Chapitre 4 : Cadeaux de Noël.

Le lendemain, Julia s'éveilla de bonne heure. Elle ouvrit les yeux et vit qu'elle était blottie contre Séverus, nue et lui également. Elle ne se rappelait pas être montée dans la chambre ni même avoir fait l'amour avec lui la veille. Elle bougea lentement la tête pour ne pas le réveiller et se dégagea de ses bras. Il était profondément endormi et ne la sentit pas se déplacer. Elle le regarda, un coude posé sur l'oreiller. Il avait l'air si serein, endormi. Elle passa un doigt sur ses lèvres ; elles étaient incroyablement douces. Elles se mirent à remuer et il ouvrit les yeux. Julia se pencha et l'embrassa doucement.

-Bonjour ! Lui dit-elle au creux de l'oreille.

Il lui sourit et se laissa embrasser longuement. Il l'enlaça et l'allongea sous lui. Il la regarda en lui caressant les cheveux. Elle lui caressait le dos en plongeant son regard clair dans le sien.

-Je ne me souviens pas qu'on ait fait quelque chose hier soir ! Lui dit- elle. -C'est parce qu'on n'a rien fait ! Lui répondit-il en souriant. Tu t'es endormie devant le feu ! Je t'ai portée jusqu'ici ! -Oh ! Tu m'as portée jusqu'au lit et je n'ai même pas vu ça ! Quel dommage ! Lui dit-elle en riant. -Mais au moins j'ai eu ce que je voulais ! -Quoi ? Lui demanda-t-elle, ne sachant pas où il voulait en venir. -Passer la nuit avec toi ! Tu te souviens ? Je t'avais demandé de rester avec moi au moins une nuit ! -Oui ! Je te l'avais promis ! -Ce n'est pas vraiment comme ça que j'avais imaginé de passer la nuit ensemble mais tu étais si endormie que je n'ai pas voulu te réveiller ! -Oh ! Je suis navrée ! Mais pour la peine que tu aies patienté je vais me faire pardonner. Et te donner un avant goût pour ce soir !

Elle lui sourit et l'embrassa. Il la regarda étonné et attendant de savoir où elle voulait en venir. Julia le fit se mettre sous elle et se retrouva sur lui. Elle l'embrassa sur la bouche puis descendit dans le cou. Elle l'embrassa longuement et descendit sur son torse. Elle se mit à l'embrasser et continua tout en se mettant à califourchon sur lui. Ses mains parcouraient le corps de son amant et elle commença à effectuer des mouvements de va-et-vient sur lui afin de le satisfaire. Il se leva tout de même et la fit passer sous son corps, l'embrassant dans le cou et prenant le relais des mouvements entre ses reins. Ils s'effondrèrent l'un dans l'autre et restèrent enlacés en se caressant.

-Ca t'a plu ? Lui demanda-t-elle au bout d'un moment. -Enormément ! -Enorme est bien le mot que j'emploierai ! Lui dit-elle.

Elle fut prise d'un fou rire qui fit rire Séverus. Il se mit à la chatouiller et l'embrassa dans le cou. Elle continua de rire par saccades dans ses bras.

-Je t'aime ! Lui dit-il au bout d'un moment, sentant le calme revenir. -Moi aussi je t'aime ! Lui répondit-elle. -Je t'aime réellement ! Je veux passer ma vie avec toi ! -Attends de me connaître ! Je ne suis pas comme ça tous les jours ! -Je ne plaisante pas, je veux vivre avec toi !

Julia se releva et le regarda sérieusement.

-Quoi ? -Je veux que tu restes avec moi. Pas en tant qu'élève. Pas seulement quelques soirs par semaine. Je te veux toute la vie à mes côtés. -Séverus. Tu t'emportes trop vite ! On ne se connaît réellement que depuis quelques semaines. On vient juste de passer une seule nuit ensemble. On ne se connaît pas assez pour dire qu'on va passer le reste de notre vie ensemble ! -Quoi ? Tu ne m'aimes pas ?

Séverus parût fâché de sa réponse et se rassit dans le lit en regardant par la fenêtre. Julia l'enlaça par les épaules et lui parla.

-Ecoute ! J'ai déjà connu quelqu'un qui voulait que l'on vive ensemble. Il était comme toi mais au fil du temps, notre couple a sombré dans l'ennui. On est devenu plus amis qu'amants. -Mais je ne suis pas un amant. Je veux être plus que ça ! -Comment ça ?

Julia ne comprenait pas le raisonnement de son ami.

-T'épouser ! Voilà ce que je veux. Devenir ton mari, être le père de tes enfants, vieillir à tes côtés. -Séverus, tu ne crois pas que tu vas un peu vite ? On ne se connaît même pas depuis un mois et tu penses déjà au mariage ? Redescend ! Tu n'es plus un enfant qui veut tout tout de suite ! Il faut être patient !

Elle avait dit ça d'une voix forte et le secouait légèrement.

-J'en ai assez de patienter !

Elle sentit que quelque chose n'allait pas dans sa voix. Celle-ci tremblait. Elle le fit se retourner et vit qu'il avait une larme qui coulait le long de la joue. Il ne la regardait pas mais elle savait qu'il ne voulait pas qu'elle le voit pleurer.

-Séverus ! Ne pleure pas !

Julia était désemparée, c'était la première fois qu'elle voyait un homme pleurer et surtout que c'était elle qui lui faisait verser ces larmes. Elle le serra contre elle, sur sa poitrine nue. Il étouffa des sanglots contre son corps en l'enlaçant.

-Mais qu'est-ce qui t'arrives ? Je ne t'ai jamais vu comme ça ! -J'en ai assez.... -Assez ? Mais de quoi ?

Il cessa de pleurer mais resta blottit contre elle.

-Assez de rester seul toute la journée, assez de devoir enseigner à des imbéciles qui ne me comprennent pas. -Ecoute ! Comment veux-tu qu'ils te comprennent ? Tu es un tyran avec eux ! Il n'y a bien qu'à moi que tu parles comme ça ! Je dois être la seule à t'avoir vu pleurer !

Il se releva, les yeux encore rougis.

-Pourquoi crois-tu que j'agisse aussi durement ? C'est à cause de Potter et de ses amis. -Quoi Harry Potter ? -Non. Son père ! Lui et ses amis m'ont toujours traité comme un moins que rien ! Ils se moquaient de moi car j'étais toujours seul ou entouré d'incapables. Et puis Black, celui-là, j'aurais pu l'étrangler si j'en avait eu les moyens...Il se moquait de moi parce que je n'avais personne à la fin de la scolarité, j'étais toujours tout seul. Oh bien sûr ! Lui, il ne se privait pas pour sortir avec toutes celles qui passaient devant lui...Je suis resté seul... et je le suis toujours. -Tu ne l'es pas puisque je suis là ! Lui dit-elle en lui remettant sa tête sur son torse. -Mais regarde le nombre d'années qu'il aura fallu pour que tu arrives et que tu me fasses découvrir le bonheur que je n'ai jamais connu ? -Alors... Tu... Tu n'as jamais eu de... d'expérience avant moi ?

Il ne répondit pas mais la serra plus fort dans ses bras. Elle pu sentir une autre larme couler sur son sein droit.

-Non ! Ne pleures pas ! Je suis très flattée d'être ta première expérience. Je ne savais pas que tu n'avais jamais...

Elle esquissa un sourire.

-Et si tu ne me l'avais pas dit, je ne l'aurais pas deviné !

Il se releva et la regarda intensément, attendant de savoir si elle disait la vérité.

-Je t'assures ! J'ai déjà eu une expérience mais cela n'a pas été bien loin. Et si on m'avait dit un jour que je rencontrerais quelqu'un qui me ferait monter au septième ciel à chaque fois je ne l'aurai pas cru. J'avais été trop déçue la première fois ! Mais je te le dis, ta longue attente t'as été bénéfique. Tu as l'air d'être un grand connaisseur dans ce domaine !

Elle lui sourit et il fit de même.

-Tu penses réellement ce que tu dis ? Lui demanda-t-il. -Du plus profond de mon c?ur. Et ne t'inquiètes pas pour ton caractère. Je vais t'aider à en changer !

Elle lui sourit et se pencha vers lui. Elle l'embrassa fougueusement et s'allongea sur le lit, lui découvrant sa nudité dans toute sa splendeur.

-Maintenant, fais-moi ce que tu sais parfaitement faire ! Lui dit-elle en le prenant par la main.

Séverus s'allongea sur elle, retrouvant la vigueur qu'il avait perdue en lui dévoilant ses secrets les plus intimes. Il se rattrapa en lui procurant du plaisir à n'en plus finir.

Les jours passèrent, pour la plupart au chaud sous la couette, et pour les autres avec des promenades dans la montagne, comme un simple couple de moldus. Julia et Séverus marchaient enlacés sur les chemins de promenade sous un soleil éclatant. Ils étaient heureux comme ça et ne souhaitaient jamais retourner à leur vie habituelle avec les soucis de la vie quotidienne et ceux à venir. La veille de Noël, Séverus la laissa seule au chalet pour aller à la ville la plus proche à l'aide de la poudre de cheminette. Il avait insisté pour y aller malgré les recommandations de John à propos de ce moyen de transport. Il s'était donc éclipsé, la laissant seule. Elle s'occupa en préparant le repas du réveillon du soir et en décorant la maison avec les décorations de Noël qu'elle avait trouvées au grenier. Elle passa donc son après-midi en solitaire, impatiente de le voir rentrer. Mais les heures passèrent et le soleil commençait à se coucher. Julia était inquiète. Cela faisait plus de cinq heures qu'il était parti. Il n'était toujours pas de retour. Aussitôt, des images lui vinrent à l'esprit, imaginant le pire. Elle se posta devant la cheminée, attendant désespérément son retour. Elle s'assit devant l'âtre et attendit. Il était à peu près sept heures lorsqu'elle entendit des bruits étranges dehors. Comme des bruits de pas dans la neige. Son c?ur se mit à battre fortement. Des hurlements se firent entendre au loin dans la nuit. Son c?ur s'accéléra de plus belle. Elle paniqua et se leva rapidement.

-Séverus ! Où es-tu ?

Elle était en pleine crise d'angoisse et des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle entendit à nouveau des bruits de pas juste devant la maison. Ils s'arrêtèrent et plus aucun bruit ne parvint aux oreilles de Julia. Le hurlement de tout à l'heure retentit de nouveau, mais cette fois elle l'entendait distinctement. La bête qui avait hurlé de la sorte était tout près. Les bruits de pas se firent de nouveau entendre. Cette fois ils semblaient s'éloigner en courant. Julia n'attendit pas une seconde et courut se réfugier à l'étage. Elle s'enferma à double tour dans la chambre la plus éloignée. Elle se précipita devant la cheminée qui se mit instinctivement à brûler et se recroquevilla dans un coin de la pièce, le plus sombre possible et cacha sa tête entre ses mains, pleurant à chaudes larmes.

Elle s'assoupit un moment lorsqu'elle entendit à nouveau des bruits de pas. Mais cette fois ils étaient dans la maison. Et la personne montait à l'étage. Julia serra sa tête encore plus fortement entre ses mains et se recroquevilla sur elle-même. C'était une sorcière, mais elle était tellement sujette aux crises d'angoisses qu'il lui était impossible de se lever et de prendre sa baguette pour se défendre au cas où quelqu'un voudrait s'attaquer à elle. Les bruits de pas se rapprochaient. Apparemment, la personne qui était entrée faisait le tour des chambres. Elle vit des ombres derrière la porte. La poignée de la porte tourna mais elle ne s'ouvrit pas. Julia était de plus en plus paniquée et se colla les oreilles entre ses mains pour essayer de ne plus rien entendre d'angoissant en plus de ces ombres. L'instant d'après, la porte s'ouvrit et une personne se présenta sur le seuil. Julia se faisait la plus petite possible mais avec la lumière de la lune, on pouvait distinguer sa silhouette dans le coin de la pièce. Elle regarda vers l'homme qui était entré et se précipitait vers elle. Elle hurla en se collant contre les parois du mur.

-Non ! Laissez-moi tranquille !

L'homme se jeta sur elle et tenta de la calmer alors qu'elle se débattait.

-Julia ! Julia !

L'inconnu la serra contre lui et la réconforta.

-Julia ! Calme-toi ! C'est moi ! -Séverus ? -Oui ! Mais qu'est-ce qui se passe ?

Julia le regarda et le serra de toutes ses forces pour s'assurer qu'il était bien là. Les larmes coulaient encore plus abondamment qu'auparavant.

-Oh ! J'ai eu si peur ! J'ai entendu... des pas... et ces hurlements ! -Des pas ? -Et tu ne rentrais pas.... J'ai paniqué... -Chut ! Du calme ! C'est fini, je suis rentré !

Séverus l'attrapa par le bras et la souleva du sol. Julia se laissa porter et il l'emmena au salon. Elle s'accrochait à son cou tout en se blottissant contre lui. Elle était rassurée de le sentir contre elle. Il la déposa sur le divan en lui posant délicatement la tête sur l'oreiller.

-Là ! Repose-toi ! Je vais te donner quelque chose pour te calmer !

Séverus se leva et retourna à l'étage pour chercher des ingrédients et faire une potion légère qui la calmerait. Il redescendit avec son nécessaire et prépara la potion. C'était une potion relativement facile et rapide à préparer, il ne lui fallut que cinq minutes pour la faire. Il revint vers Julia et lui porta la tête pour l'aider à boire. Elle était pâle et avait froid. Il approcha le verre contenant la potion de ses lèvres et la força à boire.

-Tiens ! Bois ça ! -Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle d'une toute petite voix. -Tu te sentiras mieux après !

Il l'aida à boire le contenu du verre et reposa sa tête sur le coussin. Julia ferma les yeux et sentit une immense chaleur l'envahir. Séverus la regardait reprendre des couleurs sur la figure, restant inquiet par son comportement. Au bout de quelques minutes, Julia se rassit et le regarda. Il lui caressait la main et lui souriait.

-Ca va mieux ? -Oui, oui ! Je suis désolée.... j'ai paniqué... -Mais où as-tu entendu ces bruits de pas ? -Dehors. Avec des hurlements... -Des hurlements ? Tu sais il y a beaucoup de loups dans le coin. -Oui mais ils étaient tout près. Et les bruits de pas étaient juste à côté de la maison. Ils se sont même arrêtés devant. Et tu n'étais pas là ! Je t'ai attendu...

A ces mots les larmes recommencèrent à inonder ses joues . Séverus lui sourit gentiment en lui posant la tête contre son épaule.

-Je suis absolument désolé d'avoir été si long ! Je m'excuse grandement auprès de toi. Tu aurais dû me dire que tu étais angoissée à l'idée de rester seule. -Au début je ne l'étais pas. C'est quand j'ai vu que tu ne rentrais pas que j'ai commencé à paniquer.

Elle le serrait à nouveau de toutes ses forces.

-Je te le répètes je suis désolé ! Mais je voulais aller chercher tes cadeaux.

Julia se releva, les yeux rougis.

-Mes... cadeaux ? -Oui ! Pour Noël. Et je vais même t'offrir celui-là en avance !

Séverus lui tendit un petit paquet qu'elle prit les mains tremblantes. Elle souriait à présent. Elle déchira le papier qui entourait le paquet et découvrit une boite. Elle l'ouvrit et une expression de stupéfaction apparut alors sur son visage. Elle regarda Séverus, la bouche bée et regarda de nouveau le contenu de la boîte.

-Sé... Séverus... C'est... C'est... magnifique ! -Ca te plaît ? Je ne savais pas tes goûts.

Julia sortit le bijou contenu dans la boîte. C'était un magnifique collier en or à la brillance étincelante qui reflétait dans la lumière. Il était orné d'une pierre en son centre qui brillait de mille feux.

-Tu... tu as dû payer ça une fortune ! -Cela ne te regarde pas... -Mais... Mais tu as de l'argent moldu ? -Et bien en fait je n'ai pas été en ville. Je suis allé à Pré-au-lard. -Tu es retourné là-bas ? Mais je croyais qu'il ne fallait pas se servir de la poudre de cheminette ! -J'y suis allé à partir de la cheminée de John. -Même tu n'aurais pas dû ! C'est trop beau !

Un sourire éclatant éclairait maintenant son visage. Séverus prit le collier de ses mains et la fit se tourner. Il lui passa autour du cou et admira le bijou briller sur sa compagne.

-J'ai bien fait de prendre cette pierre-là ! Elle fait ressortir tes yeux !

Julia lui sourit et l'embrassa fougueusement en l'enlaçant. Séverus commençait déjà à lui enlever son chemisier mais celle-ci l'en empêcha. Elle articula tant bien que mal sous ses baisers :

-Pas tout de suite ! Il faut que tu patientes ! -Pourquoi ? Se languit-il. -Je veux que tout soit parfait pour ce soir !

Elle se releva, toujours accrochée à ses lèvres et dû le repousser pour pouvoir aller dans la cuisine.

-Tu n'as qu'à aller te changer pour le dîner, je finis de le préparer.

Séverus s'exécuta et alla prendre une douche étant encore tout couvert de suie. Il revint quelques minutes plus tard, frais et dispo, et alla s'asseoir à la table qui avait été décorée pour l'occasion et Julia apparut quelques instants plus tard, des plats dans les mains.

Elle s'installa à son tour en face de lui et lui présenta les plats tous plus appétissants les uns que les autres. Ils dînèrent et une fois repus, ils se levèrent de table. Julia alla le retrouver et l'enlaça.

-Ca t'a plu ? -Enormément ! -Je vais finir par croire que tu dis énormément à tout ce que je te demande ! -C'est que j'attend un énorme câlin !

Il se pencha et lui embrassa le cou. Elle releva la tête et le calma dans ses ardeurs.

-Attends ! -Encore ? Tu m'as déjà fait patienter depuis tout à l'heure ! -Je veux juste monter me préparer. Tu viendras me retrouver. -Tu ne vas pas encore jouer à cache-cache ? -Mais non !

Julia l'embrassa rapidement et courut à l'étage. Elle prit les affaires qu'elle avait cachées dans son sac et alla se changer dans la salle de bain. Elle avait trouvé un poste dans le salon et l'avait branché dans la chambre pour y mettre une musique d'ambiance. Et ce soir, elle voulait une ambiance particulièrement chaude et elle avait donc mis un CD de musique assez envoûtante.

-Tu peux venir ! Hurla-t-elle à travers la porte de la salle de bain.

Séverus arriva dans la chambre, la choisissant au hasard, Julia en changeait tout le temps. Il fut surpris par l'ambiance qui y régnait. Des bougies étaient allumés dans toute la pièce, ce qui rendait l'air très électrique. Il entendait également de la musique très faiblement. Mais il ne savait pas d'où elle venait.

-Julia ? -J'arrive ! Assieds-toi sur le lit. Oh ! Est-ce que tu peux remonter ? -Remonter quoi ? -Le poste ! Pardon, le volume ! -Quel poste ? Qu'est-ce que c'est ?

Séverus ne connaissait rien aux objets moldus. Un poste HI-FI n'était pas simple d'utilisation pour lui.

-Regarde par terre, la boîte qui a un fil branché au mur. -Oui ! -Et bien dessus il y a un gros bouton. Tourne-le !

Séverus fit ce qu'elle dit et aussitôt le volume remonta en même temps qu'il tournait le bouton.

-C'est ça ! Maintenant va t'asseoir !

Il alla s'asseoir sur le lit et attendit. Une nouvelle chanson débuta, ce qui l'amusa.

-C'est très impressionnant ce que les... mol...dus... font...

Il articulait avec peine les paroles qu'il disaient. Il avait devant lui un spectacle qui l'empêchait de continuer. Une magnifique créature était devant lui. Séverus écarquilla de grands yeux. Julia avait revêtu un ensemble noir transparent qui laissait entrevoir des dessous très affriolants. Elle était très enchanteresse dans cette tenue et son maquillage pulpeux la rendait encore plus excitante. Elle avait gardé son collier et celui-ci contrastait magnifiquement avec le noir de sa nuisette.

Julia affichait un sourire très provocateur qui donna une sueur froide à son partenaire. Elle s'approcha du lit mais resta plantée devant Séverus. Puis lentement elle commença à se déhancher langoureusement sur la musique qui devenait de plus en plus envoûtante. Elle le regardait fixement, amusée par la réaction qu'il avait devant ce spectacle. Julia ondulait au rythme de la musique et commença à délacer sa nuisette. Elle détacha les lacets qui la fermait au niveau du corsage et fit descendre les fines lanières de ses épaules. Le déshabillé chût sans bruit sur le sol. Elle se retrouva en sous-vêtements ,ce qui rendait son corps encore plus désirable. Elle avait également des bas noirs qu'elle s'amusa à faire rouler sur ses cuisses. Elle voyait que Séverus transpirait et qu'il avait du mal à se contenir. Elle s'en amusa et se caressa avec ses mains en partant des seins jusqu'au bas-ventre. Elle enleva les bas un par un et les lança devant elle pour que Séverus les rattrapent. Celui-ci était tellement hypnotisé qu'il les laissa passer à côté de lui. Julia eut un sourire en le voyant dans cet état-là. Elle continua de se déshabiller en dégrafant son soutien-gorge. Elle fit glisser les bretelles très sensuellement sur ses épaules et ôta la bande de tissu, révélant des seins magnifiques sous la lumière des bougies. Elle passa ses mains sur ceux-ci et les redescendit, toujours en mouvement avec la musique, vers le slip. Elle passa un doigt au milieu de celui-ci et vint le placer sur le côté. Elle se tourna légèrement pour se mettre de profil et mit ses mains sur les fils qui retenaient le slip et le fit descendre en ondulant son corps. Elle apparut bientôt entièrement nue devant Séverus ayant son collier comme seul apparat. Elle s'approcha doucement et se pencha vers lui. Il était tellement troublé qu'il ne pouvait plus bouger. Julia l'allongea sur le dos et s'empressa de le déshabiller. Elle se mit à califourchon sur lui et lui ôta sa chemise. Elle l'embrassa sur le torse et passa ses doigts sur tout son corps. Elle s'attaqua ensuite aux boutons de son pantalon. Elle se releva et le fit glisser des jambes de Séverus. Elle revint sur le lit et se remit à califourchon sur lui et se planta sur lui et se mit à remuer pour le faire redoubler de plaisir. Elle passa ses mains sur sa poitrine suivie par Séverus qui s'empressa de parcourir son corps, profitant de la vue d'ensemble de celui-ci, magnifique, qui s'activait sur lui. Julia posa ses mains sur le thorax de Séverus et accéléra les mouvements avec son bassin. Séverus se releva d'un coup pour la serrer contre lui. Il avait modifié la position, ce qui redoubla l'intensité. Il était assis sous elle tendis qu'elle accentuait les cambrages de ses reins. Tous deux poussaient des râles de plaisir, ne pouvant plus se contenir. Il bougea de nouveau et se replaça sur elle, mais cette fois, Julia l'enlaça de ses jambes autour de la taille. Il était planté en elle, sentant les jambes de sa partenaire le pousser à aller plus loin. Puis au bout d'un moment, n'y tenant plus il jouit en elle, râlant de plaisir. Julia s'agrippa à lui et le griffa dans le dos, ce qui le fit hurler de douleur. Il s'allongea sur elle, la tête plantée sur l'épaule de sa partenaire. Il restèrent un moment sans bouger, haletant, le c?ur battant à tout rompre. Il releva la tête et se mit à l'embrasser fougueusement, fouillant sa bouche, cherchant à la faire suffoquer sous ses baisers. Elle l'enlaça et il poussa un cri de douleur.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda-t-elle, inquiète, par l'air douloureux qu'il avait prit. -Mon dos ! Tu m'as griffé tout à l'heure !

Elle se releva et se plaça derrière lui. En effet , elle l'avait bien griffé. Sous l'effet du plaisir, elle lui avait laissé d'immenses traces avec ses ongles. Du sang s'écoulait des plaies.

-Oh ! Mon dieu ! Je n'y suis pas allé de main morte ! Attends ! Je vais te mettre quelque chose dessus !

Julia se leva du lit pendant que Séverus allait voir dans la glace les traces qu'il avaient dans le dos. Il se tourna pour voir dans le miroir et n'aperçut que des rayures rouge vif. Julia revint dans la chambre, un flacon dans une main et un paquet de bandes propres dans l'autre.

-Viens t'allonger ! Je vais te soigner !

Severus retourna s'allonger sur le ventre et se laissa soigner. Julia versait le contenu de la bouteille sur les bandes et les plaçaient sur chaque griffures. Séverus poussa un grognement lorsque le produit commença à le brûler.

-Ah ! Mais qu'est-ce que c'est ? -C'est pour cicatriser. Ca va passer !

Au bout de deux minutes elle enleva les bandes et les griffures avaient arrêté de saigner.

-Voilà ! Ca ne saigne plus ! Dit-elle en l'embrassant sur l'épaule. -Tu n'y es pas allé de main morte cette fois ! -Cette fois tu t'es surpassé ! Ce n'est pas de ma faute si tu as bougé ! C'était déjà intense quand j'étais sur toi mais c'était pire une fois que tu t'es retrouvé sur moi ! -Je sais ! J'ai remarqué ! Dit-il en plaisantant. Mais j'aime mieux t'avoir sous moi. -Très bien ! Il faudra qu'on essaye les positions du Kama-Sutra un de ces jours ! -Du Kama quoi ? -C'est un livre sur les positions de l'amour. Un livre de moldus. Je tâcherai d'en trouver un !

Elle se mit à rire et embrassa Séverus qui était en train de chercher à comprendre comment un livre pouvait donner des positions pour l'amour.

-Sinon, est-ce que mon cadeau t'a plu ? -Ton cadeau ? -Oui ! Ma petite danse ! J'ai trouvé que cela te serais plus utile qu'un objet comme cadeau ! -Si ça m'a plu ? J'ai adoré ! -J'ai bien vu ! J'ai cru que tu allais tomber dans les pommes quand j'ai enlevé ma chemise de nuit !

Elle se mit à rire de plus belle. Il la chatouilla face à la moquerie qu'elle venait de lui faire et elle se mit à rire encore plus. Une fois calmée, elle se ressaisit et se mit sur le ventre, les bras croisés sur l'oreiller. Séverus l'imita et ils parlèrent, allongés côte à côte, complètement nus, mais heureux d'être ensemble et restèrent comme ça une bonne partie de la nuit avant de sombrer sous le coup de la fatigue.