Hey merci tout le monde pour les coms ! Je vous mets donc la suite. Roy va retrouver une personne importante de son passé, mais ... comment est-elle là ? Bonne lecture !
Encerclés par les chimères, les alchimistes faisaient de leur mieux pour ne pas céder à la panique. Examinant chacune d'elles pour tenter de deviner d'où partirait le premier coup, ils étaient pour l'instant immobiles. En haut du sentier, les frères Tringham étaient tout aussi pétrifiés.

Et puis ... ce fut le début de l'attaque. Une des chimères se jeta droit vers Sacha, pensant sans doute avoir là une proie facile. Mais la jeune fille frappa du pieds sur le sol. Un puissant geyser jaillit, percutant la chimère et l'envoyant haut dans les airs. Après quoi, Sacha forma une colone horizontale qui l'entoura elle et les autres. Projeté ensuite brutalement, elle balaya les bêtes. Roy claqua ensuite des doigts, et un déluge de feu s'abattit sur les assaillants.

Edward posa les mains au sol et fit jaillir des pics de pierre. Son petit frère fracassa la tête d'une autre chimère. Sacha transforma son eau en glace, emprisonnant un des monstres. Elle forma ensuite un pieu en glace qu'elle lança droit vers le FullMetal. Sauf qu'une chimère arrivant derrière lui se trouva embrochée. Il remercia Sacha d'un sourire, avant de filer vers Mustang qui s'était pris un coup de patte. Le colonel se trouva à terre.

Déjà une des bêtes s'élançait vers lui. Elle lança sa mâchoire en avant ... Roy leva un bras pour se protéger. Rien ne vint. Le brun se rendit alors compte de la présence du FullMetal entre lui et la chimère. Le blond faisait écran entre le soldat et l'animal. La terrible lame acérée transperçait la gorge du monstre. Edward plia sous le poids de l'animal. Il se servit alors de ses jambes qu'il plaça sous le poitrail, et poussa tant qu'il put pour la faire basculer sur le côté.

Roy n'eut pas le temps de remercier son subordonné que déjà les chimères restantes attaquaient de nouveau. Les deux alchimistes combattirent toutefois dos à dos, se protégeant mutuellement. L'eau de Sacha claqua comme un fouet, emprisonnant son ennemi avant de le transpercer par des pics de glaces.

« Aourf ! » s'exclama-t-elle soudain.

Une chimère se planta au-dessus d'elle, une patte sur son buste.

« Tant pis pour toi. » pensa Sacha.

Elle posa une main sur la patte de la bête. Cette dernière ressenti alors une douleur au niveau du ventre. L'ado lui avait planté un pieu dans le ventre. C'est du moins ce que constata Alphonse qui se précipitait à son secours.

« C'est pas vrai il en arrive d'autres ! » s'écria Mustang.

Plus loin en effet, bondissant hors des fourrés, une dizaine d'autres chimères venaient prêter main-forte à leur congénères. Voyant cela, les frères Tringham se décidèrent à agir. Jusque là leur amis avaient semblé s'en sortir mais là ... ils tracèrent chacun un cercle qu'ils activèrent. Des racines sortirent du sol pour attraper la patte d'une chimère et la soulever. Toutefois, ce ne sera pas suffisant, et nos amis allaient bientôt être submergés.


Le FullMetal n'en évita d'ailleurs une que par miracle. Une autre faillit faucher Sacha, mais grâce à Alphonse qui l'attrapa par la queue et la balança, il n'en fut rien. La situation était critique, pour ne pas dire désespérée. Nos amis décidèrent de battre en retraite. Ed et Al posèrent les mains au sol, créant ainsi des murailles pour leur frayer une sortie. Tous se mirent à courir, pendant que les chimères tentaient de les coincer.

L'une d'elle défonça d'ailleurs la muraille. Roy la grilla sur-le-champ.

Hélas, elle avait créé une brèche pour les autres. Bientôt, nos amis furent contraints de se séparer. Ils tentèrent de s'enfuir par deux, mais les chimères n'étaient pas vraiment de cet avis. C'est ainsi que chacun se retrouva à lutter pour sa survie. Les humains fuirent vers la forêt.

« Waaah ! » cria Ed en se jetant au sol.

Une chimère lui passa au-dessus. Il se releva en vitesse et reprit sa course effrénée dans les bois. Le blond avisa soudain un rocher affleurant. Il piqua vers celui. Grimpant dessus avec agilité, Edward plia les jambes et poussa fortement en arrière. Exécutant par là même un salto arrière, le blond retomba sur le dos de la chimère. Aussi sec, ou plutôt saignant, il lui planta sa lame dans la tête. Emportée par son élan, la bête s'effondra au sol et le FullMetal plongea.

L'adolescent s'appuya sur une main, fit une pirouette et retomba sur ses pieds. Juste à temps pour claquer des mains, et tuer celle qui suivait. Poussant un soupir de soulagement il se redressa. Sans plus hésiter, il décida d'aller voir où en étaient les autres. Les premiers qu'il trouva furent les frères Tringham, perchés dans un arbre. Tois chimères essayaient de les rejoindre avec acharnement. Edward frappa dans ses mains et les appliqua au sol.

Les bêtes se retrouvèrent épinglées comme des papillons. Les deux blonds descendirent. Russel tendit la main à Ed pour le remercier.

« Il faut trouver les autres. » fit le FullMetal en serrant la main de son ami.

Russel renvoya d'abord son frère à la ville, puis fila en compagnie d'Edward.

De son côté, Sacha vit arriver pas moins de quatre chimères. La jeune fille détala, mais fut rapidement coincée par un talus. Elle se tourna alors vers les bêtes, qui fonçaient sur elles de toute la vitesse de leurs pattes puissantes. Un mince sourire se dessina sur le visage de l'adolescente. Dans l'instant qui suivit, un curieux bruit retentit. Une sorte d'explosion gluante, en même temps que des cris de douleur d'origine animale.

Russel et Edward les perçurent, et se précipitèrent. Ils faillirent percuter Sacha. Tous deux lui demandèrent d'une même voix si elle allait bien.

« J'ai eu chaud. Mais allons plutôt prêter main-forte à Al et le colonel. »


Du reste Alphonse n'avait pas trop de problème. C'était plutôt Roy qui en avait. Ce dernier se fit en effet violemment projeté en l'air, et retomba lourdement sur le sol. Les chimères l'encerclèrent, et se disputèrent un moment pour savoir qui allait lui porter le coup de grâce. Finalement l'une d'elles parvint à maintenir les autres à distances. Elle fit un pas vers l'alchimiste, préparant son coup. Roy tenta de se redresser, au moins pour avoir un bon angle d'attaque. Seulement, sa vision se troublait de plus en plus. Il parvint à lever une main, doigts en position.

Il devait faire vite, ou la chimère allait le tuer. C'est alors que quelque chose d'inattendu se produisit. Des éclairs surgis de nulle part foudroyèrent le cercle de chimères, qui en rugirent. La lumière était assez aveuglante. La main de Roy retomba sur le sol. Le brun perdait son sang. Alors qu'il sombrait dans l'inconscience, il distingua quelqu'un s'approcher de lui. Le quelqu'un en question s'arrêta et s'accroupit devant lui. Une main ébourrifa ses cheveux de jais. Puis remarquant la blessure, souleva Roy et s'éloigna en toute hâte.

De leur côté, les jeunes avaient retrouvés Alphonse, qui avait lui aussi tenu tête aux monstres qui le poursuivaient. Maintenant, le groupe essayait de retrouver Mustang.

« Là-bas ! Regardez ! » s'exclama soudain Alphonse.

Tournant à leur tour la tête, les autres aperçurent le tas de chimères grillées. Qui entre parenthèses, dégageaient une odeur épouvantable. Néanmoins, ils s'approchèrent. Russel désigna du sang à terre, disant qu'il venait probablement du séduisant colonel.

« Dans ce cas où est-il ? » fit Sacha.

Tous regardèrent autour de lui, espérant apercevoir la silhouette familière. Personne. Pourtant, s'il avait réussi à neutraliser ces chimères, il devait être à proximité.

« Là, des traces de sang ! » dit soudain Alphonse.

Les petites goutes paraissaient former une piste. Les jeunes gens résolurent de la suivre pour retrouver leur supérieur. Quelques temps plus tard exténués par le combat et la course qu'ils venaient de faire, le quatuor arriva aux abord de Xenotime hors d'haleine. Contraints de s'arrêter, ils s'adossèrent au mur d'une maison pour récupérer leur souffle. N'en ayant pas besoin, Al déclara :

« Je vais continuer à chercher, vous, rentrez vous reposer. »

Les autres étaient tellement essouflés qu'ils ne répondirent pas. L'armure partit donc seule. Quand les jeunes eurent récupéré un peu, ils se remirent en route. Russel quitta Sacha et Ed à un angle de rue pour rentrer chez lui. Peu après, les deux alchimistes gagnèrent leur hôtel, gravirent avec peine l'escalier et se traînèrent à leur chambre. Une fois dedans, chacun s'effondra sur son lit.


« Quelle pagaille ! Quand j'aurais trouvé celui qui s'est amusé de la sorte avec la vie ... bon voyons si mon allié a découvert quelque chose dans cette ville. »

Un petit papier attendait sagement sur une commode. Il fut déplié et lut.

« En voilà une nouvelle intéressante ! Je ne vais pas laisser passer ça : Hohenheim en ville ... »

Le papier fut déchiré puis jeté. Une porte claqua, signalant une sortie. Entre-temps, Hohenheim car c'était bien lui, rentra chez lui. Il était une fois de plus en voyage, et faisait escale à Xenotime. Le père des Elric referma la porte de son logement, puis déposa un sac remplit de nourriture sur la table d'une petite cuisine. Il entreprit de tout ranger, quand soudain une voix l'interpella :

« Bonjour cher Hohenheim. Ca fait un bail ! »

Surpris, l'alchimiste de lumière se tourna brusquement. Il fronça les sourcils, ne reconnaissant pas la personne qui se tenait devant lui.

« Qui êtes-vous ? Je ne vous ai pas entendu rentrer. » demanda-t-il.

« Oh les portes n'ont aucun secret pour moi. Quant à mon identité ... il est vrai que ce visage ne doit rien vous dire. Pas comme celui-ci. »

Les yeux d'or de l'alchimiste s'arrondirent en voyant les traits de son visiteur changer, pour devenir ...

« VOUS ?! » s'écria-t-il.

Des boîtes de conserves tombèrent.

« Ah ! C'est déjà plus parlant non ? » sourit son interlocuteur.

« Mais comment ... » reprit Hohenheim.

« Comment suis-je ici ? Vous pensiez réellement vous être débarrassé d'un être comme moi ? Allons, soyez réalistes. Rappelez-vous qui je suis. »

Hohenheim poussa un soupir résigné.

« Je savais que c'était trop trop beau pour être vrai. Non, quelqu'un comme vous ne pouvait pas être éliminé de cette façon. » dit-il la mine contrite.

« Et pourtant je dois avouer que c'était bien pensé. Et naturellement, vous savez pourquoi je suis là. » reprit l'autre, toujours avec un sourire.

« Oui je le sais. Je sais que tôt ou tard il faudra en finir. » répondit Hohenheim avec une voix grave.

« Bien ! Alors ne traînons plus. »

L'endroit devint soudain sombre. Bien qu'il sache ce qui l'attendait, Hohenheim n'esquissa pas un geste. Il attendit simplement que ça passe. Ce ne fut pas long du reste, étant donné qu'il n'avait opposé aucune résistance. Tout à coup, on toqua à la porte.

« Monsieur Hohenheim ! Vous avez oublié vos petits pois ! Monsieur Hohenheim ? »

La porte était ouverte. Un homme qui ne devait avoir plus de trente ouvrit la porte.

Alphonse qui cherchait le colonel, entendit soudain ce monsieur prononcer le nom de son père. Il stoppa, et tourna le casque vers la maison.

« Hohenheim ? Papa ? »

Aussitôt l'armure se précipita et ouvrit grand la porte. L'homme à l'intérieur sursauta et poussa un cri en le voyant surgir et appeler son père. Il faillit échapper la conserve qu'il tenait.

« Pardon ! Vous ... vous avez dit qu'Hohenheim était ici ? » fit Alphonse, sur un ton d'excuse.

« Euuuh oui ! Mais je suis un simple marchant de légumes, d'ailleurs je lui en apportait qu'il a oublié.»

Alphonse regarda partout. Un sac était posé sur une table, et avait commencé à être déballé. Normalement, son père était encore ici. L'armure entreprit donc de le chercher, oubliant qu'il avait une mission plus urgente. Mais personne ne lui répondit.

« C'est bizarre. » dit-il.

« Oui, il devrait être là. Les voisins m'ont dit qu'ils l'ont vu rentrer. » fit le marchand.

Un doute déplaisant s'insinua dans l'esprit d'Alphonse. L'idée qu'il était arrivé malheur à son père. En parlant de malheur, il se rappela qu'un certain colonel attendait qu'on veuille bien le retrouver.

« Monsieur, essayez de le trouver je vous prie. C'est très important. »

Alphonse se sauva sans donner plus d'explications.


De l'autre côté de la ville, Roy avait été transporté chez un médecin. Ce dernier venait de terminer ses soins, et s'entretenait avec la personne qui l'avait amené.

« Vous ne savez vraiment pas comment il s'est fait cette blessure ? » redemanda le toubib.

« Non. Quand je l'ai trouvé je ne me suis pas posé la question. D'ailleurs, comment aurais-je pu le savoir ? »

« Oui ... l'essentiel est que vous l'ayez amené à temps. » reconnut le médecin.

Il regarda une nouvelle fois le brun encore inconscient, puis s'en alla ranger son matériel médical. Pendant ce temps-là, la personne qui avait transporté le colonel prit une chaise posée contre un mur, et s'assit au chevet du blessé. Les minutes passèrent, pendant lesquelles le sauveur de Roy observa son visage.

« Je ne devrais pas rester là. S'il reprends conscience et qu'il me voit ... mais je me suis fais tant de soucis. Ces sales bêtes ont bien failli le tuer. »

Difficile dans ces cas-là de partir comme un rien. Mais dans son cas, il lui était interdit d'attendre que le blessé reprenne ses esprits. Tiraillé entre sa raison et ses sentiments, cette personne restait là à regarder le colonel. Qui se mit à gémir ... et à ouvrir les yeux.

Roy distingua d'abord un plafonds. Puis lorsqu'il tourna la tête, le colonel reçut le choc de sa vie. Non ... ce n'était pas possible ... chacun resta les yeux ronds à fixer l'autre. Roy se redressa, bouche bée. Ces yeux ... les même que les siens, tout aussi noirs et profonds. La chevelure était moins longue mais d'un noir de jais brillant, exactement comme lui. Tandis que Roy examinait ce visage, des images défilèrent devant ses yeux.

Lui enfant, jouant avec un adulte dans un jardin. Dans un lit, avec la même personne qui le bordait et lui déposait un baiser sur son front. Puis après sur ses épaules, grimpant à un arbre et puis ... un cimetière. Roy plus âgé aux côtés de quelqu'un, quelqu'un de différent. La tombe devant lui portant un nom familier, un nom qu'il aimait. Son coeur était lourd de chagrin, d'incompréhension, les larmes affluaient sur son visage.

Le Roy adulte cligna des yeux, chassant ces souvenirs. Ca ne pouvait pas être ... pas après si longtemps. Et même ... c'était scientifiquement, ou plutôt alchimiquement, impossible. Devant lui, l'autre était pétrifié. Totalement incapable de bouger, submergé par des émotions contradictoires. Il ne devait pas rester là, il ne le fallait pas. Pourtant, depuis tout ce temps, il avait une occasion unique de lui parler un peu.

Roy déglutit, puis essaya de parler. Mais aucun son ne sortit. Le colonel tenta de se calmer. Il prit une bonne inspiration puis demanda.

« Pa ... Papa ? »