Disclaimer : Rien à moi, tout à J.K.R, excepté l'histoire que vous lisez actuellement!
Note : Enfin! Désolée pour l'énorme retard, j'ai eu tout un tas de soucis (sessions d'examens, plus de connexion internet, et j'en passe). Voici donc le quatrième! Au cas où, je précise que la quasi-totalité du scénario est écrite au brouillon, donc cette fiction sera écrite en entier. Je risque d'être un peu longue à poster durant les deux mois à venir, mais je ferai de mon mieux :3
Note sur l'histoire : les deux premiers chapitres servaient à poser l'histoire, la situation, ect. Le troisième était le chapitre de rupture, absolument indispensable! Voici le quatrième, un peu plus court, où je fais en grande partie la lumière sur cette affaire...
Bonne lecture, et un immense merci à ceux qui me suivent!
Virgo'
Don't hide we're lovin' you
CHAPITRE QUATRE
La porte de l'infirmerie s'ouvrit sur une Pomfresh épuisée. En face d'elle, quatre étudiants attendaient désespérément depuis des heures d'avoir des nouvelles du Survivant. Drago se releva vivement du sol où il était assis, démentant ainsi son état précédent proche du sommeil.
- Comment va-t-il ?
Le Prince de Serpentard avait fichu le camp, il était bien trop angoissé pour continuer à tenir son rôle.
- Il est vivant. Il n'est pas beau à voir, mais on a réussi à le tirer d'affaire.
Sur ce, elle s'écarta, l'invitant à entrer. Immédiatement, Théo, Ron et Hermione le suivirent, un peu inquiets quant à ce qu'ils allaient voir.
La plupart des lits avaient été retirés afin de faire de la place, ceux restants étaient encombrés de fioles et autres flacons de verre. Sept autres médecins, portant l'uniforme de Sainte Mangouste, étaient avachis dans de larges fauteuils gris clair. Certains dormaient tandis que les autres s'efforçaient de garder l'œil ouvert, malgré le fait qu'ils étaient exténués.
Au centre de la pièce, contre le mur de gauche, se trouvait la seule couche occupée. Entre les draps blancs reposait Harry, inconscient. Sa peau dorée était couturée de lacérations rougeâtres et d'hématomes, et restait maculée de sang. Seuls ses bras, ses épaules, son cou et son visage étaient visibles et pourtant, aucun des quatre ne put retenir un frisson d'épouvante. Les plaies, pour la plupart enduites de crèmes et onguents blancs ou vert pâle, se révélèrent très profondes une fois vues de près. Toutefois, aucun des adolescents ne détourna le regard, comme hypnotisés par cette vision de leur frère ou amour.
Instinctivement, les deux vert et argent entrelacèrent leurs doigts, ce qui n'échappa pas au couple de Gryffondor.
- Dès que j'ai vu la gravité des blessures, j'ai appelé l'hôpital en renfort. Mais même avec l'aide de ces spécialistes, le jeune Potter a failli y rester. Je ne sais pas qui l'a mis dans cet état, mais il devait sûrement rêver de le voir mort.
Le ton de l'infirmière était extrêmement grave. Regardant aux alentours, le Préfet blond repéra plusieurs éminents médecins, y compris le directeur de l'unité de soin réservée aux Aurors sur le terrain. Il reconnut également une femme dans la vingtaine, aux courts cheveux bouclés bleu ciel, qui dormait non loin du lit occupé. Il savait grâce aux journaux qu'elle était probablement la meilleure médicomage chirurgienne que le monde sorcier n'ait jamais connu. Tout au fond de la pièce, encore éveillé, était assis le Maître incontesté des potions médicinales et curatives. Ses doigts portaient des traces de brûlure récentes, certainement obtenues pendant les préparations d'urgence effectuées durant les dernières heures.
- Il a plusieurs côtes cassées en train de se ressouder correctement, une trentaine d'hématomes et au moins le double de plaies rien que sur la face avant du corps, résuma Pomfresh avec tristesse.
- Combien de temps avez-vous passé ici afin de le sauver ? demanda alors Théo d'un ton étrangement doux.
- Un peu plus de neuf heures, il me semble. Je n'y ai pas vraiment prêté attention, avec les minutes qui filaient déjà beaucoup trop vite à mon goût…
- Je comprends. Reposez-vous, on va s'occuper de lui. On vous réveillera au moindre problème, ajouta le châtain en voyant qu'elle allait protester.
Il vit la fatigue l'emporter, avant qu'elle n'aille jusqu'à une table de chevet pout leur écrire les instructions. Une fois ceci fait, elle leur mit de côté une petite dizaine de fioles, et se dirigea vers le dernier fauteuil vide. Voyant cela, Ron lui fit apparaître un lit simple dans le fond de la salle, qu'elle accepta avec reconnaissance. Quelques sorts et Mobilicorpus plus tard, l'ensemble de l'équipe médicale dormait sur de confortables matelas, enveloppés de larges couvertures. Théo et Drago, eux, s'étaient occupés des consignes que leur avait laissé Pomfresh. Ils avaient commencé par nettoyer le sang séché sur le corps d'Harry à l'aide de gants de toilette et de deux petites bassines d'eau chaude qu'ils avaient invoqué.
Les Gryffondor s'approchèrent d'eux, et Hermione prit la parole à voix basse.
- Dites-nous ce qu'il s'est passé hier avant votre retour, ordonna-t-elle avec un regard froid.
- Nous n'avons pas d'ordres à recevoir de toi, Granger, claqua le blond avec mépris.
- Notre frère a failli mourir à cause de vous, siffla le rouquin, alors je vous conseille d'obéir.
- Les Serpentard n'obéissent à personne, rétorqua le châtain avec son calme légendaire.
- Laisse ta fierté mal placée de côté, Nott, si tu tiens à vivre.
- Du calme, Ron. Nous vous avons aidé à chercher Harry sans rien vous demander en échange, alors maintenant qu'il est à nouveau entre ces murs, je crois qu'il est grand temps de jouer cartes sur table.
- C'est avec Potter que nous devons discuter, pas avec vous, rétorqua le Préfet aux yeux gris.
- Très bien, articula lentement la brune. A partir de maintenant, nous redevenons les pires ennemis de Poudlard.
Sans un mot de plus, les deux rouge et or tournèrent les talons et quittèrent l'infirmerie.
(~)
Le portrait menant à la Salle Commune des Gryffondor claqua bruyamment, faisant sursauter Neville, qui contemplait les flammes dansant dans la cheminée.
- J'en ai marre ! hurla Hermione, folle de rage. D'accord, on l'a fait pour Harry, mais je ne ferai pas un effort de plus ! Je ne peux plus supporter ces petits cons arrogants. Je suis sûre que si on ne les avait pas interceptés samedi soir, ils n'auraient rien fait pour le retrouver ! Je refuse de continuer de jouer la gentille fille naïve.
- Mione, c'est pas le problème. Je pense qu'on avait raison, au sujet de ce qu'on a lu dans le journal de notre frangin…
Cette déclaration, faite sur un ton calme et posé, eut au moins le mérite de calmer derechef la lionne furieuse.
- De quoi est-ce que tu parles, demanda Neville, sa curiosité piquée au vif.
Le couple se regarda un instant, incertain. Ils pouvaient faire confiance à leur ami un brin maladroit, mais…
- Je sais, pour ses transformations en loup-garou, lâcha celui-ci d'un ton sans appel.
Oh. Dans ce cas…
Ils rejoignirent le brun et s'assirent à ses côtés, près du feu. Ron parla le premier.
- On va faire court et direct, Nev. On pense qu'Harry est une créature magique, que les sorciers considèrent comme une légende : un Anukami.
- Tu es sérieux, Ron ? Vraiment sérieux ?
- Ouaip. D'ailleurs, tu te souviens des fioles bizarres qu'il avait cachées dans la salle de bain ? D'après Mione, c'est une potion qu'il a élaborée en début d'année, Godric sait comment.
- Toujours est-il, poursuivit la seule femme du trio, que j'ai pu déterminer approximativement sa fonction. Selon moi, il s'en est servi pour inhiber sa nature.
Il y eut un silence de plusieurs minutes, pendant lesquelles Neville tenta d'assimiler toutes ces informations inopinées. Puis un vieux souvenir lui revint, et il déclara de but en blanc :
- Si les légendes disent vrai, alors Malefoy et Nott doivent être ses futurs compagnons, non ?
- Hein ? fit le rouquin.
- Comment ça ? questionna Hermione avec un haussement de sourcils.
- Ben ils sont devenus un peu plus calmes, voire mélancoliques, environ en même temps qu'Harry. Et puis sa disparition inexpliquée hier soir, ça devait avoir un rapport avec eux ! C'est logique, non ?
- Euh… fut la seul réponse de Ron, visiblement perdu.
- Attend… si je comprends bien, tu es en train de dire que ces deux foutus Serpentard sont ses futurs compagnons ?
Neville eut un sourire, alors que le petit-ami de la brune faisait le poisson hors de l'eau tant il était estomaqué.
- Tu réfléchis vraiment vite, Hermione ! Oui, c'est ce à quoi je pensais. Je lisais beaucoup de livres sur les créatures légendaires quand j'étais enfant, et j'ai encore de bons souvenirs de la plupart d'entre eux.
- Et si on allait se coucher, dites ? les interrompit la voix du rouquin. Moi, je vais aller essayer d'oublier que mon presque-frère va peut-être finir ses jours avec la fouine et son pote en me noyant dans le sommeil. On vérifiera cette hypothèse de dingues demain ! Merlin, fallait qu'on tombe sur une espèce qui a des compagnons…
Il se leva en marmonnant sur sa malchance, qui décidément s'acharnait sur lui depuis qu'il était né, et monta au dortoir sans se retourner. Les deux Gryffondor restants se regardèrent un bref instant avant de partir dans un fou rire nerveux. Il leur fallu de longues secondes avant de retrouver une respiration correcte, et de tenir suffisamment sur leurs jambes pour rallier leur chambre respective.
Demain, ils se pencheraient sur ce probable nouveau problème.
(~)
Tout doucement, Drago abaissa sa baguette, et le corps du Survivant revint épouser le matelas. Ils venaient d'en finir avec les blessures de son dos, et étaient plutôt soulagés. Une sérieuse envie de vomir les avait pris alors qu'ils regardaient les plaies béantes se refermer lentement sous l'effet des potions. Luttant pour garder les yeux ouverts et ne pas céder à l'accablante fatigue, ils réitérèrent l'opération avec la partie supérieure du corps meurtri. Consciencieusement, ils étalèrent des pâtes verdâtres à l'odeur nauséabonde sur son torse, ses bras, ses épaules et son visage, puis fixèrent obstinément le sol. Tout plutôt que de revoir les chairs lacérées se régénérer avec une lenteur des plus exaspérantes. Dans le genre glauque, ça valait le détour. Précautionneusement, ils dégagèrent ses jambes des draps, laissant couverte une certaine partie de son anatomie qui –heureusement- semblait avoir été épargnée. Nauséeux à cause de l'odeur, mais rassérénés de savoir que le brun guérissait grâce à eux, ils vidèrent les dernières fioles et se remirent au travail.
D'interminables minutes plus tard, c'en était enfin fini. Les deux étudiants relevèrent la tête et s'observèrent, interdits. Le teint pâle et de profonds cernes sous les yeux, ils n'avaient guère fière allure.
- Drago ?
- Hum ?
La répartie du Prince de Serpentard était comme lui, épuisée.
- Faut qu'on dise à Harry qu'on tient réellement à lui.
- Tu veux qu'il choisisse l'un de nous et laisse l'autre sur le carreau ?
- Tu t'es pas dit qu'il voudrait pas faire de choix ?
Le blond ouvrit la bouche pour protester, mais son ami lui coupa la parole.
- L'allumage dans la Grande Salle, c'était destiné à nous deux. La sortie d'hier au village, on l'a passée tous les trois, et c'est lui qui l'a exigé. Il préfère ni toi ni moi. Ça se voit dans ses yeux qu'il est amoureux, si tu réfléchis bien. Sois réaliste, si on est pas tous les trois, y a comme un manque.
- … demain.
Ils étaient éreintés, et le peu de mots qu'ils avaient échangé venait de les vider de leurs dernières forces. Oui, ils reprendraient cette discussion épineuse. Mais plus tard. Ils s'allongèrent de part et d'autre d'Harry, se calant dans le mince espace qu'il y avait de chaque côté. Théo entrelaça les doigts de sa main droite à ceux opposés de Drago, par-dessus le Gryffondor. Comme pour le retenir. Deux minutes plus tard, ils dormaient profondément. Deux autres minutes s'achevèrent en silence. Puis une intense aura de magie verte enveloppa le corps au centre du lit.
(~)
Un souffle chaud lui chatouillait le cou, l'attirant en douceur vers l'émergence du sommeil. Il sentit petit à petit ses terminaisons nerveuses se reconnecter les unes aux autres, et de vilaines courbatures le firent grogner. Tout contre lui, deux choses remuèrent.
Minute.
Quelque chose n'allait pas.
Soudain parfaitement alerte, il ouvrit les yeux et se redressa légèrement, ignorant les cris de protestation de son corps. Du blanc, quelques lits occupés, une odeur douceâtre qui ne régnait que dans les hôpitaux. Et ce tissu entre ses doigts, devenu familier depuis bien longtemps… l'infirmerie. Godric, qu'avait-il encore fait pour atterrir ici ?
Il fixa le plafond, tentant de rassembler ses souvenirs. Il se sentait nettement mieux qu'il n'aurait dû, comme si un étau lui enserrant la poitrine depuis septembre était enfin tombé. Il avait l'impression d'avoir enfin recouvré le plein contrôle de ses émotions, et que ses instincts enfouis de force avaient refait surface après de longs mois éprouvants. D'où venait cette sensation ?
Harry pâlit alors que la compréhension se peignait sur ses traits.
La potion !
Il avait été à court d'ingrédients plus tôt que prévu, et il n'avait pas pu en prendre durant les trois derniers jours. Trois jours pendant lesquels son organisme avait éliminé avec joie les restes de la substance, le rendant beaucoup plus lunatique et anxieux qu'en temps normal. D'ailleurs, sans ce merveilleux livre de Potions, il n'aurait jamais réussi à mettre au point en quelques jours cette potion qui l'avait aidé à contrôler ses besoins d'Alpha non-lié. Une chance qu'il ait pu aller au village hier pour racheter les ingrédients nécessaires !
Son sang se glaça.
Dans la forêt, quand il avait réalisé que ses deux Serpentard étaient sérieusement en danger, son instinct était complètement sorti de sa torpeur forcée. Et son esprit machiavélique aussi. Bon sang, mais que lui était-il passé par la tête pour échafauder un plan pareil ?! Enfin, il ne pouvait plus faire marche arrière, surtout que l'idée était ingénieuse – sacrément dangereuse, certes, mais assurément ingénieuse. A ce moment-là, il n'avait pu penser qu'à son instinct qui lui hurlait de protéger ses potentiels-futurs-compagnons, et c'est ce qu'il avait fait.
Il souffla un bon coup. Récapitulons.
D'abord, il avait attiré l'attention des deux Mangemorts, et s'était arrangé pour se faire attraper.
Ensuite, il avait repris connaissance dans une des cellules souterraines de ce qui s'était avéré être le Manoir Malefoy. La chance avait placé sur son chemin Lucius Malefoy, contre lequel il avait usé de sa botte secrète face aux Serpentard : la curiosité. Les vert et argent étaient terriblement curieux, et détestaient ne pas savoir. Le savoir, c'était le pouvoir. Ce « mon Lulu » absolument ridicule l'avait néanmoins attiré efficacement dans ses filets, et encore mieux : non seulement l'aristocrate n'avait aucune idée de ce qu'il préparait sûrement, mais il devinait aisément que Lucius lui obéirait jusqu'à mettre en lumière ce qu'il avait derrière la tête. Après tout, ce surnom risible, il ne l'aurait jamais utilisé s'il avait été dans son état normal…
Maintenant qu'il avait établi le contact avec Tom Jedusor, son objectif était simple : éliminer les Horcruxes restants dès qu'il aurait recueilli suffisamment d'informations à leur sujet, puis s'occuper du cas Mage-Noir-Psychopathe. Si au passage il pouvait faire payer à ce vieux fou ces quinze dernières années de manipulations cruelles… sans oublier sa « famille » Moldue. Par Godric, ce qu'il haïssait ces gens ! Ses cicatrices lui rappelaient constamment que les Moldus n'étaient que des Veracrasses indésirables qui avaient détruit son enfance. Oui, du sang allait couler. Sa vengeance serait complète.
Il devait également clarifier les sentiments de Drago et Théo à son égard. Après tout, ceux de son espèce ne pouvaient tomber amoureux que de leur(s) âme(s) harmonique(s) – vulgairement appelées âmes-sœurs par tous ces humains ignares. Ils étaient forcément ses futurs liés. Mais il ne voulait pas d'une union sans amour partagé, sa nature d'Anukami ne supporterait pas l'abandon. Cependant… Un sourire prédateur étira ses lèvres. Personne ne réchappait à un Anukami Alpha en chasse.
Pour le moment, il devait aller voir Dumbledore et mettre en place la suite de son plan. La participation de Lucius lui fournissait des souvenirs authentiques des tortures subies après son enlèvement (volontaire, mais ce détail devait rester soigneusement dissimulé). Il allait devoir jouer finement, et faire croire à chacun qu'il voulait faire tomber l'autre camp. Pourtant, il n'était ni du côté du citronné, ni du côté de la face-de-serpent-au-visage-redevenu-humain. Il se battait uniquement pour protéger ses deux amours et sa meute, son instinct faisait passer tous les autres au second plan.
Quelques secondes de silence mental s'écoulèrent tandis qu'il se repassait ses dernières paroles.
Merlin, sa meute !
Il passait tous ses samedi soirs avec eux, mais avec les évènements de ces derniers jours, il n'avait pas pu les prévenir de son absence. Mais quel crétin irresponsable ! Son sang d'Alpha ne fit qu'un tour, et il bondit hors du lit, ignorant royalement la douleur et ne réalisant pas que deux personnes – à présent brutalement réveillées- dormaient auparavant sur lui. Il courut à perdre haleine jusqu'aux portes du château, inconscient que Théo et Drago le suivaient de leur mieux vu qu'il était incroyablement rapide. Lorsqu'il dépassa la lisière rassurante de la Forêt Interdite, il retrouva son corps de loup avec bonheur, sous le regard médusé des deux Serpentard. Savoir qu'il pouvait se transformer en divers animaux était une chose, le voir en était une autre… et ils n'avaient pas idée de tout ce qu'ils ignoraient encore.
(~)
- Professeur ? fit le Maître des Potions en entrant dans le bureau directorial.
- Je t'écoute, Severus.
- Eh bien, j'aimerais vous poser encore une fois une question à laquelle vous refusez de répondre… les vacances d'été sont proches, peut-être est-ce le bon moment pour me dire pourquoi vous avez nommé Potter et Malefoy Préfets en Chef ? Alors qu'ils ne sont qu'en sixième année ? Les élèves en parlent encore dans les couloirs !
De pensives secondes se suspendirent entre les deux hommes, dont le plus âgé regardait fixement par la fenêtre devant laquelle il se tenait.
- Disons que ces deux garçons cachent des choses, sûrement des choses importantes, et je n'arrivais pas à savoir quoi que ce soit là-dessus. Quoi de mieux que ce statut prestigieux, qui leur offrait la pleine liberté d'agir, me laissant de plus grandes chances de découvrir leurs secrets ? Malheureusement, pour Harry, je n'ai rien appris de concluant- il tient vraiment de James pour ce qui est des agissements dans l'ombre… Quant à Monsieur Malefoy, j'ai constaté qu'il a passé une grande partie de son temps libre dans la Salle sur Demande, et que l'Armoire à Disparaître qui s'y trouve ne fonctionne plus. Curieuse coïncidence, n'est-ce pas ?
Aucun son ne lui parvint, aussi se retourna-t-il vers l'espion, une ride d'inquiétude barrant son front. Sur l'avant-bras pâle, la Marque semblait onduler, la peau tout autour rougissant sous la brûlure. Sans un mot, Severus Rogue quitta la pièce afin de rejoindre son maître.
Alors qu'il faisait de nouveau face à la fenêtre, soucieux au sujet du Directeur de Serpentard, Dumbledore pu voir Harry disparaître dans la Forêt Interdite, Drago et Theodore sur les talons.
Pourquoi avait-il la désagréable impression que la situation commençait à sérieusement lui échapper ?
