Traduction Faerietayle
Disclaimer : L'histoire ne m'appartient pas, je ne suis que la traductrice. Son auteur est Kamerreon, il est le seul à l'avoir créer de toutes pièces en se basant sur les créations de JK Rowling. Je ne possède strictement rien.
Désolé si la traduction n'est pas top, mais je fais de mon mieux.
Je suis vraiment désolé pour cet énorme retard mais j'ai beaucoup de boulot (les joies de l'université), de plus je suis en pleine révision pour les partiels du premier semestre, donc ne vous étonnez pas si je ne publie que pendant les vacances (la Toussaint ne compte pas, j'ai eu que 10 jours !!!). Encore désolé !
Pairings : Harry/Harry ; Neville/Lavande ; Dean/Seamus ; Ron/Hermione
AVERTISSEMENT : Ceci est une histoire basée sur des rapports homosexuels et également hétérosexuels ; il y a présence de violence, de trahison, de la mort de personnages, d'un langage brutal et des scènes qui peuvent s'avérer choquantes.
Faerietayle
La pomme délicieuse, douce et acide,
La couleur de sang à l'intérieur de mon coeur,
Je vous dirai maintenant la même chose,
Je ne veux jamais me séparer de lui.
Orion se déplaçait lentement du lit et de Harry. Il était sur ses pieds et s'était faufilé en dehors de la chambre en pyjama, en se dirigeant vers la salle de bains à travers le hall. Orion s'y glissa à l'intérieur et se déshabilla. Il entra dans la douche et actionna l'eau chaude en soupirant de joie lorsqu'elle massa ses muscles engourdis.
Orion appuya son front contre la tuile froide et respira lentement. Il avait un grand nombre de tâches à accomplir, mais la sécurité d'Harry était la plus importante. Tout le reste pourrait être fait quand il aurait le temps.
Il n'allait pas négliger son but, pas pour tout l'or du monde. De plus, il se souvenait exactement combien il était douloureux d'être seul. Cela le brûlait et le consumait de l'intérieur et ensuite le sentiment d'obscurité enflerait et le dévorerait. Il ne voulait pas que ce sentiment engloutisse Harry, pas quand il pourrait combattre cette obscurité.
Orion sortit de la douche et s'enroula d'une des serviettes moelleuses, en se séchant vigoureusement. Il ricana quand il vit le désordre de ses cheveux. Quand il fut entièrement sec, il prit sa baguette de son pyjama sur le parquet et l'agita avec précision.
Il était maintenant habillé. Il portait une chemise rouge sang avec de longues manches, le blason de Gryffondor sur le dos. Son jean était d'un noir tanné qui allait bien avec le haut et créait un ensemble frappant. Il jeta un coup d'œil dans le miroir et fit un signe de tête approbateur avant de se diriger dans le hall.
Il descendit les escaliers et entra dans la cuisine, prenant place à la table maintenant silencieuse. Il ignora la présence des autres membres et prit quelques crêpes et plusieurs tranches de lard.
- Où est Harry ? Questionna Molly.
Il dort, répondit Orion.
- Bill, chéri, va le réveille, d'accord ? Demanda Molly à son aîné.
- Laissez-le tranquille, répliqua Orion. Il a besoin de sommeil.
Molly souffla et plaça ses mains sur ses hanches. " Jeune homme, je sais ce qui est le mieux…"
- Pour vos propres enfants, termina-t-il. Harry ne l'est pas, il ne sera jamais un de vos enfants. Je ne serai pas mis à l'écart et je ne vous permettrai pas de l'étouffer et lui donner des ordres.
- Je ne lui donne pas des ordres! Déclara Molly.
- Harry, va au lit. Harry, il est temps d'y aller. Harry, vient manger maintenant, se moqua Orion. Il a seize ans, Mme Weasley et il tout à fait capable de prendre de telles décisions tout seul.
- Il ne mange pas suffisamment ! S'écria t- elle.
- Je m'assurerai qu'il mange assez, l'assura Orion. Je ne permettrai pas qu'il lui arrive quoique ce soit.
Elle lui lança des regards noirs et se retourna pour brouiller quelques œufs.
Il finit son petit déjeuner en silence et quitta la pièce aussi vite que possible. Il n'avait aucune envie de converser avec ces étrangers qui lui étaient si familiers. Il y avait quelque chose qui avait besoin d'être fait tout de suite.
- Kreacher! Appela-t-il quand il est arriva au salon.
L'elfe crasseux apparut devant lui avec un sourire méprisant sur son visage.
Orion haussa un sourcil, l'elfe de maison n'avait pas commencé à vomir des insultes, mais il supposa que Harry avait trouvé un moyen de le faire taire.
- Il y a un médaillon dans la maison, avec des serpents dessus, exposa-t-il.
Le regard furieux de Kreacher s'intensifia.
- Je sais, je sais, c'est le médaillon de Maître Regulus, dit-il.
- J'ai besoin que tu me le donnes pour que je puisse le détruire comme Regulus le voulait.
Le visage de Kreacher révélait son hésitation.
- Je serai capable de l'anéantir. Je sais que tu as essayé de le détruire pendant des années et que tu as échoué, exposa Orion dans sa mansuétude. C'était très fidèle de ta part.
Kreacher fit un signe de tête léger au commentaire.
- Si tu m'apportes le médaillon, je m'assurerai que ta tête soit accrochée au mur quand tu mourras, assura Orion.
L'elfe s'inclina une fois et disparut. Il fit de nouveau son apparition quelques instants plus tard en tenant le Médaillon de Serpentard. Ses mains sales le portaient comme si c'était le plus rare des trésors, avant de le tendre à Orion. Orion accepta le médaillon et le plaça soigneusement dans sa poche.
- Regulus aurait été fier de toi, complimenta Orion à l'elfe avant qu'il disparaisse de nouveau.
Il s'installa sur le canapé le plus proche et soupira de soulagement. Il avait espéré que Mundungus Fletcher ne l'avait pas volé de nouveau dans cet univers. Il n'aurait pas aimé le menacer une nouvelle fois. Il semblait qu'il était un peu chanceux dans ce monde.
Il avait un des quatre Horcruxes en sa possession.
Il ferma les yeux et mis une main sur son visage. Il ne voulait pas penser aux horreurs qu'il reverrait. Sa première expérience avec les Horcruxes avait été assez mauvaise, mais il savait qu'il devait tous les détruire de nouveau. C'était la seule façon de protéger Harry.
Un bruit assourdissant le tira de ses pensées. Les escaliers grincèrent comme si quelqu'un les descendaient en courant, réveillant au passage le portrait de Mme. Black. Les pas étaient frénétiques et Orion se leva du canapé et partit de la pièce avec inquiétude.
Au moment où il atteignait la pièce suivante, Harry se jeta dans ses bras. Il gémissait et tremblait de peur. Orion le serra dans ses bras fermement.
- Qu'est-ce qui ne va pas, Harry ?
Le garçon semblait prêt à faire une syncope. Ses yeux verts étaient largement ouverts et ses pupilles étaient dilatés. Avait-il eu un cauchemar après qu'Orion ait quitté la pièce ?
- J'ai cru que tu n'étais qu'un rêve, sanglota Harry, étranglé par ses larmes. Je me suis réveillé et tu n'étais pas là. J'ai pensé que tout n'était qu'un rêve, que j'étais de nouveau piégé de la prophétie et… Il commença à hyperventiler.
- Shh, chuchota Orion en faisant des cercles calmant au dos de son protégé.
Il lança un regard furieux aux personnes qui regardaient avec curiosité par la porte de la cuisine. Alors qu'ils continuaient de les fixer, il se déplaça pour leur bloquer la vue et guida ensuite Harry dans le salon, se léguant le canapé et mettant Harry sur ses genoux.
- J'étais certain que c'était un mensonge et que je devrais le tuer, dit Harry en frissonnant.
Orion soupira et glissa la tête d'Harry sous son menton. "Shh", répéta t-il.
Orion se souvenait d'un moment semblable dans son monde. Le moment où s'il s'était rendu compte qu'il n'avait d'autre choix que de devenir un tueur. L'écoeurant sentiment avait grandi et s'était étendu, le rongeant jusqu'à l'os, mais la terreur et la peur étaient restées.
Il s'était senti impuissant et pitoyable. Il était le Sauveur et tout le monde comptait sur lui. Il était la seule personne qui avait le pouvoir de vaincre Voldemort. Aucune autre personne ne réussirait. C'était son destin…d'accomplir cette tâche, seul. À ce moment là, il n'avait voulu rien d'autre que quelqu'un vienne pour le sauver. Il avait voulu que ce fardeau tombe sur les épaules d'une autre personne, qu'importe combien cela sonnait lâche, mais personne n'avait porté le fardeau à sa place.
Orion pouvait très bien imaginer la peur de Harry. Il avait cru que tout cela avait été un magnifique rêve qui s'était transformé en horrible cauchemar. Cet événement amplifia son instinct protecteur.
- Tu n'es pas partis, souffla Harry alors qu'il appuyait sa joue contre le cou d'Orion.
- J'ai promis que je ne partirai pas, lui rappela Orion.
- Les gens ne me tiennent jamais leurs promesses, marmonna Harry.
Orion hésita devant cette vérité. Il était intimement familier avec ce fait.
- Je sais, mais je suis différent. Je garderai toujours mes promesses que je te ferai, assura Orion.
- Pourquoi le ferais-tu ? Pourquoi tu t'en inquiètes ? Demanda Harry.
Orion savait qu'il ne voulait pas d'une simple réponse. Sans mentir, la réponse était complexe et même lui ne la comprenait pas.
- Ce n'est pas parce que tu es Harry Potter ou une version alternative de moi. Enfin, si un peu, mais ce n'est pas la principale raison. Il soupira. Personne ne m'a jamais sauvé, même quand j'avais besoin d'un sauveur. Je peux te sauver.
Harry grimaça. Cela ressemblait à une obligation.
Orion empoigna son menton et planta ses yeux dans les siens.
- Tu n'es pas une obligation ou un fardeau, ne pense plus jamais ainsi.
Harry baissa les yeux d'un air penaud.
- Elle avait promis que je trouverais le bonheur ici, avoua t-il. Elle avait prédit que je devrais répéter la prophétie, mais que cela vaudrait le coup.
- Qu'est-ce qui pourrait valoir une telle souffrance ? Demanda Harry.
- L'amour, répondit Orion. Elle avait dit que je trouverais l'amour en venant dans ce monde. Il cligna les yeux lentement. Je suis venu pour toi, pas parce que tu es Harry Potter, mais parce que tu es Harry. Tu es la seule personne qui ne sera jamais capable de me comprendre.
Harry le fixa incrédule. Il était parti de son propre monde pour venir ici, pour Harry la personne…pas Harry le Sauveur ? Harry aurait fait lui-même quelque chose de semblable à la place d'Orion. Il sentit une douce chaleur envahir son cœur. Ils étaient vraiment capables de se comprendre.
- Quelqu'un qui comprend vraiment une autre personne est un cadeau rare, exposa Harry.
- Et quelqu'un qui aime inconditionnellement est inestimable, conclut Orion, disant à voix haute ce qu'ils pensaient tous les deux.
- Je ne pourrais jamais aimer quelqu'un qui ne pourrait pas me comprendre, marmonna Harry. Le corps entier d'Orion se tendit à ces mots et les rejoua dans sa tête. Une rougeur s'insinua sur son visage quand il réalisa ce que cela impliquait. Orion étant essentiellement Harry, il ressentait la même chose.
Il regarda Orion avec trouble et gêne.
Orion baissa les yeux pour accrocher ceux de Harry alors que son esprit essayait de retrouver un semblant de lucidité. Luna avait déclaré que Harry était la seule personne dont il ne serait jamais capable de tomber amoureux, mais il ne voulait pas que le garçon se sente pressurisé. D'autre part, il savait exactement combien Harry détestait lorsqu'on lui cachait des choses. Ce moment jouerait un grand facteur dans son avenir. Quelle était la meilleure chose à faire dans ces moments là ? Comment dire à son autre soi qu'il était la seule personne qui pouvait le rendre heureux ?
Il respira profondément et fit un signe de tête.
- Oh, haleta Harry. La rougeur envahit ses joues et il cacha sa tête sous le menton d'Orion.
- C'était un bon 'oh' ou un mauvais 'oh' ? Demanda t-il sérieusement.
- C'était un 'oh' étonné et intrigué, évidemment, taquina Harry.
- Donc tu n'es pas dégoûté ? Se renseigna Orion anxieusement.
- Non, répondit immédiatement Harry. Je n'ai juste jamais pensé être avec un garçon auparavant, avoua t-il.
- Je n'y avais pas pensé non plus.
- As-tu eu des rapports dans ton monde ? Voulu savoir Harry, l'inconfort et l'appréhension irradiaient de son être.
- Non, jamais, je ne faisais suffisamment confiance à personne pour quelque chose d'aussi important, déclara Orion.
- Luna avait dit que nous serons heureux ensemble, dit Harry, en répétant les premiers renseignements.
- Oui, c'est ce qu'elle avait dit. Tu ne dois pas être d'accord… enfin, je ne veux pas te forcer ou quoique ce soit, répondit Orion.
- Je me sens en sécurité avec toi, chuchota Harry.
- J'en suis heureux.
- Je ne suis pas contre l'idée…cela semble juste bizarre. Je veux sortir avec moi, gloussa Harry. Sa réponse fit rire Orion.
- J'ai l'impression de ressembler à Malfoy là. Le seul moyen de trouver le bonheur est de tomber amoureux de toi. Personne d'autre ne me comprendra jamais, se moqua Orion. Les deux sorciers éclatèrent de rire en même temps. C'est étrange. Je te connais techniquement seulement depuis un jour.
- Pourtant, nous nous connaissons mieux que n'importe qui d'autre vivant sur cette planète. Nous avons été au cours de notre vie dans des situations semblables et avons subi des pertes presque identiques et les mêmes déceptions. Personne ne nous comprendra jamais aussi bien que nous nous comprenons, présenta avec sagesse Harry.
Orion lui sourit et frotta son dos avec douceur.
- C'est maladroit. Um, sortirez-vous avec moi, Harry Potter ?
- C'est Harry Potter qui me le demande ? Imita Harry telle une groupie hystérique. Je suis honoré!
Orion perdit le contrôle et s'écroula d'un rire fort et puissant. Il n'arrivait pas à se souvenir de la dernière fois où il s'était senti aussi bien. La chaleur dans sa poitrine s'étendait lentement, brisant le mur de glace qui s'était forgé autour de son coeur pour se protéger.
- Quelle est votre réponse, M. Potter ?
- Bien, M. Potter, j'ai peur que vous soyez coincés avec moi. Je ne pourrais jamais repousser un si beau type, s'exclama Harry dans un ton impressionné.
Orion brossa ses ongles à travers sa poitrine.
- Oui, je suis tout à fait splendide n'est-ce pas ?
Harry ricana.
- Je grandis pour être sexy, accorda t-il. Au moment où les mots quittèrent sa bouche, il devint plus rouge qu'il ne l'avait jamais été. Par l'enfer, j'avais l'air de Malfoy, ronchonna t-il, entraînant Orion dans un autre éclat de rire.
L'estomac de Harry choisit ce moment pour gronder fortement. Il cligna des yeux avant de frotter l'arrière de sa tête.
- Je n'ai pas eu le temps de manger quand je me suis réveillé parce que… j'ai été si inquiet.
- Je sais, allons régler ce problème maintenant, lui dit Orion. Son bras était roulé d'un air détaché autour des épaules de Harry alors qu'ils descendaient le vestibule et entraient dans la cuisine.
- Bonjour Harry, dit Lupin.
- Bonjour, Lunard, répondit Harry.
- Bonjour, nos splendides petits Harrykins ! Saluèrent les jumeaux avec un regard sournois.
Harry ricana avec Orion à leurs bouffonneries.
- Fred, George, dirent-ils alors qu'ils faisaient un signe de tête aux jumeaux.
- Comment vous faîtes ça ? Demanda Charlie avec curiosité.
- Secret ! S'exclamèrent Orion et Harry à l'unisson.
- Bonjour Harry mon chéri, piailla Molly avec un sourire. As-tu bien dormi ? Tu te sens bien ? Tu as loupé le petit déjeuner ce matin, accusa t-elle. Je vais faire quelque chose pour toi, mon chéri.
- Pas besoin, introduit Orion. Je vais m'en charger.
Les mains de Molly étaient sur ses amples hanches en un instant. Elle fronça les sourcils.
- Je vous ferai savoir jeune homme, que cette cuisine …
- Appartient à Harry et à moi, interrompit-il, comme tout le reste de cette maison.
Sa bouche s'ouvrit et se ferma à plusieurs reprises.
- J'ai tous les droits d'utiliser cette cuisine.
Il fit un geste pour que Harry prenne un siège et contourna la sorcière choquée, en se dirigeant immédiatement vers les placards et ensuite le réfrigérateur.
Harry le regarda incrédule. Il n'était pas choqué qu'Orion ait remis Mme. Weasley à sa place, non, il s'y attendait. Ce qui le réduisait au silence était qu'Orion cuisinait pour lui. Harry n'aimait pas cuisiner, il voyait toujours ça comme un type de torture, à cause des Dursley et bien qu'il soit bon cuisinier, il n'a appréciait pas cette activité.
Il avait cru qu'Orion ressentait la même chose. Sachant qu'Orion faisait volontiers le déjeuner pour lui fit sauter de joie le cœur de Harry.
- Harry, mon chéri ? Chuchota Molly.
- Hmm, oh oui. J'ai merveilleusement bien dormi, je me sens bien, répondit-il aux premières questions.
Les sourcils de Rogue se haussèrent à ce commentaire. Harry Potter ne se sentait jamais bien. Il était toujours parfait et seulement parfait jusqu'à hier, et maintenant il était subitement bien. Aujourd'hui, peut-être avait-il comprit que la vie n'est pas parfaite ? Tout le monde savait que c'était ce nouvel arrivant qui avait entamé ce changement dans la vie de Harry.
Orion continua à bouger adroitement autour de la cuisine, en préparant le déjeuner avec des mouvements précis. Il remua la spatule dans la casserole neuf fois et demie dans le sens inverse des aiguilles d'une montre avant de répéter l'action dans la direction opposée. Les morceaux de fromage grillés étant prêts, il s'attaqua à la soupe de tomate.
Il n'aimait pas cuisiner, vraiment pas, mais il savait que Harry apprécierait sa cuisine. Et honnêtement, ça ne le dérangeait pas tant que ça s'il cuisinait pour Harry.
Rogue regarda ses mouvements précis avec des yeux experts. Chaque petit tic de chaque muscle était analysé.
- Si vous êtes si bon, je trouve incroyable que vos notes en potion sont si épouvantables, ricana t-il.
- J'ai horreur de cuisiner, dit Orion. La réalisation de potion est semblable à la cuisine alors par défaut, je déteste aussi.
- Vous êtes étonnamment doué, admit Rogue à contrecœur. Vous pourriez vous lancer dans l'apprentissage de Maître de Potions.
- Jamais de la vie, s'exclama Harry.
- Pourquoi cela ? Demanda Rogue d'une voix traînante, incapable de nier sa curiosité.
Harry haussa les épaules.
- Ce n'est pas parce qu'une personne est bonne à quelque chose que forcément elle apprécie la dite chose.
Rogue fit un signe de tête. Il le savait très bien. Il était un espion brillant, mais cela ne signifiait pas qu'il aimait risquer sa peau et accomplir toutes les tâches qui lui étaient attitrées.
- Vous n'avez jamais montré ce niveau d'aptitude dans ma classe, fit-il remarquer.
- Bien sûr que non, pourquoi devrais-je faire des efforts pour quelque chose je déteste si ce n'est pas exigé ? Demanda Harry en faisant un clin d'oeil. Je dois aller en classe, monsieur, mais cela ne signifie pas que je dois y travailler la matière.
- Quelle perception Serpentarde que vous avez là, M. Potter, dit Rogue.
Lupin sourit consciemment.
- Ah oui, vous avez manqué cette petite révélation d'hier n'est-ce pas, Severus ?
- Quelle révélation ? Demanda à savoir Severus.
- Le Choixpeau Magique avait voulu placer Harry à Serpentard, exposa Remus.
Rogue mit deux doigts entre le pont de son nez.
- Un Serpentard avec des gènes de Maraudeur, marmonna t-il. Je n'aurais jamais deviné.
- Bien sûr que non, dit Harry. Personne n'était jamais sensé savoir.
- Pourquoi ces renseignements ont été révélés exactement ? Demanda Rogue.
- Pour prouver mon identité, répondit Orion.
- Deux Harry Potter, marmonna Rogue. Pas un, mais deux Serpentards avec des gènes de Maraudeur.
Remus, Orion et Harry perdirent leur sérieux et éclatèrent de rire.
Quand Rogue lança un regard furieux aux trois gamins devant lui, Remus réussit à haleter : "Vous devez reconnaître que c'est amusant, Severus."
Les lèvres pâles et minces de Rogue se pincèrent davantage et son regard se fit plus féroce.
- Je suppose que la Belette ne l'a pas aussi bien pris, exposa t-il.
Harry serra les dents face au souvenir de la trahison de son ex-meilleur ami.
- Non.
Pour une fois Rogue fit quelque chose d'inattendu, il ne dit rien de dénigrant ou de dégradant. En fait, il garda la bouche fermée. Il était intimement familier avec le sentiment de solitude et de trahison. Il sentit l'illusion d'une sympathie dans sa poitrine, mais l'écarta au plus vite. Il savait que Harry détestait la pitié autant que lui.
Orion marcha à pas feutrés entre les deux hommes, portant le déjeuner à table. Il mit une assiette remplie de nourriture devant Harry, une autre à côté de Harry pour lui et ensuite une troisième assiette pour Rogue.
- Mangez, ordonna t-il à l'homme impassible.
Ron choisit ce moment pour entrer dans la cuisine avec Hermione. Il lança un regard furieux à Orion.
- Par l'enfer, qu'est-ce que tu crois être entrain de faire ?
- Je mange le déjeuner, cracha t-il à son tour.
- Tu as donné de la nourriture au conard graisseux ! Brailla t-il, choqué.
- Ronald Bilius Weasley! Comment oses-tu être aussi irrespectueux envers ton professeur ? Hurla Molly.
- Mais maman, c'est Rogue ! Cria t-il alors qu'il montrait brusquement du doigt l'homme.
- Je sais précisément qui il est et je sais que je t'ai enseigné des manières, jeune homme, répondit-elle avec véhémence, les mains sur ses hanches. Je m'excuse, Severus. Je ne sais ce qu'il lui…
- C'est bon, dit sarcastiquement Rogue.
Une expression entêtée repris le visage de Ron.
- Parfait. Son regard ennuyé ne lâcha pas Orion, il contourna la table pour rejoindre Harry. Pourquoi as-tu fait le déjeuner pour Rogue ?
- Tu te trompes. J'ai fait le déjeuner pour moi et Harry et il s'est avéré qu'il y en avait assez pour le Professeur Rogue, répondit-il. C'était un mensonge et chaque personne qui avait été dans la cuisine pendant qu'il préparait le déjeuner le savait. Il avait tout mesuré avec précision, il n'y avait aucun reste.
- Pourquoi donnes-tu le surplus à Rogue ? Exigea de savoir Ron.
Harry lui lança un regard furieux.
- Pourquoi il ne le ferait pas ? Siffla t-il.
- Je l'aime bien, dit Orion d'un air détaché. Il trempa sa cuillère dans le bol de soupe de tomate et souffla doucement avant de la faire glisser entre ses lèvres. Il savait sans aucun doute la réaction qu'il recevrait suite à cette déclaration.
- Tu l'aimes bien ? Demanda Hermione incrédule.
Ron était aussi rouge que la soupe de tomate. Ses lèvres bougeaient, mais aucun son intelligible en sortait, seulement des grognements idiots.
- Oui.
Il prit un morceau de fromage grillé et le trempa dans la soupe avant de le placer dans sa bouche. Harry et Severus imitaient ses actions.
- Tu ne peux pas aimer le conard graisseux ! Personne n'aime le conard graisseux ! Personne ne lui fait confiance. Tout le monde le sait ! Grogna Ron alors qu'il avait retrouvé la capacité de parler.
Les yeux de Harry se sont rétrécis rageusement alors qu'il voyait la main de Rogue serrer sa cuillère, conscient que cet avis était partagé.
- Ronald Weasley ! Hurla Molly.
- J'aime qui je veux et je fais confiance à qui je veux, affirma Orion.
- Tu lui fais confiance en fait ? Demanda Ron d'un ton incrédule. A Rogue, le conard graisseux ?
- Le choix de tes adjectifs est intéressant, traître, cracha Harry, en faisant grimacer Ron.
- Oui, je me fie à lui. Je lui fais confiance plus qu'à toutes autres personnes au monde, en excluant Harry, dit Orion.
L'illusion d'un sourire apparut sur le visage de Rogue avant de disparaître. Sa main commença à bouger encore une fois, portant la cuillère contenant de la soupe de tomate délicieusement préparée dans sa bouche. Ses papilles explosèrent de joie alors qu'il savourait et avalait sa bouchée.
- Plus que moi ? Cria Ron choqué.
- Absolument, ricana Orion.
- Plus que Dumbledore ? Demanda Hermione avec intérêt. Évidemment, le Directeur était plus fiable que le Professeur Rogue.
- Oui, répondit Orion.
- Pourquoi ? Demanda t-elle incrédule.
- Ce n'est pas tes affaires, cassa Orion. Il baissa les yeux et se remit à manger, en ignorant les regards qui le fixaient. Leurs opinions n'avaient aucune importance. Il avait été le centre d'attention pendant des années; s'ils pensaient qu'un simple regard noir ou suppliant allait le faire plier, ils étaient encore moins intelligents qu'il ne l'avait pensé.
- C'est délicieux, complimenta Harry, en cassant le silence.
- Merci, Harry. Je suis heureux que tu aimes, répondit Orion.
Ron souffla et se leva brusquement.
- Je suis venu dans le but de te trouver pour accepter tes excuses sur la façon dont tu as agis la nuit dernière et de m'avoir cachets des secrets pendant toutes ces années.
Harry et Orion le regardèrent comme s'il était un idiot fini.
- Alors, j'allais m'excuser d'avoir hurler, mais je ne crois pas que je sois prêt à te pardonner une nouvelle fois. Tu sembles devenir de plus en plus Serpentard chaque jour. Subitement le conard est ton nouveau meilleur ami et tu cuisines pour lui. Alors tu te complimentes toi-même. Tu te transformes en Malfoy ! Je ne crois pas que je puisse être à tes côtés pour le moment.
Harry s'était tendu et tremblait de rage. Ron était venu en s'attendant à ce qu'il s'excuse ?
- Premièrement, grogna t-il, le Professeur Rogue ne m'a jamais trahi. Tu l'as fait ! Deuxièmement, quand quelqu'un fait quelque chose de gentil pour toi, tu te dois de la remercier même si cette personne s'avère être une version alternative de toi. Et rassure toi, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi, jamais !
Les yeux de Ron s'élargirent à cette déclaration avant de se rétrécirent.
- Tu bluffes.
- Non, il ne bluffe pas, M. Weasley, dit Rogue d'une voix traînante. Les Serpentards ne s'emportent jamais à moins qu'ils ne disent la vérité. Bien que, je doute que votre minuscule et épais cerveau soit capable de comprendre la situation. Donc, je l'expliquerai clairement pour vous. Ricana t-il. M. Potter vous déteste et veut que vous lui laissiez la paix.
- Vous vous trompez! S'écria Ron. Son visage tournait du rouge pétard au violet sombre.
- Effectivement, accorda Harry.
Ron adressa un petit sourire satisfait à Severus.
- La haine impliquerait que je ressentes quelque chose pour lui. Il ne vaut pas la peine que je perde mon temps à penser à lui. Donc, je suis peu sûr de ce que je sens. Je suppose que ça pourrait être décrit comme une totale indifférence, exposa Harry avec naturel.
Ron le fixa, terrifié.
- Harry, tu ne peux penser sérieusement ce que tu as dit ! Haleta Hermione.
- Je le pense. Je me fiche de lui, tout simplement, répondit Harry. Il repoussa sa chaise et ramassa ses plats, en prenant ceux d'Orion et de Severus afin de les porter dans l'évier. Il se retourna pour faire face à une foule assommée.
Ses yeux verts se bloquèrent sur les bleus de Ron. Ce fut à ce moment là que Ron comprit. Cela n'aurait pas d'importance le nombre de fois où il s'excuserait dans l'avenir. Cela n'aurait pas d'importance le degrés de la sincérité de ses sentiments. Harry Potter ne lui pardonnerait jamais.
La pomme, sang rouge brillant,
S'appuie innocemment sur le lit,
Je regrette que quelque chose d'autre ne soit pas là à votre place,
Vous nourrissez des cauchemars dans notre tête.
Merci pour toutes vos reviews, cela m'a donné l'envie nécessaire pour traduire la suite. Je vous remercie également de la part de Kamerreon qui, je le rappel, est l'auteur de cette fiction. Gros bisous à tous !
PS: Un grand merci à An autor in the dark pour m'avoir averti de toutes les étourderies de ce chapitre, il faut dire que je l'ai traduit aussi vite que possible pour ne pas vous faire attendre plus longtemps. A présent, le chapitre est entièrement corrigé !
