Etant donné que vous avez été de véritables amours, je vous poste un nouveau chapitre en un temps record!

Merci merci merci encore mille fois pour vos reviews!!

Allez la suite du fameux coup de fil à la résidence Cullen...


Chapitre 4

Need some help

- Résidence Cullen, bonsoir?

"Bella ?"

"Oui…"

"Hummm….c'est Alice."

"Ah."

"Ecoute, j'ai un problème."

Je devais me retenir très fort de prononcer un « je t'avais prévenu » cinglant.

"Qu'est-ce qui t'arrive ?"

"Je…je suis dans un poste de police."

Je faillis lâcher le combiné sous la surprise. Je restais calme malgré tout, pas besoin de céder à la panique.

"Pourquoi est-ce que tu n'appelles pas ta sœur ?"

"Rosalie est en vacances à la Barbade avec Emmett…"

Je savais que ses parents étaient à l'étranger. Je levais les yeux en soupirant.

"Bon donne-moi l'adresse je viens te chercher."

J'attrapais un bloc-notes sur le côté et notais rapidement les informations.

"Tu…tu n'as qu'à prendre une des voitures au garage si tu veux."

"Oui, je vais voir. "

"Hummm. Merci, Bella."

"Attends un peu pour les remerciements."

J'enfilais rapidement une veste, me passait un coup d'eau sur la figure pour me réveiller un peu. J'allais vers le garage dont m'avait parlé Alice. Je cherchais à tâtons l'interrupteur et, lorsque je l'actionnais, je découvris avec stupéfaction une enfilade de véhicules plus perfectionnés et impressionnants les uns que les autres. Nous avions donc une Porsche, une Maserati et…ah oui, bien sûr, une Lamborghini.

Et bien, c'est parfait tout ça.

"Je vais prendre un taxi", murmurai-je en refermant la porte

Je trouvai sans mal un yellow cab et une fois arrivée à destination, je lui demandais de m'attendre. Je réglais évidemment une partie de la course avant d'entrer dans le commissariat. Mon père était policier à Londres, j'avais donc l'habitude de ces atmosphères, les uniformes, les téléphones qui sonnent, le brouhaha des auditions et surtout l'odeur significative de ce genre d'endroits. Je me dirigeais vers l'accueil.

"Bonsoir, je viens récupérer Alice Cullen."

Il m'indiqua un autre bureau. J'aperçu Alice, dans un piteux état assise à l'entrée de celui-ci. Son maquillage n'était plus aussi parfait. Seule sa robe haute couture était impeccable. Un inspecteur vint à ma rencontre.

"Vous venez chercher cette demoiselle, c'est bien ça ?"

"Oui."

"Si vous voulez bien me suivre."

Avant d'entrer dans la minuscule pièce qui servait de bureau, mon regard croisa celui d'Alice. Elle avait l'air sonné. Je m'installais en face de l'inspecteur, un homme d'une cinquantaine d'année à l'attitude bienveillante.

"D'abord, je voudrais connaître votre identité."

"Oui, bien sûr."

Je lui présentais ma pièce d'identité anglaise.

"Alors comme çà vous êtes anglaise ?"

"Oui, je travaille chez les Cullen depuis quelques mois."

Je préférais mentir pour le mettre en confiance.

"Que s'est-il passé exactement ?"

"En fait, nous l'avons trouvé, errant dans une des rues de l'upper east side. Elle n'avait aucun papier sur elle. Nous ne pouvons pas laisser des jeunes gens de son âge traîner comme ça dans les rues."

"Oui, je vous remercie de l'avoir ramenée en lieu sûr."

"Ecoutez, je sais très bien qui elle est. J'adore les livres de son frère. Je vais fermer les yeux pour cette fois-ci. Mais bon, il ne faudrait pas que cela se reproduise. La jeunesse aisée de New York ne doit pas avoir l'air d'avoir des privilèges que les autres n'ont pas…"

"Je comprends parfaitement. Et je vous remercie infiniment pour votre discrétion."

"Comment se fait-il qu'aucun membre de sa famille ne soit présent ?"

"Ils sont à l'étranger pour le travail. Vous savez ce que c'est, le tournage du film…"

Je vis ses yeux s'illuminer à l'évocation de cette adaptation. A coup sûr j'étais tombée sur un fan…

"Bon, je comprends. Je vous laisse donc repartir avec elle mais dites-lui bien qu'il est interdit, pour un mineur, de se promener dans les rues sans papiers. Sans oublier que pour une jeune fille de son âge, cela peut être dangereux."

Je sortis mon sourire le plus « oui monsieur l'agent, merci monsieur l'agent » que j'avais expérimenté sur mon père avant de ressortir du bureau. Alice se leva et me suivit. Je lui désignais le taxi. Elle me jeta un regard hésitant.

"Ecoute Bella, je…"

"On en reparle une fois arrivées chez toi, si tu veux bien."

Le trajet se déroula en silence et nous arrivâmes chez les Cullen.

"Est-ce que quelqu'un t'as vue ?"

"Non, je ne crois pas…"

"Pas de photographes ?…"

"Non…"

"Bon, et bien on en dira rien à ton frère alors. L'histoire est close. Bonne nuit."

"Et quoi ? C'est tout ?"

Elle me regardait, incertaine de la conduite à adopter.

"Ben oui c'est tout. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je t'avais prévenue ? Tu sais quoi, je ne suis pas ta mère. Tu as fait tes propres choix et c'est à toi de vivre avec. Et puis de toute façon, demain je fais mes bagages et ciao !"

Elle me fixait, totalement désappointée. Je réalisais soudain que quelque chose n'allait pas.

"Au fait Alice, où est ton sac ?"

Je ne l'imaginais pas sortir sans son accessoire haute couture.

"Je ne l'ai pas pris."

Elle serra nerveusement ses bras autour d'elle. Je l'examinais avec un peu plus d'attention. Son maquillage avait un peu coulé et ses yeux rouges… On aurait dit qu'elle avait pleuré.

"Comment se fait-il que tu te sois retrouvée seule dans la rue, à 2h00 du matin ? Où étaient tes amis ?"

"Je…j'ai voulu rentrer.. J'en avais assez."

Elle fuyait mon regard et tenta de s'esquiver pour regagner sa chambre.

Je lui emboîtais le pas, en lui attrapant le bras.

"Alice, regarde-moi ! Que s'est-il passé exactement ? Je veux la vérité, tu me dois bien ça."

Elle se mordillait la lèvre mais tentait de soutenir mon regard.

"Rien du…"

Elle ne réussit pas à terminer sa phrase et les larmes qui perlaient au coin de ses yeux roulaient abondamment sur ses joues. D'instinct, je la pris dans mes bras.

"Là, là…c'est fini… Mon dieu Alice, mais que s'est-il passé…"

Je la serrais contre moi et laissais ses sanglots s'apaiser. Je l'accompagnais tant bien que mal jusqu'au salon et libérais le sofa des diverses saletés, résidus de la petite sauterie.

Je la regardais essuyer ses dernières larmes, et attendais qu'elle se décide à parler. Elle prit une profonde inspiration avant de se lancer.

"Après avoir quitté la maison, on a décidé de se retrouver chez Demetri Reed. Ses parents sont en voyage de noces…Nous avons continué la fête là-bas et…"

Un nouveau hoquet la secoua. Je pris sa main et l'encourageais à continuer.

"Voilà…Je sors plus ou moins avec Demetri depuis quelques temps et on s'est retrouvé seul… Il a voulu…"

Elle reprit sa respiration.

"Il a voulu aller plus loin et…"

Elle n'arrivait pas à parler.

"Alice, regarde-moi. Est-ce qu'il t'a touchée ?"

Elle me fit signe que oui. Ma gorge se serra.

"Est-ce qu'il t'a forcée à…"

"Non…Il a essayé mais je me suis enfuie avant…"

Elle prit son visage entre ses mains.

C'était donc pour cela qu'elle était sans papiers.

"Il faut aller voir la police."

Elle m'attrapa les mains d'un air paniqué.

"Non Bella… Tu ne comprends pas…Personne ne voudra me croire…Tu connais aussi bien que moi la réputation que j'ai dans la presse…Et puis…ça se trouve je l'ai bien cherché, regarde-moi, regarde ma tenue…"

"Alice, je pris délicatement son visage entre mes mains. Rien, tu m'entends rien ne justifie ce genre de comportements. On doit en parler, il doit…"

"Je t'en prie…Je ne peux pas…le scandale, je ne le supporterais pas…"

"D'accord, d'accord…Calme-toi…"

Je passais mon bras autour de ses épaules tremblantes. Je l'embrassai sur la tempe, avant de la bercer doucement. Elle tombait littéralement de sommeil. Je l'aidais à regagner sa chambre et m'assurait qu'elle dormait bien. Il était juste impossible que je m'endorme après ça. Je fis quelques recherches sur internet, avant d'attendre qu'il fasse jour. Je passais devant la chambre d'Alice, une oreille collée à sa porte pour être sûre qu'elle ne s'était pas réveillée. Je descendis les escaliers avant d'aller prendre un taxi.

Il me déposa devant une immeuble à la façade incroyablement élégante. Sans une hésitation je m'avançais vers la porte d'entrée et appuyait fermement sur la sonnette. Pas de réponse. Je n'allais pas me laisser décourager et maintenait mon doigt sur le bouton.

J'entendis du bruit derrière et il ouvrit enfin la porte.

Demetri Reed, fils de l'un des plus gros industriels du moment, réputé pour ses soirées et excès en tout genre. Il était aussi plus âgé qu'Alicia, dans les 25 ans si je ne me trompe pas. Particulièrement beau, un vrai aimant à filles…Une vraie gravure de mode…Une vraie pourriture…

"Mais ça va pas la tête! Qu'est-ce qui vous prend de venir sonner chez les gens à une heure pareille ?"

Le visage encore sous le coup de la fatigue, ses yeux me dévisageait avec curiosité et agacement.

"Demetri Reed je présume ?"

"Non, non… Le père noël ! Bien sûr que c'est moi ! Qu'est-ce que vous voulez ?"

"Je suis venue récupérer les affaires d'Alice Cullen. Elle les a laissées hier."

Il blêmit pendant un court instant, avant de se ressaisir.

"Elle aurait pu venir les chercher elle-même. Je vous en prie, entrez."

Je le suivis dans le hall.

"Attendez-moi ici, je vous les apporte."

Il réapparu quelques secondes plus tard avec une veste et un sac à main.

"Voilà."

"Merci."

Je plantais mon regard dans le sien.

"A présent, écoutez-moi bien. Je sais parfaitement ce qu'il s'est passé hier."

"Ah oui ? Et vous allez croire une gamine complètement délurée et quasiment bourrée ? Elle n'a pas arrêtée de m'allumer toute la soirée. Elle n'a eu que ce qu'elle méritait ! C'était mieux pour elle de partir et de laisser les adultes entre eux."

"Vous êtes écœurant… Ne vous approchez plus jamais d'elle, c'est bien clair ?"

"Sinon quoi ?"

Il me fixait d'un air narquois.

C'était trop, beaucoup trop après tout ce que j'avais supporté depuis quelques jours. Je levais la main pour le gifler, mais il fut plus rapide et l'attrapa. Ce qu'il n'avait pas prévu en revanche c'était le coup de genou bien placé dans les parties que j'avais négocié en même temps (note pour moi-même : merci papa pour les cours de self-défense !).

Il se courba sous la douleur.

"Mais vous êtes complètement malade ! Je vais appeler mon avocat !"

"Oui faites ça que je puisse aller m'expliquer dans le commissariat le proche !"

Le visage déformé par la douleur, il me fixait d'un regard haineux.

"Je vous le répète, restez loin d'Alice parce que la prochaine fois c'est votre petite gueule d'ange que je vais arranger. J'ai des contacts dans de nombreux magazines people, je vous conseille donc de vous tenir à carreau si vous ne voulez pas que je brise pour de bon votre réputation." Ma voix était voilée par la colère.

Je tournais les talons et claquais violemment la porte.

Cela m'avait fait un bien fou d'extérioriser ma colère. Disons qu'il avait pris pour tout le monde. En plus cette petite pourriture ne l'avait pas volé. Ce genre de choses de me ressemblait pas mais j'avais eu comme une poussée d'adrénaline. Moi petite bonne femme de 1m70, toute menue, venait de mettre une raclée à environ 80 kilos de muscles.

Je hélais à nouveau un taxi avant de retourner chez les Cullen.

Alice était réveillée. Elle sourit de soulagement en me voyant.

"Bella ! Je suis contente que tu sois revenue. Je croyais que tu étais partie…"

"Mais non, il t'en faudra plus pour te débarrasser de moi. Au fait", dis-je en soulevant son sac et sa veste, "j'ai quelque chose pour toi."

"Mais comment as-tu fait ? Tu es allée le voir ?"

Elle blêmit en prononçant ces dernières paroles.

"Oui Alice et crois-moi, il n'est pas prêt de s'approcher de toi à nouveau. Et puis, je ne pouvais pas lui laisser cette petite merveille", précisai-je en agitant son magnifique Dior du bout de la main.

"Je ne sais pas quoi te dire Bella… Je me sens tellement stupide… Je suis désolée pour tout ce que j'ai bien pu te dire…J'ai été vraiment une garce avec toi…Merci, vraiment merci pour tout."

Elle s'approcha de moi pour me serrer dans ses bras.

"Est-ce que tu vas rester encore un peu ?…"

Je la regardais, cherchant à voir si elle était sincère. Je pouvais le lire dans ses yeux qu'elle pensait ce qu'elle venait de dire.

Je levais les yeux au ciel en soupirant.

"Oui, je pense rester encore un peu."

Elle m'enlaça un peu plus fort. Nous restâmes ainsi quelques minutes, avant de nous séparer.

"Et bien, et bien," dis-je ne jetant un regard circulaire à l'espace dévasté par la fête de la veille. "Je crois que nous avons du boulot. Que dirais-tu de mettre un peu d'ordre dans tout ça ?"

Mes dernières paroles englobaient bien plus qu'une simple séance de ménage. Alice comprit le message et pris une profonde inspiration avant d'acquiescer, l'air bien plus grave à présent.


J'espère que vous avez aimé ce petit rapprochement entre les filles!

La semaine prochaine je pense qu'il y aura un grand rassemblement de Cullen par ici!

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