Hello à tous ! (on se demande bien qui c'est, hein...)
Encore une fois, je réponds rapidement au commentaire de Une : Ahah... je suis vraiment désolée, je suppose que c'est mon style qui est trop compliqué, alors ? ^^' J'étais pas sûre, et j'ai fait relire tout ça par plusieurs personnes, et tout le monde m'a dit que c'était compréhensible, alors je pensais que ça allait, mais... je suis désolée éè Je vais faire un effort pour la suite mais je garantis rien ^^' Mais oui justement, caser Kuroko avec tout le monde c'est le but du fandom, voyons ! 8D *bam* Hnn l'AoKuro c'est bien aussi. J'ai commencé 2 OS sur eux mais j'ai rien terminé... bwaah xD oh et, mister violet = Murasakibara ? ... ok je peux pas t'en vouloir d'avoir oublié son nom XD J'aime bien ce couple aussi cela dit~ :3
Sur ce... merci d'être passé par là, et bonne lecture ! =)
Happily Ever After
Chapitre 4 : Pas de réponse
Dès le lendemain, Midorima n'adressa plus la parole à Takao.
En vérité, il lui en voulait de l'avoir poussé à subir l'incident du Maji Burger ; il lui en voulait de l'avoir poussé à croiser tant de fois Kuroko et la chose rouge ; il lui en voulait de l'avoir poussé à observer la scène de la veille, aussi, image qu'il n'arrivait plus à se sortir de la tête ; et puis, il lui en voulait pour ce qu'il s'était passé juste après, il lui en voulait pour la main de Kuroko dans la sienne, et pour les yeux bleus sur lui, son épaule, sa main, son dos, et pour les mots qui s'étaient échappés de ses lèvres, pour ce qu'il avait dit sans le penser, et pour ce qu'il avait pensé sans le dire, pour-
Il s'en voulait à lui-même pour n'avoir pas profité correctement de l'occasion – mais, c'était la faute de Takao, de toute manière.
Parce que c'était Takao qui avait tout organisé, après tout. C'était Takao qui avait tout prévu, et qui s'était arrangé pour le mettre mal à la l'aise, et le faire réfléchir, et lui donner cette occasion, et- c'était la faute de Takao, tout simplement, parce qu'il l'avait décidé.
« Shin-chan, t'es devenu muet pendant la nuit ? »
Son ami se tenait devant lui, et la surprise dans son regard se mêlait à une pointe de moquerie, comme il haussait les épaules, ses deux mains plongées dans les poches de son uniforme. Le col défait, deux ou trois boutons détachés – un pli au niveau de la manche.
L'habituel Takao le regardait de la manière la plus habituelle qui soit, s'adressant à lui comme à son habitude, et pourtant la situation était loin d'être habituelle ; Midorima était loin d'être dans son état habituel, et ce, quand bien même il rechignait à se l'avouer.
Aussi, il l'ignora d'un hmpf léger, juste entre ses lèvres pincées, et le dépassa sans même le regarder.
« Shin-chaan~ On peut savoir à quoi tu joues ? »
Pas de réponse.
« Shin-chaaan, t'es fâché ? Tu boudes ? Tu me fais la gueule ? »
Pas de réponse.
« Mais réponds, c'est embarrassant à la fin ! Shin-chan, j'ai fait quoi ? Dis-le, au moins, parce que là, j'y comprends plus rien ! »
Pas de réponse.
« Midorima, espèce d'enfoiré, tu vas me répondre, oui ou merde ?! »
Pas de réponse.
Enfin, tout d'abord, du moins.
Dès le matin, lorsqu'il s'était rendu compte que Midorima l'ignorait, Takao l'avait suivi, et ça avait duré toute la journée – en cours, pour commencer, où il était assis à ses côtés, puis à la bibliothèque, où il l'avait sans cesse questionné et re-questionné, puis à la cafétéria, et il avait fait un tel bruit à lui tout seul que le tireur de Shuutoku s'en était allé, et finalement, c'était là qu'ils se retrouvaient : après un long, long, long entraînement sans échanger une seule parole, dans les vestiaires, face à face et seuls.
Les derniers à rester. Midorima soupira, et détourna le regard.
« Pour répondre à ta question de tout à l'heure, commença-t-il alors, essayant de se donner l'air un maximum agacé, oui, je suis en colère, Takao.
– Non, sans blague ? Merci, mais ça, je l'avais remarqué... »
A son tour, Takao soupira, mais ce n'était pas un soupir énervé, ni désemparé ; à vrai dire, son soupir, suivi du sourire qu'il lui lança juste après, avait l'air de vouloir dire ah là là, mais Shin-chan, qu'est-ce qu'on va faire de toi et, sur le coup, il ne parvint qu'à agacer encore plus Midorima. Franchement, pour qui se prenait-il, avec son petit sourire supérieur, à le regarder de haut alors qu'il était plus petit que lui, et à sous-entendre dans son attitude plus qu'indécente qu'il savait tout, sur tout, et comprenait tout ?
« C'est à cause de ce qui s'est passé l'autre jour, c'est ça ? »
A nouveau, pas de réponse (taquin, Takao songea aussitôt que ça lui avait manqué, tiens). Sérieux, de cet air qui ne voulait rien laisser paraître, pas la moindre émotion, pas la plus petite bribe de sentiment, mais dont le simple regard voulait déjà dire tant, Shin-chan ferma méticuleusement son casier, et enfila sa veste, comme si de rien n'était. Mais le col autour de son cou était arrangé un peu à la hâte, et les lunettes sur son nez y reposaient légèrement de travers – et le numéro 10 de Shuutoku put, dès qu'il le remarqua, affirmer avec certitude que, décidément, son camarade de toujours ou presque était bien troublé.
Cette fois-ci, fier à la fois de sa trouvaille et des idées qui commençaient à lui traverser l'esprit, il ne se retint même pas de ricaner et, glissant les mains dans les poches de son pantalon, il lança à son ami un regard plein de défi.
« Allez, raconte, fit-il, et l'on entendait dans sa voix qu'il avait le rire au bord des lèvres. Il s'est passé quoi, une fois que tu m'as laissé en tête-à-tête avec Kagami ? T'as retrouvé ton Kuroko, c'est ça ? »
A vrai dire, il n'aurait même pas eu besoin de poser la question. Il l'avait vu de ses propres yeux, après tout ; Shin-chan, parti dans une direction au hasard, dans ce quartier qu'il ne connaissait qu'à moitié, et l'autre garçon, cette espèce de fantôme bleu, qui l'avait suivi presque aussitôt – ajoutez à cela une cuillère de l'air absent qu'avait toute la journée affiché Midorima, deux cents grammes de ce sursaut qui venait de le parcourir de la tête aux pieds, et vous obtiendrez au-delà d'une simple réponse la pure conviction que oui, c'était ça.
« Ne l'appelle pas « mon » Kuroko, imbécile, répondit toutefois le principal intéressé, dans toute sa splendeur de tsundere. Lui et moi, on ne s'entend pas, je te l'ai déjà dit.
– Oh, Shin-chan, mais arrête un peu de te mentir à toi-même, à la fin ! »
Takao ponctua cette exclamation, ce cri du cœur d'un soupir exagérément exaspéré – tant et si bien qu'après cela, Midorima ne sut plus quoi dire. D'un majeur mal assuré, il ajusta la position de ses lunettes, mais derrière les larges verres, ses pupilles éperdues de vert fuyaient celles de son camarade ; il était troublé, non, désemparé, plutôt, et pour la première fois, cela se voyait. Vraiment.
Son ami lui-même en fut un peu surpris, d'ailleurs. Toutefois, s'il écarquilla un instant les yeux, il s'y habitua bien vite – et puis, son travail ici n'était pas encore fini, non. Il avait encore à lui dire quelques mots, dont il ne savait que trop bien l'effet qu'ils pourraient avoir, et maintenant qu'il y réfléchissait, il n'était plus sûr de vraiment le vouloir, mais-
« T'es absolument dingue de lui, non ? »
Cinq, six mots s'étaient échappés de sa bouche, peut-être – et le ton qu'il voulait assuré. Certain. Convaincant. Il avait flanché, et quelques syllabes avaient sonné issues de son cœur, sans doute plus qu'elles ne le devaient, parce qu'il en était plus affecté qu'il ne le montrait ; mais, ça n'avait plus d'importance, à présent. Bien à l'abri derrière les verres épais de ses lunettes sévères, le regard de Midorima ne chercha pas le sien – pire encore, il détourna la tête, et regarda au loin.
« C'est faux », annonça-t-il, catégorique.
Catégorique. Catégorique au point que, l'espace d'un instant, Takao craignit même de s'être trompé – la seconde d'après, toutefois, lui rendit espoir, lui rendit confiance, et au fur et à mesure que son œil surpris distinguait aux joues de Shin-chan quelques reflets rouges, roses, embarrassés, le jeune homme comprit qu'il avait raison, qu'il avait réussi.
Satisfait, il sourit, et quitta le banc où il s'était assis.
« Menteur, taquina-t-il, rieur.
– C'est faux ! »
Takao haussa les épaules. Voilà que Shin-chan s'énervait, maintenant ; mais franchement, après tout ce temps, n'avait-il vraiment pas encore compris que ce simple fait révélait mieux que n'importe quel autre le fait qu'on l'avait découvert, qu'il était gêné, que son ami avait gagné ? Enfin, cette maladresse et ce côté terriblement tsundere comptaient aussi au nombre des différents charmes et atouts de son Shin-chan, il fallait dire... Maintenant que le jeune homme y réfléchissait, s'il avait été un tantinet moins romantique dans l'âme, peut-être même qu'il aurait refusé de le voir partir avec ce Kuroko de Seirin, tant il aimait le taquiner ; mais l'heure n'était pas à se poser ce genre de questions et, attrapant d'une main le sac qu'il avait laissé traîné, Takao revint bien vite à la réalité.
« Shin-chan, je te crois pas~, chantonna-t-il, à présent persuadé d'avoir vu clair dans le petit jeu de son tsundere préféré. Tu rougis, en plus.
– Ce... Takao, ça suffit !
– Tu peux te fâcher tout ce que tu veux, ça changera rien au fait que tu l'aimes, ton Kuroko. J'ai pas raison ? »
La réponse se fit attendre.
« Je... Je ne l'aime pas. »
Mais, à vrai dire, l'incertitude dans sa voix donnait l'impression qu'il tentait avant tout de s'en convaincre lui-même.
« C'est le destin. »
Ah ? Le ton était plus assuré, tout à coup, tiens.
Takao fourra une bouteille d'eau mi-vide dans l'immensité de son sac, termina de lacer sa chaussure droite et releva la tête, l'air interrogateur.
« Lui et moi, nous ne sommes pas faits pour aller ensemble. »
Cette fois-ci, Shin-chan avait l'air carrément sérieux, et son ami en ressentit un léger pincement au cœur. Sur le coup, il ne sut pas pourquoi, cependant.
« Explique ? Osa-t-il alors.
– Je suis cancer, et il est verseau. »
Il fallut bien deux longues, interminables minutes au cerveau de Takao pour accepter, comprendre et enregistrer l'information.
Sitôt qu'il eut réalisé ce qui semblait être le principal défaut d'une relation que pourraient entretenir Midorima et Kuroko, toutefois, il ne put s'empêcher d'éclater de rire – d'un fou rire terrible, mortel, qui le secoua bien durant deux autres longues et interminables minutes, au point même que, lorsqu'enfin il parvint à se calmer, ses côtes le faisaient souffrir.
« Nan, Shin-chan, t'es pas sérieux ! C'est juste pour ça ?!
– Je suis très sérieux ! Et puis, c'est une ombre, et il a besoin d'une lumière... hmpf. »
Si le premier argument portait à rire plus qu'à pleurer, force était d'avouer que le second semblait, au premier abord du moins, plus efficace, plus rationnel ; aussi, Takao cessa rapidement de rire, et bientôt il ne ricana plus du tout. Midorima, quant à lui, finissait de ranger ses affaires, et paraissait déjà prêt à partir – mais quelque chose, quelque part, tout au milieu de son regard, respirait l'incertitude à plein nez et, sur le coup, son camarade ne sut trop qu'en penser.
Alors, il soupira, glissa son sac de sport jusqu'à son épaule, et laissa ses propres yeux dériver, lentement, lentement, sur le côté. Les casiers. De métal et tous fermés, maintenant. Depuis combien de temps se trouvaient-ils ici, déjà ? A l'extérieur, il devait déjà faire nuit... Ah, cette situation, c'était compliqué. Et dire que son pauvre Shin-chan se languissait d'un bonhomme qui prétendait n'exister qu'en présence d'une quelconque lumière, alors qu'enfin, bon sang, c'était Midorima qu'il dévorait du regard, dès qu'il avait le dos tourné...
« Et la possibilité que ce soit toi qu'il veuille, tu l'as envisagée, grand malin ? »
A cette question, Shintarou ne répondit pas.
En vérité... En vérité, non, il ne l'avait pas envisagée, justement – depuis toujours, il s'était dit, répété que Kuroko était une ombre et que c'était une lumière qu'il lui fallait, mais en fait- non ! Il se reprit de justesse, et s'interdit d'y réfléchir plus ; quoiqu'en dise Takao, c'était impossible. Voilà : Kuroko et lui, c'était impossible. Point. A la ligne et on repart – parce qu'il ne pourrait jamais remplacer Aomine, parce qu'il ne serait jamais comme Kagami, et parce que l'amour ne fait pas tout, et parce que, de toute manière, ce n'était pas lui que Kuroko voulait.
Il l'avait vu, après tout. Avec Kagami, l'autre jour, à la sortie de Seirin, et puis- ce n'était pas lui. Son partenaire, son ami, ce n'était pas lui. Son confident, son appui, ce n'était pas lui. A vrai dire, à ce stade, il n'était guère plus qu'une connaissance de son ancien coéquipier, et encore – et le fait qu'il lui ait pris la main, le fait qu'il lui ait demandé qu'est-ce que tu veux n'y changeait rien...
« Hé, Shin-chan, tu m'écoutes ? J'te dis, sérieusement, t'as pas vu comment il te regarde ? »
L'interpelé sursauta – comment ça, s'il n'avait pas vu... quoi ?
« Écoute, je suis pas expert dans ce genre de choses, mais toutes ces fois où on était avec Kagami et lui, c'était toi qu'il regardait... Attends, me dis quand même pas que t'as rien vu ? Et la manière dont il te regarde... tu sais, avec ce regard- »
Midorima n'écouta pas la suite.
Il l'entendit, vaguement, peut-être, mais ne s'en souvint pas ; son esprit était ailleurs et, étonnamment, il réalisa qu'il tremblait un peu. Du fin fond de son être revenaient à la surface nombre de souvenirs et parmi eux, il y avait ce regard, comme avait dit Takao ; ce regard, dans ces yeux bleus, ceux de Kuroko, et la manière qu'il avait de ne le destiner qu'à lui, ce même regard que Shintarou avait toujours trouvé tellement étrange et fascinant à la fois, avec ses mille et une significations sur lesquelles il n'arrivait jamais à mettre le doigt...
La main de son ami, sortie de nulle part, atterrit soudain sur son épaule et il tressaillit.
« Shin-chan, sincèrement... je pense que c'est toi qu'il veut, ton chéri. »
Midorima ne sut pas, sur le coup, si cette remarque lui faisait plaisir ou non.
Certes, Takao avait le ton calme, pour une fois, sérieux, sincère, presque attendri, touché peut-être ; mais les deux derniers mots qu'il avait employés le glaçaient jusqu'au sang, et... Immédiatement, dès qu'il les entendait, il s'imaginait lui, et Kuroko, et tentait d'envisager un « eux » mais n'y parvenait pas, n'osait même pas, et tout à coup il sentit son visage brûler de honte et d'embarras.
« De... Dans la vie, on a pas toujours ce qu'on veut, Takao... »
Pour toute réponse, son camarade se mit à rire, et la main sur son épaule tapota gentiment le tissu de son uniforme.
« En effet, mon Shin-chan, mais d'une, t'es pas crédible, et de deux, si t'essaies pas, tu l'auras jamais. »
Essayer...
Le mot, et ce qu'il impliquait surtout, sonnait un peu bizarre, maintenant qu'il y réfléchissait. Mais, essayer...
A cet instant précis, le souvenir de la paume de Kuroko contre la sienne le fit frémir, et ses lèvres s'arquèrent en l'ébauche d'un sourire.
A ses côtés, Takao rayonnait.
Essayer, hein.
Voilà pour aujourd'hui. ^^ L'histoire avance, lentement... Cela dit, ça risque plus d'être très très long, à partir de maintenant. Je suis nulle pour estimer les proportions d'une histoire, mais je pense qu'à ce stade, on a dépassé la moitié de la fanfic...
Sinon, bah, j'espère que ça vous a plu =D Et je vous donne rendez-vous ('fin, à ceux qui veulent xD) aux alentours de samedi prochain pour le chapitre 5 ! =) En attendant, si jamais, j'ai récemment posté un OS sur ce tendre (?) couple qu'est l'AoKise... et je travaille en parallèle sur quelques autres histoires courtes que je ne tarderai sans doute pas à mettre en ligne =P
Merci beaucoup d'avoir lu, et à bientôt (j'espère) ! ^w^
