Chapitre 4
Ce fut au tour d'Harry de prendre le dessus tandis qu'il plaçait Ginny sous son corps, confortablement installée contre la montagne d'oreillers. Il prit un moment pour l'admirer en débutant par son visage qui était légèrement rosé dû à un mélange d'excitation et d'efforts, puis par ses cheveux roux qui contrastaient à merveille avec ses draps blancs. Par ailleurs, il n'avait jamais vu ses prunelles marrons aussi étincelantes qu'en ce moment-même et il en eut le souffle coupé. En continuant son observation, il descendit son regard sur ses fines épaules, puis sur sa poitrine, qui était, comme le reste de son corps, constellée de minuscules taches de rousseur. Il eut soudain la folle envie d'embrasser chacun d'eux, donc il se mit aussitôt à la tâche en débutant par ses clavicules, sous un soupir bruyant de Ginny. Juste pour ce son, qui se répercuta délicieusement à ses oreilles, Harry aurait pu continuer ses gestes jusqu'à sa mort, si bien sûr elle ne l'avait pas tué avant.
Il s'empressa de caresser sa peau laiteuse avec une main en débutant par son ventre d'une douceur presqu'irréelle, puis en se dirigeant ensuite vers sa taille, qu'il serra dans sa poigne. Ginny se trémoussait de plus en plus sous son corps et elle ne pouvait s'empêcher de jouer avec ses cheveux de jais pour le convaincre de donner à nouveau de l'attention à sa poitrine. Lorsqu'il prit enfin l'un de ses tétons en bouche, son bassin se souleva malgré elle du lit afin de venir rencontrer celui d'Harry, espérant recevoir la moindre friction et ainsi atténuer un minimum cette délicieuse torture qui montait à une vitesse fulgurante dans son bas-ventre. Elle ne s'était jamais sentie aussi émoustillée et elle savait pertinemment que sa petite-culotte devait être complètement trempée rendue à ce stade-ci.
Le membre d'Harry ne prit pas beaucoup de temps avant de retrouver toute sa vigueur et Ginny apprécia de le sentir se gonfler ainsi contre son intimité. Cependant, il ne devait pas se laisser déconcentrer, c'était à son tour à elle de ressentir ce qu'il avait ressenti un peu plus tôt et il éloigna son entrejambe à regret de celui de Ginny. Celle-ci se lamenta précipitamment en allant caresser les fesses de son amoureux pour l'encourager à entrer en contact avec elle une nouvelle fois, mais il n'en fit qu'à sa tête. Au lieu, il s'éloigna davantage afin de retirer son short en ne la lâchant pas du regard et découvrit une petite-culotte avec un motif à pois qui allait à merveille avec le reste de son corps.
- Si j'avais su ce qui allait arriver ce soir, j'aurais mis des dessous en conséquence, lança Ginny en se mordant la lèvre avec amusement face à l'expression d'Harry.
Elle pensa à la rigolade que si ce qu'elle portait en ce moment lui faisait autant d'effet, il serait abasourdi de l'admirer portant les sous-vêtements sexy qu'elle avait achetés l'année précédente en croyant qu'ils lui seraient utiles.
- Tu plaisantes ? C'est… parfait, s'exclama-t-il d'une voix de plus en plus enrouée en remontant au niveau de son visage.
Il retrouva alors ses lèvres avec hâte pour lui exprimer à quel point il la désirait, puis prit une immense inspiration avant que sa main se dirige lentement vers son intimité. Elle cessa le baiser afin de retenir son souffle face à l'appréhension, puis fit ressortir l'air de ses poumons d'un coup lorsqu'il entra enfin en contact avec elle, gémissant par la même occasion sa bouffée de bien-être. Il fut immédiatement surpris de constater que le tissu était trempé contre ses doigts et, en faisant marcher ses méninges à toute vitesse, il se rappela que Seamus avait déjà fait allusion à ce petit détail alors qu'il avait dit d'un ton blagueur à Ron que Lavande devait mouiller comme une fontaine à chaque fois qu'elle le voyait. Il comprit alors que c'était ce qui se passait lorsqu'une fille était extrêmement allumée et il ne put que se sentir tout chaud à l'intérieur à l'idée de faire un tel effet sur Ginny. Heureusement, elle était tellement perdue dans son plaisir qu'elle ne remarqua pas un instant l'hésitation de son amoureux.
En ignorant quoi faire d'autre, il fit un léger vas-et-viens avec ses doigts en espérant que ça allait être suffisant tandis qu'il tenta de répartir sa concentration pour pouvoir également embrasser son cou. Cependant, bien que Ginny appréciait les caresses d'Harry, elle avait un besoin presque vital de recevoir un contact direct. Elle souleva donc une nouvelle fois son bassin du matelas pour l'encourager à retirer son dernier morceau de vêtement.
- Tu es sûre de vouloir faire ça ?, lui demanda-t-il plus pour lui-même qu'autre chose, étant complètement effrayé par la suite des événements.
- Je n'ai jamais été aussi sûre de ma vie, déclara-t-elle en le fixant de ses pupilles dilatées.
Il avala difficilement sa salive, puis s'encouragea mentalement avant de finalement faire glisser le long de ses jambes son sous-vêtement en révélant un mont de vénus de la même couleur que ses cheveux flamboyants. Cette fois-ci, il ne pouvait cependant pas juste suivre ses instincts, car sa tête se remplit aussitôt de centaines de questions. Il l'observait avec une certaine panique en réalisant qu'il ignorait complètement ce qu'il devait faire ensuite. Il avait vraiment envie de lui donner du plaisir, mais il ne savait pas par où commencer…
- Je vais te montrer, d'accord ?, lui murmura-t-elle en lui caressant affectueusement le visage.
Il croisa son regard pour lui montrer tout son soulagement tandis qu'elle lui fit un petit sourire compatissant, ayant parfaitement compris ce qui se tramait dans la tête de son amoureux. Par contre, ses oreilles ne purent s'empêcher de devenir d'un rouge criard devant la perspective de ce qu'elle allait faire ensuite. Malgré elle, ses paupières se fermèrent afin de ne pas être témoin de la réaction d'Harry et pour garder une certaine distance avec la réalité tandis que ses mains se dirigeaient vers son intimité. L'une d'elle s'occupa à écarter ses lèvres en révélant un intérieur aussi rose que ses tétons, lequel Harry compara précipitamment à des pétales qui s'ouvre au soleil. De cette façon, il allait pouvoir analyser tout ce qu'elle allait faire avec le majeur de son autre main, qui alla recueillir un peu de liquide avant de se concentrer sur un petit bouton qu'Harry comprit comme étant à l'origine du faible gémissement qui sortit aussitôt de sa bouche.
Aussitôt, la timidité de Ginny disparut et elle en oublia presque la présence d'Harry, qui restait silencieux et attentif à ses côtés. Celui-ci l'admirait avec fascination, obnubilé par le mouvement de son majeur, qui caressait dorénavant son bouton de nerfs à une vitesse impressionnante, par son magnifique corps, qui tressautait régulièrement sous le surplus de sensations en faisant danser presqu'imperceptiblement sa poitrine, et par son beau visage, qui était contorsionné par un plaisir indescriptible. Sous le coup d'une impulsion, il rencontra les lèvres entrouvertes de Ginny avec les siennes afin de l'embrasser fougueusement, faisant immédiatement danser sa langue contre la sienne pour lui prouver à quel point il aimait ce qu'il voyait. Elle cessa donc les petits cercles rapides qu'elle effectuait en son centre pour ne pas que le moment se termine avant même qu'il ait eu le temps de répéter après elle. Son intimité se mit alors à pulser de désir et de protestation, mais elle résista à la tentation de se toucher à nouveau. Sa main gauche s'empressa de se réfugier dans la nuque d'Harry en tirant les mèches de cheveux qui y dépassait tout en approfondissant le baiser.
Il se convainquit ensuite de suivre ce qu'elle lui avait montré, croyant avoir bien compris le principe. En sentant la main d'Harry descendre lentement le long de son corps en prenant le temps d'effleurer délicatement ses seins au passage, Ginny retira immédiatement la sienne d'entre ses jambes pour lui laisser toute la place avec une fébrilité plus puissante que jamais. Arrivé à destination, le duvet roux de celle-ci chatouilla aussitôt la paume d'Harry tandis qu'il se rendait jusqu'à destination avec des soubresauts nerveux à l'estomac. L'un de ses doigts glissa alors avec une facilité surprenante entre ses lèvres tandis qu'il la découvrait sur toute sa longueur avant de finalement chercher le petit bouton sur lequel elle s'affairait un peu plus tôt. Les jambes de Ginny s'écartèrent encore davantage pour tenter de lui faciliter la tâche, mais aussi à cause de la puissance de son excitation.
- Dis-le moi si je ne suis pas au bon endroit, demanda-t-il à mi-voix.
- Juste… un peu plus haut, chuchota-t-elle entre une respiration saccadée.
En se déplaçant légèrement, il sut immédiatement qu'il avait atteint son objectif, puisque le dos de Ginny se courba précipitamment et l'une de ses mains vint solidement empoigner son poignet comme pour le forcer à continuer malgré le fait qu'il n'avait aucunement l'intention d'arrêter.
- Tu y es !, se lamenta-t-elle en ne prenant même pas la peine de retirer les mèches flamboyantes qui traversaient son visage de plus en plus rouge.
- J'avais deviné, se moqua-t-il gentiment tandis qu'elle ouvrit subitement les yeux pour lui lancer un regard à la fois embarrassé et coquin.
Néanmoins, dès qu'il se concentra à nouveau sur ses doigts, Ginny ferma précipitamment les paupières alors qu'un long frisson la traversa des pieds à la tête. Elle finit par relâcher son poignet afin de caresser l'intégralité de son dos, manière de lui démontrer à quel point elle aimait ce qu'il lui faisait. Tant qu'à Harry, il ignorait réellement ce dont il avait le plus envie : admirer sa petite-amie, qui lui semblait presqu'irréelle dû à sa beauté déroutante et ses mouvements affreusement sensuels, ou bien l'embrasser sans relâche jusqu'à ce qu'ils manquent tous les deux de souffle. Mais avant qu'il puisse prendre sa décision, la bouche de Ginny s'ouvrit non pas pour sortir un autre de ses nombreux gémissements, mais bien pour lui dire quelque chose.
- Tu… tu peux insérer… un ou deux doigts, dit-elle alors qu'elle fit stopper la main active d'Harry en lui montrant exactement où il devait se diriger et en lui expliquant qu'il devait plier légèrement ses phalanges afin d'atteindre un point bien précis en elle.
Il fut impressionner de constater à quel point son intérieur était chaud et il s'imagina aussitôt à quel point ce devait être agréable d'avoir une autre partie de son corps en elle.
- Ton pouce, se plaignit-elle ensuite en l'aidant à retrouver son bouton de nerfs avec le seul doigt accessible qui lui restait.
Harry commençait à avoir la main engourdie face à la drôle de position qu'elle lui avait donné, mais il continua tout de même à se mouvoir à son intimité, ne pouvant résister au fait qu'il était celui qui lui procurait ce tel bien-être. Les jambes de Ginny se mirent rapidement à trembler de manière incontrôlable et un puissant sentiment d'extase se répandit dans son centre plus palpitant que jamais, puis dans tout le reste de ses membres soudain incroyablement engourdis. Sans pouvoir lui résister, il vint taire son dernier gémissement par un baiser à la fois plein de tendresse et de force.
- Tu vas finir par me tuer Gin, murmura Harry contre ses lèvres, toujours secoué par la scène à laquelle il venait d'assister.
- C'était… vraiment pas mal, avoua-t-elle en se mordant la lèvre.
- Vu ton état, je crois que c'était plus que pas mal, dit-il avec un air hilare.
- Ah parce qu'en plus tu commences déjà à te vanter ?, s'écria-t-elle du même air que lui en lui donnant une faible tape sur l'épaule.
Mais en faisant ce mouvement, elle se souvint précipitamment que les doigts d'Harry se trouvaient toujours enfoncés à l'intérieur d'elle et elle retint sa respiration face à la douce sensation qui monta à nouveau dans son bas-ventre. Par contre, pensant qu'il la dérangeait, il retira aussitôt sa main complètement trempée en cherchant sa baguette pour tout nettoyer. Il s'installa ensuite à côté d'elle sur les coussins, puis s'engagea à remettre en place chacune des mèches flamboyantes de Ginny. Celle-ci l'observait attentivement alors qu'un bien-être qui n'avait rien à voir avec son orgasme se répandit dans son estomac.
- Je t'aime, chuchota-t-elle tandis qu'Harry croisa son regard avec un faible sourire.
- Moi aussi.
Il lui donna un dernier baiser sur les lèvres avant qu'ils se glissent tous les deux sous les couvertures. Ginny constata aussitôt que les paupières de son amoureux semblaient de plus en plus lourdes à cause de la fatigue. En plus de leurs petits ébats, Harry avait également dû combattre toute la journée en tant qu'Auror et elle savait pertinemment qu'il n'avait probablement pas eu une longue nuit de sommeil la veille, si même il en avait eu une. Elle devina que pour ce soir, ils en arrêteraient là, mais elle n'en était pas du tout déçue, puisqu'elle était amplement satisfaite de tout le chemin qu'ils venaient de parcourir ensemble. De toute manière, elle aussi sentait qu'elle n'aurait besoin que de très peu de temps avant de s'endormir.
Elle lui retira alors ses lunettes pour les mettre sur la table de chevet, puis éteignit la faible lumière de la pièce avec sa baguette avant de s'installer sur le côté pour dormir. Aussitôt, Harry se coucha contre son dos en enfouissant momentanément son visage dans la crinière de feu de Ginny, puis soupira de satisfaction en sentant leur corps nus bien enlacés. Harry aurait pu être excité par la sensation de sa peau contre la sienne, mais il était trop fatigué pour cela et s'endormit rapidement en pensant à la chance qu'il avait d'avoir une fille comme Ginny à ses côtés. Tant qu'à elle, elle joua un instant avec le poil qui se trouvait sur le bras d'Harry avant de se laisser emporter à son tour par le sommeil, la tête légère.
Le lendemain matin, ce ne fut pas les rayons de soleil qui les sortirent doucement de leur sommeil, mais bien des cognements bruyants à la porte d'entrée. Ginny fut la première à les entendre et elle exprima aussitôt son agacement en grognant dans son oreiller. Tant pis pour la grasse matinée qu'elle avait prévue de faire à la suite de cette nuit agitée. En constatant que le bruit au rez-de-chaussée ne cessait pas, elle se tourna vers Harry, toujours profondément endormi, afin de le réveiller à contrecœur. Pour tenter de ne pas rendre son réveil trop brusque, elle caressa ses cheveux en chuchotant son nom jusqu'à temps que les paupières d'Harry s'ouvrent difficilement.
- Mmh, qu'est-ce qui se passe ?
- Quelqu'un cogne à ta porte depuis au moins 5 minutes.
Ce fut à son tour de grogner fortement avant de se lever à regret du lit en quittant le corps brûlant de Ginny, qui observait avidement le corps nu de son amoureux. Il prit en compte cette nudité seulement lorsqu'il sentit l'air frais frapper désagréablement sa peau. Il s'empressa donc d'enfiler un pyjama avant d'aller à la rencontre de ce visiteur indésirable tandis que Ginny se laissa retomber sur les oreillers, légèrement déçue de ne pas avoir pu flâner un peu dans le lit en compagnie d'Harry avant de débuter cette journée.
Quelques secondes plus tard, Harry ouvrait la porte d'entrée pour découvrir avec étonnement une autre tête rousse, laquelle il n'avait pas vraiment envie de voir après ce qui s'était passé durant la nuit avec Ginny. Malgré que Ron et lui s'étaient réveillés de nombreux matins en compagnie de l'autre, Harry ne put s'empêcher de cacher le plus subtilement possible son érection matinale pour ne pas qu'il s'imagine quoi que ce soit concernant ses précédentes activités, même s'il aurait eu raison de le faire.
- Je venais juste pour te redonner ton balai, je me suis dit que tu en aurais de besoin pour le travail, déclara Ron, mal à l'aise, en lui tendant son éclair de feu.
Harry le remercia à mi-voix alors que la couleur de ses joues se rapprochèrent du cramoisi en seulement quelques secondes. Les deux amis se fuyaient consciencieusement du regard, comme si le simple fait de croiser les yeux de l'autre allait révéler toute la vérité sur ce qui s'était passé la nuit d'avant.
- Bon, je crois que je vais…, commença Ron, mais il fut coupé dans sa lancée par des bruits de pas à proximité.
Ils entendirent Ginny descendre les marches à la trombe et Harry sut immédiatement que ce qui s'apprêtait à arriver n'allait pas être beau du tout. Elle apparut avec des cheveux échevelés et habillée seulement de la robe de chambre d'Harry qui était beaucoup trop grande pour elle, ce qui ne fit que confirmer les doutes de Ron, qui enfonça sa tête dans ses épaules.
- J'espère que tu ne t'es pas empressé de venir chez Harry pour vérifier que j'étais bel et bien avec lui ?, s'exclama Ginny en lui lançant un regard noir.
- Mais… mais pas du tout !, se défendit Ron alors que ses oreilles rougissaient à vue d'œil.
- Pour ton information, j'ai passé toute la nuit ici et on s'est vraiment amusé. C'était toutes que des retrouvailles, pas vrai Harry ?, demanda-t-elle à son compagnon en essayant avec une efficacité surprenante de mettre son frère hors de lui.
- Quoi ? Euh… je..., répondit Harry, extrêmement embarrassé par toute la tension qui se trouvait dans l'air.
Tout à coup, Hermione se matérialisa juste à côté d'eux et ils sursautèrent tous en même temps. Elle se retourna aussitôt vers Ron avec une mine réprobatrice qui se rapprochait de celle de Ginny.
- Tu ne pourrais pas les laisser tranquilles un instant ? Ça fait plus de deux ans maintenant !, le réprimanda Hermione avec les poings sur les hanches.
- Écoute ta copine Ronald ! Je suis une adulte maintenant et j'ai bien le droit de faire ce que je veux sans que ça ne te regarde !
Étonnement, Harry ressentit un flot de chaleur dans son ventre en pensant qu'elle avait déjà crié à son frère une phrase semblable, mais qu'à ce moment-là, cela concernait un autre garçon que lui. Cette fois-ci, il pouvait s'avouer chanceux d'être à l'origine de cette dispute, même s'il aurait préféré que Ron s'aptienne de débarquer chez lui à l'improviste pour l'espionner Ginny et lui.
- Comment tu as su que j'étais ici ? Je t'avais dit que j'allais dans la douche, demanda Ron à Hermione en ignorant les propos de Ginny, ayant soudainement bien plus peur de la réaction de sa petite-amie que celle de sa sœur.
- L'horloge, Ron.
- Ah, bien sûr… Mais je vous jure que j'étais simplement venu pour redonner son balai à Harry !, avoua-t-il d'un ton étonnamment honnête qui convainquit Harry, mais pas Ginny.
- Alors pourquoi tes joues se sont rougies à ce point quand j'ai parlé de tes intentions ?, siffla Ginny d'un air presque terrifiant.
- Parce que je n'avais pas du tout envie de savoir toutes les choses que vous avez faites au lieu de dormir ni de te voir habillée de ses vêtements ! Tu es tout de même ma sœur je te rappelle.
- Sérieusement Ron, tu pensais découvrir quoi en venant ici aussi tôt ?, ajouta Ginny, découragée. Harry et moi en train de jouer aux cartes ? Et ce n'est pas comme si Hermione et toi étiez encore innocents de ce côté-là !
Ron dit quelques mots dans sa barbe avant de transplaner pour s'éloigner de tous ces regards accusateurs, n'ayant plus aucun prétexte pour expliquer sa décision. Ginny leva les yeux au ciel devant l'attitude immature de son frère.
- Ta mère n'a presque pas réagi en comprenant que tu étais ici, donc tu n'as pas à t'en faire. Et je suis vraiment désolée que nous vous ayons dérangé ainsi !, s'excusa Hermione avant de quitter à son tour le lieu, pas sans faire un clin d'œil entendu à ses deux amis.
Une fois seuls, Harry se retourna vers Ginny pour croiser son regard et il ne put retenir un rire incontrôlable de sortir de sa bouche face à la situation grotesque.
- Il n'y a pas de quoi rire ! Mon frère est un parfait idiot, lança-t-elle en se croisant les bras, bien qu'un sourire moqueur flottait sur ses lèvres.
- Quand j'ai vu que c'était lui, mes mains se sont dirigées immédiatement à mon entre-jambe pour ne pas qu'il pense qu'il venait d'interrompre quelque chose, avoua Harry en riant de plus belle en réalisant le ridicule de la chose.
Ginny pouffa à son tour sans pouvoir s'en empêcher, puis une fois ce fou rire terminé, le ventre d'Harry cria famine peu de temps plus tard.
- Kreattur a préparé un petit-déjeuner pour son maître et son invité, déclara presqu'aussitôt l'elfe de maison, qui venait d'apparaître au bout du couloir en faisant légèrement sursauter Ginny.
- Merci Kreattur, tu peux prendre une bouchée avec nous si tu veux, dit Harry, qui avait l'habitude d'encourager son elfe à manger à table avec lui, bien que celui-ci préférait le faire dans sa propre chambre, qui se trouvait dorénavant dans l'ancienne chambre de Buck.
- Kreattur a déjà mangé dans sa chambre monsieur.
L'elfe se dirigea ensuite dans la salle à manger, suivi de Harry et Ginny, et un instant plus tard, un immense repas digne de Poudlard se trouvait devant eu. Ginny complimenta aussitôt la cuisine de Kreattur et celui-ci lui fit une révérence si basse que son nez en toucha le plancher. Une fois que leur ventre fut tous les deux bien rempli, les assiettes disparurent par magie de la table.
- Je n'ai pas eu le temps de te demander comment s'est déroulée ta mission d'hier, lui dit-elle en le regardant avec intérêt.
- Oh, plutôt bien. Nous étions six contre trois, donc il ne nous a pas fallu beaucoup de temps avant de mettre un terme à tout ça. Ils s'amusaient à faire peur à des enfants moldus pendant la nuit en utilisant la magie noire pour leur faire croire que des monstres vivaient sous leur lit ou dans leur placard. Ils ont terrorisé un quartier complet en pensant qu'ils n'allaient pas se faire surprendre, bande d'idiots !
- Mais qui voudrait bien perdre son temps à faire une telle chose ? C'est pitoyable !
- Je sais bien.
- Penses-tu qu'ils étaient des partisans de Voldemort ?, lui demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Probablement, car ceux qui usent de magie noire étaient presque tous dans son camp. C'est pour ça que nous étions autant sur l'affaire, mais ils n'ont encore rien avoué. Quand je suis parti, ils recevaient leur date d'audience. Attaquer des moldus est une chose, mais être d'anciens Mangemorts leur vaudrait une bien plus grande sentence et ils le savent très bien.
- Ça ne fait qu'un an que Voldemort a été vaincu et ils osent déjà s'afficher ainsi, c'est d'une stupidité !
- Il y en a beaucoup qui agisse ainsi. Ils pensent que nous poursuivons seulement les Mangemorts qui étaient dans le cercle plus intime de Voldemort, mais nous recherchons l'armé au complet et nous savons tous à quel point elle était grande à la toute fin.
- Tu aimes ton travail, n'est-ce pas ?, le questionna tout à coup Ginny en le voyant parler de sa carrière avec tant de fougue.
- Ça peut parfois être épuisant, mais oui. Combattre le mal a toujours été une de mes plus grandes forces après tout.
- J'aurais voulu moi aussi être aussi décidée par rapport à ma future carrière. Papa veut me faire entrer au ministère dans le même département que lui, mais je n'en ai pas vraiment envie…
- Tu m'as dit un jour que tu aimerais bien être joueuse de Quidditch professionnelle. Tu aurais amplement le talent pour le devenir !
- Ce n'est qu'un rêve de petite fille…
- Tout comme mon désir de devenir Auror. Tu devrais au moins t'essayer aux prochaines sélections, je sais que tu as toujours eu une préférence pour les Harpies et je crois que tu n'aurais aucun mal à les rejoindre.
- Tu savais que j'avais eu une longue conversation avec Gwenog Jones à la soirée de Noël de Slug ? Elle m'avait dit de la contacter si jamais l'envie me prenait de faire les sélections. Je dois encore avoir son adresse quelque part…
- Je l'ignorais ! Gin, c'est fantastique !
Subitement, un immense sourire apparut sur les lèvres de celle-ci en réalisant que peut-être, elle pourrait avoir une chance de joindre l'équipe.
- J'essayerai de lui écrire cette semaine.
Harry lui rendit son sourire et l'embrassa joyeusement avant de se faire interrompre.
- Est-ce que monsieur voudrait que Kreattur change ses draps pour en mettre des propres ?, demanda-t-il alors que les joues d'Harry rosirent légèrement.
- Euh… ce n'est pas nécessaire pour le moment, merci Kreattur.
Ce dernier quitta alors la pièce en laissant à nouveau les deux amoureux seuls.
- Ça veut dire qu'il a tout entendu cette nuit, déclara faiblement Ginny d'un air hébété.
- Il a eu d'autres maîtres avant moi, il a sûrement entendu des choses bien pires, surtout avec les Black.
- Quand même, je n'ai pas envie qu'il sache ce genre de choses !
- Je lui jetterai un sortilège d'Assurdiato la prochaine fois, si ça peut te rassurer.
- Alors tu veux qu'il y ait une prochaine fois ?, le questionna-t-elle subitement avec un sourire en coin.
- Bien entendu ! À moins que toi tu n'en ailles pas envie…
- Si ce n'était que de moi, nous passerions la journée entière dans ton lit.
- Qu'est-ce qu'on attend alors ?, demanda-t-il d'une voix ayant descendu de quelques octaves.
- Que tu prennes un bain, déclara Ginny, hilare, en lui donnant un coup d'épaule.
Presqu'immédiatement, Harry se leva de sa chaise en la faisant racler bruyamment contre le plancher et se dirigea rapidement à l'étage pour répondre à la demande de sa compagne. Ginny rigola devant cette hâte et se dit qu'un bon bain chaud lui ferait à elle aussi le plus grand bien.
Hello ! Un immense merci à toi Ana Banana d'avoir pris la peine de me donner ton avis, je suis bien heureuse que j'ai réussi à te faire apprécier un peu plus le couple de Harry et de Ginny xxx
D'ailleurs, je n'ai pas eu beaucoup de reviews jusqu'à maintenant et j'aimerais bien savoir ce que vous penser de cette petite fiction, ça m'encouragerait à commencer le cinquième et avant-dernier chapitre plus rapidement !
