Chapitre 4 : Yatsu
« Mon cœur… il me fait mal. C'est comme si… Il y avait quelque chose… à l'intérieur. C'est un regret que je ressens et un vide…
-Tu disais ?
-Ah ! Rien. »
Deux mois étaient passé depuis que Lisa avait blessé le pharaon. Elle n'avait aucun regret… du moins ce qu'elle croyait. En fait si… Elle regrettait beaucoup. Ses parents ne l'avait pas élevé comme ça. Alors Pourquoi ? La maison pour les Muddrow était enfin prête et Agathe travaillait comme secrétaire à la Kaiba Corp depuis quatre jours. Son travail (en plus de trier le courrier de répondre au téléphone et de remplir des formulaires et tout le travail de la paperasse) était de repérer et d'arrêter tous les piratages informatiques quels qu'ils soient et elle était très douée et fière. Plusieurs tentatives avaient été menées pour s'emparer de la Kaiba Corporation, plus ou moins légales et dangereuses. Sa performance pour dénicher un virus d'un concurrent avait littéralement fait tomber la mâchoire à Kaiba.
« Seto n'ose pas me dire qu'il est fier de moi, dit-elle à Anzu.
-Les hommes sont tout pareils, répondit-elle. Je le trouve moins grognon ces temps-ci.
-Sans doute grâce à la famille Muddrow, plaisanta Agathe. Je pense que Lisa y ait pour quelque chose. C'était comme s'il y avait un lien sacré entre eux. En tout cas, il est beaucoup plus gentil qu'avant.
-Du moment que Seto ne passe pas son temps à nous critiquer, rétorqua Anzu, il n'épargne vraiment personne dans notre groupe. Surtout Jono-uchi. Ils ont vraiment des caractères très différents, trop même. Mais bon, c'est toujours comique il faut l'avouer. Salut Shizuka ! »
Shizuka courut vers elles, toute essoufflée :
« Désolée, je suis en retard. Et Maï ? Ou est-elle ?
-Elle nous rejoint au centre commercial. Allez, on y va.
-De quoi parliez-vous ?
-De l'amitié éternel entre Kaiba et ton frère.
-Kaiba aime beaucoup enquiquiner mon frère et lui, il prend tout au pied de la lettre. Mais parfois Kaiba peut être méchant. Oh, pardon Agathe.
-Ce n'est rien. Je sais comment il est. Ce n'est pas un secret. Laissons-lui le temps, il change je le sais. Je trouve que c'est bien pour son entourage.
-Tu as l'air heureuse ?
-Hein ? fit Agathe en rougissant.
-Hihi ! »
Agathe les foudroya du regard. Mais qu'est-ce qui leur prenait de rigoler comme ça ? Et puis ces yeux moqueurs… Elles arrivèrent au centre commercial.
« Les filles !
-Ah ! C'est Maï !
-On commence ? »
Elles furent d'accord. Agathe repensa à la réplique de Shizuka. Pourquoi avait-elle rougit ? Du fait que Seto soit plus gentille avec elle ? Bon c'était vrai qu'elle était attirée par Kaiba...
Lisa dans sa chambre, réfléchissait. Que devait-elle faire ? Eviter à tout jamais le pharaon et ne rien lui dire ? Ou devait-elle en faire son ami sans rien lui dire ? Elle repensa à ses paroles lors de l'agression. Il lui avait dit qu'il ne lui forcerait pas la main. Il le promettait. Il semblait être une personne de confiance… Lisa le sentait. Et puis ce sentiment… Elle en avait peur mais en même temps, elle désirait l'accepter. Elle essaya de se concentrer sur le rangement de sa chambre, sans succès. Elle s'allongea sur son lit et prit sa tête. Elle la cogna dix fois contre son oreiller. Et ce groupe, elle ne l'avait pas revu depuis ses 12 ans, depuis le moment où ils lui avaient dit que sa famille et celle du Pharaon était en guerre depuis tout ce temps et qu'on la forcerait à le servir. Et que c'était pour ça qu'on l'avait laissé être adopté par les Muddrow qui n'avait aucune idée de ce qu'elle était. Finalement, elle fit son choix et fila en direction du magasin de jouets de Yugi. Son cœur battait la chamade. Elle crut qu'il allait sortir de sa poitrine. Lorsqu'elle y entra, ce fut le grand-père de Yugi qui l'accueillait:
« Bonjour petite, tu cherches quelque chose ?
-Euh… oui, votre petit-fils monsieur. »
Sugoroku Mûto sourit et cria dans l'arrière boutique :
"Yugi ! C'est pour toi. »
Lisa l'entendit descendre et lorsque leurs regards se croisèrent, Lisa sentit qu'elle n'était pas la bienvenue. Ce qui n'était guère étonnant. Yugi s'empêcha de la mettre à la porte :
« Que veux-tu ? demanda-t-il d'un ton froid.
-Allons dehors, il faut que je te dise quelque chose. »
Yugi la suivit dans un parc juste à côté. Elle marchait très vite mais Yugi tenait bon. Lisa le regarda attentivement puis elle lui dit:
« C'est au pharaon que je veux parler » dit-elle.
Son désir fut exaucé. Le puzzle s'illumina, effaçant le visage de Yugi puis celui du pharaon apparut. Il la regardait gravement. Lisa ajouta :
« Je voudrais te remercier et te demander pardon pour l'autre soir, il y a deux mois… Je…»
Le pharaon fronça les sourcils. Non mais quel culot ! Elle n'en ratait pas une ! Elle se croyait vraiment tout permit !
« Il t'en aura fallu du temps pour t'excuser ! »
Lisa baissa la tête. Les larmes commencèrent à couler de ses yeux gris. Elle qui avait préparer son discours, voilà maintenant qu'elle ne trouvait plus ses mots.
« Je sais que ce que j'ai fait c'est mal mais je regrette vraiment… c'est juste que… »
Lisa enfouie son visage dans ses mains. Dans cet état de faiblesse, d'impuissance, le pharaon ne put s'empêcher de ne pas lui en vouloir. Elle était tellement jolie... Il voulait la consoler. Cela l'insupportait qu'elle pleure à cause de lui. Il rosit légèrement et lui refit lever la tête en lui prenant les mains :
« Ca va, je te pardonne » dit-il.
Lisa sourit et rosit également. Il lui tenait toujours les mains. Lisa ne s'en défit pas. Plutôt agréable. Sa peau était douce. Ils restèrent quelques instants à se regarder. Il avait une envie irrésistible de l'embrasser mais il se retint. Ses lèvres lui brûlaient atrocement. D'où lui venait ce désir ? Aucun doute, elle avait un rapport avec son passé. Il hésita et dit :
« Je suppose que tu ne veux toujours rien me dire.
-Non et je te demanderais de ne plus en parler, s'il te plait. »
Le pharaon soupira. Il aurait tellement aimé qu'elle lui dise tout. Mais, mieux valait-il ne pas l'énerver. Elle pouvait être dangereuse.
« Dangereuse, moi ?
-Tu lis dans les pensées ?!
-Non, je lis les regards.
-Ecoute Lisa, je ne le pensais pas…
-Si tu le pensais. Mais ne t'en fais. Je comprends très bien. C'est normal. Tu as le droit, c'est ma faute. »
Elle se débarrassa de ses mains et recula de trois pas. Il la jugeait réellement comme ça ? Elle l'avait cherché, elle le savait. Elle le méritait. Alors, pourquoi son cœur lui faisait si mal ? Le pharaon lui dit :
« Promet-moi seulement d'être prudente. »
Lisa lui sourit et ajouta :
« Tu me fais visiter la ville ? J'aimerais mieux la connaître.
-Si tu veux. Mais tu as eu deux mois pour le faire.
-Disons que je n'avais… enfin, je pensais à autre chose.
-Viens. »
Il lui tendit la main. Elle la lui prit et commencèrent. Oui, peut-être que c'était mieux ainsi. Cela devait rester comme cela.
« Il est chouette ce centre commercial, hein ? »
Maï était aux anges. Le shopping était une de ses activités préférées à part le duel de monstres. C'était surtout elle qui avait conseillé ses amies pour les vêtements et les accessoires. Anzu, Agathe et Shizuka n'avait pas eu leur mot à dire.
« Au faite, Agathe, ajouta-t-elle, tu reçois toujours des fleurs ?
-Non, répondit celle-ci. J'ai téléphoné. Il était dans un état ! Mais je sais qu'il s'en remettra.
-Eh ! Regardez qui est là ! s'exclama Shizuka.
-Alors ça ! » s'étonna Agathe.
Elle s'avança droit devant et toucha l'épaule d'une personne.
« Alors Seto, on fait du shopping ? »
Seto se retourna passablement énervé :
« Tu vas me laisser un peu tranquille, oui ?
-Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Anzu.
-Est-ce que je t'ais demandé la couleur de ta chemise ? répliqua Seto en s'en allant.
-Bon, je retire ce que j'ai dit tout à l'heure au sujet de Kaiba » dit Agathe dès que celui-ci fut éloigné.
Seto se retourna et lui lança :
« Tu devais être au bureau il y a deux heures!
-Hein ? Oh zut ! J'avais oublié !
-Tu étais inquiet et tu es venu la chercher ? C'est mignon ça ! fit Maï.
-Pas du tout, je devais acheter quelque chose. Va au bureau Agathe ou je te vire !
-Depuis quand tu fais tes courses toi-même ? »
Mais Seto était déjà partit. Une femme les observait avec cinq hommes.
« Nous pourrions les prendre en otages, murmura l'un d'eux à la femme.
-Non, cela paraîtrait suspect. Durant ces deux mois j'ai mis au point un plan qui nous épargnera le harcèlement des policiers.
-Comment cela ?
-C'est très simple. Le Pharaon partage le corps de Yugi Mûto. Si je tue le pharaon, Yugi lui sera toujours là. Croyez-vous qu'il va porter plainte contre quelqu'un qui aurait tué son deuxième esprit ? Personne ne le croira.
-C'est ingénieux.
-Je le sais.
-Les avez-vous trouvé ?
-Non. Si ça se trouve, elles ne sont même pas nées. Quoiqu'il en soit nous devons suivre les ordres."
7h30. Agathe éteignit son ordinateur et s'étira. Quand son cousin lui avait ordonné de retourner au travail, elle l'avait fait sans discuter. Elle n'avait aucune envie de chercher un autre emploi et au moins, dans celui-ci personne ne lui pincerait les fesses. Elle regarda l'écran noir. Elle devait se lever pour déposer des papiers et rentrer chez elle. Mais elle était fatiguée… Sans doute à cause des examens et du travail. Au Japon, ils en donnaient plus qu'aux Etats-Unis. Au fond, ce n'était pas plus mal pour elle, ça la motivait mais quelle fatigue! Elle se donna une petite tape.
« J'ai bien travaillé ces dernières heures » murmura-t-elle.
Elle se leva, prit ses rapports et se dirigea vers le bureau de son cousin. Elle avait hâte de retourner chez elle et d'aller se coucher. Celui-ci leva la tête lorsqu'elle entra.
« Déjà finie ?
-Il n'est pas encore né celui qui piratera ta société.
-Ca me fait mal de dire ça mais je dois avouer que tu m'as été très utile.
-Pas trop tôt ! Je me demandais si le mot « compliment » te disais quelque chose ou faisait partie de ton vocabulaire."
Seto sourit, elle posa ses rapports sur la table. Elle les garda en main. Seto se leva, contourna le bureau pour mieux les prendre et les ranger dans un casier. Il était très proche d'elle. S'il se rapprochait, il pourrait sentir sa poitrine contre son torse. Son esprit se retourna vers les dossiers. Seto les prit en effleurant sa main. Agathe eut un sursaut. Qu'est qui lui prenait ? Un frisson lui parcourut le corps. Elle le scruta attentivement.
« Qu'est ce qu'il y a ? demanda Seto. Je croyais que tu voulais partir.
-Tu m'as… enfin, ma main…
-Elle était trop près des papiers, rétorqua-t-il, tu ne croyais quand même pas que je te draguais ?
-Je me suis justement posé la question. »
Elle était déçue. Il ne s'intéressait donc pas elle ? Etait-elle si laide ? Seto se sentit mal à l'aise. Agathe lui dit bonsoir et partit. Il lui avait répondu méchamment. Pourquoi avoir dit ça ? Il aurait pu jouer l'indifférent, le dragueur ou prendre un autre ton mais non ! Il fallait qu'il soit désagréable. Chaque fois qu'on était gentil avec lui, il les envoyait promener ou se croyait supérieur à eux leur disant qu'il était mieux seul. Etait-ce la réalité ou il n'avait tout simplement plus l'habitude de l'amabilité ? Au fond de lui, Seto savait quelle était la bonne réponse…
« Quel con, pensa-t-il. Mais quel con je fais ! »
7h45. Le portable de Yugi vibra. Il s'approcha. Un SMS venait de lui être envoyé. Il le consulta et ouvrit grand ses yeux.
« Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Qu'y a-t-il, Aïbou ?
-Regarde.
-Mais ? »
8h30. Lisa attendait non sans mécontentement dans le parc central. Elle avait reçu une invitation du pharaon mais celui-ci était en retard de 45 minutes. Pourquoi la faisait-il attendre ? De plus, il faisait très froid. Le vent souffla. Sans doute le pharaon lui avait une farce afin de se venger de sa blessure.
« Je m'en vais, dit-elle à voix haute, j'en ai marre !
-A ta place, je n'en serais pas si sure ! »
Lisa se retourna et vit une femme d'une quarantaine d'année se tenir devant elle. Elle était habillée de blanc avec des cheveux bordeaux. D'où elle sortait ? Elle ne l'avait pas vu venir…
« Comment ça ! ?
-Tu m'as très bien entendu ma jolie, ça fait des années que j'attends ce moment. »
Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? Oh ! Lisa détestait ce genre d'affirmation quand elle ne voyait pas de liens avec elle !
« Qui es-tu ? demanda-t-elle.
-Appelle-moi Yatsu. Et je suis ici pour te libérer ma belle et tuer l'Egyptien.
-Mais pourquoi ?
-Je le tuerais par précaution.
-Je ne te laisserais pas faire.
-Ne m'oblige pas à te donner des coups. Laisse-toi faire et tu ne souffriras pas.
-Vas-y ! Je t'attends ! »
Des soldats, habillés comme des guerriers grecques, sortirent de l'ombre et l'encerclèrent. Lisa se mit en position de combats prête à riposter. Ils se jetèrent sur Lisa mais celle-ci fit un saut extraordinaire d'au moins cinq mètres. Les soldats s'exclamèrent pendant un moment puis se rassemblèrent et le plus fort d'entre eux se précipita sur la jeune fille. Il essaya de lui donner un coup de poing mais Lisa l'esquiva, se plia en deux et lui donna un coup de pieds qui l'envoya valser sept mètres plus loin. Sa pierre brillait d'une lumière éblouissante. Elle se jeta sur l'infortuné et lui envoya un coup entre les jambes, ce qui le rendit inoffensif. Il y eut un silence suivit de chuchotements.
« Il y a d'autres volontaires ? » demanda Lisa.
En guise de réponse, les autres soldats sortirent des armes blanches et les balancèrent. Lisa se plia, se cabra et les évita toutes. On aurait dit une plume qui volait au vent. Elle fit apparaître une épée et la brandit.
« Je vous préviens ! Je n'hésiterais pas à m'en servir ! »
Et de nouveau cette envie de tuer remonta en elle. Elle eut un sourire démoniaque. Trois coururent vers elle. Elle pratiquait depuis peu l'escrime traditionnelle et se débrouillait plutôt bien. Elle réussit à les éviter. Elle savait qu'elle ne pourrait les affronter, ils étaient beaucoup trop nombreux. Il fallait qu'elle invoque son pouvoir mais cette femme l'intriguait.
« Il suffit ! ordonna Yatsu. Capturez-la !
-Essayez seulement et vous verrez de quel bois je me chauffe ! »
L'autre Yugi se tenait là. Décidément, il avait le chic de venir sauver Lisa dans les situations périlleuses. Elle ne put s'empêcher de se sentir soulagée et rassurée.
« Tu es tombé dans mon piège gamin, trancha Yatsu. Tuez-le ! »
Malheureusement pour elle, la force du pharaon et de Lisa était sans égale. Il connaissait également quelques coups. Il fit un coup de pied sauté et envoya deux de ses ennemies. Lisa faisait un superbe enchaînement. Ils se retrouvèrent dos à dos. Ils se prirent par la main et firent un demi-tour en repoussant les ennemies. Yatsu n'en revenait pas ! Pourquoi l'aidait-il ? Il devait normalement venir intrigué par le message et s'enfuir en courant en voyant les soldats et là, elle l'aurait tué. De plus, Lisa ne lui avait pas adressé la parole depuis longtemps. S'étaient-ils rencontré sans qu'elle le sache? Il voulait la défendre mais pas pour elle, ses souvenirs comptait plus à ses yeux.
« Ce maudit Pharaon, tu le paieras. Je ne te laisserais pas Lisa. Vous les Egyptiens, vous nous avez trop pris. A notre tour maintenant. Notre victoire n'est qu'une question de temps. »
Elle leva le bras et cria :
« Tu as peut-être gagné cette bataille Lisa mais la prochaine fois, je tuerais ton ami le pharaon. Il ne m'échappera pas !
-C'est dans les mauvaises séries américaines que les méchants disent ça ! lança Lisa. Et si tu crois que je vais te laisser partir, tu te trompes ! »
Elle se saisit de son épée et se jeta sur elle. Mais Yatsu maîtrisait très bien l'escrime, une véritable experte en la matière.
« Tu crois vraiment m'avoir ? ricana Yatsu. Si c'est le cas, tu es encore plus bête que je ne le croyais. Mais ne t'en fais pas , je fais ça pour ton bien Princesse !
-Quoi ?! »
Elle lui lança son épée au niveau du ventre. Lisa poussa un gémissement et le pharaon, qui était occupé à combattre les derniers guerriers, se précipita sur elle. Yatsu partit en éclatant de rire.
« Lisa ! Est-ce que ça va ? »
Il la prit dans ses bras. Ses gémissements étaient insupportables. Lisa saignait abondamment. Il eut peur et enleva sa veste afin de lui faire un garrot. Et si elle avait une hémorragie interne ?
« Ca va aller Lisa.
-Attends. Ne fais rien. »
Elle prit sa pierre et la posa sur sa blessure. La pierre se mit à briller et guérit la plaie en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, sans aucune cicatrice. Seul son pull témoignait du coup reçu. Le pharaon fut plus qu'étonné. Lisa expliqua :
« Avec cette pierre, je peux contrôler le vent, le pouvoir de voler et même le pouvoir de guérison. Quelque soit la gravité de la blessure.
-C'est pratique, dit-il.
-Oui. »
Il s'approcha de son visage et la contempla longuement. Lisa se sentit devenir rouge. Allait-il l'embrasser ?
« Je te raccompagne ?
-Je veux bien, répondit la jeune fille un peu soulagée. Mais comment as-tu su que j'étais là ?
-A cause du message que j'ai reçu où tu disais que lors du rendez-vous que tu m'as donné il y a trois jours, tu me dirais tout, alors forcément, ça m'a étonné.
Lisa sourit et se releva.
« Merci.
-Cette femme…
-Elle veut te tuer. Mais elle m'a dit qu'elle ne désirait pas ma mort, bien au contraire.
-Tu as une idée pourquoi ?
-Malheureusement, non… Je ne comprends pas ce qui se passe, tout allait bien !
-Lisa, je suis désolée. »
Elle se mit à gémir. Il la prit dans ses bras.
En chemin ils croisèrent Tohru, Uo, Hana, Yuki et Kyo. En voyant Lisa sa faire porter, Tohru se précipita.
"Lisa tout va bien?"
Tohru avait une telle façon de le dire. Elle était la bonté incarnée. Lisa sourit.
"Je me suis faite attaquée mais Yugi m'a sauvé.
-Merci!
-C'est rien, je vais la ramener.
-Lisa, s'il y a quelque chose que je peux faire, dis le moi.
-Merci Tohru, tu fais déjà beaucoup pour moi."
Tohru ne rajouta rien d'autre mais l'inquiétude ne quitta pas son visage. Ils se saluèrent et le Pharaon la ramena.
