à lui, il l'embrasa sans retenu puis à bout de souffle, ils se séparèrent. Ils restèrent un moment sans rien dire, juste dans les bras l'un de l'autre.
Un jour, il lui enlèverait ce tatouage, ces chaînes qui emprisonnaient son cher Tsuna.
- Reborn…
Il grogna.
- Je t'aime.
Il enfouit son nez dans le creux de son épaule.
- Moi aussi, souffla-t-il.
Il n'aimait pas tout ce qui était niaiserie, dégoulinant d'amour, rose bonbon et autre, il trouvait que les hommes qui s'abaissaient à cela n'était que des femmelettes, cependant il ne faisait qu'une seule et unique exception pour l'être qu'il tenait entre ses bras. Si une personne lui avait dit un jour que lui, le grand Reborn, sans cœur et état d'âme ferait de même, il aurait tué cette personne d'une balle entre les deux yeux pour de telles calomnies… Il n'y avait que pour lui qu'il montrait ce côté de sa personnalité. Il n'y avait que pour lui qu'il s'autorisait à être aussi « stupide » – comme disait le proverbe « l'amour rend stupide » ; ou bien était-ce aveugle, idiot… ?
XxX
Il regarda le bâtiment en face de lui. Une grande tour de verre et de fer comme il s'en faisait tant de nos jours. Le temps était chaud, l'humidité rendait l'air étouffant. Les rayons du Soleil frappaient de façon oblique les parois vitrées, elles l'éblouissaient. Il voyait se refléter le Soleil mourant qui se trouvait derrière lui. Le Soleil ne serait pas le seul à rejoindre la nuit sombre. Il passa un doigt dans son col pour l'élargir et défit par la même occasion sa cravate. Il cala son sabre entre ses omoplates, le savoir ici le rassurait, savoir son poids être toujours le même le rendait confiant, il n'était pas fissuré ou brisé. Son compagnon s'agitait dans tout les sens, il ne tenait plus en place. Il respira une bouffe de fumée de sa cigarette puis l'écrasa rageusement sur le bitume.
Une tour de verre dans un centre historique, ils ne respectent vraiment plus rien.
C'était une petite ville médiéval d'Italie du Nord où la lumière se perdait dans les dédales des rues, la chaleur de l'été rendait toute sortie impossible au delà de certaines heure, où les semelles des chaussures ne rencontraient rien d'autre de le sable ocre et les pavés fendillés, les villageois se retrouvaient autour du puits de la grande place pour les fêtes ou le marché…
Mais ça c'était avant...
Puis les grands diplomates étaient venus, suivis des nombreuses foules, puis de fil en aiguille la petite ville grandit, se modernisa et perdit son charme d'autant. Maintenant à la place des petites maisons se dressaient des immeubles. La petite ville avait perdu son âme. Il devait être quatre heure de l'après-midi, personne ne traînait dans ce quartier à cette heure-ci, les jeunes étaient à l'école, les parents au travail. Il y avait bien sûr quelques personnes qui se promenaient ici et là. Seulement eux deux contrastaient autant que la tour. Peut être était-ce dû à leur posture ? À leur façon de s'exprimer ? Ou bien le fait que l'un avait une épée dans le dos et l'autre des dynamites à la ceinture ? Mais les passants n'étaient pas assez près pour le remarquer.
Un téléphone sonna. L'adolescent à la dynamite, il ne devait pas avoir plus de 16 ans, le sortit de la poche arrière de son jeans qui semblait trouver les hanches de son "porteur" trop maigre et préférer ses genoux. Il ne regarda pas le numéro, ils savaient tous les deux qui c'était. Il décrocha, la conversation ne dura qu'une minute. Il regarda le bretteur, hocha la tête. La fête allait commencer…
Les têtes volèrent. Les escaliers de transformèrent en cascades de sang parsemées de cadavres. Il avait le goût du métal typique au sang dans sa bouche. Il essuya calmement sa lame, puis s'approcha de la cible, les autres n'étaient que des dommages collatéraux. La pointe sur le ventre de l'homme, ses yeux le transperçaient, ils étaient vide et froid.
- Sayonara monsieur le premier ministre italien.
Il y eut un cri, puis le silence.
Ils quittèrent le bâtiment enflammé sans un regard en arrière. Quelques bombes aux bons endroits et plus de traces. Déjà les personnes s'ameutaient autour de l'immeuble. Ils prirent une petite ruelle adjacente, et vide.
- C'est pas bon pour la santé, la cigarette, Haya-chan.
- Tch, ne m'appelle pas Haya-chan, stupide baseballeur !
- C'est quoi la suite ?
- On va au Japon.
- Pour notre lune de miel ?
- Le miel je vais le foutre sur ton sabre puis te le planter dans l'anus ! Non, il nous a demandé de venir le rejoindre quand on aura fini avec l'autre con, donc maintenant.
- Que tu es méchant avec moi Haya-chan !
Le bretteur se positionna devant le dénommé Haya-chan.
- J'ai du miel dans la chambre d'hôtel si tu veux…, chantonna-t-il joyeusement, puis son regard redevint froid, il est où ?
- A Namimori, il l'a retrouvé.
- Qui est avec lui ?
- Seulement Reborn.
- On ferait mieux de se dépêcher, on sait jamais ce qui peut arriver.
- Mais d'abord 'faut qu'on récupère Hibari, tch... 'va encore tout casser.
- Lambo, on le laisse ?
- On laisse la vache avec les siens, on aura enfin la paix !
Il regarda sa montre.
- Il nous reste du temps avant le prochain vol, il l'a déjà réservé, et pour chercher l'associable, on a vraiment du miel dans la chambre Takeshi ?
- Autant que tu veux…
XxX
Lambo rangea son téléphone dans la poche arrière de son jeans. Il fulminait. Ils le laissaient encore une fois derrière pour terminer le travail. Certes c'était le plus jeune, certes il commettait pratiquement chaque jour une ânerie, certes il pleurait, peut-être, pour un rien mais il n'en pouvait plus de devoir à chaque fois finir le travail. Pour lui c'était synonyme de bagne. Il regardait le champ autour de lui, il n'avait que lui et les vaches, les vaches et lui. Au loin, il apercevait la petite ville et la tour de verre enflammée. Ils avaient terminé maintenant c'était à son tour. Il devait vérifier qu'aucun témoin n'était encore vivant dans le cas contraire il le tuait, il devait surveiller les journaux et être sûr que l'évènement serait rapporté.
Il le sera, c'est pas tous les jours qu'un premier ministre se fait tuer de la sorte.
L'affaire remonterait jusqu'au plus haut, et là il devait faire en sorte que les journalistes disent ce qu'il veut, en dire assez pour faire un scandale mais pas trop sinon les fouines vont flairer la veine et devenir gênants. Cette mort n'était que le prélude d'une série. Utiliser la peur à son avantage. Il avait bien d'autres obligations à faire mais toutes consistaient plus ou moins à finir le cadeau pour que, lorsqu'il serait ouvert, le spectacle en soit grandiose. Chaque détail était vérifié et revérifié. Le travail en soi n'était pas spécialement désagréable mais il était toujours envoyé en Italie et devait loger chez les Bovino, qu'il détestait particulièrement. Et c'était le cas.
En sortant du champ, il eut cependant une petite pensée pour Hayato et Takeshi qui devaient prendre l'avion avec Hibari, leur position n'étaient pas plus enviable.
- Tsuna-nii… quand est-ce que tout cela finira ? demanda-t-il, les yeux levés vers la Lune.
Et voilà c'est tout pour cette fois ^^, une petite review ? *yeux du chat potté... sort les images yaoi... ça à plus d'effet*
Je vous souhaite de joyeuses fêtes !
(a encore l'impression d'avoir oublié un truc... )
