Sasuke : Je suis votre nouvel auteur ! Veuillez m'aduler maintenant, puisque ce qui vous servait de lecture est à moi et j'ai zigouillé votre malheureuse servante qu'était swatparty... AHAHAHAH !!

Auteure : Mais je t'avais dit, moi, que je n'étais pas morte et je ne le suis toujours pas ! Alors tu te la fermes !

( Il essaie de me faire peur, et de me noyer dans l'oasis un peu plus loin ) Gloupgloupgloup...

Auteure : Uchiwa ! Tu ramènes tes fesses ! Tu es plus jeune que moi même dans ma fiction et je n'ai aucun mal à te faire faire ce que je veux sans ton avis ! J'essaie encore de décider qui l'auras, et tu as perdu toutes tes chances.

Hinata : Au..Auteure ? Tu pourrais me laisser tranquille, s'il-te-plaît ?

Auteure : Non, pour l'instant je trouve ça trop drôle un Hina x Sai X Gaa x Sasu x Kiba ! Tu vas faire tomber des têtes, ma poule ! J'aime jouer avec toi, t'es si naïve !

Hinata : QU'EST-CE QUE TU AS DIT ? LES GARS, VOUS POUVEZ VOUS OCCUPER D'ELLE ??

Auteure : Gaara et Kiba, ça ne me dérange pas trop je te dirais. Arrête, t'es plus dans ton énorme manoir, fillette ! Donc, voici le prochain chapitre compliqué !

Trop tard, Hinata Hyûga. Il m'a embarquée avec lui pour un monde dont je ne connais pas la consistance. Pourtant, je vais tenir ma parole. Parce que lui ne me laisse pas totalement indifférente. Lui, Gaara No Subaku.

Et oui. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre d'un gars comme lui qui fait semblant de ne jamais s'ouvrir… sauf pour parler à la fille assise à côté de lui en classe… c'est-à-dire moi. Je ne sais pas si je dois prendre ça comme une marque d'affection inattendue ou quelque chose dans le genre… mais cet homme, parce que oui avec sa carrure mince mais avec des épaules à me faire tomber dans le coma en trente secondes et sa maturité, c'est bien un homme. Je n'ai pas besoin de regarder sous son pantalon pour en être certaine. Oups, je m'égare… Ça fait bientôt un mois que j'ai fait cette promesse à Gaara… sans toutefois totalement le regretter encore. Il s'avère d'assez bonne compagnie, lorsqu'on est tous les deux et que personne ne fait attention à nous. Bien du moins, personne ne fait attention à moi. Parce que lui, impossible de le manquer. C'est un dur aux cheveux aussi flamboyants que sa personnalité jalousement gardée à l'intérieur de lui. Je me compte chanceuse qu'il me traite, humainement parlant, comme une égale, même si mes bégaiements le gênent au plus haut point. Mais il a appris à attendre que je sois assez à l'aise avec lui pour lui parler correctement, sans qu'il me donne tout simplement l'ordre d'arrêter. Je m'ouvre un peu à lui, petit peu par petit peu. Il n'est pas facile d'approche d'habitude, mais j'ai réussi à percer sa carapace, juste une légère touche qui me fait apprécier d'aller en cours avec lui. C'est un bon point, déjà que je le vois à tous les jours… si ça devait être désagréable en plus ! De plus, il me laisse étudier puisqu'il ne parle quand même pas très souvent. Ce n'est pas comme Naruto… j'ai un jour eu le malheur de devoir étudier avec lui, et c'est tout simplement impossible. Un jour, j'ai demandé à Gaara comment il faisait pour garder ses cheveux d'une telle couleur, et il m'avait tout expliqué, comment il se teignait les cheveux et tout… c'était plutôt marrant. Mais je m'égare. Il y a aussi Sai, qui se retrouve dans un de nos cours. Mais il est tellement silencieux et effacé que c'est super difficile de le remarquer parmi deux cents élèves. Il traîne toujours avec ses tubes de peintures, celui-là. Depuis que j'ai commencé à regarder ailleurs que Naruto, je me rends souvent compte que j'étais aveugle. Il y a bien des garçons gentils, qui parlent de choses intéressantes et avec qui je m'évanouis moins souvent… chose que je ne fais plus du tout depuis au moins 2 semaines. Nette amélioration, non ? Même mon cher cousin m'en a parlé. Je crois que j'ai décroché à temps de mon amour de jeunesse… parce qu'il y a cette Sakura et lui qui se rapprochent tranquillement.

Je suis dans mon lit, il est huit heures du soir, et je me prélasse sous mes couvertures en lisant un bon livre, ce qui est rare ces temps-ci. Ça fait bientôt deux heures que je me relaxe ainsi, un luxe que je ne peux pas me payer normalement, du fait que les cours prennent beaucoup de temps à préparer. Une sonnerie douce me sort de ma torpeur. C'est le téléphone qui sonne. Je me demande qui ça peut être, le nombre de personnes qui le possèdent sont plutôt restreintes.

Oui allô?

Hinata ? C'est toi ?

Oui, c'est moi. À qui je parle ?

C'est Sasuke.

Sasuke ? Il ne parle jamais, que me vaut cet honneur ? Je ne savais même pas qu'il avait un téléphone.

Euh… salut ! Ça va ?

Hnn. Tu fais quoi ce soir ?

En ce moment je suis au lit avec un livre, sinon je ne sais pas vraiment.

Ça te dirais d'écouter un film, on peut inviter deux ou trois personnes…

Sous le choc, je me dis qu'il est devenu fou. Il est totalement cinglé !

Euh… o-o-oui.

Foutu bégaiement !

Viens chez moi, et on verra après, d'accord ? Mes parents se sont poussés et j'ai la maison cette fin de semaine…

J-j-je m'habille et je vais v-v-venir…

À tantôt !

Je raccroche, gardant le téléphone dans mes mains pendant au moins cinq minutes en me demandant ce que je viens d'accepter ! Je prends un chandail aux manches trois-quarts rouge sang et des jeans moulants noirs, avec des dessous en dentelle noire. Ce n'est pas que je veux être sexy, c'est juste que tous mes sous-vêtements sont pareils et je trouve ça plus beau la dentelle. Je m'en vais prendre une douche bouillante, pour accumuler beaucoup de chaleur dans mon corps, je soutient mieux le froid dans ce temps-là. Je m'habille rapidement, laissant mes cheveux mouillés. Ils sècheront bien durant la soirée. Juste au cas, je prends mon nouveau cellulaire. Je n'en ai jamais besoin, mais je découvre la joie des SMS. Je n'ai que deux numéros en mémoire; celui de Kiba et celui de Gaara. Il m'a donné son numéro, si jamais il m'arrivait quelque chose. Oui, on pourrait dire ça, nous sommes amis. Justement, je regarde l'afficheur pour me rendre compte qu'il y a un SMS non lu. De Kiba. Je l'ouvre.

Hina qu'est-ce que tu fais ce soir ?? XXX

Alors je lui réponds : J'vais chez Sasuke pour un film… je sais pas trop ce qu'il veut ! Je te redonne des nouvelles plus tard XXX

Je prends un coton ouaté noir, glisse le cellulaire dans ma poche et sors de la maison. Sa maison est à deux coins de rue de la mienne, alors je parcours la distance en à peine dix minutes. Arrivée devant la maison non éclairée, je me demande à quoi il joue. Je cogne à la porte. Sasuke, les cheveux tout ébouriffés, contrairement à son habitude (ils sont plein de gel… beurk !) m'ouvre soudainement la porte comme s'il se tenait juste derrière, avec un micro-sourire (on ne peut pas trop lui en demander, voyons !).

Tu entres ou tu passes la nuit dehors ?

S-S-Salut ! réussis-je à articuler en entrant dans sa maison sombre mais très rangée. J'entends un bruit venant de l'étage du dessus.

Euh… T-t-tu as appelé q-q-quelqu'un ?

Non !

J-j-j'entends des bruits venant d'en haut …

Tu es sûre ?

O-O-Oui.

Si ça recommence, je vais aller voir. En attendant, fais comme chez toi !

D-d-d'accord.

Calme-toi, tu as l'air stressée et tu bégaies.

Ses yeux noirs me scrutent. C'est sûr que je suis mal à l'aise ! Je suis seule avec Sasuke Uchiwa dans sa grande maison avec des bruits bizarres… J'ôte mes chaussures et mon coton ouaté que je mets sur un cintre dans la penderie de l'entrée.

Tu as envie de regarder quel genre de film ?

Un film d'horreur ? Le nouveau Décadence est sorti…

Tu écoutes des films d'horreur, toi ? réplique-t-il, amusé.

Oui.

Il finit enfin par ouvrir la lampe de la cuisine, un gros lustre de cristal qui étincelle sous la lumière pourtant tamisée, et je regarde le beau visage de mon hôte.

T-tu dormais ?

Si je t'ai appelé il y a une demi-heure, je ne pouvais pas dormir !

Je rougis de ma bêtise.

On s'installe ? J'ai déjà fait le pop-corn et tout…

Oui.

Nous montons à l'étage et je découvre l'énorme salon qui possède les nouvelles merveilles de la technologie.

C'est immense ! Nous, il y a trop de monde qui habite à la maison pour se permettre autant d'espace de libre pour se divertir… j'ai presque dû me battre avec mon père pour avoir une télévision dans ma chambre.

Il a l'air très strict, ton père, comme Neji me le dit parfois.

C'est vrai, mais dans moins de deux semaines je déménage dans les résidences du campus. Alors j'assume, en attendant.

Sasuke sort son paquet et s'allume une cigarette, en amenant un cendrier de cristal avec lui pour le poser sur la table basse. Mais je suis habituée, mon père, depuis la mort de ma mère, fume beaucoup pour se détendre, qu'il dit.

Ah oui ? Pourquoi ce revirement ?

J'ai ma vie à vivre, c'est tout. Et je n'aime pas avoir toujours mon père dans les pattes, je n'aime pas devoir être parfaite juste pour lui faire plaisir. Je suis majeure et j'ai besoin d'indépendance, je crois.

Hnn. Moi je reste ici, mon grand frère s'est sauvé de la prison où il était enfermé et mes parents ont la trouille… lors d'une réunion de famille, il a tué tout le monde sauf nous. Il est complètement barge.

J'en avais entendu parler, mais pas besoin de lui avouer. Il semble à l'aise de m'en parler comme ça.

Ils croient que s'il revient ici, je pourrai les protéger d'un monstre pareil. Quelle idée, si mon frère revient je me dois de lui faire la peau.

Il est évadé depuis combien de temps ?

Plus d'une semaine, et on est sans nouvelles depuis ce temps. Je ne sais pas où il se cache, et tu es la première à qui j'en parle.

J'ai une question bizarre à te poser…

Hnn ?

Pourquoi tu me parles, justement. Je n'étais même pas sûre que tu savais que j'existais, hier…

C'est juste que toi aussi, tu ne parles pas beaucoup même quand tout le monde te tourne autour. En plus, tu m'intrigues car tu es à peu près la seule fille qui n'a pas tenté de m'obliger à sortir avec elle.

D'accord… murmurai-je les joues rouges.

T'es mignonne quand tu rougis ! rit-il.

M-m-merci … dis-je en piquant un fard encore plus grand que le premier.

Bon, je vais chercher Décadence sur le satellite…

Il ouvre la télévision, cherche un poste parmi les deux mille proposés et finit par trouver le bon, qui propose tous les Décadence.

Je ne savais pas que ça existait, un canal de films d'horreur… dommage que je ne puisse l'avoir chez moi !

Tu vas pouvoir l'avoir à la résidence, non ? D'ailleurs, tu t'es renseignée ? Il paraît que les résidences sont mixtes.

Bah… je n'ai pas vraiment peur de ce qui peut se passer. Tant que personne ne met le nez dans mes affaires, ça va bien aller.

Tu vas peut-être avoir No Sabaku ou Uzumaki comme coloc.

Je n'avais pas vraiment pensé à cette option, à vrai dire. J'essaie de cacher qu'il vient de toucher une corde sensible, ce qui n'est pas réellement facile.

Oui, peut-être, mais je vois mal Gaara habiter avec d'autres personnes que lui-même.

Il n'a pas le choix, j'ai été voir Uzumaki et c'est des appartements avec 3 ou 4 chambres alors…

Je vois. On verra ça, alors !

Bon, le film commence dans 2 minutes. T'as besoin de quelque chose ?

BANG !

Il y a un truc qui vient de tomber ou quoi ? lui demandai-je.

Je vais aller voir, t'inquiète.

Je vais venir avec toi, alors. Je suis pas froussarde.

On se lève tous les deux d'un bond en entendant les bruits de pas. Nous nous dirigeons vers une pièce fermée de l'autre côté du salon.

C'est la chambre de mes parents, me chuchote-t-il.

Il prend ma main pour que je ne le perde pas dans l'obscurité, en imprégnant une petite pression. Il prend la pognée de la porte et l'ouvre tout d'un coup. J'allume la lumière. Il y a un homme, assez grand, avec des tatouages mal réussis sur les bras, qui ressemble drôlement à mon hôte.

ITACHI UCHIWA ! FOUS LE CAMP D'ICI !

Salut petit frère. Tu me présentes ta copine ?

JAMAIS ! JE VAIS M'OCCUPER DE TOI, TU NE LA TOUCHES PAS !

Je veux juste la torturer un peu pour le plaisir. Je suis sûr que tu aimerais y goûter, toi aussi.

Sasuke serre ma main tellement fort que j'ai l'impression qu'il va la briser. Ah mais non, je ne me laisserai pas faire comme une gamine apeurée, c'est fini maintenant. Je ne connais pas ce gars-là, mais il ne m'inspire vraiment pas confiance alors je dois réagir. Je m'avance et en un éclair je lui mets un coup de paume sous le nez, le tassant vers en haut. Comment ça se fait qu'il reste debout sans réagir ? Merde ! Je ne le croyais pas tant résistant.

Merci chérie, tu me flattes, me dit-il en prenant mon poignet et le tournant jusqu'à ce qu'il se casse.

Je hurle de douleur. Mon os jailli de ma peau, le laissant à découvert. Il me prend contre lui, me tâtant sauvagement les seins de la main qui ne tient pas mon poignet.

J'en ai tellement envie, merci beaucoup petit frère, je n'ai pas baisé depuis des siècles, dit-il en souriant méchamment à son vis-à-vis.

Il frotte son érection contre mon dos, comble de désespoir. Je me sens tellement salie, je pleure toutes les larmes de mon corps. Sasuke explose littéralement en lui sautant dessus et en lui assenant tous les coups qu'il peut lui donner sans me toucher.

Lâche-la, pervers, elle ne t'as rien fait ! Elle ne mérite pas de te subir.

Comme Itachi doit se protéger face à son frère qui décharge son envie meurtrière sur lui, il ne peut que me lâcher. Je tombe par terre dans un bruit sourd en plein milieu de la bataille. Je relève les yeux pour voir comment s'en tire mon «ami» et me rappelle soudain que j'ai toujours mon cellulaire sur moi. Je le cache sous mes cheveux et tape rapidement :

Besoin aide, appel 911 suis chez Sasuke, frère revenu veut nous tuer

Et j'envoie tout ça aux deux numéros en mémoire.

Laisse-moi la prendre une fois au moins, t'es pas tout seul à la vouloir, Sasuke !

Ferme-la ! hurle-t-il en lui donnant un coup de pied magistral qui projette son grand frère par la fenêtre, en cassant tout. On entend un bruit sourd plus bas.

On est au deuxième étage, non ? dit-je les yeux écarquillés, encore en larmes.

Il va se sauver ! Pas question !

Il m'aide rapidement à me relever et me dépose sur le lit.

Reste ici, je m'en occupe.

Et il repart aussi vite, déboulant presque les escaliers. Je regarde mon pauvre cellulaire que je n'ai toujours pas lâché. Kiba ou Gaara en premier ? Gaara. Je compose son numéro.

Moui ?

Gaa… Gaara… c-c-c'est Hi-Hi-Hinata.

Hinata ! Ça va ! dit-il paniqué cette fois.

J-j-je vais p-p-pas bien…

J'éclate en sanglots. Je ne sais plus quoi faire, je me sens tellement misérable.

Écoute, je suis parti en auto avec Kiba, on arrive dans deux minutes. Calme-toi en attendant, dit-il d'une voix autoritaire.

O-o-oui.

Il est où Sasuke ?

J-j-je ne sais p-p-pas, p-p-parti courir après s-s-son frère.

Tu es toute seule ? s'écrie-t-il.

O-o-oui.

Long silence sur la ligne.

Je monte. Si tu entends quelqu'un, c'est moi. À tout de suite.

En effet, j'entends pratiquement au même moment la porte d'entrée s'ouvrir et quelqu'un monter les marches. Je ne peut m'empêcher de serrer la couverture sous moi, paniquée.

Hinata, appelle une voix grave.

J-j-je suis ici.

Une grande ombre apparaît tout de suite dans le cadre de porte. La silhouette aux cheveux rouges se précipite sur moi.

Qu'est-ce qui est arrivé ? dit-il en me tenant le bras délicatement.

I-i-il a e-e-essayé d-d-de…

Oui je vois ça, réplique-t-il en regardant mon chandail tout étiré, déchiré, croche. T'en fais pas …

Il s'approche de mon oreille.

Je vais m'occuper de lui et je dis à Kiba de t'amener à l'hôpital, me chuchote-t-il avec violence.

KIBA ! crie-t-il.

J'entends ses pas lourds qui montent les marches par trois. Le visage de mon meilleur ami est complètement défait en m'apercevant. Je pleure toujours, Gaara lui montrant mon poignet avec soin.

- Tu l'amène directement à l'hôpital, je vais retrouver l'Uchiwa et tu me la ramène à la résidence après.

Kiba acquiesce douloureusement. Gaara dépose mon poignet avec douceur et file hors de la maison. Mon ami s'approche de moi, son visage confus de sentiments, me soulève dans ses bras, descend les escaliers et m'amène à son auto. Personne en vue dehors. Gaara a déjà disparu. Tout le long du trajet, Kiba ne me parle pas, mais des larmes coulent sur ses triangles rouges. De mon bras valide je les essuie, ne l'ayant jamais vu dans un état pareil. Lorsque nous descendons, il me tient la main bien fort, me fixant, pas très rassuré, il a sans doute peur que je m'écroule. Il m'accompagne à l'urgence pendant le temps que dure l'auscultation. Nous devons encore attendre une heure ou deux avant de tout commencer. Nous allons nous rasseoir. Durant l'attente, il me prend contre lui, me rassurant comme il peut. Il voit la douleur qui transperce mes yeux.

Tu n'as plus à avoir peur, Hina, je te jure, Gaara est allé s'occuper de lui.

Justement, je ne sais pas comment il s'en est sorti avec le frère de Sasuke. J'ai tellement peur Kiba … chuchotai-je.

Non, tu n'as pas. Les garçons vont sûrement très bien. De toute façon, tu n'es pas toute seule. Je reste avec toi, aucun problème.

Soudain, ils appellent mon nom à l'accueil. Salle numéro sept.

Ils me remettent l'os en place, j'essaie de rester calme mais la douleur est trop forte et je halète fortement. Kiba me tient la main, me flatte les cheveux, essaie par ses gestes de me calmer. Ils me font une attelle, me disant de revenir le lendemain pour mettre un plâtre. Nous retournons à l'auto. Le brun est envahi par la douleur manifestement. Nous restons debout, l'un face à l'autre.

- Ce soir, je ne t'ai pas protégé.

- Tu n'étais pas là.

- J'aurais dû.

Il me prend dans ses bras, me câline, me caresse et me donne un baiser sur le front. Il m'apaise réellement. Je me sens beaucoup mieux. Je lui retourne un baiser sur la joue.

- Merci d'être resté.

Il me regarde de ses yeux bruns foncés, sérieux.

- Je t'ai dit que je t'aime, Hina.

Il hésite deux centièmes de seconde et m'embrasse tout doucement, sans presser mes lèvres. Je garde les yeux ouverts de surprise, toute rouge. Mais c'est agréable.

- Désolé. Tu as eu pas mal d'émotions ce soir. Je t'amène chez Gaara, déclare-t-il avant de me faire asseoir dans son auto.

Je ne parle plus. Arrivés devant la résidence, nous sortons dehors et il sonne à l'appartement de Gaara. Quelle belle résidence, vraiment ! Toute en briques blanches anciennes, des plantes grimpantes parcourent le devant de l'édifice. Les fenêtres semblent même aussi vieilles.

- Je te laisse monter. Bonne nuit.

- Kiba… Merci encore… et… le baiser a été agréable… mais je ne sais toujours pas. Gaara…

- Je sais. Je n'ai juste pas pu m'en empêcher.

La sonnerie qui m'ouvre la porte retentit.

- Bonne nuit, lui dis-je.

- Toi aussi.

J'entre dans le couloir, regarde les numéros de porte et finit par trouver le bon. Je cogne doucement. Il m'ouvre d'un coup, me prend par le bras.

- Je… je ne te laisse pas seule cette nuit. Je peux te passer un t-shirt et des shorts, si tu veux. Mais je n'ai qu'un lit et le salon est déjà occupé par un ami de mon coloc… J'espère que ^ca ne te dérange pas.

- Non… j'aurais trop peur de dormir toute seule de toute façon.

Je vois une belle petite cuisine meublée d'un frigo, d'une table avec quatre chaises noires et une plante sur le rebord d'une fenêtre à moitié ouverte. Le salon possède toutes les commodités requises pour des garçons adeptes du jeu vidéo, en plus de deux gros canapés trois places en cuir noir, dont un occupé par un garçon avachi de travers avec les cheveux verts. Il y a trois chambres. Nous entrons dans la sienne. Il y a une bibliothèque plus que bien remplie, un bureau, un énorme lit et une commode. Il me déniche deux trucs trop petits pour lui que je vais enfiler dans la chambre de bain. Il m'a donné une espèce de camisole pour hommes toute noire, avec de larges shorts de piscine de la même couleur que je dois plier avec une attache de couche pour bébé, pour avoir un minimum de confort et ne pas perdre les shorts par la même occasion. Je repasse par le salon mais jette un œil à l'homme endormi, juste au cas où. Je reviens dans sa chambre sans faire de bruit. Il ouvre un pan des couvertures.

- Je ne dors presque jamais, mais je ne sortirai pas de cette chambre, promis.

- Tu… tu veux bien rester à côté de moi jusqu'à ce que je dorme ?

- Oui.

Il se lève et ferme la lumière. J'entre dans les couvertures chaudes et ferme les yeux. Mon ami s'allonge à mes côtés et enlace ma taille de son bras puissant. J'aurais voulu lui demande ce qui s'est passé après que je sois partie, mais je suis trop fatiguée. Je sens qu'il m'embrasse sur le front et chuchote à mon oreille.

- Dors bien, je suis là pour te protéger cette fois.

Je sombre dans l'inconscience la plus totale suite à ses mots rassurants, lovée contre Gaara No Subaku, ses deux bras me gardant dans une étreinte douce tout au long de la nuit.

Sasuke : J'ai presque réussi ! C'est qui qui a libéré l'auteure de son cachot ?

Hinata : C'est moi, Sasuke-kun… tu es trop cruel.

Sasuke : Tu crois ? T'as encore rien vu !

Auteure : Laissez des comms et des reviews si vous vous en sentez le courage !