Scène 2 : Signe
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« C'est toujours comme ça ? » demanda Yvain à Léon.
Le Chevalier sourit.
« Oui mais c'est beaucoup moins visible au Château. »
Yvain n'avait jamais vu un serviteur aussi insolent et il avait vraiment du mal à s'y faire. Au château de son père, les serviteurs se montraient souvent familiers, c'est vrai. Sans doute parce que leur fief était minuscule. Mais ils restaient toujours respectueux envers leur Seigneur et sa famille.
Yvain avait eu l'impression que cette insolence avait été l'une des raisons qui l'avait décidé à confier son fils, son seul héritier, au Prince Arthur Pendragon mais l'insolence du serviteur du serviteur du Prince n'avait été qu'une maigre composante à sa décision. Ce qu'il avait dû voir, c'était surtout la loyauté indéfectible que semblait provoquer Arthur, que ce soit chez son serviteur ou chez les chevaliers qui l'accompagnaient.
« Pourquoi le Prince le laisse-t-il faire ça ?
- Demande-le-lui. »
Yvain lança un regard effaré à Léon.
« Je ne peux pas ! Je ne peux pas déranger le Prince pour ça !
-Yvain, le Prince ne... »
Léon s'interrompit. Il venait d'apercevoir Merlin et ce qui était en train de se passer sous ses yeux étaient beaucoup trop étrange pour qu'il continue d'émettre le moindre son.
Merlin était accroupi et il observait quelque chose qui se trouvait sur le sol d'un air soucieux. La scène n'aurait rien eu d'anormal sans la chouette grise ou brune tachetée de blanc qui se trouvait sur son épaule. Que faisait donc cette chouette ici ? Sur épaule ?
Le jeune homme regarda l'animal. La chouette s'approcha un peu plus de son visage et toucha sa joue avec son bec verdâtre. Merlin ferma à demi les yeux et pendant un court, très court, instant, Léon crut y apercevoir un reflet d'or.
Le Chevalier regarda Yvain. Avait-il vu la même chose que lui ?
L'enfant fit un pas en avant. Peut-être la chouette allait-elle venir sur épaule à lui aussi ? Elle n'avait pas du tout l'air sauvage.
Une brindille se brisa sous le pied du page d'Arthur. La chouette se tourna brusquement vers le Chevalier et l'enfant. Elle plongea son regard d'or dans celui d'Yvain puis elle s'envola.
Merlin se leva. Léon et Yvain s'approchèrent de lui. Avant d'interroger le serviteur de Prince, le Chevalier jeta un coup d'œil à ce que le jeune homme avait examiné aussi attentivement.
C'était un faucon mort au dos gris-bleu et une flèche traversait de part en part dans son petit corps. La mort devait être récente. Le sang était toujours rouge. Léon reconnut ensuite la flèche. Au vue de son empennage, elle appartenait à Arthur.
Le Chevalier regarda Merlin. Le jeune homme venait de la campagne et les paysans faisaient toujours attention aux signes. Il était donc plus que plausible que Merlin pense que ce faucon, qui portait le même nom que lui, en était un.
Merlin ne remarqua pas l'attention dont il était l'objet. Il observait la direction qu'avait prise la chouette en s'en allant. Confusément, il sentait qu'il s'agissait de la direction de Camelot. Était-ce un message d'Eolhsand ? Sans oublier qu'au moment où la chouette l'avait touché, il avait cru entendre la voix de la Barde.
Terre... Colère...
Leur lien était coupé mais Eolhsand lui avait dit que sous le coup d'émotion forte, il pourrait peut-être percevoir un écho de ses pensées. Était-ce ce qu'il venait d'entendre ?
Il devait parler à Eolhsand mais Sweostor n'était pas avec lui pour le moment et sans elle, il lui était impossible de parler à la Barde. Il se mit donc à prier pour le rapide retour de la petite Dragonne blanche.
...
(1) Merci à Alexandre Astier pour cette idée^^
Ahélya suit une PvC très en colère.
A : Je suis désolée d'avoir oublié d'inclure ta scène dans le plan général de la fic. Je vais le faire de ce pas.
PvC : Oui c'est ça et mon c** c'est du poulet ?
A : Ah je sais pas... ça t'arrive souvent de manger du maïs...
Ahélya se tait. Ce n'est peut-être pas le moment de faire référence à la Flander's Company.
A : Je suis désolée.
Silence.
PvC : Je veux 2 scènes !
La réponse d'Ahélya est immédiate.
A : Pas question !
PvC : OK... dans ce cas, je vais passer mon temps à te pourrir la vie.
A : C'est quoi la différence par rapport à ce que tu fais d'habitude ?
…
Scène 3 : le Vol
Scène éditée le 9 Avril 2014
