Chapitre 4 : Deux.

Stiles toussa. « Des stars du porno, vraiment, Mme le Maire ? » Il se mit à rire, mais Lydia le fixa d'un regard sévère.

« Ceci n'est pas matière à rire, Stilinski. » dit-elle en plissant les yeux. « J'ai également un rapport des dommages causés dans une ambulance. Pourriez-vous m'expliquer comment cela est-il arrivé ? »

« Non, pas vraiment. » dit Stiles, souriant en coin à Derek.

Lydia les regarda. « Il est clair que vous avez besoin de travailler sur la libération de votre tension sexuelle dans des endroits autres que publique et les biens du gouvernement. » déclara-t-elle.

Stiles fronça les sourcils. Il était sûr que Derek et lui n'avait pas été réellement pris à le faire, mise à part dans l'ambulance. Du moins, il l'était jusqu'à ce que Lydia pianote sur la tablette et qu'une piste audio commence. Stiles pouvait entendre une respiration lourd et un bruit sourd répété, puis à son horreur, sa propre voix haletante gémir « Derek », encore et encore à un niveau de plus en plus élevé.

« Ceci à été diffusé sur un canal de la NYPD. » dit Lydia, catégoriquement.

Stiles tira sur son col de chemise, sentant la chaleur et la rougeur de l'embarras traverser son corps, quand soudain Derek parla pour la première fois depuis que Lydia avait commencée à exposer leurs infractions.

« Ce n'est pas ce que vous penser, Maire Martin, » dit Derek. « J'aidais Stiles pour une urgence médicale. »

Lydia souleva un sourcil parfaitement épilé. « C'est de cette façon que l'on appelle ça de nos jours ? »

Deux

Il y eu un cri brouillé provenant de la radio de Stiles, et Stiles tourna la fréquence à plusieurs reprises jusqu'à ce que les sons deviennent cohérents tandis qu'il s'engouffrait dans l'ascenseur.

« Le suspect se dirige au dixième étage ! » cria Stiles dans sa radio, en espérant qu'elle marchait encore après cette bagarre.

« Bien reçu ! »

Il poussa un soupire de soulagement quand il entendit la voix de Scott résonner à travers la radio. Il appuya sur le bouton dix à plusieurs reprises rapidement puis les portes de l'ascenseur se refermèrent lentement. « Allez, allez. » marmonne Stiles quand il entend la machine grincer et commencer à descendre.

« Stiles ! » cria Scott dans la radio. « N'utilise pas l'asc- ». Silence.

Stiles regarda le numéro des étages décliner. Trente... Vingt-neuf... Vingt-huit... Il alluma de nouveau la radio, putain d'équipement de merde. « Qu'est-ce qu'il y a Scott ? Je ne comprend p- »

La cabine tressauta soudainement et Stiles trébucha tandis que les lumières clignotèrent de manière inquiétante, suivit d'un bruit métallique fort, puis le silence. Les lumières s'éteignirent. L'ascenseur s'arrêta complètement.

« Oh mon Dieu. » s'exclama Stiles. « S'il te plaît ne sois pas... »

« Stiles ! N'utilise pas l'ascenseur ! » La voix de Scott plaidai à la radio.

Stiles rit nerveusement, frappant à coup de pieds dans la porte. « Je suis putain de coincé. » dit-il.

« Ne t'inquiète pas, Stiles. Je vais chercher de l'aide. Et bonne nouvelle ! Erica a arrêtée le gars. Tu aurai du la voir. Elle a fait une super belle performance. »

Stiles s'assit dans l'obscurité, en maugréant. Scott du entendre ses gémissements tristes parce qu'il dit ensuite, d'un ton rassurant, « Hey, tu ne devrais pas attendre trop longtemps ! Je vais appeler les pompiers tout de suite. »

Stiles sursauta et attrapa la radio, sifflant dans l'émetteur. « Scott McCall, ne t'avises même pas d'appeler les pompiers ! », cria-t-il dans le récepteur. « Je vais attendre jusqu'à ce que le courant revienne. S'il te plaît. Juste, j'en entendrai parler toute ma vie. Tu sais quel voisin on a dans le secteur. »

« Oups », dit Scott. « Trop tard. »

Stiles maudit et fusilla du regard inutilement les portes closes de l'ascenseur. Il y eu un gémissement mécanique et un vrombissement, puis les lumières clignotèrent à nouveau. Pendant de brèves secondes, Stiles fut soulagé que cela refonctionne, jusqu'à ce que l'ascendeur dégringole les étages à un rythme alarmant, projetant Stiles contre le mur. « SCOTT ! » hurla-il dans la radio. Il senti son estomac faire un bon et sa tête heurter le mur, une vive douleur fleurissant à l'arrière de son crâne. La sensation de chute n'était en rien comparable aux montagnes russes, où tu attends chaque secondes avec impatience. A la place, Stiles cria un instant dans l'obscurité, glissant au sol.

La chute était finie, mais Stiles ne savait pas combien d'étage il avait dégringolé. Son cœur battait si vite qu'il avait peur qu'il n'éclate dans sa poitrine.

« Stiles ? » La radio grésilla, triste écho de la voix de Scott. « Stiles, tu es là ? Tu vas bien ? Les pompiers sont en chemin, ne t'inquiète pas ! »

Stiles avait l'impression que l'obscurité l'étouffait, que son corps ne l'écoutait plus. Même s'il voulait atteindre la radio sur le sol, il ne pouvait plus bouger. Scott semblait si loin, comme si le monde entier était à la dérive...

« Stiles ? Réponds-moi ! »

Oh Dieu, Stiles allait mourir ici, seul et enfermé dans une petite pièce sombre, chutant lamentablement à sa mort. Même pas pour une bonne cause quelconque, ou dans une fusillade, ou pour défendre quelqu'un...

Il avait l'impression d'être sous l'eau, de s'enfoncer lentement, l'obscurité devenant en quelque sorte plus épaisse. Stiles était à peine conscient du métal froid contre lequel il était assis. Il avait du mal à respirer, ça défilait dans son esprit comme un mantra, je ne peux pas respirer, je ne peux pas respirer, je ne pas respirer.

Il réussi à porter ses mains à sa tête et ses doigts se recouvrirent d'un liquide épais et humide. Quand était-ce arrivé ? Stiles pouvait sentir l'odeur cuivrée du sang et sa tête lui faisait tellement mal.

« STILES ! »

Pourquoi est-ce que Scott criait ? Où était-il ?

Respire. Là, respire. Stiles avala de l'air, mais tout ressorti de manière haletante de panique et précipitée. Non, non, non, l'hyperventilation était le CONTRAIRE de ce dont il avait besoin en ce moment...

Il y eu un autre bruit mécanique à l'extérieur de l'ascenseur et Stiles se raidit à nouveau, de peur que l'ascenseur ne recommence à tomber.

L'ascenseur ne bougea pas. A là place, il y eu un grincement provenant du dessus de la cabine et un petit rayon de lumière brilla avant qu'une corde soit lancée à l'intérieur. Quelqu'un glissa le long de la corde, puis la lumière aveugla momentanément Stiles.

« Évidemment, c'est toi. » entendit-il une voix murmurer. Elle était familière. Chaleureuse. Agréable. Stiles ne savait pas pourquoi, mais il avait l'impression qu'il ne devrait pas penser qu'elle était agréable.

Il avait encore du mal à reprendre son souffle, deux mains chaudes encadrèrent son visage.

« C'est bon, tout va bien. »

Puis il y eu un visage en face de Stiles, c'était un beau visage, mais encore un peu flou. Son souffle sortant par accoues, son corps basculant contre la parois, battant en rythme.

« Merde, tu dois respirer, Stilinski. Juste- » il y eu un grésillement, puis Stiles entendit « Allô ? Ici le FDNY. Je suis dans l'ascenseur avec Stilinski. Il pourrait avoir une commotion cérébrale, mais il fait une forte hyperventilation. Je ne peux pas le sortir de là tant qu'il ne se calme pas. »

« Oh mec, il a une crise de panique. Pas étonnant qu'il ne réponde pas. »

« Y a-t-il quelque chose de spécifique que je puisse faire ? A-t-il des médicaments ou autre ? »

« Juste- le contacte l'aide, juste- frotte-lui le dos, parle-lui. »

« Bien. »

Stiles suivait vaguement la conversation, mais il avait noté la présence d'une main dans son dos le caressant, et une voix lui parlant sur un ton apaisant.

« Tu dois te calmer et respirer, d'accord ? Concentre-toi sur ma voix. »

Il y eu de nouveau une main sur sa joue, et des yeux verts clignotants étonnamment près des siens.

« Stiles. » dit la voix.

Quelque part dans son esprit brumeux, Stiles enregistra à qui appartenait la voix, parce qu'il ne l'avait jamais entendu dire son prénom comme ça. Avec un mélange d'inquiétude, de peur et... d'affection ? Stiles était à peu près sûr qu'il ne l'avait jamais entendu dire son prénom du tout.

« Derek. » haleta Stiles, sentant son rythme cardiaque ralentir.

Derek appuya son front contre Stiles, bloquant la lumière de sa lampe frontal. La légère douleur au front de Stiles, la sensation du bras de Derek enroulé autour de lui et le visage de Derek pressé intimement proche du sien l'aidèrent à se reconnecter à la réalité.

« Derek, » répéta Stiles. « qu'est-ce que- »

Derek tira le menton de Stiles vers l'avant et appuya ses lèvres sur les siennes, l'embrassant doucement. Stiles pouvait sentir la chaleur de la main de Derek sur son visage, le caressant tendrement, la légère traction sur sa lèvre intérieur quand Derek le mordit et passa tranquillement sa langue dans sa bouche. Ce baiser n'avait rien de désespéré, ou du brasier colérique que leurs autres baisers avaient toujours eus : celui-là était remarquablement affectueux.

Dès qu'il commença, il finit, et Derek se retira vers l'arrière. Il avait une expression étrange sur ses traits un peu bourrus, faiblement dessinés dans l'ombre de la lumière de son casque.

Derek tira quelque chose de son sac à dos et dit sèchement : « Je vais te sortir d'ici. Lève-toi. Je vais te mettre ce harnais. »

Stiles ne bougea pas, ses pensées voltigeants dans sa tête tandis que Derek tirai sur les sangles du harnais. Quel était le propos de ce baiser ?

Derek attrapa la corde, et fit plusieurs cliquetis métallique pendant qu'il attachait diverses pièces d'équipement. Il y avait d'autres cordes, sauf que se n'étaient pas des cordes. C'étaient plus petits, plats et d'une couleur différente.

« Viens-là. » Ordonna Derek. Il se fixa lui même à la corde, planant légèrement au dessus du sol. Stiles marcha vers l'avant et fut rapidement tiré dans une position qui rendait très, très difficile de penser à autre chose.

« C'est juste la procédure de sauvetage. » dit Derek.

Stiles pouvait sentir le rouge lui monter au joues. Il était à cheval sur les cuisses de Derek, ses jambes écartées de chaque côtés de sa taille. Le pompier fit cliqueter des mousquetons sur le harnais et la corde pour fixer Stiles également.

Il revérifia tout avant d'appeler sur la radio : « Tous ensemble, prêt pour la récupération. » Il refixa la radio du NYPD à la hanche de Stiles.

La corde remonta lentement tandis qu'ils se déplaçaient hors de l'ascenseur. Stiles pouvait noté des points de lumière à chaque étages, donc il ne faisait pas un noir insupportable.

Ce qui était insupportable était le silence laissé dans le sillage de leur baiser, et les lanières du harnais creusant de manière inconfortable sous les cuisses de Stiles. Il essaya de répartir son poids et rendre cela moins douloureux en gigotant plus près de Derek, leurs corps pressés l'un contre l'autre. Il y eu un mouvement saccadé de la corde qui fit rebondir Stiles sur, il en était à peu près sur, la queue de Derek, appuyant doucement contre son cul.

« Combien de temps ça va prendre ? » siffla Stiles.

Derek grogna. « Juste, ferme-là. »

Stiles ne pouvait pas supporter le silence. Il essaya pendant une minute, et c'était difficile, avec ses yeux posés sur le visage de Derek et son corps sur le sien dans cette positon foutrement intime. Une position qui se prêtait facilement à des rapports sexuels, et Stiles en était conscient, et il ne pouvait que sentir à quel point Derek en était conscient lui aussi. Le rebondissement de la corde n'aidant pas.

Stiles abandonna et décida de tout simplement faire avec. Il broya ses hanches contre Derek, qui laissa échapper un gémissement.

« Je n'arrive pas à y croire. » marmonna Derek, berçant tout de même ses hanches contre Stiles.

Stiles haleta, un sentiment d'excitation électrique se répandant à travers son corps tandis que le frottement entre lui et Derek augmentait. Il devrait se sentir ridicule, tirant et broyant dans ses vêtement contre Derek, tel un adolescent, mais la montée de la cage d'ascenseur n'aidait pas.

Derek s'avança et l'embrassa de nouveau, mais cette fois avec l'intensité dont il avait l'habitude de dévorer Stiles. Celui-ci pleurnicha quand Derek mordit sa lèvre, durement, puis suça son cou, sa langue chaude descendant vers le creux de sa gorge.

« Derek. » gémit Stiles.

Une main joua avec l'avant du pantalon de Stiles avant de s'enrouler fermement autour de la bite de Stiles, le branlant furieusement.

La queue de Derek pressait contre ses fesses, sous le tissu. Le mouvement balança leurs corps suspendu à la corde, la main de Derek montant et descendant rapidement sur le sexe de Stiles. C'étaient les seules choses dont Stiles était conscient dans l'obscurité obscène de la cage d'ascenseur.

Il prononçait toujours le nom de Derek quand il vint.