Paranoïa
Cela faisait 2 jours que j'étais rentré à Poudlard, 2 jours de torture mentale ou je n'avais cessé de penser à ce que j'avais découvert. Pansy, Crabbe et Goyle venaient à peine de rentrer, chargé de cadeau pour cette période de Noël. Ils me racontaient leurs vacances en famille, j'ignorais leurs récits sans intérêt.. Je n'arrivais toujours pas à digérer cette nouvelle.
« Tu n'as rien dit pendant le dîner, quelque chose ne va pas ? »S'inquiéta Pansy. Cette fille là, je n'avais jamais pu la blairer, toujours à jouer la sensu. « Mêle toi de ce qui te regarde » crachais-je. « Tes vacances se sont mal passée ? Il parait que tu es rentré plus tôt.. »Insista la brune. « Je t'ai dit de la fermer »
Parkinson ne dit plus rien et bouda dans son coin. « Je t'apporte un vers de lait de poule ? » proposa Goyle. Surpris de son initiative, j'acceptais. Il avait sûrement appris à « penser » au minimum pendant sa semaine de vacance, étrange tout de même.
Je buvais ma boisson, au goût beaucoup moins doux que d'habitude, tout en réfléchissant à ce que j'allais faire. Cette découverte n'était pas des moindres, j'allais enfin pouvoir me débarrasser de Voldemort et donc de tout ces foutus problèmes.
Je n'aurais pas à servir ce monstre, je serais enfin ... Mais cette boisson est vraiment bonne, il y'a quelque chose en plus, Un ingrédient plus sucré, plus piquant. Sublime. « Apporte moi en encore »ordonnais-je à Goyle. Après quelques verres, je n'arrivais plus à suivre leur conversation. Ce n'est pas que j'écoutais vraiment, c'est juste que j'entendais.. Alors qu'a présent, je ne percevais plus rien.
J'avais l'impression d'être dans un cocon, protégé du monde et à la fois exposé à tous. Ce silence, cet horrible silence.. Si gênant, si lourd. Je les voyais ouvrir la bouche mais aucun son n'arrivait jusqu'à mon oreille, comme si j'étais devenu sourd.
Et d'un seul coup, tel un raz de marrée, le brouhaha infernal me submergea. Tout ces flots de paroles, ces rires, ces cris hystériques explosaient mes tympans, je n'en pouvais plus, il fallais que je sorte. J'avais l'impression que ma tête allait éclater si je ne quittais pas au plus vite cette pièce. « Est-ce que ça va ? Tu es plus pale que d'habitude »criais Pansy.
Je voulais que ça s'arrête, que tout le monde se taise. Je me levais, du mieux que je pouvais et me retint à ma chaise. J'avais l'impression que tout tournait autour de moi, le visage des élèves s'allongeait jusqu'à devenirs semblable, indescriptibles.. Je voyais leurs yeux braqués sur moi, il fallait que je parte immédiatement.
Les serpentards semblaient inquiets, certains s'adressaient à moi mais je ne percevais que quelques mots. « Je.. Je vais me reposer » pensais-je avoir dit. Je ne savais plus ce que je faisais exactement, tout ce dont j'étais certain était que je devais fuir.
Je marchais d'un pas précipité hors de la grande salle, tentant de rester debout. Le sol semblait ruisseler sous mes pieds alors que les portes me fuyaient. J'arrivais enfin dans ma chambre et m'écroulais sur mon lit.
Je pris ma tête entre mes mains pour vérifier si je n'étais pas en plein cauchemar. Vu que je pouvais sentir cette sueur sur ma peau, tout ça était bien réel. « Il fais froid »dis-je tout bas. « Pourquoi est -ce que tout ça m'arrive, pourquoi ais -je peur ? » me parlais-je doucement. Et la réponse évidente me vint à l'esprit « c'est parce que tu connais la vérité, ils veulent te faire oublier »
Cette petite voix dans ma tête avait raison, c'était probablement ma conscience qui me rappelait à l'ordre. Je ne devais pas ni trébucher ni tomber. Il était hors de question qu'un Malfoy se laisse manipuler, jamais !
Et si, par malheur, je devrais perdre la mémoire, il resterait une trace de mon passage. Je m'emparais de mon pot d'encre rouge et y trempais les mains. La plume ne ferait pas l'affaire pour passer ce message, ma conscience me l'a dit.
Je touchais le mur avec mes doigts, sa texture rugueuse m'apaisa. Et je commençais à écrire toutes ses phrases qui me perturbaient, ce fardeau qui me pesait tant. Une fois mon œuvre accomplit, ma danse spirituelle terminée, je reculais et contemplais mes mots. Mon âme.
Je lisais chaque paroles, elles étaient toutes vraie et puis il y'avait la vérité, gravée derrière mon armoire. « J'ai finit »dis-je soulagé. Maintenant personne ne pourrais enlever ces traces, je lançais un sort de protection don je n'avais jamais entendu parler, c'était comme si une autre personne parlais à travers moi.
Je m'endormais rapidement et, à mon réveil, je parcourais des yeux mes paroles. « Je sais que j'ai raison » « j'œuvre pour le bien » « je vais sauver le monde » « j'ai vu la lumière » « je vaincrais Voldemort » « Je connais la vérit » et tant d'autres que je n'arrivais plus à lire tellement elles étaient entrelacés, mélangés, ne formant plus qu'un tout, un espèce de gribouillage.
Je me sentais beaucoup plus lucide que la veille, même si j'avais cette impression d'Etre constamment suivit, épié. Je me rendais à la grande salle, beaucoup plus méfiant envers mon entourage. Je savais que Voldemort avait du les avertir, ils essaieraient probablement de me tuer dans les prochains jours.
Il fallait que je me méfit de tout le monde et SURTOUT des Serpentards. Je m'asseyais à ma place de roi, comme toujours. Mais chaque rire, chaque mot, chaque regard m'était directement destiné. Ils me voulaient mort, je le sentais.
Je regardais méticuleusement mes partenaires, attendant que d'eux fasse une gaffe. Je pris une bouchée de pain, ce terrible goût sucré envahit ma bouche. Cette tranche, que venait de me tendre Pansy, était empoisonné. Je n'aurais jamais du l'accepter, comment n'avais je pas pu y penser ?! La nourriture était l'un des premiers stratagèmes de manipulation voire même « d'accident ».
Je mâchais ce poison, en gardant mon masque de froideur alors que ma seule envie était de planter ma fourchette dans le cou de cette chère Parkinson. Je me levais de table, sous les regards de mes « confrères ».
« Tu pars déj ? »Demanda Zabini. « Je n'ai plus faim »crachais-je. « Mais tu as à peine mang »ajouta ma sensu. Ce n'est pas aujourd'hui que tu réussiras à me tuer, grognasse. « Ça me suffit amplement »rétorquais-je en lui lançant un regard noir.
Je quittais rapidement la grande salle et m'engouffrais dans le froid de ce tendre mois de décembre. Je crois que si cette morue m'aurait approch je l'aurais bel et bien égorgé avec ma fourchette. J'avais le pressentiment qu'elle tenterait de me tuer d'une autre manière.
Ce ne sera pas Pansy qui m'abattra, elle n'est pas assez intelligente pour ça. Zabini peut- être, et encore ... Lui n'est pas assez imaginatif. Si je devais périr ce serait entre les mains de Voldemort, Dumbledore ou ...de Mon père.
Mais je ne mourrais pas, un Malfoy est indestructible. Je rasai les murs pour retourner dans ma chambre lorsque Potter m'interrompit. « Malfoy, est- ce que tout va bien ? » Je fis mine de m'appuyer contre le mur. « Pourquoi ça n'irais pas. »Dis-je d'une voix glaciale coupant cours à toute discutions
« C'est juste que tu n'étais pas bien, hier dans la grande salle et aujourd'hui tu.. » marmonna-t-il gêné. « Tu m'espionnes ? » m'emportais-je. Comment pouvait-il savoir tout ça ! « Non je.. » il essayait de se justifier, pas la peine Potter, j'ai comprit de quel coté tu étais.
« Je n'ai pas besoin de ta charité, tire toi »rien que l'idée qu'il puisse servir le lord me donnais envie de vomir. Même sans le vouloir, il l'avait aidé pendant toutes ces années, en appuyant Dumbledore. Je me collais contre le mur, à la recherche de ma chambre. Lorsque je la trouvais, je m'y engouffrais et décidais de ne plus en sortir.
J'agitais ma baguette et prononçais plusieurs sorts de verrouillage de porte. Même si je savais que mon attitude était suspecte, je ne pouvais m'empêcher d'agir ainsi. Il fallait que je réfléchisse, seul et en sécurité. Je sursautais lorsque la porte s'ouvrit sur Parkinson. « Qu'est- ce que tu fout ici ? » demandais-je hébété.
Je tendais ma baguette vers elle, prêt à l'attaquer. « La porte était ouverte »commença-t-elle avant que son visage ne se déforme en une grimace d'effroi. « Merde mais qu'est-ce qui c'est pass ? »Je ne l'écoutais pas, j'étais resté sur sa première phrase : « la porte était ouverte » Impossible, je l'avais ensorcelé avec ma..
Je m'étouffais presque en voyant que ce que je tenais entre mes doigts n'était pas ma baguette mais une plume. « Draco, tu m'entends ? » Ma baguette se trouvais au pied de mon lit, qu'avais-je fait ??
« Draco, je te parle ! » aucune réaction de ma part. Elle tendit la main vers moi, je reculais. « Ne me touches pas ! » bramais-je. Elle fronça les sourcils, Je détestait cette fille, si on peu appeler ça une fille. « Tu devrais aller à l'infirmerie, tu n'as pas l'air bien » Toujours à se mêler de mes affaires, à traîner dans mes pattes. « Ça me regarde, maintenant barre toi »
« Mais je voulais qu'on.. »Elle n'acheva pas sa phrase, mon regard blasé suffit à la convaincre. « Tu m'en parleras au dîner » C'était la seule façon de se débarrasser d'elle. « Tu ne viens pas en cours ? » réalisa-t- elle. « Pas aujourd'hui »Elle acquiesça, cette fois ci je fermais la porte pour de bon.
Je soupirais en me rendant compte que j'avais promis à Pansy de la rejoindre au dîner. Je serais donc obligé de la supporter toute la soirée ! Et je devrais sortir de ma chambre, de toute façon je ne pouvais pas y rester à jamais. Il fallait que j'agisse, que je trouve comment faire profit de cette information. Il fallait que le vieux fout décède, comment ?
J'ouvris l'un des vieux bouquins de magie noire offert par mon père. J'avais l'intention de trouver un poison pour ce très cher directeur. Et lorsqu'il sera six pieds sous terre, on reconnaîtra enfin mon génie ! Draco Malfoy, le sauveur du monde magique !! A bas le survivant, vive Draco Malfoy !!
Je me réveillais prés de deux heures plus tard. Je ne m'étais pas aperçut m'être endormis. Très vite, je vérifiais que rien n'avait été touch : mes affaires étaient en place et la photo n'avais pas bougée du coffre.
Après avoir feuilleté quelques pages du bouquin, je trouvais une potion nommée « reine de glace », la personne qui buvait ce breuvage se trouvait immédiatement changé en glace avant de se briser .Les dommages étaient incurables, la reconstitution en « être humain » s'averrait impossible.
La potion était décrite comme délicate mais, étant doué en potion, cela ne me posait aucun problème. J'attendais la pause de midi pour « emprunter » dans les cachots les ingrédients nécessaires. Je prenais mon temps pour préparer cette potion, me remémorant chaque partie de plan dans ma tête.
Le soir je m'infiltrais discrètement dans la cuisine et, derrière les elfes de maison, glissait la potion dans le verre de jus de carotte de Dumbledore. Il était le seul à boire ce genre de boisson, D'ailleurs je n'avais jamais compris pourquoi, le jus de carotte était vraiment écoeurant...
Au dîner je m'installais juste à coté de Pansy, réputation oblige, et savourais déjà ma future victoire. « Il faudrait que nous parlions de l'étendu de notre relation »m'interrompu Pansy alors que je contemplais le vieux fou. Il portait le verre à sa bouche Et...
« Ne buvez pas ! » s'égosilla Trelawney en arrachant de ses mains la potion. Si cela étai possible, j'aurais été vert de rage. Comment une misérable voyante de pacotille osait compromettre mes plans ? Les élèves s'étaient tus, voulant savoir quelle était la raison de ce carnage.
« C'était empoisonn »continua la prof de divination « Quelqu'un vous veux du mal ! » Bravo, on n'aurait jamais pu deviner ça tout seul... Pourquoi ne l'avait-elle pas laissé boire enfin ! La grande salle était en émoi, tout le monde semblait choqué par cette nouvelle.
La vieille femme retira ses lunettes et toucha son froid, elle allait encore nous faire le coup du troisième œil. Maudit sois tu Trelawney, jamais tu n'aurais du faire échouer mon plan. « Une force obscure désire votre mort » Quelques élèves sursautèrent en pensant qu'il s'agissait de Voldemort.
Les yeux de Trelawney s'agrandirent encore plus, elle semblait en transe. « Non, c'est la lumière.. C'est le bien qui a oeuvr ! » Elle semblait choqué par sa propre révélation. « Vous devez mourir, pour notre bien a tous » finit-elle avant de perdre connaissance.
Je n'en revenais pas, ce pourrait-il qu'elle ai un véritable don ? Un brouhaha général envahit la pièce, l'infirmière transporta la vieille femme alors que Dumbledore tentait de faire revenir le silence. « Calmez vous, ce n'est rien mes enfant. Reprenez calmement votre repas »
Peut-être avais-je trouvé une alliée potentielle, une personne qui m'appuierais. Elle n'avait pas bonne réputation mais c'était beaucoup mieux que de rester seul, non ? « Tu vois Draco, nous deux.. » commença Parkinson. « Tais toi et mange »la coupais-je en me tournant vers mon assiette, je l'avais fixée toute la soirée, aucune raison que mon repas sois empoisonné.
« Justement, c'est exactement ce que je voulais dire ! » s'exclama la brune pendant que j'avalais mes petits pois. « Tu me traite comme une sang de bourbe et j'en ai marre »poursuivit-elle. Je levais les yeux au ciel, elle m'exaspérait. « Pansy, combien de fois devrais je te dire que nous deux ce ne sera jamais possible, d'ailleurs il n'y a jamais eu de nous ! » encore une cuillérée et PAF
Elle m'avait eu, il a suffit d'une seule seconde d'inattention ! La garce. Je ressentais ce goût sucré que je commençais sérieusement à exécrer. Crabbe et Goyle affichaient des sourires plats, limite niais. Et je devinais que ces batards étaient dans le coup, qu'ils s'amusaient tous à me manipuler depuis le début. Sans le savoir j'avais toujours été sous le contrôle de Voldemort ou de Dumbledore, je n'arrivais plus vraiment à dissocier les deux à présent.
Le jeux était finit, j'avais voulu me fondre dans la masse, continuer à jouer ce rôle mais là, s'en était trop. « Vous croyez que je n'ai pas comprit qui vous êtes ? Des sous merdes soumises devant Voldemort, même les sangs impurs sont plus résistants que vous ! » Vociférais-je « rien que des minables ! » Huais-je avant de partir, ils me regardaient les yeux exorbités.
Je savais qu'en faisant ça j'avais mis un pied dans ma tombe mais je préférais mourir plutôt que de lécher les bottes du « lord ».Ma tête tournais, je ne savais plus exactement ou j'allais. Le vent frais contre ma peau me signala que j'étais à l'extérieur, dans le parc sans doute. J'essayais de retrouver mon chemin, impossible, trop de couleurs...
«A nous deux Draco »Une voix féminine derrière moi, une voix que je connais si bien. Je me retournais et me retrouva face à Pansy. Enfin ... Si je peu l'appeler ainsi car c'était plutôt un mélange entre Granger et Parkinson. « Quoi ? » dis-je simplement. Je voulais comprendre.
Elle pointa sa baguette sur moi, je pouvais même sentir le bois sur ma joue. « Tu va mourir Malfoy, tu paiera pour tout ce que tu m'a fait » je ne réagit pas immédiatement mais lorsque je vu la bout de sa baguette illuminé, je fuit. Les sorts fusaient dans tout les sens, je les évitais tant bien que mal, je cherchais ma baguette dans ma poche... Elle semblait avoir disparue.
Après avoir évité un sort impardonnable, je m'écroulais sur la neige semi boueuse. Je venais de trouver ma baguette et je la tenais fermement, prés à me défendre a tout instant. Je me relevais lentement avec l'intention de trucider, à mon tour, Parkinson. Elle n'était plus là.
Je regardais de tout les cotés, elle était partie. J'essuyais la boue sur mon visage et décidais d'aller prendre une douche. Comment avait-elle fait pour s'enfuir aussi vite ? Avais-je rêv ??
L'eau chaude me calma un instant, j'étais si bien. Je sorti un peu plus détendu, une serviette enroulé autour du ventre. Je coiffais doucement mes cheveux, ne cessant de remuer cette dernière bataille avec Granger- Parkinson. Lorsqu'il arriva, tombé de nulle part..
« Tu devrais me faire confiance »dit-il calmement. Je ne me retournais pas, son reflet dans mon miroir me suffisait amplement. « Dégages Potter ! Tu ne vois pas que je suis occup ?! » Rétorquais-je, irrité par sa simple présence. Il était si prés de moi que j'aurais presque pu sentir son souffle au creux de ma nuque. «En effet, te contempler dans un miroir est une bien grande occupation » Je rageais intérieurement, comment osait-il me parler ainsi ?
«Tires toi, je ne t'ai rien demand »à travers la glace embuée par la vapeur, Je vit ses yeux m'examiner. «Tu n'es pas le centre du monde Malfoy... sache que MOI j'ai changé. Reste à savoir si toi tu es toujours ce petit connard arrogant qui ne se préoccupe que de sa putain de gueule. »Je me retournais, outragé. « Mais pour qui tu te prends pour.. » je ne terminais pas ma phrase, me rendant compte qu'il avait disparut.
Comment avait-il pu partir si vite ? Un instant je regardais son reflet puis je me retournais et plus rien ! Je n'essayais pas de résoudre tout ses mystères, faisant mon possible pour ignorer ses question qui tiraillaient mon esprit : « comment avait-il fait pour rentrer dans la salle de bain des préfets ? » « d'où sortait-il cette audace ? » ...
Est-ce que je perdais la tête ?? Non, je ne devenais pas fou.. Impossible, un sain d'esprit ne pense pas à autant de choses, non, un saint d'esprit est incapable de résonner comme moi donc je ne suis pas fou, je ne suis pas fou, je vais même très bien.. Très, très, très bien !!!
Je réussit à dormir, après de longues heures de discutions avec ma conscience .Je ne sais pas à quel heure je me réveillais, d'ailleurs je m'en foutais pas mal. J'avais décider de ne plus retourner dans la grande salle et donc de ne plus manger pendant un moment, le temps de retrouver des pensées claires. Je m'habillais en vitesse et me précipitais à l'infirmerie. Pompfresh était absente, quelle chance j'eu pour une fois !
Le lit de Trelawney était à quelques pas de l'entrée, je la secouais vivement pour la tirer de son sommeil. Elle ouvrit les yeux est paraissait très détendue, trop même. « Professeur, pouvez vous me répéter ce que vous avez vu »ordonnais-je. Elle sourit à pleines dents. « Ce que j'ai vu ? Mais je n'ai rien vu M.Malfoy, je n'ai jamais rien vu de toute ma vie, c'est même vous qui m'avez dit que je n'ai aucun don » Je frissonnais, son ton était trop calme, trop niais pour être vrai. Elle avait du subir un lavage de cerveau.
« Vous ne vous souvenez pas d'hier ? » Elle ouvrit la bouche mais la referma aussitôt au moment ou l'infirmière rentrait. « Que faites vous là M.Malfoy ?! Vous devriez être en cours ! »S'énérva-t-elle. J'aquiesais et, au passage, jetais un coup d'œil à l'horloge accroché contre le mur. 15h45 !! J'avais dormis autant de temps !!
Mon ventre criait famine, je tentais de l'ignorer. Je stressais de plus en plus, l'une des personne qui aurait pu m'aider s'était fait « effacée », A quand mon tour ? Ou me rendre fou était une de leur méthode ?!
« Malfoy, Rogue veux te voir dans son bureau »cria Potter à contre cœur. Il avait sans doute finit les cours et, pour une fois, il était seul. Il fallait que je lui parle, après tout, il m'avait bien convaincu dans la salle de bain.
« Attends Potter ! »Il se retourna, le visage fermé. « Quoi. » Je soupirais et l'entraînais un peu plus loin dans le parc. «Je dois te parler »Il me lança un regard surpris. « Et de quoi ? » Je lui offrit un sourire franc mais triste, c'était le seul sourire que je pouvais me permettre. « De la vérit »
Nous nous arrêtâmes. « Pourquoi moi ? »Demanda-t-il. C'est vrai que nous étions ennemi, mais n'est-il pas le survivant pour rien ? « La conversation que nous avons eu, hier soir, m'a convaincu »dis-je amèrement. Il fronça les sourcils. « Quel conversation » Je comprenais qu'il veuille l'oublier, c'était bien la première fois qu'il m'avait parlé franchement, qu'il ne jouait pas à « saint Potter ».
« Ne changes pas de sujet, écoutes moi plutôt. Il croisa les bras. « Vas y » J'ouvrais la bouche et tout ce que je savais sorti. Je lui dis tout, du début jusqu'à la fin mais sans citer que je devais exterminer Dumbledore, Je pense qu'il l'avait comprit tout de même. J'étais comme un océan de paroles.. La vérité était toujours bonne à dire mais jamais douce à entendre.
Whaoou, les jours de pluie ça inspire vraiment !! Pour ceux qui veulent savoir, les chapitres sont en en ordre dé chronologique, c'est-à-dire que chaque épisode est ce qui c'est produit « avant ». Le prochain est le dernier (ou si vous préférez le premier.. )
Cela faisait 2 jours que j'étais rentré à Poudlard, 2 jours de torture mentale ou je n'avais cessé de penser à ce que j'avais découvert. Pansy, Crabbe et Goyle venaient à peine de rentrer, chargé de cadeau pour cette période de Noël. Ils me racontaient leurs vacances en famille, j'ignorais leurs récits sans intérêt.. Je n'arrivais toujours pas à digérer cette nouvelle.
« Tu n'as rien dit pendant le dîner, quelque chose ne va pas ? »S'inquiéta Pansy. Cette fille là, je n'avais jamais pu la blairer, toujours à jouer la sensu. « Mêle toi de ce qui te regarde » crachais-je. « Tes vacances se sont mal passée ? Il parait que tu es rentré plus tôt.. »Insista la brune. « Je t'ai dit de la fermer »
Parkinson ne dit plus rien et bouda dans son coin. « Je t'apporte un vers de lait de poule ? » proposa Goyle. Surpris de son initiative, j'acceptais. Il avait sûrement appris à « penser » au minimum pendant sa semaine de vacance, étrange tout de même.
Je buvais ma boisson, au goût beaucoup moins doux que d'habitude, tout en réfléchissant à ce que j'allais faire. Cette découverte n'était pas des moindres, j'allais enfin pouvoir me débarrasser de Voldemort et donc de tout ces foutus problèmes.
Je n'aurais pas à servir ce monstre, je serais enfin ... Mais cette boisson est vraiment bonne, il y'a quelque chose en plus, Un ingrédient plus sucré, plus piquant. Sublime. « Apporte moi en encore »ordonnais-je à Goyle. Après quelques verres, je n'arrivais plus à suivre leur conversation. Ce n'est pas que j'écoutais vraiment, c'est juste que j'entendais.. Alors qu'a présent, je ne percevais plus rien.
J'avais l'impression d'être dans un cocon, protégé du monde et à la fois exposé à tous. Ce silence, cet horrible silence.. Si gênant, si lourd. Je les voyais ouvrir la bouche mais aucun son n'arrivait jusqu'à mon oreille, comme si j'étais devenu sourd.
Et d'un seul coup, tel un raz de marrée, le brouhaha infernal me submergea. Tout ces flots de paroles, ces rires, ces cris hystériques explosaient mes tympans, je n'en pouvais plus, il fallais que je sorte. J'avais l'impression que ma tête allait éclater si je ne quittais pas au plus vite cette pièce. « Est-ce que ça va ? Tu es plus pale que d'habitude »criais Pansy.
Je voulais que ça s'arrête, que tout le monde se taise. Je me levais, du mieux que je pouvais et me retint à ma chaise. J'avais l'impression que tout tournait autour de moi, le visage des élèves s'allongeait jusqu'à devenirs semblable, indescriptibles.. Je voyais leurs yeux braqués sur moi, il fallait que je parte immédiatement.
Les serpentards semblaient inquiets, certains s'adressaient à moi mais je ne percevais que quelques mots. « Je.. Je vais me reposer » pensais-je avoir dit. Je ne savais plus ce que je faisais exactement, tout ce dont j'étais certain était que je devais fuir.
Je marchais d'un pas précipité hors de la grande salle, tentant de rester debout. Le sol semblait ruisseler sous mes pieds alors que les portes me fuyaient. J'arrivais enfin dans ma chambre et m'écroulais sur mon lit.
Je pris ma tête entre mes mains pour vérifier si je n'étais pas en plein cauchemar. Vu que je pouvais sentir cette sueur sur ma peau, tout ça était bien réel. « Il fais froid »dis-je tout bas. « Pourquoi est -ce que tout ça m'arrive, pourquoi ais -je peur ? » me parlais-je doucement. Et la réponse évidente me vint à l'esprit « c'est parce que tu connais la vérité, ils veulent te faire oublier »
Cette petite voix dans ma tête avait raison, c'était probablement ma conscience qui me rappelait à l'ordre. Je ne devais pas ni trébucher ni tomber. Il était hors de question qu'un Malfoy se laisse manipuler, jamais !
Et si, par malheur, je devrais perdre la mémoire, il resterait une trace de mon passage. Je m'emparais de mon pot d'encre rouge et y trempais les mains. La plume ne ferait pas l'affaire pour passer ce message, ma conscience me l'a dit.
Je touchais le mur avec mes doigts, sa texture rugueuse m'apaisa. Et je commençais à écrire toutes ses phrases qui me perturbaient, ce fardeau qui me pesait tant. Une fois mon œuvre accomplit, ma danse spirituelle terminée, je reculais et contemplais mes mots. Mon âme.
Je lisais chaque paroles, elles étaient toutes vraie et puis il y'avait la vérité, gravée derrière mon armoire. « J'ai finit »dis-je soulagé. Maintenant personne ne pourrais enlever ces traces, je lançais un sort de protection don je n'avais jamais entendu parler, c'était comme si une autre personne parlais à travers moi.
Je m'endormais rapidement et, à mon réveil, je parcourais des yeux mes paroles. « Je sais que j'ai raison » « j'œuvre pour le bien » « je vais sauver le monde » « j'ai vu la lumière » « je vaincrais Voldemort » « Je connais la vérit » et tant d'autres que je n'arrivais plus à lire tellement elles étaient entrelacés, mélangés, ne formant plus qu'un tout, un espèce de gribouillage.
Je me sentais beaucoup plus lucide que la veille, même si j'avais cette impression d'Etre constamment suivit, épié. Je me rendais à la grande salle, beaucoup plus méfiant envers mon entourage. Je savais que Voldemort avait du les avertir, ils essaieraient probablement de me tuer dans les prochains jours.
Il fallait que je me méfit de tout le monde et SURTOUT des Serpentards. Je m'asseyais à ma place de roi, comme toujours. Mais chaque rire, chaque mot, chaque regard m'était directement destiné. Ils me voulaient mort, je le sentais.
Je regardais méticuleusement mes partenaires, attendant que d'eux fasse une gaffe. Je pris une bouchée de pain, ce terrible goût sucré envahit ma bouche. Cette tranche, que venait de me tendre Pansy, était empoisonné. Je n'aurais jamais du l'accepter, comment n'avais je pas pu y penser ?! La nourriture était l'un des premiers stratagèmes de manipulation voire même « d'accident ».
Je mâchais ce poison, en gardant mon masque de froideur alors que ma seule envie était de planter ma fourchette dans le cou de cette chère Parkinson. Je me levais de table, sous les regards de mes « confrères ».
« Tu pars déj ? »Demanda Zabini. « Je n'ai plus faim »crachais-je. « Mais tu as à peine mang »ajouta ma sensu. Ce n'est pas aujourd'hui que tu réussiras à me tuer, grognasse. « Ça me suffit amplement »rétorquais-je en lui lançant un regard noir.
Je quittais rapidement la grande salle et m'engouffrais dans le froid de ce tendre mois de décembre. Je crois que si cette morue m'aurait approch je l'aurais bel et bien égorgé avec ma fourchette. J'avais le pressentiment qu'elle tenterait de me tuer d'une autre manière.
Ce ne sera pas Pansy qui m'abattra, elle n'est pas assez intelligente pour ça. Zabini peut- être, et encore ... Lui n'est pas assez imaginatif. Si je devais périr ce serait entre les mains de Voldemort, Dumbledore ou ...de Mon père.
Mais je ne mourrais pas, un Malfoy est indestructible. Je rasai les murs pour retourner dans ma chambre lorsque Potter m'interrompit. « Malfoy, est- ce que tout va bien ? » Je fis mine de m'appuyer contre le mur. « Pourquoi ça n'irais pas. »Dis-je d'une voix glaciale coupant cours à toute discutions
« C'est juste que tu n'étais pas bien, hier dans la grande salle et aujourd'hui tu.. » marmonna-t-il gêné. « Tu m'espionnes ? » m'emportais-je. Comment pouvait-il savoir tout ça ! « Non je.. » il essayait de se justifier, pas la peine Potter, j'ai comprit de quel coté tu étais.
« Je n'ai pas besoin de ta charité, tire toi »rien que l'idée qu'il puisse servir le lord me donnais envie de vomir. Même sans le vouloir, il l'avait aidé pendant toutes ces années, en appuyant Dumbledore. Je me collais contre le mur, à la recherche de ma chambre. Lorsque je la trouvais, je m'y engouffrais et décidais de ne plus en sortir.
J'agitais ma baguette et prononçais plusieurs sorts de verrouillage de porte. Même si je savais que mon attitude était suspecte, je ne pouvais m'empêcher d'agir ainsi. Il fallait que je réfléchisse, seul et en sécurité. Je sursautais lorsque la porte s'ouvrit sur Parkinson. « Qu'est- ce que tu fout ici ? » demandais-je hébété.
Je tendais ma baguette vers elle, prêt à l'attaquer. « La porte était ouverte »commença-t-elle avant que son visage ne se déforme en une grimace d'effroi. « Merde mais qu'est-ce qui c'est pass ? »Je ne l'écoutais pas, j'étais resté sur sa première phrase : « la porte était ouverte » Impossible, je l'avais ensorcelé avec ma..
Je m'étouffais presque en voyant que ce que je tenais entre mes doigts n'était pas ma baguette mais une plume. « Draco, tu m'entends ? » Ma baguette se trouvais au pied de mon lit, qu'avais-je fait ??
« Draco, je te parle ! » aucune réaction de ma part. Elle tendit la main vers moi, je reculais. « Ne me touches pas ! » bramais-je. Elle fronça les sourcils, Je détestait cette fille, si on peu appeler ça une fille. « Tu devrais aller à l'infirmerie, tu n'as pas l'air bien » Toujours à se mêler de mes affaires, à traîner dans mes pattes. « Ça me regarde, maintenant barre toi »
« Mais je voulais qu'on.. »Elle n'acheva pas sa phrase, mon regard blasé suffit à la convaincre. « Tu m'en parleras au dîner » C'était la seule façon de se débarrasser d'elle. « Tu ne viens pas en cours ? » réalisa-t- elle. « Pas aujourd'hui »Elle acquiesça, cette fois ci je fermais la porte pour de bon.
Je soupirais en me rendant compte que j'avais promis à Pansy de la rejoindre au dîner. Je serais donc obligé de la supporter toute la soirée ! Et je devrais sortir de ma chambre, de toute façon je ne pouvais pas y rester à jamais. Il fallait que j'agisse, que je trouve comment faire profit de cette information. Il fallait que le vieux fout décède, comment ?
J'ouvris l'un des vieux bouquins de magie noire offert par mon père. J'avais l'intention de trouver un poison pour ce très cher directeur. Et lorsqu'il sera six pieds sous terre, on reconnaîtra enfin mon génie ! Draco Malfoy, le sauveur du monde magique !! A bas le survivant, vive Draco Malfoy !!
Je me réveillais prés de deux heures plus tard. Je ne m'étais pas aperçut m'être endormis. Très vite, je vérifiais que rien n'avait été touch : mes affaires étaient en place et la photo n'avais pas bougée du coffre.
Après avoir feuilleté quelques pages du bouquin, je trouvais une potion nommée « reine de glace », la personne qui buvait ce breuvage se trouvait immédiatement changé en glace avant de se briser .Les dommages étaient incurables, la reconstitution en « être humain » s'averrait impossible.
La potion était décrite comme délicate mais, étant doué en potion, cela ne me posait aucun problème. J'attendais la pause de midi pour « emprunter » dans les cachots les ingrédients nécessaires. Je prenais mon temps pour préparer cette potion, me remémorant chaque partie de plan dans ma tête.
Le soir je m'infiltrais discrètement dans la cuisine et, derrière les elfes de maison, glissait la potion dans le verre de jus de carotte de Dumbledore. Il était le seul à boire ce genre de boisson, D'ailleurs je n'avais jamais compris pourquoi, le jus de carotte était vraiment écoeurant...
Au dîner je m'installais juste à coté de Pansy, réputation oblige, et savourais déjà ma future victoire. « Il faudrait que nous parlions de l'étendu de notre relation »m'interrompu Pansy alors que je contemplais le vieux fou. Il portait le verre à sa bouche Et...
« Ne buvez pas ! » s'égosilla Trelawney en arrachant de ses mains la potion. Si cela étai possible, j'aurais été vert de rage. Comment une misérable voyante de pacotille osait compromettre mes plans ? Les élèves s'étaient tus, voulant savoir quelle était la raison de ce carnage.
« C'était empoisonn »continua la prof de divination « Quelqu'un vous veux du mal ! » Bravo, on n'aurait jamais pu deviner ça tout seul... Pourquoi ne l'avait-elle pas laissé boire enfin ! La grande salle était en émoi, tout le monde semblait choqué par cette nouvelle.
La vieille femme retira ses lunettes et toucha son froid, elle allait encore nous faire le coup du troisième œil. Maudit sois tu Trelawney, jamais tu n'aurais du faire échouer mon plan. « Une force obscure désire votre mort » Quelques élèves sursautèrent en pensant qu'il s'agissait de Voldemort.
Les yeux de Trelawney s'agrandirent encore plus, elle semblait en transe. « Non, c'est la lumière.. C'est le bien qui a oeuvr ! » Elle semblait choqué par sa propre révélation. « Vous devez mourir, pour notre bien a tous » finit-elle avant de perdre connaissance.
Je n'en revenais pas, ce pourrait-il qu'elle ai un véritable don ? Un brouhaha général envahit la pièce, l'infirmière transporta la vieille femme alors que Dumbledore tentait de faire revenir le silence. « Calmez vous, ce n'est rien mes enfant. Reprenez calmement votre repas »
Peut-être avais-je trouvé une alliée potentielle, une personne qui m'appuierais. Elle n'avait pas bonne réputation mais c'était beaucoup mieux que de rester seul, non ? « Tu vois Draco, nous deux.. » commença Parkinson. « Tais toi et mange »la coupais-je en me tournant vers mon assiette, je l'avais fixée toute la soirée, aucune raison que mon repas sois empoisonné.
« Justement, c'est exactement ce que je voulais dire ! » s'exclama la brune pendant que j'avalais mes petits pois. « Tu me traite comme une sang de bourbe et j'en ai marre »poursuivit-elle. Je levais les yeux au ciel, elle m'exaspérait. « Pansy, combien de fois devrais je te dire que nous deux ce ne sera jamais possible, d'ailleurs il n'y a jamais eu de nous ! » encore une cuillérée et PAF
Elle m'avait eu, il a suffit d'une seule seconde d'inattention ! La garce. Je ressentais ce goût sucré que je commençais sérieusement à exécrer. Crabbe et Goyle affichaient des sourires plats, limite niais. Et je devinais que ces batards étaient dans le coup, qu'ils s'amusaient tous à me manipuler depuis le début. Sans le savoir j'avais toujours été sous le contrôle de Voldemort ou de Dumbledore, je n'arrivais plus vraiment à dissocier les deux à présent.
Le jeux était finit, j'avais voulu me fondre dans la masse, continuer à jouer ce rôle mais là, s'en était trop. « Vous croyez que je n'ai pas comprit qui vous êtes ? Des sous merdes soumises devant Voldemort, même les sangs impurs sont plus résistants que vous ! » Vociférais-je « rien que des minables ! » Huais-je avant de partir, ils me regardaient les yeux exorbités.
Je savais qu'en faisant ça j'avais mis un pied dans ma tombe mais je préférais mourir plutôt que de lécher les bottes du « lord ».Ma tête tournais, je ne savais plus exactement ou j'allais. Le vent frais contre ma peau me signala que j'étais à l'extérieur, dans le parc sans doute. J'essayais de retrouver mon chemin, impossible, trop de couleurs...
«A nous deux Draco »Une voix féminine derrière moi, une voix que je connais si bien. Je me retournais et me retrouva face à Pansy. Enfin ... Si je peu l'appeler ainsi car c'était plutôt un mélange entre Granger et Parkinson. « Quoi ? » dis-je simplement. Je voulais comprendre.
Elle pointa sa baguette sur moi, je pouvais même sentir le bois sur ma joue. « Tu va mourir Malfoy, tu paiera pour tout ce que tu m'a fait » je ne réagit pas immédiatement mais lorsque je vu la bout de sa baguette illuminé, je fuit. Les sorts fusaient dans tout les sens, je les évitais tant bien que mal, je cherchais ma baguette dans ma poche... Elle semblait avoir disparue.
Après avoir évité un sort impardonnable, je m'écroulais sur la neige semi boueuse. Je venais de trouver ma baguette et je la tenais fermement, prés à me défendre a tout instant. Je me relevais lentement avec l'intention de trucider, à mon tour, Parkinson. Elle n'était plus là.
Je regardais de tout les cotés, elle était partie. J'essuyais la boue sur mon visage et décidais d'aller prendre une douche. Comment avait-elle fait pour s'enfuir aussi vite ? Avais-je rêv ??
L'eau chaude me calma un instant, j'étais si bien. Je sorti un peu plus détendu, une serviette enroulé autour du ventre. Je coiffais doucement mes cheveux, ne cessant de remuer cette dernière bataille avec Granger- Parkinson. Lorsqu'il arriva, tombé de nulle part..
« Tu devrais me faire confiance »dit-il calmement. Je ne me retournais pas, son reflet dans mon miroir me suffisait amplement. « Dégages Potter ! Tu ne vois pas que je suis occup ?! » Rétorquais-je, irrité par sa simple présence. Il était si prés de moi que j'aurais presque pu sentir son souffle au creux de ma nuque. «En effet, te contempler dans un miroir est une bien grande occupation » Je rageais intérieurement, comment osait-il me parler ainsi ?
«Tires toi, je ne t'ai rien demand »à travers la glace embuée par la vapeur, Je vit ses yeux m'examiner. «Tu n'es pas le centre du monde Malfoy... sache que MOI j'ai changé. Reste à savoir si toi tu es toujours ce petit connard arrogant qui ne se préoccupe que de sa putain de gueule. »Je me retournais, outragé. « Mais pour qui tu te prends pour.. » je ne terminais pas ma phrase, me rendant compte qu'il avait disparut.
Comment avait-il pu partir si vite ? Un instant je regardais son reflet puis je me retournais et plus rien ! Je n'essayais pas de résoudre tout ses mystères, faisant mon possible pour ignorer ses question qui tiraillaient mon esprit : « comment avait-il fait pour rentrer dans la salle de bain des préfets ? » « d'où sortait-il cette audace ? » ...
Est-ce que je perdais la tête ?? Non, je ne devenais pas fou.. Impossible, un sain d'esprit ne pense pas à autant de choses, non, un saint d'esprit est incapable de résonner comme moi donc je ne suis pas fou, je ne suis pas fou, je vais même très bien.. Très, très, très bien !!!
Je réussit à dormir, après de longues heures de discutions avec ma conscience .Je ne sais pas à quel heure je me réveillais, d'ailleurs je m'en foutais pas mal. J'avais décider de ne plus retourner dans la grande salle et donc de ne plus manger pendant un moment, le temps de retrouver des pensées claires. Je m'habillais en vitesse et me précipitais à l'infirmerie. Pompfresh était absente, quelle chance j'eu pour une fois !
Le lit de Trelawney était à quelques pas de l'entrée, je la secouais vivement pour la tirer de son sommeil. Elle ouvrit les yeux est paraissait très détendue, trop même. « Professeur, pouvez vous me répéter ce que vous avez vu »ordonnais-je. Elle sourit à pleines dents. « Ce que j'ai vu ? Mais je n'ai rien vu M.Malfoy, je n'ai jamais rien vu de toute ma vie, c'est même vous qui m'avez dit que je n'ai aucun don » Je frissonnais, son ton était trop calme, trop niais pour être vrai. Elle avait du subir un lavage de cerveau.
« Vous ne vous souvenez pas d'hier ? » Elle ouvrit la bouche mais la referma aussitôt au moment ou l'infirmière rentrait. « Que faites vous là M.Malfoy ?! Vous devriez être en cours ! »S'énérva-t-elle. J'aquiesais et, au passage, jetais un coup d'œil à l'horloge accroché contre le mur. 15h45 !! J'avais dormis autant de temps !!
Mon ventre criait famine, je tentais de l'ignorer. Je stressais de plus en plus, l'une des personne qui aurait pu m'aider s'était fait « effacée », A quand mon tour ? Ou me rendre fou était une de leur méthode ?!
« Malfoy, Rogue veux te voir dans son bureau »cria Potter à contre cœur. Il avait sans doute finit les cours et, pour une fois, il était seul. Il fallait que je lui parle, après tout, il m'avait bien convaincu dans la salle de bain.
« Attends Potter ! »Il se retourna, le visage fermé. « Quoi. » Je soupirais et l'entraînais un peu plus loin dans le parc. «Je dois te parler »Il me lança un regard surpris. « Et de quoi ? » Je lui offrit un sourire franc mais triste, c'était le seul sourire que je pouvais me permettre. « De la vérit »
Nous nous arrêtâmes. « Pourquoi moi ? »Demanda-t-il. C'est vrai que nous étions ennemi, mais n'est-il pas le survivant pour rien ? « La conversation que nous avons eu, hier soir, m'a convaincu »dis-je amèrement. Il fronça les sourcils. « Quel conversation » Je comprenais qu'il veuille l'oublier, c'était bien la première fois qu'il m'avait parlé franchement, qu'il ne jouait pas à « saint Potter ».
« Ne changes pas de sujet, écoutes moi plutôt. Il croisa les bras. « Vas y » J'ouvrais la bouche et tout ce que je savais sorti. Je lui dis tout, du début jusqu'à la fin mais sans citer que je devais exterminer Dumbledore, Je pense qu'il l'avait comprit tout de même. J'étais comme un océan de paroles.. La vérité était toujours bonne à dire mais jamais douce à entendre.
Whaoou, les jours de pluie ça inspire vraiment !! Pour ceux qui veulent savoir, les chapitres sont en en ordre dé chronologique, c'est-à-dire que chaque épisode est ce qui c'est produit « avant ». Le prochain est le dernier (ou si vous préférez le premier.. )
