Les cinq parties d'une même âme

Je voudrais remercier celle qui m'ont envoyé des reviews mais je ne répondrais pas à leurs qauestions. Si elles suivent l'histoire, ça gacherait tout. Merci pour vos encouragements, je mettrais un nouveau chapitre tout les jeudi normalement.

Chapitre 3 : La routine est de retour

Wufei courrait, il en avait besoin. Les cris du couple ayant surchauffé son esprit encore plus que ses précédentes pensées. Il longea la rue principale du quartier, plongé dans ses pensées quand un aboiement le fit sursauter. Une enfant essayait en vain de retenir un énorme chien noir qui tirait sur sa laisse pour s'enfuir. Avant qu'il ne puisse aider, l'animal s'échappa et s'enfonça dans une ruelle sombre. La petite fille éclata en sanglot. Le chinois traversa la rue et l'aida à se relever. En voyant son visage, il reçut un choc au coeur. De grands yeux noirs avec des étoiles grises, des cheveux noir, raide, attaché en couette, l'enfant représentait exactement Meiran à son age. La petite fille se calma et le regarda avec curiosité. D'une petite voix, elle demanda :

« Toi aussi tu es tout seul ?

« Comment ça ?

« Ma maman est partie au ciel.

« Quand ?

« Pendant la dernière bataille, elle pilotait un Léo des rebelles. Le lendemain, un monsieur m'a donné ça.

Avec fierté, la petite fille sortit une longue chaîne d'or ou brillait deux alliances. Wufei ne put s'empêcher de sentir son coeur lui faire mal et demanda :

« Et la deuxième ?

« C'est mon papa !

Une femme les interrompit en criant :

« Miran, ou tu étais ? Mioli est rentrée toute seule. J'ai eu peur.

« Le monsieur m'a aidé et ji est parlé.

Une femme arriva, grande, fine, chinoise. Wufei en ressentit une drôle de joie. Depuis l'anéantissement de L5, la population d'origine asiatique avait presque entièrement disparu. Et cette petite ressemblant à Meiran lui redonnait espoir. Il parla quelque minutes avec la femme, lui expliquant l'histoire et tourna les talons pour partir quand l'enfant le rappela :

« Wufei !

« Moui ?

« Tu viendras jouer avec moi encore ?

« Mais oui. A bientôt !

« Au 'voir lui cria la petite en agitant la main.

Wufei regagna la maison en courant. Il entra silencieusement et poussa la porte de la cuisine. Quatre, assit sur la table, la chemise ouverte, offrait sa poitrine au français qui suçait un téton avec application. Le chinois eut un sourire intérieur et se racla la gorge pour signaler sa présence. Le couple sursauta, se sépara. Quatre referma son haut mais Wufei avait eut le temps de voir les marques sur sa peau blanche. Wufei s'assit et Trowa lui tendit une tasse de café noir, avec une demi cuillère à café de lait concentré sucré. Comme avant. Le chinois lui sourit et avala une longe gorgée et laissa échapper un soupir de satisfaction. Devant l'air interrogateur du français, il s'expliqua :

« Si tu savais comme ça m'a manqué de revenir de mon entraînement matinal et de te voir me donner ma tasse de café. Duo n'est jamais levé à temps et il fait le pire café que je n'ai jamais bu.

« Merci ! J'retins ! La prochaine fois, tu te le feras tout seul.

« Oses me dire que c'est faux. Ton café reste noir même avec du lait dedans.

Quatre éclata de rire et Trowa eut un sourire. Duo le vit et s'exclama :

« Et bien Tro-Tro, t'envoyer en l'air en réveillant toute la maison te rend d'une humeur merveilleuse le matin, s'exclama Duo, vous auriez pu nous le dire hier après-midi !

« C'était notre première fois, expliqua Quatre.

« Ah ouai, ben... on aurait pas dit.

Les deux garçons rougirent et Quatre hasarda :

« On était si bruyant ?

« Plus que ça. Surtout à la fin, ça résonnait dans toute la maison.

Les joues de Quatre devinrent écarlates et celles de Trowa prirent une couleur soutenue. Wufei eut pitié d'eux et arrêta son colocataire.

Ils déjeunaient tranquillement quand la porte d'entrée claqua. Heero entra dans la cuisine, ses yeux brillaient de colère et ses muscles étaient tendus. Il s'assit à sa place à table et posa un énorme dossier au centre. Il attrapa la tartine à la confiture de groseille de Duo et mordit dedans avec un soupir de gratitude. Duo, pas étonné pour deux sous s'en fit une autre et but une gorgée de café avant de tendre sa tasse à Heero qui en but et lui rendit, en prenant la seconde tartine. Avant, Heero déjeunait toujours comme ça, grignotant dans celui de Duo, pour ne pas lâcher son portable trop longtemps. Il avait fallu beaucoup de temps à Duo pour arrêter. Heero enleva sa veste de cuir et reprit le dossier devant lui. Il l'ouvrit et commença son rapport :

« Suite à la mission de hier soir, effectué avec succès, nous avons pu obtenir un grand nombre d'information relativement inquiétante. L'organisation New Terriol a des commanditaires dans le gouvernement de chaque pays. Ils rassemblent toutes sortes d'armes biologiques et technologiques. Mais ils forment aussi des soldats pour tout types de combats.

« En quoi ça nous concerne ? demanda Duo en échangeant le café contre le pain beurré.

« Ils ont recruté des personnes qui vous ont été proche. Duo, Hilde en fait parti en temps que pilote d'armure mobile dernière génération. Trowa, Catherine a suivi une formation, elle est devenu une des principaux assassins de cette organisation. Quatre, sur tes 29 sœurs, 8 en font parti dans de nombreux postes à responsabilité pour leurs compétences en politique et en diplomatie. Je suis désolé.

Un silence de mort régnait dans la pièce. Trowa et Quatre s'y attendaient et ne furent pas surpris. Heero estima que le temps de réflexion était amplement suffisant et continua :

« Leurs sections sont très équipées. Ils ont des moyens financiers impressionnants à leurs dispositions et des armes bénéficiant des dernières avancées technologique.

« Et le boss nous demande de reprendre du service, c'est ça ?

« Avec un salaire en conséquence et de nombreux avantages. Mais, Duo et Wufei changeront de section et devront déménager pour prendre un appartement de fonction dans la base.

« Ils emménageront ici, avec nous, répondit Quatre. D'ailleurs, ta chambre est toujours là Heero. Si un jour tu as besoin, tu n'hésites pas. Cette maison te sera toujours ouverte.

« Merci Quatre mais j'ai un endroit ou passer mes nuits.

Duo, qui s'était tu jusqu'à présent, reprit sa tartine et demanda avant de mordre dedans :

« Combien ?

« 27 000 par mois et ensuite, des bonus variant selon la mission.

« Jusqu'à combien ?

« 50 000 pour les missions extrême mais vous tournerai à environs 25 ou 30 000 la mission.

« Ok pour moi, accepta Duo.

Les trois autres approuvèrent. Heero finit la tasse, tira la tartine de la bouche de Duo pour l'engloutir et se leva. Il dit :

« Bon je retourne là-bas, je vous attends dans une heure au quartier général. Soyez à l'heure.

Il tourna les talons et sortit. Ironiquement, Duo dit :

« Bon retour en Enfers !

Et il monta les escaliers pour aller à la douche. Les trois autres levèrent les yeux au ciel mais pensaient la même chose.

Des leurs arrivé au QG, ils furent reçu par le boss qui leurs donna leur plan de mission. Heero les emmena ensuite dans une salle de conférence. Il referma la porte derrière lui et leur indiqua de s'asseoir. D'une voix toujours aussi inexpressive, il donna d'autres informations :

« Comme le boss vous l'a expliqué, nous allons devoir appliquer la procédure sept. C'est-à-dire destruction complète des complexes. Le chef m'a donné vos pass. Vous recevrez un virement chaque premier du mois et les primes des que la direction recevra votre rapport.

Heero prit un sac de voyage et le posa sur la table. Quatre ordinateurs portables derniers cris s'y trouvaient. Duo grinça des dents et jeta un regard noir à la machine. Heero alluma la sienne et indiqua à ses coéquipiers de faire de même. Il leur donna à chacun un disque et ils commencèrent la mise à jour des programmes ainsi que la personnalisation. Soudain, la sonnerie des E-mail de Heero sonna. Etonné, il ouvrit le message, le lut et se leva. Sans un mot, il quitta la pièce. Quatre posa la main sur son cœur et gémit des que la porte se fut refermé.

Trois heures plus tard, Heero n'était toujours pas revenu. Les quatre garçons quittèrent le complexe après avoir laisser un message au soldat parfait. Ils allèrent à l'ancien appart de Duo et Wufei. Le couple fut impressionné par le confort qui y régnait. Faire les cartons se révéla très vite très amusant, faisant resurgir des souvenirs amusants. Ils quittèrent l'appartement avec un petit pincement au cœur. Après s'être installé dans les chambres que Quatre leur attribua, ils se regroupèrent dans le salon pour partager un thé. Et comme s'ils n'avaient jamais été séparés, ils reprirent leurs habitudes, Duo et Quatre parlaient de tout et de rien. Trowa les écoutait attentivement en feintant l'indifférence et Wufei, le nez plongé dans un livre, suçait un de ses gâteaux secs qu'il affectionnait tellement. Le visiophone sonna, les tirant de cette quiétude de fin d'après-midi et Quatre se leva pour décrocher. C'était Méjira, l'un de ses sœurs associée. D'une voix pleine de reproche, elle s'exclama :

« Ou es-tu ? On t'a attendu pour la réunion avec les financiers de l'entreprise Zeriel.

« Youps ! Désolé grande sœur mais j'ai oublié !

« Merci, j'avais remarqué. Iria est en route, elle est folle de rage et elle va te tuer.

« Merci, j'vais me tenir prêt.

« Oky, rappelle-moi pour un rapport détaillé des dégâts.

Quatre raccrocha et revint au salon. Trowa ouvrit les bras et le prit contre lui. Leur premier geste affectif en public depuis le début de leur relation. Lentement, Quatre se blottit contre lui et dit :

« C'était Méjira.

« Ta sœur qui a dix mois de plus que toi ? demanda Duo qui avait retenu le nom et la place de chacune avec une grande facilité.

« Mouai, elle vient me dire que Iria arrive, elle est folle de rage.

Ils se séparèrent et Quatre prit les papiers pour se remémorer l'affaire.

« Pourquoi ? Demanda le français, un peu inquiet.

« J'ai zappé la réunion de ce matin...

« Et tu nous a laissé faire toutes seules devant des misogynes alors qu'on ne connaissait pas toutes les données.

« Excuses grande sœur mais j'ai eu un imprévu.

« Pas une raison.

Iria se laissa tomber sur le fauteuil le plus proche et fusilla son frère du regard. Quatre baissa les yeux et rougit. La fille resta la soirée pour faire le compte rendu de la réunion et monter les nouveaux plans de l'entreprise. Trowa les regardait par-dessus son roman. Wufei, assit dans l'autre fauteuil terminait son livre pendant que Duo, allongé devant la télé, s'escrimait à bouclé un niveau à son dernier jeux vidéo. En somme tout comme avant. Seul, le cliquetis des touches de l'ordinateur de Heero manquait pour que tout soit normal. Quand Iria quitta la maison, Wufei bouclait son bouquin et Duo son niveau. Le silence réconfortant s'installa et Quatre, blottit contre Trowa ronronnait presque de plaisir. Seul le cri de Duo les sortit de leurs torpeurs. L'américain, la télécommande à la main, fixait l'écran de télévision. Réléna parlait aux journalistes, un sourire aux lèvres. Les trois autres ne comprenaient pas le soudain engouement pour cette fille que Duo n'avait jamais vraiment pu supporter. Devant leurs regards interrogateurs, il s'expliqua :

« Elle est seule. Pourtant, l'interview a été tournée pendant l'absence de Heero, il devait être avec elle.

« T'inquiète, le rassura Quatre. Il doit avoir trouver une info importante.

« Mouai, j'le sens juste mal.

Quatre n'insista pas. Duo éprouvait une profonde affection pour Heero. Les privilèges qu'ils se permettaient l'un avec l'autre en étaient la preuve. Duo, ventre à pattes, laissait le japonais manger dans son assiette et Heero, le soldat parfait, ne faisait confiance qu'en Duo pour les mission les plus dangereuse, préférant laisser Trowa protéger son "little one". Il se pelota de nouveau contre Trowa et ronronna sous les caresses du français sur ses cheveux. Le brusque mouvement de Wufei le sortit une nouvelle fois de sa torpeur. Il regarda le chinois s'étirer, révélant par inadvertance, son ventre plat et agréablement musclé au regard du couple et posa son livre sur la petite table. Il tapa sur l'épaule de Duo, toujours plongé dans l'interview et demanda :

« C'est l'heure de manger, vous n'avez pas faim ?

« Sur ! A TABLE ! Hurla l'américain en fonçant dans la cuisine.

Un bruit de casse lui répondit. Quatre soupira et entra à son tour. Encore une assiette en moins. Il allait bientôt devoir racheter un service entier. Trowa se dévoua, les autres aimaient sa cuisine. Le repas se passa dans une quiétude tranquille et les quatre garçons continuèrent la soirée dans le salon devant une partie géante de poker. Quand la nuit horreur commença, ils s'installèrent sur le canapé, les uns contre les autres et se gavèrent d'épouvante jusqu'à tard dans la nuit.