Titre : Mon rêve le plus fou...

Auteur : Taki

Fandom : Rg Veda

Crédits : J'emprunte les persos au studio Clamp.

Résumé : Une n-ième version du fameux marché entre Ashura-ô et Taishakuten…

Couples : Devinez !!!

Rating : Sais plus… Cette fic est un certainement un prétexte bidon pour fantasmer éhontement sur mon Taishakuten Sama adoré.

Chapitre 4 : Sous le charme…

Les hommes marchèrent discrètement vers un lieu que seul Ashura-ô semblait connaître. Les couloirs étaient de plus en plus sombres et l'état des murs montrait clairement que l'endroit était à l'abandon. Le dieu de la guerre marchait devait, en silence, sans montrer le moindre signe de nervosité. Taishakuten le suivait, en silence aussi, parfaitement maître de lui-même mais quelque peu inquiet. Cette attente lui paraissait interminable et même lui, qui était un modèle de patience, avait du mal à calmer son cœur agité. Qu'allait-il bien se passer cette nuit ? Et Ashura-ô, que pouvait-il bien penser en ce moment ?

Après de longues minutes, ils arrivèrent enfin au bout de l'interminable corridor. Taishakuten ne put s'empêcher de sursauter : une impasse… Aucune porte, aucune pièce à l'horizon…. Que des murs. Etait-ce un piège ?

- N'ayez crainte, c'est un passage secret que je suis certainement le seul à connaître.

Puis sur ces mots, il posa une main sur le mur d'en face qui s'ouvrit comme par enchantement.

- Si vous voulez bien me suivre…

Et il s'engouffra dans la pièce. Le général, qui se méfiait toujours un peu, suivit prudemment son ami, sans pour autant baisser sa garde. Le mur se referma derrière eux, les plongeant quelques minutes dans l'obscurité.

Les lampes allumées, le général contempla avec surprise les alentours. C'était une pièce vaste et simplement meublée : un lit, un bureau, une chaise et quelques fauteuils. Pas une trace de poussière ni de toile d'araignée, contrairement à l'extérieur.

- Je viens souvent ici quand j'ai envie de rester seul…

- Je me doute…

Silence… Le raijin n'arrivait pas à croire ce qui se passait. Il avait tellement désiré le dieu de la guerre que le fait de se retrouver avec lui, partageant une partie de son intimité lui faisait perdre ses moyens. Maintenant qu'ils étaient arrivés, qu'allait-il se passer ? Les deux se posaient la question, mais personne ne bougea le petit doigt, attendant que l'autre fasse le premier pas, ce qui ne tarda pas à arriver.

Taishakuten, à bout de nerf et quelque peu embarrassé par la situation se laissa tomber dans le fauteuil en se massant doucement les tempes.

- Vous allez bientôt vous marier, d'après ce que j'ai cru entendre.

- En effet…

Ashura-ô, quelque peu rassuré par la tournure des évènements et certainement dans le même état de lassitude que le raijin, se laissa aller sur le rebord du lit, en face de son ami.

- Vous l'aimez ?

- Vous n'avez rien à craindre sur ce plan là...

Taishakuten ouvrit brusquement les yeux devant cette remarque. Essayait-il de le rassurer ? Le dieu de la guerre lui expliqua ensuite qu'il avait choisit d'épouser une prêtresse de Shura-tô*, espérant ainsi empêcher le réveil du Dieu de la destruction.

- Vous prenez des précautions ?

- J'essaie…

Le Dieu de la guerre prononça ces derniers mots avec tellement de tristesse, que Taishakuten ne put s'empêcher de poser une main sur la sienne.

- Je surveillerais chaque parcelle du Tenkai s'il le faut et j'utiliserais tous les moyens en ma possession pour empêcher l'avènement du Dieu de la destruction

- Pour cela, il faudrait exercer un contrôle total sur l'empire…

- Alors je le ferais…

- Ce qui signifie m'affronter dans un combat à mort.

- …

- …

Est-ce bien nécessaire ?

- J'ai bien peur que ce soit inévitable…

Ce fut à Taishakuten de sombrer dans la tristesse cette fois. Il se rappela alors de la vision d'Hanranya, ainsi que la malédiction de Karna. Tuer Ashura-ô de sa propre épée : c'était comme si on lui demandait de s'arracher le propre cœur. Pouvait-il exister une torture plus grande ? Mais parce qu'il était un homme de parole, il se contenta de répondre, avec un soupir et d'une voix résignée :

- Qu'il en soit ainsi alors…

- Mais d'ici là… Comme vous le savez je vous appartiens et …

Ashura-ô, sans terminer sa phrase, posa la main sur une jambe du raijin. Le geste ne laissait planer aucune ambiguïté : c'était carrément une invitation pour une nuit d'amour qui aurait du ravir le général en temps normal…

- Ne vous inquiétez pas, je tiendrais ma promesse quoi qu'il m'en coûte…

… En temps normal oui… Mais la vision du meurtre d'Ashura-ô avait tué tout ce qui pouvait lui rester de libido pour ce soir. Sans plus de cérémonie, il se leva et se dirigea vers la sortie, sous les yeux ébahis de son ami.

- Attendez, je ne voulais pas vous blesser…je…

- Nous devrions nous en tenir là pour cette nuit…

- Bien, je vois… Quand nous reverrons nous ?

- Je ne sais pas…

- Taishakuten…

- Bonne nuit, Ashura-ô…

On ne pouvait faire plus glacial : le général était partit sans se retourner et Ashura-ô s'était senti de nouveau très seul. C'est vrai qu'il n'était pas très emballé pour cette partie de jambe en l'air mais il regrettait sincèrement d'avoir rendu son ami aussi maussade. Après tout, il se servait de l'amour que le général lui portait pour lui faire faire des choses que même lui aurait été incapable de faire. Dans le fond il n'était qu'un lâche : il n'était même pas capable de se battre franchement pour ses rêves. Tout le contraire du dieu de la foudre qui était prêt à aller jusqu'à se damner pour l'avoir, lui Ashura-ô, comme amant. Qu'est ce qu'il pouvait bien trouver à un lâche comme lui, au point de chambouler toute sa vie ? Et puis, s'il tenait tant à l'avoir comme amant, pourquoi l'avait-il rejeté ? Peut-être était ce parce qu'il avait senti ses réticences… Peut être que s'il s'était montré un peu plus chaleureux… ? Que représentaient son corps et sa fierté par rapport à tout ce que cet homme était prêt à sacrifier pour lui ? Un lâche et un égoïste, c'est tout ce qu'il était.

Taishakuten, pensif, se rendait à ses appartements lorsqu'il vit une scène qui le troubla fortement. Dame Kisshôten, la fille de l'empereur discutait gaiement avec ses servantes et… plus bas, caché à l'ombre d'une fenêtre, un homme l'observait silencieusement. On aurait dit qu'il était ensorcelé, ou envoûté par la jeune fille. Ce ne faisait aucun doute qu'il était amoureux, mais cet amour était-il réciproque ? Taishakuten en doutait, vu les bruits qui couraient dans le palais mais bon… Peut être que cette situation serait une aubaine pour lui ? Demain, il lui parlerait…

Le lendemain soir, soirée donnée par l'empereur dans les jardins du palais.

L'arrivée inattendue du général provoqua encore beaucoup de remous, de commérages et de montée de rouge. Vêtu d'une robe qui mettait plus qu'en valeur son torse et ses jambes musclées, il ne pouvait se soustraire aux regards des dames, plus que charmées par son apparition. Ashura-ô lui-même eut du mal à reconnaître son ami et aurait volontiers passé plus de temps avec lui, si le raijin ne l'avait pas salué de façon aussi glaciale. Attristé par cette attitude, mais aussi curieux de savoir ce que le général, qui en temps normal détestait les mondanités, venait faire là, ne pouvait s'empêcher de surveiller discrètement ses faits et gestes.

Taishakuten de son côté se dépêcha de mettre son plan à exécution : vu comme il appréciait ce type de soirée, il avait intérêt à ne pas trop s'éterniser. Plus loin dans le jardin, il finit par le trouver, adossé contre un arbre, et regardant douloureusement Dame Kisshôten s'amuser. La jeune femme, entourée par ses servantes, conversait joyeusement avec Vivasvat, son amoureux et fiancé (d'après des rumeurs), le dieu Soleil. Le général se rapprocha de l'homme qui les observait de loin, puis l'aborda :

- Ca aurait pu faire un beau tableau…

- ...

- Si une petite tâche ne gâchait pas tout. N'est ce pas, général Bishamonten ?

L'homme le regarda d'abord un peu surpris, puis se contenta de lui sourire tristement :

- Que peut-on y faire !

- Selon vous ?

- ??

- Les tâches ça se nettoie, il me semble…

- J'aimerais que ce soit aussi simple…

- Si je vous prouvais le contraire ?

- Ca pourrait être dangereux…

- Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis un grand garçon

- Je serais bien amusé de voir cela

- Alors ouvrez grand les yeux…

- Pourquoi vous impliquer?

- Disons que j'aurais besoin de vos services dans un futur proche

- De mes services ?

- Que diriez-vous d'en discuter plus sérieusement ?

- Je vous suis.

Puis les deux hommes s'éloignèrent. Taishakuten savait qu'il avait vu juste : il ne se trompait jamais pour ce genre de chose. A peine s'étaient-ils parlés qu'une relation de confiance s'était nouée entre les deux hommes. Bientôt il pourrait compter sur l'entière loyauté de Bishamonten. Mais avant cela, il lui restait une dernière chose à faire…

Deux jours plus tard…

La cour était réunie dans la grande salle du palais pour les funérailles de Vivasvat. Le Dieu Soleil était mort la veille, dans des circonstances tellement mystérieuses que l'affaire fut vite classée. Tout le monde était consternée par la disparition de celui qu'on appelait 'la lumière du palais' ; enfin presque…

Ashura-ô remarqua que Taishakuten et Bishamonten s'étaient éclipsés dès la fin de la cérémonie. Il ne put s'empêcher de foncer les sourcils.

Plus tard, dans la nuit.

Lorsque Taishakuten arriva dans la pièce secrète, Ashura-ô l'attendait déjà, allongé sur le lit.

- Vous êtes en retard !

- Je suis venu dès que j'ai reçu votre message… Pourquoi m'avez-vous fait demander ?

- Ai-je besoin d'une raison particulière pour vous faire appeler ?

- …

- Ou est ce que vous êtes tellement occupé que vous n'avez pas de temps à me consacrer ?

- De quoi parlez vous ?

- La dernière fois… il m'a semblé que… Ne vouliez-vous pas que nous soyons amants ?

- En effet, je…

- Alors comment se fait-il que… ?

- Mais… que se passe-t-il au juste ?

- Vous aimez quelqu'un d'autre n'est ce pas ?

- Quoi ?

- Vous pouvez me le dire vous savez, je comprendrais…

Taishakuten se massa les tempes et s'assit sur le fauteuil. Non mais qu'est ce que c'était que cette histoire. Le dieu de la guerre continua

- Je sais que vous et Bishamonten…

- Il n'y a rien entre moi et Bishamonten…

- Mais alors pourquoi cette soudaine… proximité ?

- Il vaudrait mieux que vous l'ignoriez…

- Je vois…

- Autre chose ?

- Vous m'évitez ?

- ?

- Ou alors vous êtes vous déjà lassé de moi ?

- Où allez-vous cherchez des choses pareilles ?

- Alors pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi êtes-vous aussi froid et distant ?

- Vous vous faites des idées…

Puis d'un bond le raijin se releva et s'apprêtait à partir lorsqu'il sentit deux bras puissants le retenir.

- Ne partez pas encore, ne me rejetez pas une deuxième fois…

- Ashura-ô…

- Je suis conscient de ce que je vous demande… et je sais quels sacrifices vous allez devoir faire pour y arriver…

- …

- Laissez moi vous aider à partager ce fardeau…

Sur ces derniers mots, les doigts du dieu de la guerre descendirent vers l'entrejambe du raijin.

- Laissez-moi devenir votre amant…

- Ashura-ô…

Incapable de se contenir davantage, les deux hommes atterrirent sur le lit. L'heure était aux baisers insatiables et à la fouille corporelle. Les vêtements volèrent dans la pièce et les amants ne tardèrent se retrouver nu, l'un dans les bras de l'autre. Ils n'arrêtaient pas de s'embrasser, de s'interrompre, de s'observer puis de recommencer. Par tous les dieux, comme c'était bon d'être ensemble... Taishakuten était littéralement fou d'amour et Ashura-ô, qui était réticent au début, avait du mal à se retenir. Son sexe gonflé de désir frottait continuellement contre celui de son amant, lui arrachant à intervalle régulier de longs frissons de plaisir.

Décidant de passer à la vitesse supérieure, le raijin entreprit d'aller à la découverte du corps de son amant avec sa langue. Cette dernière, entreprenante, coquine et affamée s'acharnait sur les endroits sensibles, les zones hautement érogènes, avec une douceur mêlée d'anxiété et de violence… Descendant toujours plus bas, le général ne pouvait s'empêcher de s'interrompre de temps en temps pour regarder le visage de son amant : le pauvre avait du mal à résister aux ondes de plaisirs qui l'envahissaient et mordait jusqu'au sang ses lèvres enflammées de désirs. Ses yeux suppliaient de le libérer de cette torture… mais apparemment ce n'était pas l'objectif du Raijin qui descendait lentement, mais sûrement vers le phallus fièrement dressé.

Pauvre gland, le voilà qui prenait une teinte violacée. Et ce pauvre Ashura-ô qui agonisait pratiquement de bonheur… Un coup de langue, puis deux, puis trois… Et avant qu'il s'en rende compte, il avait été entièrement engloutit dans la bouche de son ami. Par réflexe sûrement, il se cambra sensuellement, s'enfonçant ainsi plus profondément dans la gorge de l'autre qui ne défaillit pas. Deuxième série de frissons… C'était absolument… divin… Ses doigts s'agrippèrent aux draps et son bassin se mit à bouger tout seul. Cette bouche chaude… et cette langue coquine… Par tous les dieux, où est ce que Taishakuten avait bien pu apprendre à sucer comme ça ? Et ce doigt qui s'introduisait dans son intimité, qui jouait effrontément avec sa prostate…

- Taishakuten… Arrêtez, je vais…

Ce n'est qu'à ce moment que notre général se rendit compte de l'urgence de la situation. Il était tellement absorbé par sa tache, qu'il ne s'était pas rendu compte de la détresse de son ami (ni de la sienne par la même occasion). Il finit par lâcher prise et se redressa en face de son ami, en se léchant goulûment mais sensuellement les lèvres. Il imaginait déjà les longues nuits qu'il passerait à sucer et à lécher son amant ; le faisant gémir, crier, supplier… Il avait déjà hâte de recueillir le nectar sacré dans sa bouche et de s'en délecter encore, et encore… jusqu'à ce que son amant, repu et comblé ne retombe dans ses bras.

Perdu dans ses pensées peu vertueuses, le raijin eut un sursaut de surprise lorsqu'il sentit une main se poser fermement sur sa virilité. Il avait bien faillit l'oublier celle-là, à force de se préoccuper de son amant. Les mouvements de va-et-vient étaient lents, précis, parfaits. Jamais on ne s'était aussi bien occupé de lui et puisqu'il était poli, il s'engagea à rendre la pareille. Ashura-ô, ivre de plaisir, ne tarda pas à écarter les jambes et à l'attirer contre lui, en le couvrant de baisers. Ne se sentant pas la force de refuser une telle invitation, il s'enfonça lentement en lui, forçant légèrement l'entrée inviolée jusqu'à ce jour, et se pinçant les lèvres pour ne pas défaillir face à cette douce chaleur.

Partagé entre la douleur et le plaisir que lui procurait cette sensation inconnue, le dieu de la guerre ne trouva mieux à faire que de pétrir de toutes ses forces le beau derrière musclé de son amant. Ce dernier, troublé et plus qu'excité par le geste s'enfonça aussi profond qu'il le pouvait, venant ainsi au bout de la patience et de la résistance de son amant.

- … Taishakuten, je ne peux plus… Je…

Trop tard. Le raijin ne comprit la signification de ces paroles que lorsqu'il sentit quelque chose de chaud se répandre sur son ventre. A quoi bon se retenir davantage ? Ce feu ardent qui grandissait sans cesse dans votre bas-ventre, cette chaleur, ce visage rougit par le jouissance, ce baiser… Ne pouvant en supporter davantage, le général se cambra et se déversa en rejetant sensuellement la tête en arrière. De toute sa vie, il n'avait jamais éprouvé autant de plaisir..

- Ashura-ô…

Puis, après une série de petits baisers, il trouva la force de se séparer de son amant et de s'allonger à ses côtés, cuvant ce plaisir certes rapide, mais cruellement enivrant.

Ashura-ô se décida à parler :

- Je suis désolé…

- ?

- Je n'ai pas pu me retenir … Je me suis comporté comme un adolescent…

- Je n'ai pas fait beaucoup mieux, si ça peut vous rassurer…

Encore confus, le dieu de la guerre prit un mouchoir et entreprit de nettoyer le reste de semence, encore incrusté sur le ventre de son amant, lorsque ses doigts effleurèrent les abdos musclés et… Taishakuten crut voir pour la première fois le désir briller dans les yeux de son ami. Les regards se croisèrent, les langues se cherchèrent et les baisers reprirent de plus belle.

- Ashura-ô…

- Taishakuten… Laissez moi me faire pardonner…

Et le raijin se laissa faire. Cette fois, c'était à lui de se faire cajoler, ou torturer. Et force était de constater qu'Ashura-ô très doué pour un certain nombre de choses. Ils s'adonnèrent au plaisir toute la nuit, jusqu'à ce que leurs corps, repus, ne leur commande de se séparer. Même s'ils savaient que ce bonheur ne serait que de courte durée, ils n'avaient envie que d'une chose : profiter allègrement, recommencer encore et encore, être entièrement à l'autre jusqu'à la fin.

Ashura-ô ne savait pas s'il était tombé ou s'il tomberait un jour amoureux de son amant, mais une chose était sûre, c'était que c'était le seul homme capable de l'aider à réaliser ses ambitions et rien que pour ça, il se devait de lui appartenir. Cependant, ce que le dieu de la guerre n'osait s'avouer, c'était que c'était aussi le seul homme à pouvoir enflammer ses sens et réchauffer son pauvre cœur meurtri. Près de lui rien n'était impossible, ni insurmontable : il était sa seule lumière dans ce tunnel sombre et froid, son seul espoir. Sans le savoir, il était tombé sous le charme du Dieu de la foudre. Un piège ?

Le lendemain…

Ashura-ô était encore dans une audience interminable avec l'empereur lorsqu'il aperçut son amant dans la cour. Ce dernier, sauta sur son cheval et quitta le palais, Bishamonten à ses côtés. Le dieu de la guerre laissa échapper un soupir : qu'est ce qu'il n'aurait pas donné pour être à la place du général du nord au lieu d'assister à ces longues réunions inutiles. Vivement ce soir, qu'il puisse encore se laisser aller dans les bras de son amant.

- Ashura-ô…

- …

- Ashura-ô…

- Oui votre majesté ?

- Je demandais juste ce qui pouvait vous réjouir à ce point ?

- Me réjouir ?

- En effet, ça fait un moment que je ne vous avais pas vu sourire comme ça. Si j'avais su l'effet que ça produirait sur vous, je vous aurais encouragé à vous marier plus tôt.

Le dieu de la guerre ne répondit pas, mais esquissa un petit sourire pudique qui enchanta l'empereur.

Pauvre homme, s'il savait…