Quand Mme Pettigrow fut enceinte de son amant moldu, elle lui avoua sa qualité de sorcière. Celui-ci prit très mal la chose, l'accusant de mentir, jusqu'au moment où elle lui fit la preuve de ses pouvoirs. Ce fut bien pire alors : il l'accusa de l'avoir ensorcelé, de l'avoir lié à elle par magie. Il la menaça physiquement, et il promit de dévoiler au monde entier ce qu'elle était. Elle dut faire appel aux oubliators du ministère de la magie, qui effacèrent tout souvenir d'elle chez l'homme qu'elle aimait, et il lui fut interdit de le revoir.
Elle accoucha donc seule d'un petit garçon, auquel elle donna le prénom de son père : Peter. Et elle l'éleva seule. Comme elle n'était pas bien riche, la vie n'était pas drôle pour eux. Surtout que son statut de mère célibataire faisait qu'elle et son fils étaient souvent montrés du doigts par leurs voisin, et Peter moqué par les enfants du quartier, qui l'appelaient le sans-père.
Peter, souvent prit pour tête de turc a cause de son faible caractère par les enfants de son quartier, se cachait souvent. Il finit par essayer de se mettre sous la protection des plus forts, en leur faisant des cadeaux : petits objets volés à droite et à gauche, nourriture subtilisée de-ci, de-là.
Sa mère s'inquiétait pour lui, car il ne faisait preuve d'aucun pouvoir. Elle craignait que, pour ajouter encore à sa honte et à sa misère, son fils soit un cracmol et pas un sorcier.
Peter, de son coté, se rendait compte que quelque chose n'allait pas. Il avait beau essayer, il n'arrivait pas à faire de magie. Cela ne lui aurait d'ailleurs pas forcément permit de se défendre contre les autres enfants, un certain nombre de ses tourmenteurs venant de familles sorcières.
A mesure qu'il grandissait, Peter se cachait de plus en plus souvent. C'était la meilleure façon qu'il avait d'échapper à ses tourmenteurs. Comme il n'arrivait pas vraiment à pratiquer la magie, il essayait de compenser par des talents pour la discrétion et la fuite. Il continuait a essayer de pratiquer la magie, en 'empruntant' la baguette de sa mère presque tous les soirs, mais sans aucun résultat visible.
Les résultats scolaires de Peter n'étaient, il faut bien le dire, pas fameux non plus. Il ne passait en général dans la classe supérieure que d'extrême justesse, toujours à la limite de l'échec. Et encore, il trichait souvent pour obtenir ces résultats, copiant discrètement sur des voisins plus doués que lui, et qui en échange de petits 'cadeaux', lui permettaient de jeter un oeil sur leurs copies.
Finalement, le jour de son 11ème anniversaire, il eut le plus beau cadeau de sa vie : sa lettre d'admission à Poudlard, la preuve qu'il était bien un sorcier.
Quand il l'eut reçue, il alla avec sa mère sur le chemin de Traverse pour faire ses achats. Comme elle n'était pas bien riche, ils achetèrent tout d'occasion, sauf la baguette, achetée chez Ollivander. Un baguette de 15,24 cm, frêne et crin de licorne, une combinaison sans pouvoir particulier d'après le vieil homme. Mais Peter n'en avait cure : il avait enfin sa baguette, il serait bien un sorcier. Et il se promit qu'il trouverait un moyen pour être tranquille, une fois sorcier, pour qu'on ne l'embête plus.
Evidemment, avant cela, il savait qu'il aurait encore des moments difficiles à passer : certains ne manqueraient pas de se moquer de lui, de son peu de pourvoir, de ses robes de sorcier de seconde main, et de ses livres d'occasion. Mais il savait qu'il lui suffirait d'être, d'une manière ou d'une autre, ami avec quelqu'un de puissant et respecté pour être tranquille. La seule chose qu'il ne savait pas, c'est comment il ferait pour se faire ami avec un tel individu.
Le premier septembre, il se rendit donc à King's Cross avec un mélange d'envie, d'appréhension et d'excitation. Il passa la barrière magique pour se retrouver sur le quai 9 ¾. Là, il commença à observer parmi ceux qui étaient sur le quai, pour essayer de deviner auprès de qui il pourrait essayer d'aller se réfugier.
