Un râteau ... presque parfait !
Titre : Virilité
Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer , seule l'histoire est créée par mes soins. Venez aussi découvrir le Forum Damn-Addict-Lemon à ce lien :
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POV Paul
Bordel, ce que je pouvais détester l'hiver ! Pas à cause du froid, non, rien à voir, simplement parce qu'à cause de celui-ci, les filles se couvraient plus. Et oui, exit petits shorts ras les fesses et autres bikinis, et place aux cols roulés et aux jeans opaques. Vraiment, rien de sexy : si on était au Pôle Nord, un phoque serait plus attirant !
Je ruminais en remontant la rue principale de Forks. Même ici, les filles étaient en mode Bibendum ! Bon, certes, on était qu'à quelques kilomètres de la réserve, mais j'en sais rien, il aurait pu y avoir une sorte de microclimat tropical, ou un autre truc du genre, qui aurait poussé les membres de la gente féminine forksienne à sortir les robes d'été, les bermudas et les tops affriolants ! Ou non, mieux, carrément la mousson ! Avec uniforme blanc obligatoire…
Ok, il fallait que je me calme. J'allais à l'hôpital pour une analyse d'urine, alors ce n'était pas la peine de commencer à bander comme un taureau. J'arrivai en vue du bâtiment et poussai la porte, nettement moins excité.
Je déteste les hôpitaux. Ca sent comme chez ma grand mère, à savoir le désinfectant et les médocs. Très peu pour moi !
Arrivé devant la réceptionniste, je pris mon ticket, lui fis un clin d'œil et allai attendre dans la salle voisine, fier de mon petit effet.
-Monsieur Lahotte ?
-C'est moi !
Je me levai et suivis l'infirmière. Oh bordel, j'allais venir tous les jours, si elles étaient toutes gaulées comme celle-ci ! Exactement ce qu'il fallait là où il fallait !
-Vous avez la convocation de votre médecin ?
J'acquiesçai et lui tendis avec un sourire charmeur. Toi, poupée, ce soir, t'es dans mon lit !
Elle s'assit à son bureau et commença son interrogatoire en pianotant sur son clavier :
-Groupe sanguin ?
- B moins. Ton père est voleur ?
Elle fronça les sourcils et détourna la tête de son écran :
-Je vous demande pardon ?
-Non, parce qu'on dirait qu'il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux.
Elle me regarda avec des yeux ronds. Héhé, visiblement, je faisais mon petit effet.
-Non ? Ben alors, il est au moins terroriste, parce t'es une bombasse. Ou alors, il est boulanger !
-Heu…
-Parce que t'es vachement craquante !
-Monsieur…
-Tututu, ne dis rien ! Ca doit faire mal, quand même.
-Quoi ?
-De tomber du Paradis. Dis-moi, tu sais comment je m'appelle ?
-Non, et honnêtement…
-Paul. Mon nom c'est Paul. Souviens-toi en, parce que tu vas le crier toute la nuit !
-Je suis prise, déjà, et ..
-C'est pas grave, je suis pas jaloux, comme mec.
-D'accord.. soupira-t-elle en enlevant ses lunettes.
Woho, encore mieux comme ça !
-Monsieur Lahotte, je ne m'explique pas votre comportement, sachez que j'en suis très flattée, mais ….
-Je sais, je serais très excité moi aussi si j'avais un rendez vous avec moi-même.
-A quoi jouez-vous, exactement ?
-Je joue avec le feu, apparemment. T'es brûlante.
-Ok, j'aurais essayé, dit-elle en fronçant les sourcils. Paul, tu vois mon badge, là ? C'est marqué Maya. Alors arrête tes surnoms vus, revus, et re-revus. Maintenant, soyons clairs, parce que là, je sature: tu vas arrêter ton petit jeu de dragueur de seconde zone avec tes phrases toutes faites, tu vas prendre ce bocal, aller pisser dedans bien gentiment, tu vas me le ramener, et tu vas rentrer chez toi, et ce, sans que je te tienne la main, pigé ?
Classique. Elle repousse mes avances, mais en fait, elle en meurt d'envie.
-Honnêtement, je préférerais que tu me tiennes autre chose, jolie Maya.
Calmement, elle se leva et contourna le bureau, un petit sourire aux lèvres. Ben tiens, qu'est ce que je disais ? Elles craquent toutes, de toute façon.
Arrivée derrière moi, elle fit courir ses mains le long de mon dos, déclenchant de délicieux frissons sur son passage. Elle continua son chemin et enserra mon ventre tout en posant sa tête sur mon épaule.
Jeu, set et match. Presque trop facile.
Soudain, elle me saisit le poignet et le tourna violemment, me bloquant le poignet. Dans une autre situation, j'aurais apprécié sa rapidité, mais là, c'était moi qui en faisais les frais. Je gémis de douleur, elle n'y allait pas de main morte, apparemment !
-Ecoute-moi bien maintenant, me susurra-t-elle en resserrant sa prise sur mon bras. Tes phrases à deux balles tu peux te les garder, de même que tes sous entendus salaces et tes œillades perverses. Donc je réitère ma demande : soit tu vas tout seul remplir ce flacon, soit je t'y force, et crois moi, ce sera loin d'être une partie de plaisir pour toi. Alors ? Qu'est ce qu'il décide notre Don Juan de pacotille ?
-Je vais le faire, pleurnichai-je.
-Très bien, gentil garçon, sourit-elle en me relâchant le bras, me faisant une fois de plus geindre de douleur. Les toilettes, c'est par là, m'exposa-t-elle avec naturel.
Je fis ce qu'elle m'avait demandé rapidement, puis finis de remplir le formulaire, répondant à peine à ses questions. Quand elle me laissa finalement partir, je quittais presque l'hôpital en courant.
En plus de m'avoir broyé le bras, cette Maya avait broyé ma virilité. Sans aucun jeu de mots.
