Titre : No mouth but some serpent

Auteur : Lightning on the Wave

Traductrices : Crazy-Snape, Chaola, Ange de Crystal, Spirituel Love, LlianeMyrddin, Spirituel, Titinette, Amiah akinnass

Bêta correctrices : Phaine, Aléniore

État de la fic anglaise : Terminé( 33)

État de la fic française : 4; Traduit : 24,26,27,29,33; En cours : 15,18,22,25,28,30,31,

Chapitre traduit par : Chaola

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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartiennent (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire.

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Passez de très bonne fêtes de Noël, ainsi que de fin d'année 2006!

Bonne lecture

Eni et Onarluca

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Chapitre 4 : Snape appâtent

Sirius fit ralentir la moto comme ils arrivaient aux alentours de Poudlard au grand soulagement d'Harry. Ils pouvaient voir le château briller de l'autre coté du lac, et les tours se refléter sur l'eau. Harry protégea ses yeux avec une de ces mains, jusqu'à être ébloui par les sorts et les murs. Il n'avait pas réalisé avant ce que les quelques exercices que Rogue lui avait donnés, avaient fait. Ils avaient renforcé son habilité à voir la magie. Il pouvait voir les lignes bleu, vert et or qu'il savait qu'il ne voyait pas l'année d'avant.

« Ici, Hagrid ! » S'exclama soudain Connor, et se pencha de la moto avec un angle bizarre. « Hagrid, Hagrid là-haut ! »

Harry regarda en bas, avant de rattraper et de rasseoir son frère fermement sur le siège de la moto, et vit le demi-géant sortir de la Forêt interdite avec une créature. Harry regarda et appela Connor, mais c'était la créature qui captiva Harry. Cela ressemblait à un cheval noir, mais des ailes de chauve-souris partaient de ses épaules et quand il tourna son regard vers eux, Harry capta un reflet rougeoyant dans ses yeux.

« Qu'est-ce que c'est ça ??? », il essaya de dire alors qu'il s'étranglait. Si Harry ramenait de telles créatures quand il s'amusait avec Connor, Harry n'avait jamais entendu parler de ça, et il allait réévaluer combien était dangereux pour son frère de rendre visite au garde-chasse. Peut-être pouvait-il s'arranger pour aller aux différentes visites maintenant. Ceci servirait aussi son but de connaître Hagrid aussi.

« Qu'est ce que quoi ? » Demanda Connor, descendant du côté gauche de la moto regardant le sol.

« Cette chose à côté d'Hagrid » Commença Harry, puis il capta le regard de Sirius. Son parrain secoua la tête, son visage devenant plus sombre et sembla triste à nouveau. Harry s'arrêta et rigola. Le rire semblait forcé à son oreille, mais Connor se retourna et le regarda, de ce fait il dit « Oh, c'est juste un arbre, je pensais que c'était quelque chose de dangereux. »

« Les animaux d'Hagrid ne sont pas tous dangereux, » Dit Connor et appela une dernière fois le demi-géant comme Sirius allait mettre la moto sur la cours principal de Poudlard. « Tout le monde le pense, mais ils sont juste inconnus. »

Harry garda son opinion pour lui et soupira de soulagement comme il descendait de la moto. Sylarana alla sur son épaule et puis dits « Je ne savais pas que tu pouvais voir les Sombrals.

Harry était sûr qu'elle pouvait voir l'absence d'information dans son esprit, parce qu'elle avait une fois encore adopté le ton ennuyeux de la lecture. Un Sombrals est une créature de la mort et de la mauvaise chance, original. Ils vivent dans la Forêt interdite. Personne ne peut les voir sans avoir vu avant la mort de quelqu'un. Elle semblait cité un livre dans sa dernière phrase, mais Harry n'était pas sûr que les serpents sachent lire.

Je n'ai pas Il commença, puis il se remémora qu'il avait vue Quirrell mourir. Il frissonna. Ca avait été une mauvaise mort, un cauchemar fréquent, quand il ne rêvait pas à propos des deux visages sombres ou de Tom Riddle essayant de le cajoler pour avoir des réponses à ses questions. Il était content d'avoir empêcher Connor de voir ça.

Connor pourrait les voir si je ne l'avais pas empêché de voir le mort de Quirrel ? Il demanda.

Oui, Confirma Sylarana. Bien sûr, il ne savait pas ce qu'ils étaient et pouvait se protéger. C'est un grand garçon..

Harry ne dit rien à ça. Ils étaient toujours en désaccord à propos de son frère. Il descendit de la moto comme Connor avait fait. Connor commença promptement à parler du vol avec Sirius. Harry regarda les alentours. Il semblait qu'ils soient arrivés avant la majorité des étudiants, de ce qu'il pouvait voir aucun attelage n'était déjà là.

En fait, c'et probablement dans la Forêt Interdite que Hagrid vas chercher les sombrals, réalisa-t-il abruptement. Ils doivent sûrement tirées les attelages que les plus vieux prennent.

Se sentant bien par rapport à lui-même d'avoir trouvé, Harry se retourna pour regarder Sirius rendre leur taille normale à leurs affaires de cours. Soudain, il vit une silhouette sombre près du château, les observant.

Harry pensa que c'était une des deux figures de son rêve, puis il bougea et le reconnu.

Le professeur Snape.

Harry se demanda quoi dire, quoi faire. Il avait ses plans de batailles pour parler avec Snape, mais la plupart nécessitaient des scénarios et des endroits spécifiques, comme dans la classe de potion ou durant une détention. Il hésita, et Snape profita de ce moment pour s'approcher et se révéler.

« Black, je suppose que Potter dans sa grande célébrité ta réquisitionner pour emmener ses gosses, qui sont clairement trop bien pour prendre le Poudlard express avec le commun des mortels ? »

Harry se retourna d'un coup comme s'il avait été piqué par une abeille, et Harry put voir une lueur féroce dans le regard. Ici il y avait quelqu'un capable de l'exciter après le deuil de Daphné Marchbanks. Il était entrain de sourire, mais ce n'était pas le genre de sourire qu'il utilisait lors de ces mini-batailles avec James et Remus. « Snivellus ! Que c'est bon de te voir. C'est bon aussi de voir que Dumbledore a prévu un comité d'accueil, même si c'est juste un individu avec des cheveux graisseux. »

Rogue se retourna, ses robes ondulant autour de lui. Ses yeux trouvèrent Harry, et il resta complètement fixé sur lui alors que ses mots étaient clairement adressés à Sirius. « Comme tu sais Sirius Black, C'est contre les règles pour les étudiants d'arriver à l'école par un autre moyen que le Poudlard Express. Je me vois obliger de retirer des points à Monsieur Potter. Gryffondor va commencer l'année dans les négatifs. » Il fit un sourire narquois. Harry croisa ses bras et lança un regard furieux. Cela fit juste s'agrandir le sourire narquois de Snape. Connor semblait trop atterré, pour protester ou tout simplement ouvrir la bouche.

« C'est là que tu as faux professeur Snivellus, le sourire moqueur. », dit innocemment Sirius. « Je suis ici pour aider madame Hooch avec les matchs de quidditch cette année. Cela signifie que techniquement je suis un professeur et que je peux donc prendre des points aussi, et en donner aussi. » Il jeta un regard à Connor, et souris. « 10 points à Gryffondor pour ne pas être dans une maison de serpents sournois, »

Harry regarda Snape, et vis son visage se remplir de rage. Il ne voulait pas être dans le centre d'une bataille d'insulte comme il avait l'air d'en voir une débuter. Il voulait juste aller mettre ses affaires dans sa chambre et aller voir le choixpeau, sans attirer l'attention des personnes. Sans aucun doute Draco lui poserait pleins de questions si cela arrivait.

Le mouvement attira l'attention de Snape. « Potter », ses yeux disant qu'il n'avait pas oublié la fin de l'année dernière. « Venez avec moi. Il y a des choses dont nous devons discuter avant que l'année ne commence, vous et moi. »

« Non, vous ne pouvez pas, » dit Sirius avec un sourire de maniaque. « J'ai besoin de voir le directeur avec Connor ET Harry. Il veut nous voir et savoir que nous sommes arrivées sain et sauf. »

« Je suis le directeur de la maison de ce garçon. » dit Snape, avec un sifflement digne de sa maison.

Mais pas de moi, dit Sylarana, alors que Harry faisait un bond de surprise. «Personne ne siffle aussi bien que moi.

« Mais je suis son parrain, » dit Sirius. Il étendit son bras et attrapa Harry par l'épaule, le rapprochant de son corps. Harry grommela et se tourna de manière à être sûr de pouvoir attraper sa baguette. La furie de Snape était aussi forte qu'il le pensait ; « Et je n'ai pas l'intention de le diriger comme tu l'as fait l'année dernière, Snivellus. Harry aurait dut être un Gryffondor. Il va prendre des leçons de courage et de non peur de ma part, puisqu'il ne peut pas l'apprendre de tes petits serpents. »

Harry cligna des yeux, puis se détendit. C'était un traitement spécial qu'il n'aurait jamais osé demander, puisque Sirius était ici pour protéger Connor, mais il en était reconnaissant. Sirius allait garder un œil sur lui, et pas seulement le protéger des Ténèbres si il se rend compte que Harry cède. Ce dernier en était soulagé. Cela rendait son plan de se comporter en Gryffondor, beaucoup plus facile.

Snape ne dit rien. Harry pensa que cela était, à première vue, bon signe, une indication de sa surprise vis-à-vis d'un tel assaut, mais lorsque Snape se mit à parler d'une voix presque trop basse pour être
entendue, il se rendit compte que c'était un très mauvais signe. D'autres gens criaient lorsqu'ils étaient réellement en colère. Snape murmurait.

« Devrions-nous faire un pari, Black ? Ce me semble que les Gryffondors en étaient très friands, dans le temps où je remarquais autre chose à leur propos que leur inimaginable incompétence en Potions. »

« Professeur Snape, » commença Connor, et il semblait nerveux, comme s'il sentait qu'un pari entre les deux Professeurs n'étaient pas une bonne idée pour l'école. Harry était fier qu'il montre de telles inquiétudes, mais il soupçonnait les deux hommes d'être trop absorbés pour faire attention à ce que disait le Survivant, et il avait raison.

« Bien sûr, » répondit rapidement Sirius. « Quel pari ? Quels enjeux ? Ils devront être équitables, Snivellus, parce que je me souviens de Serpentards qui aimaient beaucoup tricher. » Ses yeux brillaient.

« D'ici la fin de l'année, » dit Snape, montrant de la tête Harry, « je pari que ce jumeau Potter se sera comporté plus en Serpentard qu'en Gryffondor, qu'il aura appris plus de moi qu'il n'en apprendra jamais de toi. » Il pausa, et Harry pouvait presque le voir débattre avec lui-même à savoir si ce qu'il allait dire ensuite était une bonne idée. Mais le son imaginaire des mots étaient apparemment trop tentant. « Et je pari, » murmura Snape, sa voix à peine audible, « que Harry Potter est le véritable
Garçon-Qui-A-Survécut. »

Sirius éclata de rire. Harry pouvait discerner le chien dans sa voix, et il grimaça. Il su alors, que Sirius ne saurait résister à dire les pires choses possibles.

« D'accord, je prend le pari, Snivellus, vu qu'il y aucun moyen que je perde, » dit Sirius, et tendit une main. Snape la serra. Chaque homme secoua la main par la suite, comme pour se débarrasser d'une couche invisible de graisse. Harry aurait trouvé ce moment amusant s'il n'était pas sous le choc. « Connor est le Garçon-Qui-A-Survécut, j'en suis sûr, » continua Sirius. « Et Harry a toujours été plus Gryffondor que Serpentard. Je ne sais pas pourquoi le Choixpeau a décidé de le placer dans ta Maison
sifflante, mais il en sera débarrassé avant la fin de l'année. » Il pausa. « Et quels sont les enjeux si l'un de nous deux perd ? »

« Je n'essayerai pas d'influencer de nouveau M. Potter, » dit Snape. « Je soutiendrais moi-même son transfert à Gryffondor. »

Sirius acquiesça de la tête. « D'accord. »

« Et si tu perds, » dit Snape, « alors tu te retirera en tant que parrain de Harry, et me donnera son contrôle total. »

Le sourire de Sirius disparut. « Pas d'accord. »

« Ton enjeu vaut le mien, » dit Snape. Il pausa, puis railla, « De quoi as-tu peur ? Pas de perdre le pari, j'espère ? »

Sirius sursauta comme s'il avait été piqué, puis secoua furieusement la tête. « Pas du tout, » dit-il. « J'aurai du le savoir que tu étais le genre de bâtard qui essayerai de séparer un garçon de son parrain, Snape. » Il montra ses dents, sa voix dénuée d'amusement. « C'est d'accord. »

« Arrêtez ! »

Harry cligna des yeux. Connor s'était avancé pour se tenir entre les deux hommes, son regard passant de l'un à l'autre. Sa chevelure noire était ébouriffée, comme s'il avait passé la main dedans. Ses poings étaient serrés devant lui, et ses yeux brillaient d'un éclat qui selon Harry aurait fait reculer James.

« Vous n'avez pas le droit de faire ça ! » dit Connor. « Il est juste là. Vous ne pouvez pas faire de paris le concernant comme s'il était – comme s'il était une chose, un Gallion ! » Il se retourna et fusilla Sirius du regard. « Comment peux-tu faire ça ? »

Sirius s'agenouilla, au lieu d'exploser ou de se défendre véhément, comme Harry l'aurait pensé. Son visage était grave, et ce fut ce qui retint Connor de parler. Harry se surpris même à se pencher pour entendre ce que son parrain allait dire.

« Tu ne comprends pas d'où vient la rivalité entre Serpentard et Gryffondor, Connor » dit doucement Sirius. « Nous sommes bons. Ils ont peur d'être bons. Ils doivent se cacher de la lumière, parce que sinon elle les aveugle, les détruit, tels des serpents ou des cafards. » Harry entendit la respiration de Snape se couper, mais Sirius continua de parler. « Snape veut transformer Harry en cafard comme lui, lui enseigner les Forces du Mal et en faire un sorcier des Ténèbres. Je vais m'assurer que cela n'arrive pas. Ne t'inquiètes pas, Connor. Nous ne perdrons pas Harry. Et nous ferons en sorte que les Serpentards regrettent d'avoir essayer de blesser quelqu'un qui est un Gryffondor, même s'il dort dans la mauvaise chambre et va dans les mauvaises classes. » Son sourire s'élargit sur son visage, et il tapa l'épaule de Connor.

Connor retourna son regard sur Harry. Ses yeux montraient son incertitude. Harry pouvait comprendre pourquoi. Connor l'avait suspecté d'être un sorcier des Ténèbres l'année dernière, du à ses tentatives de mensonge, son caractère et sa puissante magie. Selon les mots de Sirius, une personne comme ça avait plus de chances d'être perdu pour Serpentard que quelqu'un comme Connor. Bien sûr son frère verrait qu'il faudrait surveiller Harry, dit comme ça.

Et un pari serait un moyen d'humilier les Serpentards pour avoir tenter d'enlever son frère à Connor.

Harry comprenait tout ça.

La chose étrange était qu'il se surpris à vouloir protester lui-même, de dire que tous les Serpentards n'étaient pas comme ça, que Snape avait soigné les dommages qui lui avaient été causés par le Crucio l'année dernière, que la famille de Draco lui avait offert un balai pour son anniversaire.

Mais il ne pouvait pas dire tout ça. Connor n'était toujours pas au courant pour le balai, puisque Harry avait décidé que cela causerait trop de problèmes et le gardait rangé. Les soins de Snape avaient été suivis par son administration de Veritaserum, ce que Harry savait qu'il ne pourrait le pardonner. Et si il pensait que Sirius avait tord à propos des Serpentards…

Cela ne faisait que montrer à quel point il était ignare, n'est-ce pas ? Cela ne faisait que montrer à quel point la maison des Serpents avait enfoncé ses crocs en lui. Harry ferma ses yeux et secoua la tête.

Ceci est un cadeau. Ceci est l'excuse que je cherchais pour devenir plus Gryffondor. Je dois devenir comme ça, ou les Serpentards me corrompront. Et je ne pas laisser faire ça. Je ne servirais pas à Connor si je deviens un sorcier des Ténèbres, ou si on pense que je le suis.

Sa respiration se décontracta. Il ouvrit les yeux et réussit à sourire à Sirius.

Tu es tellement idiot, dit Sylarana. Il y a à manger dans le château, je le sens. Et tu restes debout là, à parler.

Snape siffla. Pendant un court instant, Harry pensa avoir entendu Sylarana, mais il réalisa que Snape attendait de voir quelle réaction Harry aurait à ce qu'avait dit Sirius.

« Je vais te détruire, Black, » murmura Snape. « Tu ne le verra pas venir, ce qui te privera des récompenses auxquelles tu t'attends. Tu seras, à la fin, aussi bas que terre sous mon talon, qu'un veracrasse. Et à la fin, rampant au sol, pleurant et implorant les étoiles, tu sauras que ce moment marquera le commencement de ta fin. »

Harry n'avait jamais vu autant de haine sur le visage de quelqu'un qu'il y avait sur celui de Snape lorsqu'il regardait Sirius – sauf l'année dernière, lorsque ses parents étaient venus au match Serpentard-Gryffondor où Snape avait, de la même façon, fusillé James du regard.

Alors il comprit. Il se demanda comment il avait fait pour ne pas comprendre avant.

« Vous haïssez mon parrain, » dit-il doucement. Snape se tourna et le regarda, mais ne relâcha le regard noir qu'il envoyait. Harry ne s'attendait pas à ce qu'il le fasse. « Vous haïssez notre père. Bien sûr que vous allez faire ça. Cela vous importe peu, que je me comporte plus Serpentard que Gryffondor. Tout ce qui importe est que je suis le filleul de Sirius Black, le fils de James Potter, et le frère du Survivant. Vous ne faites ce pari que pour rendre la pareille aux gens qui vous ont fait du mal, en réalité ou en imaginaire. » Harry pausa, pensa à articuler tout ce qu'il ressentait, et finalement secoua la tête. « Vous vous en fichez, » dit-il, et fut étonné d'entendre de la nostalgie dans sa voix. Voulait-il que Snape ne s'en fiche pas de lui ?

Peut-être, il répondit cette partie lui-même, et leva la tête pour regarder Snape dans les yeux. « Vous vous fichez qu'un de vos élèves se comporte en Serpentard ou en Gryffondor, » répéta-t-il. « Tout ce qui vous importe est la revanche. » Il haussa les épaules. « Je ne peux rien faire pour vous empêcher de faire ce pari, ou essayer de le gagner, mais je peux refuser de vous suivre. »

Le visage de Snape ne trahissait aucune expression. Harry savait grâce aux yeux légèrement écarquillés de Snape qu'il avait compris le message caché. Harry ne faisait pas uniquement référence au fait de résister à tout ce que pourrait faire Snape pour le rendre plus Serpentard. Il faisait référence aux cours privés de duel que Snape lui avait donné l'année dernière, au travail supplémentaire que Snape lui faisait faire en cours de Potions, au fait d'essayer de gagner tous les matchs de Quidditch de Serpentard, et à tout ce que Snape lui faisait faire par le chantage.

Au début c'était des menaces envers le temps libre de Harry, puis envers celui de Connor. Cela ne marcherait plus, pensa Harry, bizarrement détaché, alors qu'il observait le visage de Snape. Oh, il ne doutait pas que Snape donnerait des retenues à Connor. Mais une retenue n'était rien comparée à la dévastation que son frère ressentirait si Harry devenait Serpentard.

Il pensa alors à Draco, et grimaça. Mais c'était vraiment dans le même ordre des choses. Draco souffrirait quand Harry se détournera de lui. Draco crierai, ragerai, et demanderai des explications. Et Harry lui dirait la vérité.

Connor passait en premier. Connor passerai toujours en premier. Harry avait pensé qu'il serait un temps où il regretterait son amitié avec Draco, et il avait maintenant raison de la regretter. Oui, il ne voulait pas blesser Draco, mais il voulait blesser Connor encore moins.

« Je te choisi, mon frère, » Harry dit à Connor, se fichant que tout le monde, y compris son frère, le regardait. Il n'avait pas la responsabilité d'être un élève respectueux, ou quelqu'un qui ne disait rien qui puisse mettre mal à l'aise les autres. Il avait tous les droits d'être celui qu'il était né à devenir, le protecteur de son frère. Ce n'était que sa première déclaration publique de son allégeance. « Je choisi Gryffondor, et toutes les choses que tu aimes et chéris. »

Le visage de Connor s'éclaira tel un soleil. Harry s'y baigna, et ne se tourna pas pour voir l'expression de Snape. Il savait qu'il n'y verrait rien d'important.

§§§§§§

Snape n'avait jamais été dans un tel état, et il le savait.

Si seulement la personne responsable de cet état le savait.

Harry Potter ne montra rien qui laissait à penser qu'il savait qu'il avait déplu à Snape. Il ne montra rien non plus qui laissait à penser qu'il savait qu'il avait déplu à Draco, et l'année dernière il avait réagi à Draco alors qu'il ne réagissait à personne d'autre. Draco boudait parce que Harry refusait de passer du temps seul avec lui, et à la place le passait avec son frère. Il a eu une dispute avec Harry dans un couloir la semaine dernière, juste après que Snape ait libéré les Serpentards et Gryffondor de leur premier cours de Potions. Snape avait observé. Harry avait continué à marcher, son regard fixé droit devant, sa posture ne montrant aucun signe de tension. Cela devait le rendre tendu, mais il n'en montrait aucun signe. Sa résistance aux demandes de Draco paraissait facile, et cela ne faisait qu'augmenter la colère des démonstrations de Draco.

Ou des démonstrations de plus en plus éplorées. Snape grimaça. J'espère ne jamais avoir à passer une autre soirée à écouter Draco râler parce que Potter l'ignore

Harry n'est pas venu une seule fois aux leçons de duel de Snape. Ses camarades lui ont joué des tours, mais il ne leur a jamais rendu la pareille ; il vient prendre son petit-déjeuner dans la Grande Salle avec des furoncles lui poussant sur le visage, ou des poils dans les paumes de mains, et ignore calmement les rires. Cela devenait moins fréquent cette semaine. Snape a eu l'extrême déplaisir d'entendre les Gryffondors de deuxième année, dont Ron Weasley, dire que quelqu'un qui accepter les mauvaises blagues de cette façon ne devait pas être si mauvais, et qu'ils devraient encourager Harry à venir plus souvent à la Tour Gryffondor.

Et Harry ne faisait plus le travail que Snape lui assigné en cours de Potions.

Snape avait réalisé qu'il avait fait une erreur la première fois que Harry avait levé la tête, avec de grands yeux verts innocents et parfaitement clairs, au-dessus d'une potion parfaitement réalisée de Cheveux-Changeants – qui aurait du être une potion parfaitement réalisée qui devait aider les victimes du Doloris à soulager leurs tremblements. En fait, il avait fait plusieurs erreurs, et la première avait été de donner des devoirs à Harry pendant les grandes vacances. Harry avait appris à transformer une potion en une autre en ajoutant quelques ingrédients. Il ne faisait pas d'erreurs retentissantes. Il en faisait des discrètes, alors il écarquillait les yeux et suggérait que la potion devait marcher, juste pas comme elle devait, parce qu'il avait suivi les instructions à la lettre.

Les potions étaient toujours parfaites.

Ce qui ne faisait qu'énerver encore plus Snape.

Il avait mis Harry avec Londubat. Ce fut une autre erreur. Il avait eu l'intention de frustrer Harry, le condamnant à travailler plus lentement et avec le risque de ne plus avoir de sourcils, ou de faire fondre son chaudron à chaque classe. Cependant, Harry s'était joyeusement dirigé vers l'autre côté de la salle, et bientôt il était en train d'aider Neville à l'aide de murmures et le reprenant patiemment lors de ses erreurs. Les potions de Neville s'étaient améliorées, Harry suivait les cours de deuxième année au lieu des cours avancés que Snape avait prévu de lui enseigner, il s'asseyait avec les Gryffondors, qui maintenant semblaient resserrer les rangs autour de lui et se hérissaient à chaque approche de Snape.

A la fin de la deuxième semaine d'école, les collègues de Rogue l'évitaient. Sirius Black, bien sûr, souriait à distance, Minerva le regardait de temps en temps comme si elle voulait savoir pourquoi diable Snape avait fait un pari aussi ridicule, mais aucun d'eux ne partageaient volontairement une discussion, ou même un repas avec lui, mangeant rapidement et quittant la Grande Salle le plus rapidement possible. Snape savait qu'il passait trop de temps à jeter des regards noirs à la table des Serpentards, et au garçon têtu qui était le premier à le défier. La seule exception, le seul défouloir possible pour sa rage, était ce fou de Gilderoy Lockhart, qui menait des conversations incessantes sur lui-même et paraissait ne jamais remarquer les insultes de Snape – et à qui Snape n'avait pas le droit de jeter un mauvais sort.

Quelque chose allait devoir arrêter. Quelque chose allait devoir craquer.

Snape ne savait pas encore ce que cela allait être, mais il était déterminé à trouver la faiblesse, et à l'exploiter. Aucun garçon de douze n'était aussi compétent que Harry à se défendre contre les insultes. Aucun élève ne pouvait constamment lui tenir tête et s'en tirer.

Il trouva la faiblesse durant la troisième semaine d'école.

§§§§§§

Snape patrouillait dans les couloirs près des cachots – même les préfets de Serpentard n'avaient pas sa confiance pour mener à bien ces rondes – lorsqu'il entendu un étrange bruit sourd continu. Sa colonne vertébrale se raidit aux souvenirs de sorts plus étranges les uns que les autres utilisés au cours du règne du Seigneur des Ténèbres. Il attrapa sa baguette et tourna au coin, pressant fortement ses épaules contre le pierre.

Harry Potter était agenouillé par terre non loin de la Salle Commune des Serpentards, sifflant à un serpent noir et doré que Snape reconnut tout de suite comme étant un Locusta. Non loin de lui traîner un balai meilleur que tous ceux que l'école possédait.

Snape s'attarda un moment, pour absorber la scène et savourer son triomphe. Le serpent siffla à Harry en retour, une grimace prenant place sur le visage de ce dernier. Il secoua la tête et parla à nouveau dans la langue des serpents, puis soupira et avança la main pour caresser le dos du serpent. Elle accepta le contact, quelque chose que Snape pensait impossible pour un Locusta, et s'enroula même autour de ses doigts, comme si elle appréciait la caresse.

Le garçon était un Fourchelangue.

Snape sentit la victoire comme un fruit mûr dans sa bouche. Il ne lui restait plus qu'à mordre dedans.

Et le balai – c'était évident celui de Harry. Ce dernier n'avait jamais laissé penser qu'il le possédait, et certainement pas à Marcus Flint, qui aurait trouvé un moyen de s'assurer que le membre de l'équipe de Quidditch le monte, même si Harry refusait de participer. D'après ce que Snape savait, Harry n'avait pas encore mis Flint au courant de sa décision de ne pas jouer.

Et maintenant il n'en aura plus l'occasion.

Snape sortit de sa cachette. Harry redressa brusquement la tête et le regarda fixement, pris au piège. Snape laissa son sourire narquois s'agrandir. Le Locusta se tourna et siffla vers lui, mais lorsque Harry siffla quelque chose en réponse sur un ton autoritaire, elle s'entortilla sur son bras. Harry baissa la tête et se remit lentement sur ses pieds.

« Que voulez-vous, Professeur Snape ? » demanda-t-il.

« Je veux savoir certaines choses, » dit doucement Snape. Quand ne dises jamais que je hâte ma vengeance. « Pourquoi êtes-vous à l'extérieur de votre salle commune ? »

Harry leva de nouveau la tête, et cette fois ses yeux contenant une once d'espoir, comme si il espérait pouvoir s'en sortir. « Parce que la nuit, je vais voler, Monsieur, » dit-il, indiquant de la tête son balai près de lui. « J'ai besoin de – faire baisser la pression. »

Rogue acquiesça de la tête. Cette admission lui était douce.

Et ce n'était qu'un avant-goût des promesses qu'il extorquerait de Harry. Rogue se sentait presque ivre d'excitation et de puissance. Cependant, il maîtrisa ces sentiments. La dernière chose qu'il voulait était de se laisser distraire et de laisser passer cette chance.

« Et pourquoi étiez-vous en train de parler à un serpent ? »

« Elle s'est présentée cet été, » dit Harry, et fit une sorte de haussement d'épaules désespéré. « C'est un Locusta. Son nom est Sylarana. Elle a dit qu'elle mordrait Connor si je ne prenais pas soin d'elle, et depuis elle a menacé de mordre d'autres gens. Tant que je prendrai soin d'elle, elle ne fera rien. »

Snape sentit une ombre assombrir sa bonne humeur ; évidemment le garçon devait se sacrifier pour sauver son imbécile de frère. Mais il l'ignora. Harry était toujours –

« Tu es un Fourchelangue, » murmura-t-il.

Harry acquiesça de la tête. « Je sais que un talent potentiel des Ténèbres, Monsieur. »

« Oui, » répondit Snape, et pausa un long moment. « Et un talent qui te demandera beaucoup d'efforts pour le garder secret, non ? »

Harry s'éloigna de lui, se mettant dos au mur. Sa magie était en train de monter autour de lui. Snape était content d'avoir renforcer ses boucliers. Les exercices qu'il avait donnés pendant les vacances avaient presque trop bien marchés. Sa puissance était énorme maintenant, répondant facilement à son appel. Snape se demanda si Harry avait remarqué qu'il faisait de plus en plus appel à sa magie, quelque chose auquel les devoirs à priori sans danger l'ont habitué.

« Si vous révélez ceci- » commença Harry.

Snape haussa les épaules. « Vous semblez être des Ténèbres, » dit-il. « Serpentard. » Il pausa. « Et j'ai gagné le pari. Vous rendez-vous compte que votre parrain et votre frère vous ramènerons lorsqu'ils se rendront compte que vous pouvez parler aux serpents, tout comme Voldemort ? »

Harry gronda, et pendant un instant la pression de sa magie passa à travers les boucliers de Snape. Ce dernier calma sa respiration et espéra que l'effort pour masquer son combat contre l'agonie dans sa tête ne se voyait pas.

Cependant Harry était pris au piège, et il le savait. Son menton s'affaissa et il détourna le regard un instant plus tard. « Que voulez-vous ? » Sa voix était étranglée.

« Deux choses, » dit Snape. « En retour, je garde deux secrets : que vous êtes un Fourchelangue et que vous volez à l'extérieur de l'école. »

Harry le regarda fixement, calculant, puis acquiesça. « Ca paraît honnête. »

Snape mordit sa joue pour éviter que son sourire narquois prenne une teinte de ravissement. Le garçon parlait comme un Gryffondor, mais il résonnait comme un Serpentard. Il gagnerai ce pari avec Black, finalement. Un vent de bonne fortune bien méritée soufflait sur lui ce soir.

« Premièrement, » dit Snape, « vous jouerez avec l'équipe de Quidditch, et vous utiliserez ce balai. »

Harry acquiesça de la tête lentement. « Et deuxièmement ? »

« Vous réparerez votre amitié avec les membres de votre Maison, ou du moins avec Draco Malfoy, » dit Rogue. « De tels rancœurs et rivalités pourraient se révéler mortelles pour notre succès sur le terrain de Quidditch. »

Harry le fixa du regard. Snape savait qu'il ne comprenait pas. Il devait s'attendre à ce que Snape lui demande de le laisser gagner le pari contre Black, ou d'arrêter de faire des erreurs pendant les cours de Potions.

Ce qu'il ne savait pas c'est que ni l'un ni l'autre n'aideraient le Professeur à atteindre son but ultime. Snape avait l'intention de gagner son pari contre Black par ses propres moyens, plus subtiles, que Harry ne pourrait pas déceler et s'y opposer. Il n'y avait rien de particulièrement Serpentard à avoir un talent en Potions, cependant cela ferait grincer les dents de Snape si ce talent était gâché.

Forcer Harry à réintégrer l'équipe de Quidditch et la compagnie des membres de sa Maison augmenterait ses tendances Serpentardes. Cela avait marché l'année dernière.

Et cela aiderait Snape à gagner le pari.

Harry se mordilla la lèvre. C'était évident qu'il n'était pas ravi, mais il acquiesça lentement. « Très bien. Et vous garderez secret que je suis un Fourchelangue, et que vous me laissez voler la nuit. »

Snape hocha la tête en retour. « Je ne suis pas surpris que tu doives aller voler la nuit, » ajouta-t-il délicatement, tandis qu'il se tournait. « Combattre ta vraie nature requiert certainement beaucoup d'efforts de ta part. »

Il pouvait sentir le regard de Harry dans sa nuque, mais il ne se retourna pas. Il réussit également à ne pas ajouter un léger ressort à sa démarche jusqu'à ce qu'il soit hors de vue.

Il était en train de gagner. Il immiscerait le doute dans l'esprit de Harry et lui ferait prendre conscience de ses capacités de Serpentard à l'aide de stratagèmes trop subtiles pour qu'on y résiste. L'approche directe ne marchait pas avec Harry. On devait en utiliser une indirecte. Il gagnerait le pari contre Black, et aurait le dessus sur l'un des deux hommes qu'il haïssait.

Et le garçon était un Fourchelangue.

Snape ne pu restreindre le tremblement dont il se convainquit était du plus à l'excitation, qu'à la peur. Le Seigneur des Ténèbres, aussi, avait été un Fourchelangue.

Mais cela ne faisait que le marquer en tant que Serpentard – incontestablement Serpentard. Lorsqu'il prendra sa place en tant que Survivant, il sera à nous. Et alors personne n'osera l'appeler Gryffondor

À suivre